Un manuscrit de perdu… dix de sauvegardés

Ecrire un ouvrage est un travail de longue haleine. Aussi, certaines règles sont à respecter impérativement pour ne pas voir celui-ci totalement remis en cause du fait d’un imprévu ou d’un incident. Cela pouvant arriver à n’importe qui, autant prévenir que guérir.

La perte d’un manuscrit est ce qui peut arriver de pire à un écrivain, qu’il soit publié par une maison d’édition ou qu’il s’auto-édite. Une coupure de courant est très vite arrivée, tout comme un disque dur peut rendre l’âme d’un instant à l’autre. De même, un sinistre peut tout aussi bien détruire des années de travail. Puisqu’il est impossible de s’en prévaloir, voici tout de même quelques conseils qui auront au moins pour résultat de sauver votre prochain roman.

La coupure de courant : La première façon de se protéger d’une coupure de courant, c’est de sauvegarder régulièrement son travail au fur et à mesure qu’il avance. Passer quatre longues heures à se triturer les méninges pour écrire cinq pages et tout perdre en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, c’est… ballot… Bien sur, il n’est pas possible de tout sauvegarder instantanément, mais il est préférable de ne perdre qu’un paragraphe plutôt que tout le travail effectué.
Pour ceux pour lesquels même la perte d’un paragraphe est impensable, il faut alors opter pour l’achat d’un onduleur avec batterie (par exemple), qui permettra à votre ordinateur de rester allumé suffisamment longtemps en cas de coupure de courant, vous permettant alors d’effectuer votre sauvegarde.

Le disque dur qui rend l’âme :
Le disque dur de votre ordinateur vient de rendre son dernier souffle ? C’est probablement trop tard. A moins de le confier à un spécialiste qui risque de vous coûter les yeux de la tête (et peut-être même un bras en surplus) sans aucune garantie de résultat. L’idéal dans ce cas est donc d’effectuer plusieurs sauvegardes de votre manuscrit, sur différents supports. Ainsi, en plus de la sauvegarde qui existait sur votre ordinateur, en avoir une autre (mise à jour très régulièrement, pour ne pas dire en permanence), peut vous sauver la mise. Qu’elle soit sur un CD, une clé USB, un disque dur externe importe peu… du moment que vous en avez une.
De plus, Ô miracle de la technologie, il vous sera toujours possible de continuer l’écriture de votre futur ouvrage même sans votre disque dur, le temps que vous en rachetiez un et que vous y réinstalliez votre système d’exploitation. Pour ce faire, foncez télécharger la dernière version de Ubuntu (c’est totalement gratuit et légal) et gravez là sur CD/DVD. En cas de perte de disque dur (et même si il fonctionne toujours d’ailleurs), vous aurez la possibilité de lancer le système d’exploitation depuis le CD/DVD sans avoir besoin de l’installer. Il suffit jute pour cela de cliquer sur « Essayer sans installer » lorsque le menu du CD/DVD apparaît. Vous travaillerez dès lors à partir du CD/DVD lui même. Notez bien néanmoins que vous ne pourrez pas effectuer de sauvegarde qu’en direction d’un périphérique externe (clé USB, disque dur externe…).

Vous êtes victime d’un vol, d’une inondation, d’un incendie… : Bien sur, dans ce cas votre manuscrit passera surement au second plan, et vous ne vous apercevrez pas de sa perte immédiatement. Toutefois, pour vous en prémunir, vous pouvez opter pour la sauvegarde à distance de votre travail, en passant par exemple par le service de sauvegarde externe HubiC.
A titre personnel, je conseille, pour le cas où vous auriez peur que vos fichiers puissent être « piratés » à votre ainsi, de les crypter avant de les sauvegarder sur de tels supports. Il vous est également possible d’acheter vous-même votre propre serveur multimédia (que vous stockerez, bien sûr, ailleurs que chez vous) et de l’utiliser comme point de sauvegarde externe.

Outre le dernier point, qui peut éventuellement s’avérer assez compliqué (serveur, fichier crypté…) pour quelqu’un n’ayant que des connaissances de base en informatique,  faire des sauvegardes à jour, au nombre  minimal de trois afin de s’assurer une sécurité maximale, doit absolument être un réflexe à adopter en toutes circonstances. Un réflexe qui vous évitera des crises de nerfs et des larmes en cas de déficience de votre ordinateur.
Ceci étant bien sur valable pour tous types de documents autres que des créations littéraires (photos, cours, exposés, mémoire…).

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

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