Le contrat d’édition

Votre futur éditeur vient de vous faire parvenir les deux exemplaires du contrat qu’il vous propose. Il ne vous reste plus qu’à les parapher (vos initiales en bas à droite de chaque page), à les signer et à lui renvoyer l’un de ces deux exemplaires.

Si votre confiance en cet éditeur est totale et que vous êtes prêts à prendre le risque de lui céder les droits de votre ouvrage les yeux fermés, tout se passera de cette façon. Si au contraire vous tenez vraiment à savoir ce que vous signez, il vous faudra prendre un peu plus de temps et bien lire l’intégralité du contrat d’édition, qui fait immanquablement plusieurs pages.
Tout d’abord, voici un exemple de contrat d’édition classique. Il s’agit du contrat anonymisé signé par une auteur publiée, courant 2009, au sein de la maison d’édition que je gérais alors. Ce modèle n’est pas original. C’est un modèle que j’avais trouvé sur internet et que j’ai très légèrement adapté à mes besoins de l’époque. Il n’en reste pas moins qu’il représente une variante du contrat d’édition type qu’un éditeur sérieux se doit proposer à ses futurs auteurs.


Les parties noircies sont là pour anonymiser le document, mais aussi pour supprimer quelques informations relatives à mon ancienne société qui n’ont plus lieu d’être diffusées aujourd’hui.

Un vrai contrat d’édition se doit donc, en tout premier lieu, d’identifier parfaitement les parties signataires. A savoir l’auteur (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, numéro de sécurité sociale) et l’éditeur (dénomination sociale, forme juridique, capital social, numéro RCS, adresse du siège social, représentant légal signataire au nom de la société). Tout contrat qui ne présenterait pas toutes ces informations doit vous alerter sur le sérieux, le professionnalisme et peut-être même sur l’honnêteté de votre interlocuteur. Quoi qu’il en soit, si ces informations manquent, exigez de l’éditeur qu’elles soient rajoutées. Si il refuse, passez votre chemin sans hésiter.

L’objet du contrat – Cet article, généralement le premier du document, vise à décrire la raison d’être du contrat. Il doit y être écrit noir sur blanc le titre de l’ouvrage pour lequel vous allez céder vos droits. Sans cela le contrat n’aurait aucune valeur puisqu’il ne serait lié à aucun ouvrage précis. Sont également indiqués les différentes étendues de la cession de vos droits (pays, langues, formes, procédés, durées). Vous y trouvez aussi les principaux engagements de l’éditeur, tels que « publier à ses frais », « conditions favorables d’exploitation sous toutes formes ». Ces termes peuvent paraître vagues et sans intérêts, mais ils ont leur importance. Ils sont notamment le signe que vous avez bien à faire à une maison d’édition à compte d’éditeur, ce qui est primordial.
De plus, généralement, lorsqu’une maison d’édition obtient les droits d’un nouvel ouvrage, elle propose également à l’auteur de lui céder les droits d’adaptation audiovisuels sur ce même ouvrage. Ainsi, si un jour une société de production souhaite adapter votre histoire au cinéma ou à la télé, elle négociera directement avec votre éditeur. C’est une pratique courante et admise sans aucun problème. Malgré tout, la législation française est très claire à ce sujet, l’éditeur est obligé de faire signer un contrat de cession des droits audiovisuels à l’auteur en plus du contrat d’édition. Il est absolument interdit à un éditeur d’inclure la cession de ces droits dans le contrat d’édition lui même. Théoriquement vous pouvez donc refuser de céder vos droits d’adaptation audiovisuelle, tout en signant votre contrat d’édition.

Garanties données par l’auteur – Par cet article l’auteur s’engage auprès de l’éditeur, en particulier sur l’originalité de l’ouvrage. L’éditeur se dégage donc de certaines responsabilités dans le cas où l’auteur aurait fauté (plagiat…). Si des faits de cette nature devaient être prouvés, l’éditeur pourrait alors casser le contrat et se retourner contre l’auteur en personne afin de se couvrir.

