L’ISBN, un numéro inévitable

ISBNLe numéro ISBN (International Standard Book Number) est un préalable nécessaire pour tout ouvrage que vous souhaitez rendre disponible au public. Il est géré par une agence officielle seule autorisée à le délivrer.

Vous êtes auteur et vous souhaitez obtenir un numéro ISBN pour votre tout nouvel ouvrage. Il vous est dès lors nécessaire de vous rapprocher de l’AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation du Livre). Selon que vous êtes particulier (auteur et/ou auto-éditeur) ou bien éditeur (maison d’édition), les formulaires à remplir ne sont pas les mêmes. A vous donc de télécharger celui convenant à votre situation.

Vous devrez ensuite le remplir en renseignant plusieurs types d’informations, qui concernent aussi bien votre identité que votre ouvrage en lui-même. Néanmoins, toutes celles-ci restent assez « basiques » et ne posent généralement pas de grandes difficultés à être remplies.
Une fois le formulaire complété, il ne reste plus qu’à le transmettre à l’AFNIL par simple courrier postal, afin qu’il y soit traité par les services concernées. Totalement gratuite, cette démarche met généralement quelques jours à être traitée.
Vous recevrez par la suite par retour postal (ou par email), une liste contenant le(s) numéros ISBN qui vous est/sont attribué(s). Le nombre de numéros qui vous est attribué dépend uniquement de la « Production prévisionnelle de titres » renseignée lors de la demande. Aussi, si vous indiquez publier un seul titre par an, un seul numéro vous sera attribué. Sachant que chaque nouvelle version (ou nouveau format) d’une œuvre doit recevoir un numéro ISBN unique, si vous souhaitez diffuser votre livre aux formats papier, électronique…, il vous sera nécessaire de posséder autant de numéros ISBN que de formats.
Pour ne pas avoir à effectuer de nouvelles demandes trop souvent, il suffit donc d’indiquer 10 (ou pourquoi pas 100) titres par an, afin d’obtenir une liste de 10 (ou 100 numéros), ce qui vous fera gagner un certain temps sur chaque publication. Cela ne vous engage bien sûr pas à publier ces 10 (ou 100) titres annuels.

En outre, le numéro ISBN d’un ouvrage conditionne directement le code barres qui doit obligatoirement figurer sur sa quatrième de couverture (pour les livres papier). De même, ce numéro se doit d’être clairement indiqué dans le contenu de l’ouvrage lui-même (en général sur la page indiquant le nom de l’auteur, de l’éditeur, la date de dépôt légal…).
De plus, l’obtention d’un numéro (ou fragment) ISBN est entièrement gratuite. Il ne vous en coûtera que les quelques feuilles de papier du formulaire, l’enveloppe et le timbre postal.

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Envoi de ses manuscrits : email ou courrier ?

image issue du site : http://cite-sciences.fr/

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Vous souhaitez envoyer votre dernier manuscrit à un éditeur. Corrigé, aéré et prêt à être présenté, il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux maisons d’édition que vous avez sélectionné. Sélection rigoureuse qui tient compte de plusieurs facteurs tel que le type d’édition pratiqué (compte d’éditeur ou compte d’auteur), mais aussi de la ligne éditoriale de la maison…

Vous y êtes. L’envoi tant attendu de votre manuscrit… Mais comment devez-vous faire ? L’envoyer par email ou par courrier ? Surtout, ne jouez pas cette décision à pile ou face. Bien apparemment banale et sans conséquence possible, cette décision peut pourtant s’avérer contre productive.

En effet, chaque maison d’édition possède sa propre politique de réception des manuscrits. Certaines exigent que l’envoi soit physique et intégral, alors que d’autres favorisent le format électronique et l’email. Tout ceci dépend uniquement de l’éditeur. Ne vous risquez surtout pas à faire lui faire parvenir votre production par une voie qu’il n’a pas prévue.
Généralement, ce type d’informations se trouve indiqué sur le site internet de la maison d’édition. Dans le doute, n’hésitez pas à la contacter par téléphone afin de poser vos questions concernant ce point technique.

