Quand la Bibliothèque nationale de France se la joue cow-boy

image issue du site : http://scinfolex.wordpress.com/

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La Bibliothèque nationale de France (BnF) est, entre autres,  chargée de conserver l’ensemble des publications culturelles du pays. Qu’il s’agisse d’ouvrages textes, de vidéo-grammes ou encore de « créations sonores », tous entrent dans le champ d’action de l’établissement publique. Son rôle est primordial et ses domaines de prédilection assez nombreux. Oui, mais…

Cette information date de quelques jours déjà, mais je souhaitais avoir un peu de recul avant de donner mon point de vue sur le sujet.
La signature de deux contrats avec deux sociétés privées, dont la finalité est la numérisation de dizaines de milliers d’œuvres littéraire et sonores (180 000 vinyles et 70 000 manuscrits), a fait couler beaucoup d’encre dans les milieux spécialisés de l’édition et du numérique.
L’idée générale, que je partage, est que la numérisation d’œuvres en tous genres est une nécessité. De même, il n’y a rien de choquant à ce que soit signé un contrat avec des sociétés privées.
Là où le bas blesse, c’est lorsque ces contrats conduisent à privatiser des œuvres pourtant tombées dans le domaine publique depuis parfois plusieurs siècles. C’est ainsi que les deux sociétés, Believe et ProQuest, se voient accorder les droits exclusifs sur l’ensemble des titres qu’elles seront amenées à traiter. Qu’il s’agisse des simples citoyens, des bibliothèques, des milieux éducatifs (universités…) seront dans l’obligation de passer par la case porte-monnaie pour accéder à ces contenus.

Il est impensable qu’une telle collaboration ai pu être actée de la sorte. D’autant plus lorsque l’on sait que, d’après actualitte.com, la société ProQuest est une habituée de ce genre de contrats un peu partout en Europe. Des contrats qui ont toujours permit aux citoyens et institutions des pays concernés d’accéder librement aux contenus numérisés. Sauf en France, où la privatisation est totale.
Quoi qu’en dise le gouvernement, il s’agit d’une grave atteinte au domaine publique, qui par définition autorise le libre accès et la libre utilisation de n’importe quelle œuvre s’y trouvant plongée. Aussi, il est totalement illégal de restreindre l’accès à du contenu appartenant au domaine public, et même encore plus honteux lorsqu’il s’agit de s’arroger un droit d’exclusivité, puisqu’il s’agit de la propriété de tous.

Alors que télécharger un contenu sous licence non libre est considéré comme du piratage, comment nommer cet acte de « spoliation » dont est victime le peuple français ?

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

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