Remise du manuscrit – Cet article règle les conditions dans lesquelles l’auteur remettra à l’éditeur les différents éléments permettant de procéder à l’impression de l’ouvrage, sachant que le manuscrit original n’est jamais celui qui servira de base  l’impression de l’ouvrage. L’éditeur y apportera forcément des modifications, qui devront ensuite être acceptées ou non par l’auteur. Ce sont ces « échanges » de manuscrit qui sont encadrés par cet article.

Obligations de l’éditeur – C’est dans cet article que sont indiquées l’ensemble des obligations de l’éditeur. L’article tel que présenté dans l’exemple de contrat ci-dessus est parfaitement adapté pour des publications à faible tirage. Les indications concernant le nombre d’exemplaires peuvent être adaptés par l’éditeur. De même, les délais indiqués dans cet article peuvent varier selon les maisons d’édition.
Lorsqu’un contrat d’édition vous est proposé, si vous estimez que les conditions prévues dans cet article sont trop favorables à l’éditeur, vous pouvez très bien lui demander d’en modifier certaines. Attention tout de même à ne pas exiger des conditions que ce dernier pourrait juger trop restrictives à son égard. Il pourrait alors les refuser et annuler sa proposition de contrat. Néanmoins, l’éditeur doit s’engager noir sur blanc à publier et diffuser votre ouvrage. Cette clause doit être non négociable et écrite noir sur blanc sur le contrat. Dans le cas contraire, vous pouvez sérieusement douter de l’éditeur en question.

Attributions de l’éditeur – Par cet article l’éditeur se réserve le droit de modifier certains aspects ou caractéristiques de votre ouvrage sans avoir besoin d’obtenir votre consentement préalable. Un éditeur sérieux et à l’écoute de ses auteurs vous fera connaitre ses intentions, mais rien ne l’obligera à accéder à vos demandes.
En général ces attributions sont le format du futur livre, sa présentation, son prix de vente, son tirage ainsi que sa date de mise en vente théorique. Il est très peu probable qu’un éditeur, quel qu’il soit, accepte de renoncer à ces prérogatives. A moins de certaines attributions que vous jugeriez extravagantes, il n’est pas utile de négocier ce point du contrat.

Vente en solde partielle/totale et mise au pilon partielle/totale – Article encadrant la « liquidation » des stocks d’exemplaires de votre ouvrage si ceux-ci sont trop important au regard du nombre de ventes effectuées. Dans tous les cas, cet article doit prévoir les conditions par lesquelles votre éditeur vous annonce ses intentions. Ceci doit être fait par courrier recommandé avec accusé de réception.
Chaque éditeur adaptera les nombres et pourcentages à sa guise. A vous ensuite de les accepter ou de demander à ce qu’ils soient revus.

Droits d’auteur – Voilà l’un des articles qui vous intéressera le plus. Celui qui encadrera vos revenus en tant qu’auteur. Tout d’abord, sachez qu’un éditeur est obligé de vous rémunérer dès le premier exemplaire vendu de votre ouvrage. Seuls quelques exemplaires, tels que ceux qui vous sont remis gratuitement ou ceux qui sont utilisés à des fins marketing et promotionnelles ne vous rapporteront pas de droit d’auteur. Votre éditeur peut également vous offrir une réduction substantielle sur les exemplaires que vous souhaiteriez commander en plus de ceux qui vous sont remis gratuitement. Dans ce cas, vous ne percevrez aucun droit d’auteur sur ceux-ci.
Concernant le montant de vos droits d’auteur, ils représentent un pourcentage fixe, calculé sur la base du prix public hors taxes. Il peut être prévu que ce pourcentage évolue après un certain nombre de ventes. Il peut également être modifié suite à la signature d’un avenant à votre contrat d’édition. Généralement, la rémunération moyenne d’un auteur est de 7 à 10% du prix public HT. Il est bien sur possible de le négocier, mais à moins d’avoir déjà une certaine reconnaissance du monde littéraire, il vous sera extrêmement compliqué d’en obtenir un meilleur. Il peut arriver parfois, selon la politique de la maison d’édition, que la rémunération prévue soit un peu plus importante. Mais même dans ce cas, pour commencer, ne comptez pas obtenir plus de 12% grand maximum.
Inversement, certains éditeurs peuvent proposer des rémunérations inférieures à cette moyenne. N’hésitez alors pas à négocier pour la faire remonter au maximum. Si vous parvenez à obtenir un pourcentage conforme à la moyenne, contentez-vous en. Vous n’auriez que peu de chance de le voir augmenter encore. Par contre, si l’éditeur reste sur ses positions, alors posez-vous la question de savoir si vous acceptez de « brader » votre travail ou pas. Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord avec ce qui vous est proposé et de refuser de signer le contrat. Si l’éditeur veut vraiment vous garder, il fera un geste.

