Faire face aux critiques de ses textes

image issue du site : http://hermite-critique-litteraire.com/

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Rendre accessible ses textes et ouvrages expose nécessairement à la critique de vos lecteurs. Qu’il s’agisse de critiques positives ou négatives, comment réagir face à celles-ci ?

Tout d’abord, il faut se remettre dans le contexte des choses. A savoir que nul n’est parfait et qu’un texte, aussi bon soit-il, ne peut pas plaire à tous de la même façon. Certains lecteurs pourront le trouver magnifique, d’autre sans aucun intérêt. Quelle que soit la réaction de chacun, il faut bien prendre conscience que la vie ne s’arrête pas pour autant.

La critique idéale, que tout auteur aimerait toujours recevoir, est celle encensant ses écrits. Celle selon laquelle tout est parfait, où il n’y a rien à redire, et où tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pourtant… cette critique est probablement la pire qui puisse être formulée. Au même titre que celle qui vous dirais « Ce que tu fais est nul, arrêtes d’écrire, fais autre chose ».
En effet, le texte parfait n’existe pas. De plus, le risque pour l’auteur, avec une telle critique, est de se voir plus beau qu’il ne l’est réellement. Un auteur doit toujours être capable de se remettre en questions, de se dire « oui mais ». C’est pour cette raison que ces critiques entièrement positives sont bonnes à prendre pour le moral, mais qu’elles doivent tout de même être nuancées, car ne faisant absolument pas avancer les choses. Pour cela, la vraie bonne critique est celle formulée sous l’une de ces deux formes :

  • « C’est bien mais… »
  • « Ce n’est pas parfait mais… »

Ce sont celles-ci qui pourront vous faire avancer dans les meilleurs conditions. En vous donnant des pistes sur ce qui reste à améliorer, tant sur le fond que dans la forme, ces critiques seront votre moteur pour vous indiquer dans quelles directions avancer.
Devez-vous vous concentrer plus sur les descriptions ? Sur les personnages eux-mêmes ? Sur les évènements inhérents à l’histoire ? vous n’aurez pas d’autre moyen de connaître les réponses à ces questions sans des critiques constructives. Peut-être que parfois elles vous décevront un peu, dans le sens où vous estimiez votre texte comme étant parfaitement aboutit et à la limite de l’excellence. Pourtant, ce n’est que comme ça que vous avancerez… A condition de les accepter et de ne pas vous braquer contre leurs auteurs.

Afin de que les critiques reçues soient les plus « légitimes » possibles, ne vous contentez pas de montrer votre texte à des personnes de votre entourage. En effet, tout à fait inconsciemment, ces personnes que vous connaissez auront souvent tendance à vos dire « c’est génial, c’est magnifique… ». Ce qui est excellent pour l’égo, mais sans aucun intérêt pour progresser dans l’avenir.
Un dernier petit conseil… En tant qu’auteur, sachez vous remettre perpétuellement en question. Ne changez pas votre style du tout au tout, cela n’aurait aucun sens. Mais prenez en compte les avis de chacun.

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L’ISBN, un numéro inévitable

ISBNLe numéro ISBN (International Standard Book Number) est un préalable nécessaire pour tout ouvrage que vous souhaitez rendre disponible au public. Il est géré par une agence officielle seule autorisée à le délivrer.

Vous êtes auteur et vous souhaitez obtenir un numéro ISBN pour votre tout nouvel ouvrage. Il vous est dès lors nécessaire de vous rapprocher de l’AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation du Livre). Selon que vous êtes particulier (auteur et/ou auto-éditeur) ou bien éditeur (maison d’édition), les formulaires à remplir ne sont pas les mêmes. A vous donc de télécharger celui convenant à votre situation.

Vous devrez ensuite le remplir en renseignant plusieurs types d’informations, qui concernent aussi bien votre identité que votre ouvrage en lui-même. Néanmoins, toutes celles-ci restent assez « basiques » et ne posent généralement pas de grandes difficultés à être remplies.
Une fois le formulaire complété, il ne reste plus qu’à le transmettre à l’AFNIL par simple courrier postal, afin qu’il y soit traité par les services concernées. Totalement gratuite, cette démarche met généralement quelques jours à être traitée.
Vous recevrez par la suite par retour postal (ou par email), une liste contenant le(s) numéros ISBN qui vous est/sont attribué(s). Le nombre de numéros qui vous est attribué dépend uniquement de la « Production prévisionnelle de titres » renseignée lors de la demande. Aussi, si vous indiquez publier un seul titre par an, un seul numéro vous sera attribué. Sachant que chaque nouvelle version (ou nouveau format) d’une œuvre doit recevoir un numéro ISBN unique, si vous souhaitez diffuser votre livre aux formats papier, électronique…, il vous sera nécessaire de posséder autant de numéros ISBN que de formats.
Pour ne pas avoir à effectuer de nouvelles demandes trop souvent, il suffit donc d’indiquer 10 (ou pourquoi pas 100) titres par an, afin d’obtenir une liste de 10 (ou 100 numéros), ce qui vous fera gagner un certain temps sur chaque publication. Cela ne vous engage bien sûr pas à publier ces 10 (ou 100) titres annuels.