En ce qui vous concerne en tant qu’auteur, vous n’avez pas vraiment le choix. A moins que l’éditeur lui-même ne vous le laisse. Dans ce cas, vous pouvez privilégier l’envoi par email. Plus rapide, et surtout beaucoup moins coûteux (pas d’impression ni ne de frais postaux).
Car ces frais ne doivent pas être négligés. Un roman de deux cents pages format A4 envoyé par la poste, vous reviendra à un courrier de 1,06 kg (environ), soit 5,75€ au tarif lettre prioritaire en vigueur au 1er janvier 2013. Si vous devez faire parvenir votre manuscrit à dix éditeurs différents, la somme commence à prendre une certaine importance. Et encore. Si pour plus de sécurité vous optez un envoi recommandé avec accusé de réception, le montant unitaire sera approximativement de 9,55€ par envoi ! Tout ceci ne prenant pas en compte le coût du papier utilisé ni l’achat des cartouches d’encre. Aussi, favorisez donc autant que possible l’envoi par email.

Bien que le mode d’envoi des manuscrits ne doive pas devenir l’un des critère de sélection (ou de non sélection) d’un éditeur, il convient  tout de même de prendre en compte ce point. Pour éviter les frais inutiles, assurez-vous au préalable que chacun des éditeurs que vous avez retenu publie votre genre littéraire. Clairement, n’envoyez pas un ouvrage e science-fiction à un éditeur de poésies. Que ce soit pas email ou pas courrier postal.

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La déclaration de Dépôt Légal

Le Dépôt Légal est une étape obligatoire avant la publication de votre ouvrage. Velui-ci s’effectue auprès la Bibliothèque nationale de France (BnF). Il ne doit absolument pas être négligé, d’autant qu’il s’applique à de très nombreuses formes de créations. Qu’il s’agisse d’un livre, d’un vidéogramme, d’un document sonore…

Le défaut de Dépôt Légal, si il est jugé comme étant volontaire, peut conduire à une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros. Autant dire qu’il est préférable de prendre quelques minutes de sa vie pour effectuer cet acte légal. Car il faut bien le dire, celui-ci est particulièrement simple, rapide et gratuit.
Avant, il y a quelques petites années, l’ensemble de la déclaration de Dépôt Légal s’effectuait par formulaire papier à envoyer en plusieurs exemplaires, accompagné de l’ouvre dont il était question, à la BnF. Aujourd’hui, pour gagner encore un peu plus de temps, l’opération peut s’effectuer en partie via internet. En effet, la BnF a mis en place un service destiné à effectuer les déclaration directement en ligne. Celui-ci permet de générer automatiquement le formulaire à renvoyer par voie postale, auquel sera joint un exemplaire de votre ouvrage. L’inscription y est évidemment libre et gratuite. En tout en pour tout, cela ne prend que cinq minutes, pas plus, pour tout déclarer.

Une fois la déclaration en ligne terminée, il faudra donc l’imprimer puis la joindre à votre ouvrage. Vous envoyez ensuite le tout à la BnF (l’adresse figure sur votre formulaire) en tant que simple courrier.
Ne vous cassez surtout pas la tête à timbrer cet envoi ! En effet, il vous suffit d’inscrire « Franchise Postale, Dépôt Légal, Code du Patrimoine – Article L. 132-1 » en lieu et place du timbre, pour que votre déclaration parte sans encombres et gratuitement à la BnF. Il peut parfois arriver que certains guichetiers n’aient pas connaissance de cette franchise postale et vous demandent de timbrer votre enveloppe. Expliquez-leur la situation, et exigez malgré tout que votre courrier soit posté tel quel, sans timbre. Il arrivera sans aucun soucis à destination.

Une fois tous les documents reçus, votre Dépôt Légal sera traité par la BnF sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit d’autre. A noter tout de même que le Dépôt Légal doit obligatoirement être effectué au plus tard, le jour de la mise à disposition au publique de votre œuvre.

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Auto-édition : Conseils de mise en page

La mise en page de son manuscrit est une étape cruciale devant précéder la publication de votre ouvrage. Elle doit cependant respecter des normes assez strictes afin de ne pas pénaliser votre futur ouvrage lorsqu’il sera enfin imprimé.