Etendue de la cession des droits dérivés – Cet article qui règle tout ce qui concerne les autres droits que vous cédez à l’éditeur (traduction, reproduction…). A vous de négocier ceux que vous acceptez de céder dans le cadre de la publication de votre ouvrage.
Pour rappel, il est interdit à l’éditeur de faire apparaître dans le contrat d’édition tout article ou clause incluant la cession des droits d’adaptation audiovisuelle. Ces droits doivent impérativement faire l’objet d’un contrat annexe.

Droits d’auteur sur les droits dérivés – Tout comme pour les droits d’auteur sur votre ouvrage, cet article défini le montant de vos droits d’auteur sur l’ensemble des droits dérivés que vous cédez à l’éditeur. Chaque éditeur a son propre barème. N’hésitez pas à négocier chacun de ces droits dérivés.

Comptes – C’est ici que sont définies les modalités par lesquelles l’éditeur vous versera la totalité de vos droits d’auteur pour la période en cours. Selon le contrat qui vous est proposé, vous pouvez toucher vos droits deux fois par an (tous les six mois) ou une seule fois.
La date d’arrêt des comptes doit être clairement fixée. De même, le délai de paiement de la part de l’éditeur ainsi que ses modalités doivent y être clairement présentés. Lors de chaque paiement, l’éditeur est tenu de vous établir un document mentionnant le nombre d’exemplaires imprimés, en stock, vendus, utilisés à des fins promotionnelles et détruits (accidents…).

Les quatre derniers articles du contrat ci-dessus ont une relative importance, mais ne font normalement pas l’objet de négociation. C’est la raison pour laquelle je ne les traite pas au même titres que les autres.

Vous voici désormais en mesure de décrypter plus efficacement un contrat d’édition. Ce que vous pouvez accepter, négocier ou ce qui doit vous amener à vous poser des questions sur votre interlocuteur. Mais si vous préférez ne pas signer de contrat d’édition et conserver la totalité de vos droits, il existe une solution, que je traiterais dans un prochain article. L’auto-édition.

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Trouvez un éditeur

Vous voilà maintenant prêt à soumettre votre ouvrage aux maisons d’édition. Envoyer votre manuscrit par mail, attendre la réponse d’ici quelques jours, se voir en train de signer votre contrat d’édition, imaginer votre ouvrage en vente dans toutes les librairies et tous les magasins culturels grand public… Il est important d’avoir de l’ambition, mais point trop n’en faut.

Avant tout, vous devez absolument prendre conscience qu’un tel enchaînement n’arrive jamais. Même pour les plus prolifiques des auteurs les plus célèbres. Alors n’espérez surtout pas vivre un tel « compte de fées ». Je vous le souhaite, bien sur, mais vous n’avez aucune chance. Cela relève du monde des Bisounours et comme tout le monde le sais, notre monde réel serait plutôt à l’extrême opposé de celui de ces petits êtres fantastiques.
Selon les critères de chaque éditeur, vous serez amenés à envoyer votre manuscrit soit par courrier électronique, soit par voie postale (imprimé et relié). Une fois réceptionné, bien souvent, le délais de lecture est au minimum de 6 à 8 semaines. Parfois même beaucoup plus. Ensuite, sachez que les maisons d’édition reçoivent un nombre très important de manuscrits, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines chaque année (voir plusieurs milliers pour les plus grandes), pour un nombre de publications qui se compte sur les doigts des mains. Un primo-auteur ou un auteur sans renommée (ce qui n’a rien à voir avec la qualité de ses textes), n’a pour ainsi dire aucune chance de signer avec un grand groupe d’édition. Seuls les « petits » éditeurs pourront éventuellement lui offrir la chance d’être publié. Mais avant d’en arriver là, il vous faudra vous adapter au monde compliqué mais passionnant de l’édition.