En outre, le numéro ISBN d’un ouvrage conditionne directement le code barres qui doit obligatoirement figurer sur sa quatrième de couverture (pour les livres papier). De même, ce numéro se doit d’être clairement indiqué dans le contenu de l’ouvrage lui-même (en général sur la page indiquant le nom de l’auteur, de l’éditeur, la date de dépôt légal…).
De plus, l’obtention d’un numéro (ou fragment) ISBN est entièrement gratuite. Il ne vous en coûtera que les quelques feuilles de papier du formulaire, l’enveloppe et le timbre postal.

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Adopter le bon style littéraire

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

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Qu’est-ce qu’un bon style littéraire ? C’est la question que peut se poser un jour n’importe quel auteur. Qu’il s’agisse de critiques (positives ou négatives) ou de sa propre perception de la chose, il n’est jamais évident d’atteindre un « style littéraire » parfait. Et pour cause…

Car avoir un « bon » style littéraire, cela ne veut absolument rien dire. il y a autant de styles littéraires qu’il y a d’auteurs. C’est quelque chose de personnel, qui évolue en fonction même de la vision de l’auteur. C’est la raison pour laquelle il n’est pas possible de dire qu’un auteur a un bon ou un mauvais style littéraire.
Un lecteur A peut ne pas adhérer au style d’un auteur donné, tout comme un lecteur B pourra parfaitement être en admiration face à ce même style. L’important dans tout ceci étant bien sûr que l’auteur lui-même le défende et l’assume. Il est évident que’il y aura toujours des lecteurs qui ne parviendront pas à s’identifier à ce style, ce qui ne signifie en aucun cas qu’il faut en changer. Prendre en considération les avis de chacun, oui, mais surtout ne pas se fourvoyer uniquement pour « faire plaisir » à une personne extérieure.

A titre d’exemple, je reconnais volontiers avoir un style assez atypique. Un style qui peut peut-être, pour certains, compliquer quelque peu la lecteur de mes textes. Il n’empêche qu’il s’agit malgré tout de mon style personnel, et que ça le restera. Ce qui ne veut pas dire que je n’écoute pas les critiques qui peuvent m’être formulées (du moment qu’elles ont un côté respectueux et constructif) afin d’évoluer. Pourtant, si mon style peut évoluer au fil du temps, il n’est pas question qu’il change du tout au tout. Le style littéraire étant en quelque sorte la « signature » qu’un auteur appose sur œuvre, il serait totalement illogique de penser un jour en changer pour « faire plaisir ».

Il est également parfois nécessaire de s’attendre à toutes sortes de critiques acerbes et gratuites (j’en ai fait l’expérience il y a peu), selon lesquelles « tu n’as aucun style, arrêtes d’écrire et fais autre chose… ».Fort heureusement ce type de réaction est très limité. Il n’empêche que le concept d’ouverture d’esprit ne doit pas être connu de tous. Heureusement, comme disait Michel Audiard, les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.
Tout ceci pour dire que même si certaines critiques osées et abruptes viennent attaquer votre style littéraire en tant que tel, il ne faut pas se renfermer pour autant. Il est toujours nécessaire de savoir se remettre en questions, mais sans jamais dépasser certaines limites. En particulier en ce qui concerne quelque d’aussi personnel que le style littéraire.

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Ecrire son histoire… au passé ou au présent ?

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Devez-vous écrire votre histoire au passé ou au présent ? Cette question vous paraît peut-être sans grand intérêt… Pourtant, une histoire narrée dans un temps passé n’aura pas le même impacte sur vos lecteurs qu’une autre écrite au présent. Les deux temps peuvent bien sûr être utilisés, mais il important d’en comprendre leurs « avantages » et « inconvénients ».