La mise en page d’un texte comprend tout ce qui touche aux caractères (police, taille…), ainsi que tout ce qui est en rapport avec l’ergonomie de votre ouvrage (interligne, marges…). Il est primordial de ne surtout pas passer cette étape à la va vite, sous peine de fortement réduire les chances de succès de votre ouvrage.

La police d’écriture : Le premier conseil est de ne surtout pas utiliser une police fantaisiste pour votre texte. En effet, celles-ci peuvent être belles et très attirantes à l’œil, il n’en reste pas moins qu’elles ne sont pas du tout adaptées à l’écriture d’un roman, ni même d’une nouvelle.
Il est plus que recommandé d’utiliser des police bien plus classiques telles que Verdana, ou encore Time New Roman. Il est bien sûr possible d’en utiliser d’autres, à condition qu’elles restent faciles à lire et qu’elles n’agressent pas les yeux. Votre objectif étant de captiver le lecteur tout le long de votre histoire, si vous l’onligez à fournir un effort permanent rien que sur la police elle-même, il n’ira jamais jusqu’au terme de votre livre, aussi bon soit-il.

L’autre point important impliquant la police d’écriture est la taille que vous allez utiliser. Disons le de suite, il ne faut pas qu’elle trop grande ni trop petite. A moins d’être destiné à des personnes mal voyantes ou à de enfants de moins de dix ans, la taille de la police ne devra pas excéder 12.
De même, si vous souhaitez adopter une approche écologique et réduire le nombre de pages de votre ouvrage, vous devrez prendre garde à ce que le texte ne soit pas trop petit. A cet égard, il est préférable de ne pas écrire dans une police inférieure à 10. C’est la limite à partir laquelle la qualité de lecture commencera réellement à diminuer et aura une incidence sur le lecteur.

L’interligne : Cette question peut paraître un peu anecdotique, mais elle a son importance dans l’aération de votre texte, et donc dans l’intérêt qu’aura à vous lire le lecteur. Il ne faut malgré tout pas en abuser. Un interligne simple, voir de 1,5, fera généralement l’affaire.

Les marges : De façon générale, les marges sont toutes d’environ deux centimètres. Cela permet là encore une aération plus marquée de votre texte.
Néanmoins, si vous souhaitez une nouvelle fois vous placer d’un point de vue écologique, vous pouvez facilement jouer de quelques millimètres sur leur taille. L’impact sur une seule page sera forcément limité, mais pour un ouvrage de deux cents pages, par exemple, une réduction des marges vous permettra de réduire d’environ 15% le nombre de pages et donc la quantité de papier utilisée. Gardez tout de même bien à l’esprit que les marges sont nécessaires, et qu’elles ne doivent pas être réduites au delà de 1,5 / 1,6 centimètre. Tout en sachant que la marge intérieure doit être plus grande que l’extérieure, afin de prendre en compte efficacement la perte due à la reliure.

Quel logiciel utiliser : La mise en page d’ouvrage peut être réalisée à l’aide de logiciels professionnels, bien évidement. Mais les logiciels de traitement de texte grand publique libres et gratuits (Libre Office / Open Office) sauront parfaitement réaliser ce travail de mise en page, sans que le résultat final ne s’en fasse sentir.

Travail professionnel : La mise en page étant l’un des points les plus importants à respecter pour tout ouvrage se voulant de qualité professionnelle, il n’est pas bon de la réaliser à la va vite en se disant que ce n’est pas grave si elle n’est pas parfaite. Aussi, la confier à un professionnel peut s’avérer très utile pour ne pas que votre ouvrage soit finalement mis à l’écart car ne respectant pas les « normes » de l’édition. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, Troisième Monde, Proposant entre autres la mise en page des ouvrages : http://troisièmemonde.fr

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Obligations légales de votre ouvrage

Avant de publier votre ouvrage, il vous sera nécessaire de réaliser plusieurs opérations légales, qui, techniquement, pourraient vous valoir des problèmes avec la justice si elles n’étaient pas effectuées.