Votre premier objectif sera de trouver les maisons d’édition auxquelles vous allez envoyer votre manuscrit. Chacune ayant sa propre ligne éditoriale, vous devrez être très vigilant à ce sujet. De même qu’il ne vous viendrait pas à l’idée d’envoyer le manuscrit d’une histoire d’amour à un éditeur de manuels scolaires, inutile de proposer votre roman policier à une maison d’édition ne publiant que des ouvrages de science-fiction. Ce serait rédhibitoire. Pour ne pas tomber dans ce piège, consultez les sites internet des éditeurs que vous avez déniché. Tout éditeur sérieux y indiquera forcément le style d’ouvrages qu’il publie ou qu’il envisage de publier. Ne gardez que ceux correspondants au(x) genre(s) de votre manuscrit.

Une fois la liste des éditeurs susceptibles d’être intéressés par votre manuscrit établie, poussez un peu plus vos investigations sur leurs différents sites. Votre mission désormais, découvrir le type d’édition pratiquée par chacun de ces éditeurs. Il en existe deux, radicalement différents l’un de l’autre. Le premier, que je qualifierais d’édition « classique », est le compte d’éditeur. Dans cas c’est l’éditeur qui prend tous les risques de la publication à sa charge. Vous n’avez absolument rien à lui payer pour qu’il publie votre ouvrage. Tout au plus devrez-vous, à sa demande et par obligation contractuelle, vous investir dans la promotion de votre ouvrage, la charge financière étant toujours supportée ce dernier.
Le second est le compte d’auteur. Inversement au compte d’éditeur, c’est ici l’auteur qui paye l’éditeur afin que son ouvrage soit publié. Les sommes demandées sont très importantes. Plusieurs centaines d’euros au minimum, allant parfois même au delà du millier d’euros. Des sommes bien évidemment sans aucun rapport avec les coûts réels d’impression. De plus, l’auteur est bien souvent obligé de commander (et de payer une nouvelle fois) ses ouvrages, mais aussi d’en assurer seul la promotion et la vente. Il va sans dire que nous touchons là aux limites de l’escroquerie et que ce genre d’édition est à déconseiller très fortement. Tout éditeur demandant une somme d’argent, même minime, pour vous publier doit être suspect à vos yeux.
En cas de doutes sur le type d’édition pratiqué par un éditeur, n’hésitez pas à le contacter (mail, téléphone…) afin de lui poser les questions qui vous rassurerons, ou au contraire vous conforterons dans vos craintes.
Une troisième forme d’édition existe bien, l’auto-édition, mais je reviendrais dessus un peu plus tard, dans un prochain article.

Vous voila maintenant, idéalement, avec une liste d’éditeurs publiant des ouvrages du genre de votre manuscrit, mais aussi pratiquant l’édition à compte d’éditeur. Maintenant, prenez soin de vérifier la forme sous laquelle vous pouvez envoyer votre manuscrit (mail ou papier) et lancez-vous. N’envoyez jamais un manuscrit par mail à une maison d’édition s’attendant à le recevoir sous forme papier par la poste, et inversement. Il ne sera pas lu et vous aurez probablement perdu toutes vos chances avec cet éditeur.
Généralement, le délais de d’examen de votre ouvrage est annoncé sur le site internet ou vous est indiqué à la réception de votre manuscrit. Inutile de contacter la maison d’édition tant que ce délai n’est pas atteint. Une fois dépassé, vous pouvez en revanche la relancer si vous n’avez pas de nouvelles. Il n’est pas rare que du retard soit pris lors de cette étape. Si vous n’obtenez pas de réponse ou que le nouveau délai qui vous a été indiqué n’est pas respecté, contactez-la de nouveau. Mais sachez que dans de pareilles situations, plus le temps passe, plus vos chances d’avoir tapé dans l’oeil de cet éditeur s’amenuisent.