L’utilisation du passé ou du présent dans la narration n’est pas une chose anodine et peut avoir d’importantes répercutions sur la façon dont les lecteurs vont se l’approprier. En effet, celui-ci ne se positionnera pas de la même façon face un texte au présent, dans lequel il vivra l’histoire au fil de son déroulement, en direct et en tant « qu’acteur », que dans un texte au passé, qui sera plus à même de le plonger dans une sorte de rétrospective. Ce qui se joue dans l’opposition présent/passé, c’est bel et bien la place laissée au lecteur par rapport à ce qu’il lit. Sera-t-il acteur ou simple spectateur ?

Dans le fond, il n’y a pas vraiment de règle s’imposant aux auteurs. Chacun est libre de ses choix et de la manière dont il souhaite relater son histoire. Néanmoins, il important de prendre conscience des difficultés inhérentes à une utilisation « à contre courant » de ces deux temps.
Ainsi, se lancer dans le récit d’évènements passés en utilisant un temps présent demandera un certain travail à l’auteur pour placer ses personnages et son action dans des conditions optimales, afin de ne pas frustrer ses lecteurs. Il en est de même pour ce qui est de conter une histoire « présente » au passé.

Bien sûr, un même texte peut mélanger sans aucun problème les deux temps, à la condition que l’utilisation de chacun soit parfaitement claire et définie. Il n’est pas concevable d’aller et venir de l’un à l’autre, par plaisir, à chaque phrase sans que les circonstances de l’histoire ne le justifie. Sauf à être un nouveau génie de la littérature. Autrement…
Ainsi, avec des temps utilisés à mauvais escient, un texte peut très vite devenir indigeste et rendre une histoire aussi plate et inintéressante que le pire des candidats de télé réalité. Ce qui serait, avouons-le, particulièrement dommage.

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Alien Theory : un peu d’inspiration en mode science-fiction

Alien-Theory-RMC-DecouverteLa télé est loin d’être mon loisir favori. Pourtant, il arrive que soient diffusées certaines émissions dont l’intérêt est à noter. Ce genre d’émissions qui invite, par exemple, à découvrir de nouvelles théories scientifiques. C’est le cas ici d’Alien Theory.

Diffusée sur l’une des dernières nées de la TNT, à savoir RMC Découverte, la série documentaire Alien Theory permet de se plonger au cœur de la théorie des anciens astronautes. Une théorie selon laquelle des extra-terrestres ont influencés, et continuent de le faire, l’Histoire de l’humanité.
Qu’il s’agisse d’une influence technologique, spirituelle ou encore intellectuelle, de nombreux exemples sont abordés au fil des différents épisodes. Y compris des constructions antiques (pyramides egyptiennes, temples incas…) en passant par l’explication de mythes remontant à la nuit des temps. Le tout plutôt bien documenté.

Bien sûr, il ne s’agit pas là débattre de la véracité des éléments avancés. C’est à chacun de se forger sa propre opinion. Par contre, il s’agit là d’une importante source d’inspiration à explorer pour tout auteur de science-fiction en manque d’idées pour l’écriture de sa prochaine histoire.

De nombreux épisodes de la série sont par ailleurs disponibles sur les principaux sites de diffusion de vidéos. Néanmoins, la légalité de celles-ci me paraît assez limitée du point de vue des droits d’auteur.

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Le revenu unitaire des livres

image issue du site : http://privateimmo.com/

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La transparence devant être maximale, après la mise en place d’une page dédiée aux « coûts » de l’écriture, afin de permettre à chacun de se représenter le plus fiablement possible ce « coûte » l’écriture d’un livre, voici qu’aujourd’hui je récidive, mais cette fois avec les revenus unitaires que je perçois sur les ventes de mes ouvrages…

C’est ainsi que cette page indique de façon claire et précise la somme me revenant sur la vente de chaque exemplaire de mes ouvrages. Si il ne s’agit parfois que d’une fourchette de revenu, cela s’explique par le fait que certains de mes titres sont disponibles via différents « points de vente », lesquels pratiquent des frais différents.
Il est également à noter que ces revenus unitaires ne sont en aucun cas des « bénéficies », puisqu’ils ne prennent pas en compte les différentes charges, notamment celles liées à mon statut d’auto-entrepreneur. Les chiffres indiqués ne sont donc que ce qui m’est reversé par les plate-formes proposant mes ouvrages à la vente. Ainsi, Out of Earth, dont une seconde édition est d’ores et déjà disponible au format numérique, me « rapporte la bagatelle de 0,80 € par unité numérique vendue, et entre 0,39 € et 1,57 € par unité physique. Les coûts d’écritures seuls étant estimés à près de 240 €, je suis encore loin, très loin, de devenir millionnaire… Heureusement pour moi, ce n’est pas ce que je recherche.