Tout d’abord, si vous envisagez de rendre votre ouvrage public (donc de le diffuser hors du cadre familial, il vous sera nécessaire d’obtenir un numéro ISBN (International Standard Book Number) de la part de l’AFNIL (Association Française pour la Numérotation Internationale du Livre). Ce numéro, unique à votre ouvrage, permettra son référencement au niveau international.
Son obtention est totalement gratuite, cependant, il est nécessaire de correctement remplir le formulaire prévu à cet effet, ce qui peut rapidement tourner au petit casse tête pour un auteur n’ayant jamais réalisé cette demande.
La demande de numéro ISBN peut être effectuée à n’importe quel moment, entre la fin de l’écriture de votre ouvrage et l’impression du tout premier exemplaire. Car il est impératif de le faire apparaître sur le livre, ainsi que sur la quatrième de couverture, sous forme de code barres.

Le dépôt légal de votre ouvrage doit se faire auprès de la Bibliothèque nationale de France, au plus tard le jour de la parution de votre ouvrage. Pour être effectif, vous devrez faire parvenir par courrier un ou deux exemplaires de votre ouvrage TOTALEMENT terminé et tel qu’il sera publié. Si vous prévoyez un tirage inférieur à 300 exemplaires, vous n’aurez à en envoyer qu’un seul à la BnF. Si au contraire, vous tablez sur plus de 300 exemplaires publiés, vous devrez lui en fournir deux. Quelque soit le nombre d’exemplaires envoyés, ils devront obligatoirement être accompagnés du formulaire de dépôt légal.
Là encore, cette formalité est totalement gratuite. Y compris l’envoi, puisqu’en indiquant « Franchise Postale, Dépôt Légal, Code du patrimoine article L. 132-1 » en lieu et place du timbre, il ne vous sera pas nécessaire de l’affranchir. Attention. Il peux parfois arriver que les agents de la Poste travaillant aux guichets ne soient au courant de cette gratuité et vous indiquent qu’il est nécessaire de payer l’envoi. Dans ce cas, indiquez leur que vous êtes certains de vous, et que vous demandez à ce que votre envoi parte tel quel (sans affranchissement).

Les autres obligations légales concernent certains éléments, qui doivent obligatoirement être indiqués sur et dans votre ouvrage lui-même. A commencer donc par le numéro ISBN, qui doit être indiqué sur la page de « présentation » de l’ouvrage (en général en page numéro 4), ainsi que sous forme de code barres, sur votre quatrième de couverture. Le prix de vente de votre ouvrage soit lui aussi figurer clairement à ces deux emplacements.
Toujours en page de « présentation », indiquez également la formule « Dépôt Légal [mois] [année] », ou bien « Dépôt Legal [**ème ] [trimestre] [année] ».
N’oubliez pas non plus d’indiquer quelques autres informations, telles que l’identité du/des auteur(s), la licence sous laquelle est placée votre ouvrage, le numéro de l’édition « Première édition », ou « Deuxième édition »… ou encore le lieu d’impression de l’ouvrage. Par exemple, « Imprimé en France par [nom de l’imprimeur] ».

Vous voilà désormais prêts à publier votre ouvrage,sans omettre les obligations légales que vous devrez obligatoirement mettre en oeuvre.

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Publiez vos ouvrages avec TroisièmeMonde.fr

Une fois votre manuscrit enfin terminé vous n’avez plus qu’une seule envie. Publier votre ouvrage… par la voie de l’auto-édition. Dans ce cas, il vous faudra encore passer de nombreuses étapes. De la mise en page à la création des couvertures, en passant pas les obligations légales et l’impression.

Des services d’impression à la demande existent sur internet. Les deux principaux, à ma connaissance, sont lulu.com et thebookedition.com. Malheureusement, tous deux ne vous permettent que d’imprimer votre ouvrage. Vous serez aussi en mesure de faire votre couverture, mais les quelques modèles standards proposés n’ont pas grand d’attrayant ni de professionnel. De telles couvertures ne tromperont personne et donneront un goût d’amateurisme certain à votre ouvrage.
Cela ne remet bien sur pas en cause la qualité finale d’impression de votre livre. Utilisant les services le lulu.com depuis plusieurs années, je n’ai jamais eu à me plaindre de l’impression de mes ouvrages.

