Un livre écologique… pourquoi pas ?

Les respect de l’environnement est quelque chose me tenant particulièrement à cœur. Malheureusement pour moi, je ne parviens pas à trouver d’imprimeur à la demande me convenant, lequel imprimerait les livres sur papier recyclé. J’ai donc décidé de prendre les choses en main.

Un peu de réflexion et quelques idées plus tard, m’est venu à l’esprit que les livres, dans leur misse en page, n’évoluent jamais. Les « règles » sont fixées et s’appliquent telles des obligations universelles, sans que personne ne trouve à redire. Heureusement, fort de cette habitude de ne rien faire comme tout le monde et d’innover à mon modeste niveau, j’ai décidé de plancher sur une mise en page plus respectueuse de l’environnement.
Adaptant de nombreux paramètres du livre, les résultats sont assez bluffant. Ainsi, un ouvrage de 129 pages au format A5, marges de 2 cm, police Time New Roman 12 (tout ce qu’il y a de plus classique), peut sans aucun problème voir son nombre de pages réduit de moité. Une telle mise en page, étudiée pour allier esthétisme, confort de lecture et respect de l’environnement, sera désormais utilisée pour l’ensemble de mes ouvrages à venir. Innovante, elle permettra également de réduire de façon substantielle le prix de vente, la quantité de papier nécessaire à l’impression étant fortement réduite.

Mon objectif étant bien entendu que cette nouvelle mise en page, que je qualifierais de « révolutionnaire » si j’aimais me vanter, cassera radicalement les codes existant actuellement dans l’édition et ouvrira une nouvelle porte à la diffusion de la culture littéraire dans son ensemble.
Elle sera source d’ouvrages moins lourds, plus faciles à transporter, plus respectueux de l’environnement (jusqu’à ce qu’il me soit possible de les imprimer facilement, en plus, sur papier recyclé), mais aussi moins chers. Le monde de l’édition n’évoluait plus… mais ça, c’était avant !!

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6 réactions à Un livre écologique… pourquoi pas ?

  1. Jeannette a écrit:

    Bonjour ,

    Excellente initiative, bravo!

  2. Comme le dit Jeannette, excellente initiative.
    Je note que votre démarche écologique aboutirait, entre autres, à réduire significativement le nombre de pages de vos ouvrages. Ce qui est logique.
    Mais même si votre motivation en écrivant est de partager, il n’en demeure pas moins que j’imagine que vous espérez obtenir une rémunération décente. Du coup, je m’interroge du potentiel impact de la réduction du nombre de pages sur votre volume de vente.
    En effet, dans l’inconscient du lecteur, un ouvrage de qualité doit faire un nombre de pages minimum, disons 200. En dessous, le lecteur peut estimer que l’ouvrage n’est pas de bonne qualité. Qualité rime avec quantité. Ainsi, un texte de 200 pages reformaté pour tenir dans un livre de 100 pages risque de vous être préjudiciable en nombre de ventes, et votre crédibilité va peut-être également en pâtir.
    Qu’en pensez-vous ?
    Sinon, votre démarche globale est très honorable et mérite d’être approfondie.

    • clementhourseau a écrit:

      Effectivement, cela reviendra à réduire sensiblement réduire le nombre de pages de chaque ouvrage.
      Sur le plan financier, la rémunération que je m’octroie sur chacun de mes ouvrages est, de mon point de vue, décente, puisqu’elle est tout de même équivalente (grosso modo) à ce que perçoit un auteur publié à compte d’éditeur, au titre des droits d’auteur, et dont le livre est vendu 25 euros. Tout ceci en vendant mes ouvrages trois fois moins cher qu’un éditeur.

      Concernant l’inconscient du lecteur, je vous rejoint totalement. Un bon livre « doit » faire au moins deux cent pages. A moi donc de parvenir à faire changer les choses au niveau des lecteurs. Une tâche probablement impossible à grande échelle, mais qui constitue un challenge plutôt intéressant, quitte à perdre quelques lecteurs.
      A ce niveau là, je mise sur la présence d’esprit des lecteurs, qui, je l’espère, sauront faire la différence entre qualité d’un ouvrage et nombre de page qu’il comporte.

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