Auteur auto-édité

Il n’est jamais facile d’être un auteur auto-édité. Pour un trop grand nombre de personnes, un auteur auto-édité est un auteur qui a été refusé par toutes les maisons d’édition (à compte d’éditeur bien sur) auxquelles il a envoyé son manuscrit. Il s’agit donc d’un auteur qui paye lui-même pour que ses textes prennent vie sous la forme papier. Forcément, cela sous entends que la création littéraire en question est de piètre qualité ou ne présente aucun intérêt.

Oui… mais non. L’auto-édition peut aussi être un choix à part entière. Nul besoin d’avoir été refusé ne serait-ce que par une seule maison d’édition pour opter pour ce mode d’édition. A titre personnel, …la suite du secret n’a été soumis qu’à un seul éditeur. Moins d’une semaine après avoir envoyé le manuscrit, je décidais de m’auto-éditer, peu importe l’hypothétique réponse que je recevrais plus tard.
Pourtant, un an après, il sera publié au sein d’une véritable maison d’édition à compte d’éditeur. Ma propre maison d’édition (les Editions Veevre). Je n’allais quand même pas continuer à m’auto-éditer alors même que je devenais éditeur professionnel. Cela n’aurait eu aucun sens. Cette aventure durera finalement seize mois. Seize mois au cours desquels j’ai publié quatre ouvrages d’autant d’auteurs avant que l’aventure ne prenne fin en juin 2010.

Fort de toute cette expérience, je décidais, quelques semaines plus tard, de revenir à l’auto-édition et de créer ma propre marque éditoriale. Univers Parallèle. Cette marque qui apparaît sur les couvertures de mes ouvrages, tout comme apparaîtrait le logo d’un éditeur. Cette marque qui me permet de ne plus inscrire « Auto-édité » ou toute autre annotation de ce style en couverture. Cette marque qui au final ne change ne change rien à la qualité (ou médiocrité, c’est selon…) de mes ouvrages, mais qui change beaucoup de choses pour les « sceptiques de l’auto-édition ».
Depuis quasiment un an et demi aujourd’hui, Univers Parallèle existe toujours. J’y ai ainsi publié mon second ouvrage, IMAGINE, en décembre 2010. Même si aucune nouvelle publication papier n’est prévue pour le moment, la marque continuera de vivre pendant encore un bon bout de temps.

Le site : http://www.universparallele.fr

Univers Parallèle est la marque éditoriale sous laquelle sont auto-édités et publiés mes ouvrages. Voulant rendre l’auto-édition accessible à tout un chacun, j’ai créé Troisième Monde. Un service destiné à faciliter l’édition de tout ouvrage.

3 réactions à Auteur auto-édité

  1. Lili KARAGÜL a écrit:

    Bonsoir,

    Tout comme vous je pratique l’exercice de l’écriture. Aussi, ne souhaitant être dirigée par personne, je décide de mener ma plume comme une chef. Je veux donc autant écrire que m’éditer. Oui mais, pas si simple … Pour s’auto-éditer est-il vraiment préférable de se créer sa marque d’édition ? Quelles sont les conséquences fiscales ? Quels sont les véritables inconvénients à inscrire le terme auto-édité(e) ? Je réfléchis et vos conseils seraient les bienvenus.

    J’attends donc si vous le voulez bien vos réponses.

    Cordialement,
    Lili KARAGUL

    • ClementHourseau a écrit:

      Bonjour,

      En effet, choisir l’auto-édition est un moyen de s’affranchir du « système », si je puis m’exprimer ainsi. C’est aussi un fantastique moyen d’apprendre par soi-même les différentes étapes de la création d’un livre, et en ce qui me concerne, je ne regrette en aucun cas la décision de me lancer dans l’auto-édition, ni la création de ma marque éditoriale « Univers Parallèle » qui fêtera ses 4 ans le mois prochain.

      Concernant cette dernière donc, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit en aucun d’une maison d’édition. Seulement d’une marque que j’ai créé afin de pouvoir l’apposer sur textes et ouvrages. Il ne s’agit donc pas d’une « structure » du style entreprise. Cela revient, pour quiconque, à créer une « marque », à la déposer à l’INPI et à l’utiliser selon sa volonté (dans le respect de la loi, cela va de soi).
      Ainsi, la marque « Univers Parallèle » me permet tout simplement (outre le regroupement de l’ensemble de mes écrits sous un même signe), de donner un style plus professionnel à mes textes que si j’y apposais la mention « auto-édition ». Il n’y a donc aucune conséquence fiscal propre à l’utilisation d’une marque éditoriale.

      Pour ce qui est des inconvénients des termes « auto-édition » ou « auto-édité », ils résident dans la perception qu’à le public, en général. Ainsi, pour la grande majorité des gens, un livre ne peut être publié que par une maison d’édition, et par personne d’autre.
      De cette vision découle le fait que le pékin qui édite et publie lui même ses ouvrages, apparaît comme un amateur total, frustré d’avoir essuyé des refus multiples de maisons d’édition et ayant un égo tel qu’il se sent obligé de publier par lui-même.
      J’exagère un peu, mais l’idée de fond est là. Les termes « auto-édition/édité » sonnent comme une preuve d’amateurisme pour le grand public. Les choses changent petit à petit, mais trop lentement. D’où l’utilisation d’une marque éditoriale plutôt que des termes précités.

      Après, quel que soit votre choix (votre propre marque éditoriale, ou bien les termes « auto-édition/édité »), vous devrez de toute façon vous assurer que vos ouvrages soient le plus professionnels possible (mise en page, couverture, 4ème de couverture, numéro ISBN, Dépôt Légal… et ne surtout pas négliger la correction par un professionnel de la chose).

      Il vous reviendra par la suite le choix des modes de mise à disposition du publique. Vois pourrez démarcher les librairies, essayer de placer vos titres dans les grandes enseignes, vous contenter de vente en ligne, ou de mélanger toutes ces possibilités (non exhaustives).
      Personnellement, bien que mes ouvrages « principaux » soient disponibles au format papier, je favorise la diffusion en ligne, majoritairement gratuite. Y compris, et surtout, via quelques forums de téléchargement et sites de p2p. Ajouté à cela des licences libres Creative Commons, et plis rien ne s’oppose à une diffusion massive, gratuite, (et non contrôlée) de mes textes.
      Voici donc une raison de plus s’auto-éditer. Car rien de tout ceci ne me serait possible via une maison d’édition. Enfin, là je m’égare un peu du sujet…

      En espérant avoir répondu du mieux possible à vos questions.

      Cordialement,
      Clément Hourseau

  2. eliptik a écrit:

    Bonjour,
    J’ai fait également ce choix d’être autoéditée sans avoir envoyé mon manuscrit à des éditeurs parce que mes écrits sont des Nouvelles ; un genre peu porteur en France.
    C’est une très agréable expérience. J’ai donné aussi à nom à ma maison d’édition pour lui donner une » âme » : « les éditons Sans Retour » avec un logo. Même si parfois je manque de crédibilité car je ne cache pas cette autoédition si l’on me questionne, il est jouissif de surprendre ceux qui nous connaissent et de nous faire découvrir au plus grand monde.

    Bonne suite à vous, autoédités ou pas…Eliptik.

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