Si vous souhaitez un véritable service qui réalise, en votre nom et sans coûts cachés, j’ai moi-même créé TroisièmeMonde.fr. Il s’agit donc d’un service qui réalisera absolument toutes les étapes techniques permettant de transformer votre précieux manuscrit en un livre de qualité professionnelle.
Réalisation de la mise en page, création des couvertures, obtention de votre numéro ISBN personnel, prise en charge de la procédure de dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale de France, impression des tous premiers exemplaires (pour pouvoir effectuer le dépôt légal), et possibilité pour vous de passer librement commande, à chaque fois que vous le souhaitez, d’autant d’exemplaires de votre ouvrage que vous en aurez envie.

Pour mettre tout ceci en place via Troisième Monde, je m’appuie sur mes propres connaissances du milieu de l’édition, fondés sur mon parcours d’ancien gérant de maison d’édition, ainsi que sur celui d’auteur auto-édité. Les prestations de Troisième Monde sont de qualité professionnelles ne pourront être que bénéfiques à votre ouvrage.
Et afin d’établir encore plus de transparence, il convient de savoir que toutes les opérations techniques (de la mise en page jusqu’à la formalité de dépôt légal) sont réalisées par mes soins uniquement. Seule l’impression des exemplaires de votre ouvrage est « sous-traitée » à lulu.com. Ainsi, une fois le travail technique de Troisième Monde terminé, vous pouvez très facilement commander de nouveaux exemplaires de votre ouvrage de façon totalement indépendante par rapport à mon service d’aide à l’auto-édition.

Plus d’informations sur TroisièmeMonde.fr

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Pseudonyme ou identité réelle ?

Connaissez-vous Agatha Mary Clarissa Miller ? Et Agatha Chrtistie, la « reine du crime » ? Et bien il s’agit d’une seule et même personne. Créatrice, entre autres, d’Hercule Poirot et Miss Marple. Il s’agit donc là d’un pseudonyme. Mais vous, pouvez-vous prendre un pseudonyme ?

Vous n’avez pas la renommée de cet auteur, et encore moins un lectorat aussi important mais vous ne souhaitez pas pour autant publier vos textes sous votre identité réelle. Vous vous dites que c’est impossible, que cela n’a aucun intérêt, et surtout, que, pour une raison ou pour une autre, vous n’en avez pas le droit.

Et bien vous avez tort. Vous avez tout à fait le droit de publier vos textes sous le pseudonyme de votre choix. Bien sur, ne vous risquez surtout pas à utiliser l’identité d’une personne existant réellement, qui plus est ayant une certaine renommée dans votre domaine artistique. Il s’agirait là d’usurpation d’identité, et c’est évidement totalement interdit et puni par la loi.
Néanmoins, si vous estimez que vous préférez publier, par exemple, sous le nom de Stephen Mike en lieu et place de Jean Dupont, vous en avez tout à fait le droit. Il vous sera uniquement demandé, lorsque vous remplirez le formulaire de dépôt légal, soit juste avant la publication de votre ouvrage, que vous précisiez qu’il s’agit d’un pseudonyme. Vos lecteurs, eux, n’auront bien sur pas accès à votre identité réelle, et ne sauront même pas que vous publiez sous un pseudonyme. Sauf si vous prenez vous-même l’initiative d’en parler…

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Pourquoi choisir l’auto-édition ?

Edition à compte d’éditeur, édition à compte d’auteur, auto-édition… Les options s’offrant à vous sont multiples lorsqu’il s’agit de publier votre ouvrage. Mais vous n’êtes qu’un simple auteur, et ne savez pas laquelle choisir. Cet article va vous expliquer en quelques lignes ce que sont chacune de ces trois possibilités, tout en donnant une plus grande visibilité à l’auto-édition.

Edition à compte d’éditeur : Il s’agit là de l’édition « classique » par excellence. Celle que tous les auteurs (du moins une grande majorité) aimeraient connaître un jour. En effet, qui n’a jamais rêvé de voir son ouvrage publié par une maison d’édition tout ce qu’il y a de plus habituel ? Moi le premier… avant de découvrir et de vivre l’aventure de l’auto-édition.

Edition à compte d’auteur : Je me garderais bien de qualifier ce type d’édition d’arnaque, car il est évident que certaines structures proposant l’édition à compte d’auteur le font en toute bonne foi, dans le respect de l’auteur. Cependant, je n’admets pas qu’un auteur se voit demander de payer plusieurs centaines ou milliers d’euros uniquement pour que son manuscrit devienne un livre papier.