Il est très rare de trouver un éditeur dès le début de ses recherches. Il peut-être nécessaire d’en contacter des dizaines avant de tomber sur celui qui saura identifier le potentiel de votre ouvrage. Surtout ne baissez jamais les bras, même après plusieurs refus ou envois restés sans réponses. Vous pouvez attendre des mois, voir des années, avant de trouver l’éditeur qui deviendra VOTRE éditeur.
Mais une fois que vous l’aurez trouvé, un nouvelle étape s’ouvrira à vous avec de nouvelles obligations de part et d’autres… La signature de votre contrat d’édition. Une étape particulièrement technique, mais que vous devriez pouvoir passer sans encombres grâce à un prochain article à venir.

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L’écriture est terminée…

Vous venez de terminer l’écriture de votre ouvrage et rêvez déjà à sa future publication, qui fera de vous le nouveau Michel Houellebecq ou bien la prochaine J.K Rowling. C’est bien, mais un peu prématuré pour le moment.

Une fois l’écriture de votre ouvrage terminée, celui-ci est encore loin de pouvoir prétendre être publié. Quelque soit sa qualité propre, vous ne devez surtout pas sauter les étapes qui vous séparent de sa publication. Car l’écriture en elle-même n’est qu’une partie, la plus simple même, du processus de création. Que vous écriviez pour vous sentir bien, pour vous détendre, par envie ou par passion, vous le faites de bon coeur, dans le but de mener votre histoire à son terme. Mais une fois le dernier mot couché sur le papier, ne vous démobilisez surtout pas. Il vous reste énormément de travail.

Tout d’abord, vous devez impérativement effectuer au moins deux relectures complètes et sérieuses de votre ouvrage. La première visera à corriger la forme (orthographe, grammaire…). Une fois le problème de la forme réglé, la seconde relecture vous demandera une réflexion encore plus  importante. Cette fois, il vous faudra vous concentrer sur le fond de votre histoire. A savoir sur l’histoire elle-même. Est-ce qu’elle est suffisamment crédible ? Est-ce que je ne me contredis pas ? Est-ce que son enchaînement est logique et pertinent ? Mes lecteurs parviendront-ils à accrocher ? Si à l’issue de cette relecture vous n’êtes pas en mesure de répondre de façon positive à l’ensemble de ces questions, n’allez pas plus loin. Repenchez-vous sur la phase d’écriture et améliorez tout ce qui vous semble nécessaire avant de pouvoir passer à l’étape suivante.

Ensuite, une fois que votre ouvrage vous semble prêt à passer à l’étape de l’éditeur… il ne l’est en fait toujours pas. Avant de le soumettre pour une future publication, vous devez vous faire relire par une personne extérieure. Comprenez par là, une personne qui n’a aucunement connaissance de l’histoire que vous avez développé, mais aussi, si possible, une personne extérieure à votre entourage proche, afin d’éviter que son jugement ne soit biaisé.
Le but de cette troisième relecture est de confirmer celles que vous avez effectué au préalable. Parce qu’on ne voit pas toutes ses fautes, parce que la connaissance de l’histoire fausse notre point de vue, il est primordial de se faire relire avant de passer au stade de l’éditeur. Cela prendra un peu plus de temps, mais la qualité de votre ouvrage en sera grandement améliorée, à condition que vous preniez en considérations les critiques (tant positives que négatives) de votre relecteur.

La relecture arrivée à son terme, une mise en page simple agréable et votre ouvrage peut désormais être présenté aux maisons d’édition. Mais attention. Le monde de l’édition est loin d’être rose. Vous devrez déjouer une multitude de pièges et de problèmes avant d’arriver à votre but ultime…

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