Il s’agit là d’une information qui n’a rien de bien extra-ordinaire, et qui, je pense, pourrait parfaitement être dévoilée par n’importe quel auteur sans que cela ne porte atteinte à ses intérêts. Il en est de même pour les groupes d’édition, qui refusent généralement d’aborder la moindre question portant sur l’argent.
Pourtant, ceux qui font vivre les auteurs et le monde de l’édition dans sa globalité, les lecteurs, méritent d’avoir connaissance de ceci. Au moins pour pouvoir se faire une véritable idée quant aux « intentions » de chacun des acteurs.

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Out of Earth passe la seconde… et est à « adopter »

collage of 5 pictures with planetsPublié tout début février, Out of Earth, passe aujourd’hui la seconde. Une nouvelle version qui apporte son lot de nouveautés. Au niveau de l’histoire elle-même, alors que je n’avais pas eu la possibilité de la soumettre à une relecture professionnelle avant sa publication, c’est aujourd’hui chose faite.
Réalisée une nouvelle fois (après la première partie de 1906) par Hervé LOTH, celle-ci offre désormais une histoire purgée de toutes ses « impuretés » originelles. Un petit investissement supplémentaire, portant à près de 240 euros le coût de la réalisation de l’ouvrage.

Sur le plan technique, la principale nouveauté vient du format dans lequel l’ouvrage est disponible. Alors qu’il ne l’était, jusqu’à présent, qu’en PDF, voici qu’il s’affiche désormais en ePub 2.0. Il est donc possible de s’offrir cette petite parenthèse science-fiction qu’estOut of Earth sur sa liseuse électronique favorite.

En outre, cette seconde édition, ainsi que ses évolutions, de la nouvelle arrivera au format papier au cours du mois d’avril. Néanmoins, qu’il s’agisse de la version ePub et de la prochaine mouture papier, le prix de vente reste rigoureusement identique. A savoir 1,35€ pour la première, et 4,40€ pour la seconde.

Dans le même temps, je suis personnellement (mes ouvrages avec)  et officiellement à « adopter« . Tout ceci via la nouvelle plateforme destinées aux auteurs, adopte un auteur. Une façon de pouvoir se faire plaisir gratuitement (en lisant des ouvrages) pour ensuite s’engager à rédiger une critique sur ceux-ci… Un « échange » gagnant/gagnant, tant pour le lecteur que pour l’auteur.

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ReLire : la Bnf et le Ministère de la Culture… du piratage à grande échelle

logo_relire« ReLIRE vous donne accès à une première liste de 60 000 livres indisponibles du XXe siècle : des livres sous droits d’auteur, publiés en France avant le 1er janvier 2001, et qui ne sont plus commercialisés. Si les titulaires de droits ne s’y opposent pas, ces livres entreront en gestion collective en septembre 2013. Ils pourront alors être remis en vente sous forme numérique.« 

ReLire est le nouveau service la BnF (Bibliothèque nationale de France). Il s’agit, à terme, de rendre disponible un catalogue de plus 500 000 titres, lesquels ont été publiés au plus tard le 1er janvier 2001 et dont la disponibilité n’est aujourd’hui plus assurée.
A relater les choses comme cela, aucun doute qu’il s’agit d’une initiative intéressante et qui ne peut être que louée. Pourtant, il est clairement indiqué que la totalité de ces ouvrages sont « sous droit d’auteur ». Il faut donc comprendre que personne mis à part leurs auteurs ne peut s’arroger le moindre droit à leur sujet.
Néanmoins, c’est ce que font le ministère de la Culture et la BnF… à moins que les auteurs desdits ouvrages ne se manifestent et s’opposent à ce que leur(s) titre(s) apparaissent dans la base de donnée ReLire et soient au final numérisés. Car ce qui attends les textes qui entreront dans ce « moule », c’est d’être gérés par une société de gestion collective. C’est à dire que si un auteur ne fait pas « opposition », l’ensemble des droits de ses textes seront transférés à cette société de gestion… qui pourra en faire ce qu’elle souhaite, en particulier générer des revenus. Tout ceci sous couvert d’une loi votée en mars 2012 afin d’installer un « cadre légal ».