Auto-édition : Il s’agit pour l’auteur de devenir son propre éditeur. Exit les maisons d’édition, l’envoi de manuscrits, l’attente de réponses, le stress et la déception de la lecture de la vingtième lettre de refus.

Avec l’auto-édition, c’est l’auteur lui-même qui effectue toutes les démarches permettant à son manuscrit de devenir un véritable livre papier digne de ceux publiés par n’importe quelle maison d’édition. Il est vrai que pour un novice du monde de l’édition, imaginer faire soi-même la mise en page, la création des couvertures, l’obtention du numéro ISBN, le dépôt légal… peut s’apparenter à un chemin du combattant. Pourtant, pour les plus courageux, il est possible de trouver toutes les informations nécessaires grâce à internet. Pour les autres, j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, afin de mettre mes connaissances et expériences au service des auteurs en ayant besoin.

En outre, l’auto-édition a le grand avantage que l’auteur, c’est à dire vous, conservez la totalité de vos droits sur votre ouvrage, ce qui n’est absolument pas le cas lorsque vous signez un contrat d’édition. Ainsi, le montant de la vente de chaque exemplaire que vous cendrez vous reviendra à vous, et rien qu’à vous.
Bien sur, il ne faut pas s’attendre à devenir millionnaire ou célèbre, ni à vendre de milliers d’exemplaires. Néanmoins, la satisfaction de se dire que vous êtes parvenus au bout de votre démarche d’écriture, d’avoir « contourné » un système qui rends quasiment impossible la publication d’un auteur inconnu, saura largement vous rendre fière de votre parcours.
Cependant, pour vivre entièrement les « bénéfices » et les apports de l’auto-édition, il reste préférable de s’y tourner par choix et par conviction, plutôt que par dépit et renoncement. Car dans ces deux derniers cas, il fort est probable que ce mode d’édition ne soit pas en mesure de combler l’ensemble de vos attentes comparé à celles que peuvent faire miroiter (souvent à tord) l’édition à compte d’éditeur.

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Vivre de l’auto-édition ?

Vous êtes votre propre éditeur. Vous fixez et vendez-vous-même votre ouvrage, en utilisant tous les moyens mis à votre disposition. Qu’il s’agisse de vos « réseaux », d’internet, de votre famille, tout est bon pour vous permettre de vendre un maximum d’exemplaires de votre dernier « bébé ». Mais voilà, en tant qu’auto-éditeur pouvez-vous réellement espérer vivre de votre passion pour l’écriture ?

Clairement, la réponse la plus honnête à vous faire est « non ». Non pas que l’auto-édition interdise à un auteur d’espérer vivre de sa plume, mais tout simplement que le seul véritable moyen moyen d’y parvenir est d’être un auteur déjà connu du grand public ayant décidé de s’affranchir des éditeurs classiques, et donc de compter sur ses lecteurs assidus pour vendre un nombre conséquent d’exemplaires par ses propres moyens.
Comme la probabilité que vous soyez dans cette situation est extrêmement faible puisque vous-vous posez cette question, n’espérez pas pouvoir laisser tomber votre travail pour vous consacrer uniquement à l’écriture.

Malgré tout, si vos ouvrages sont de qualité, que vous avez un bon sens du commerce, et que vos relations, tant familiales que littéraires, vous le permettent, il ne vous sera pas impossible de fidéliser quelques dizaines , voir centaines de lecteurs, qui n’hésiteront pas, dans l’avenir, à se procurer vos futures réalisations.
Mais ceci demande une très grande implication dans la promotion de vos ouvrages, beaucoup de temps, et surtout une perpétuelle remise en question de votre part. Car il pourrait suffire d’une fausse note, un ouvrage décevant, une mauvaise communication, et bien d’autres choses encore, pour que tous vos efforts soient réduits à néant en très peu de temps.

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Protégez votre ouvrage

La protection de votre ouvrage est une chose importante à prendre en compte avant de passer à l’étape de la publication. C’est même un devoir moral de le faire, afin de pouvoir faire valoir vos droits sur celui-ci en cas de plagiat, voir d’appropriation pure et simple de la part d’une tierce personne. Et ce quelque soit le type de licence sous lequel vous souhaitez placer votre ouvrage. Dans l’idéal, il est même conseillé de commencer à « protéger » votre ouvrage de façon régulière tout au long de son écriture.

Tout d’abord, il faut savoir que selon le code de la propriété intellectuelle, article L.111-1,  « l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial ». C’est à dire que le simple fait d’écrire en ouvrage suffit théoriquement à son auteur pour pouvoir jouir de l’ensemble de ses droits. En théorie seulement…
En effet. Car en cas de conflit de paternité sur votre ouvrage, vous serez dans l’obligation de fournir des preuves attestant que vous en êtes bien l’auteur. Et dans ce cas, votre parole et votre bonne foi feront pâle figure face à votre détracteur.

Ainsi, pour se prémunir de ce genre de désagréments, plusieurs méthodes simple peuvent être utilisées. Pourtant, elles comportent pour la plus part des imperfections plus ou moins susceptibles de remettre en cause votre paternité dans le cas où le conflit irait devant les tribunaux.
Voici une liste non exhaustive de ces méthodes :

– La gravure sur CD/DVD vierge – Bien que très simple et très peu onéreuse à mettre en place, elle consiste à graver les fichiers que vous souhaitez protéger. Vous êtes alors en mesure d’apporter la preuve que vous êtes l’auteur de votre ouvrage, puisque vous justifiez de son évolution au fil du temps.
Conseils : N’utilisez que des CD/DVD vierges non ré-inscriptibles.
Limites :  En cas de conflit de paternité, votre salut résidera dans le fait de pouvoir prouver qu’à une date T, vous étiez bien en possession de votre ouvrage (même si il était seulement en cours d’écriture). Seulement, il est très aisé de modifier la date et l’heure d’un ordinateur et donc d’antidater une gravure, ce qui limite énormément la portée de cette protection.

– L’envoi par lettre recommandée AR – Envoyez-vous votre manuscrit, soit sous forme papier, soit gravé sur un CD/DVD, par courrier recommandé avec accusé de réception. Une fois que vous avez reçut votre propre envoi, conservez-le sans jamais ouvrir l’enveloppe. Vous serez alors en mesure de prouver, le cachet de la poste faisant foi, que vous étiez bien en possession de votre ouvrage à la date T.
Conseils :  Une fois reçu, n’ouvrez jamais l’enveloppe, et conservez-là sans durée limite à l’abri de l’humidité.
Limites : Cette fois, le cachet de la poste vous permet de prouver la date précise à laquelle vous étiez en possession de votre ouvrage. Cependant, avec quelques appareils électroménagers et un peu de patience, il est relativement aisé d’ouvrir une enveloppe de façon propre et indétectable. Ce faisant, en cas de conflit, votre adversaire pourra toujours arguer que vous avez très bien pu modifier le contenu de l’enveloppe après vous l’être envoyée.

Le dépôt auprès d’un huissier de justice –  Il s’agit de la méthode la plus complète et la plus efficace afin de protéger votre ouvrage. Un huissier de justice étant un agent assermenté, une attestation horodatée déclarant qu’à l’heure H et la date T, vous lui avez remis votre manuscrit/ouvrage, sera la plus fiable des preuves de votre paternité.
Conseils : Ne vous limitez pas à déposer votre ouvrage uniquement lorsque son écriture est terminée. Il est toujours bon de pouvoir justifier de preuves de son écriture au fur et à mesure de celle-ci.
Limites : Devant la loi, le dépôt chez un huissier de justice reste le meilleur moyen de se défendre. Malgré tout, faire un dépôt auprès d’un huissier de justice n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Utilisant personnellement cette dernière méthode, je passe par un site internet spécialisé travaillant avec un huissier ayant son étude en France, et auquel sont transmis directement et en temps réel les documents que je souhaite protéger. Le tout pour un coût de seulement quelques euros. Après avoir comparé les offres de ce site et de ses concurrents, j’estime qu’il est plus à même de répondre à mes attentes.
Ne souhaitant pas faire de lien direct vers ce site car j’estime que chacun doit pouvoir se faire sa propre opinion, également vis à vis de ses concurrents, je tairai son nom et me contenterai de dire qu’il s’agit du premier résultat obtenu par cette recherche effectuée sur un grand moteur de recherche.

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