Il s’agit là ni plus ni moins d’une forme d’expropriation des droits d’auteur. De piratage même organisé et « légalisé » même, lorsque l’on sait que la convention de Berne, signée et ratifiée par la France depuis les lustres indique clairement que « La jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité ; cette jouissance et cet exercice sont indépendants de l’existence de la protection dans le pays d’origine de l’œuvre. »
C’est à dire que rien ne doit s’opposer à l’auteur dans la gestion de ses droits d’auteur. Plus grave encore, « la jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité. » Ainsi, il est clairement illégal d’obliger un auteur à se manifester et de prouver sa paternité pour empêcher que ses œuvres ne lui soient spoliées…
Dans le même temps, la législation française sur le droit d’auteur dispose sans détour que « l‘auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. » (article L111-1 du Code la Propriété Intellectuelle).

Pour faire une analogie, ce que sont en train de préparer la BnF et le Ministère de la Culture s’apparente parfaitement à la création d’un site proposant des centaines de milliers de films en tous genres, avec obligation pour leurs auteurs de s’opposer à la diffusion pour que celle-ci n’ai pas lieu. Cela fait des années que l’on bassine à faire entrer ceci dans nos têtes, et ces mêmes instituions qui nous le rabâche sans cesse sont les premières à se fourvoyer dès qu’elles ont en l’occasion.
Sauf qu’elles vont encore plus loin dans leurs actions. Car comme indiqué ci-dessus, avec ReLire, ces sont tout bonnement les droits de ces ouvrages qui se trouvent transférés. Cela revient, dans mon exemple de site de diffusion de films, à s’arroger les droits du dernier film Hollywoodien si ses producteurs, réalisateurs… ne se manifestent dans un délai de six mois. Ce qui est parfaitement abjecte.

J’invite donc tout auteur dont les œuvres se trouveraient dans la liste (et dans les futures listes) de ces œuvres « indisponibles du XXème siècle » à se manifester dans les plus brefs délais afin de s’opposer à ce vol des droits d’auteur. Vous avez jusqu’au 21 septembre 2013 pour ce faire.
Si par malheur vous arrivez trop tard, seule une plainte devant les tribunaux pourra vous rétablir dans vos droits, ce qui à n’en pas douter se produira très rapidement. A moins que le Conseil Constitutionnel ou le Conseil d’Etat ne censurent ce texte de loi déplorable au préalable.

(source : actualitté.com)

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Le salon du livre de Paris, c’est dans mon salon…

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C’est demain que le 33e salon du livre de Paris ouvre ses portes au public. Ses allées seront accessible à tous jusqu’à lundi prochain. Plusieurs centaines d’exposants, éditeurs, libraires… seront présents cette année, avec Barcelone comme « ville invitée » et « les lettres roumaines à l’honneur ». Une programmation qui promet d’être particulièrement riche et intéressante.

Pourtant, en tant qu’auteur auto-édité clairement engagé pour la libre diffusion de la culture, je ne me retrouve pas vraiment dans cette manifestation réservée aux grands groupes et mettant totalement de côté tout un pan du monde de l’édition. Bien sûr, je ne vis pas au pays des Bisounours… C’est une manifestation internationale, organisée à Paris avec une liste de partenaires presque aussi longue qu’un roman. Tout ceci expliquant sans grande difficulté le « type » d’exposants recherché. A noter tout de même la présence limite anecdotique d’un « prestataire » d’auto-édition, à savoir BoD.

Il n’en reste pas moins que passer une journée sur ce salon est sûrement un moment très agréable et assez unique. Néanmoins, une telle manifestation, qui ne fait la part belle qu’à quelques gros acteurs du monde de l’édition et qui retourne plus d’une  « vaste usine publicitaire » que d’un véritable espace d’échanges entre auteurs, éditeurs, lecteurs et visiteurs, ça ne me dit rien du tout.
J’apporte un bien plus grande importance à tous les salons provinciaux qui existent un peu partout en France. Ceux qui offrent un véritable contact humain loin de toute arrière pensée mercantiliste. Evidemment moins renommés, ceux-ci n’en restent pas moins beaucoup plus intéressants et enrichissants.

Malgré tout, le Salon du Livre de Paris est en quelque sorte un évènement incontournable. Très bien… je le vivrais donc à ma façon. Dans mon « salon », une carte postale de Paris à proximité et en écrivant / lisant une bonne histoire. Un salon, un livre, un morceau de Paris. Je suis dans le bon !

Tout de même, une bonne visite et de bons moments à toutes celles et ceux qui se rendront Porte de Versailles entre demain et lundi prochain.

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J’écris, tu lis… nous partageons

image issue du site : http://mjc-pontdusonnant.net/

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Ecrire un roman, une nouvelle, un poème… est un acte non neutre. Bien sûr, c’est une façon d’extérioriser certaines choses qui peuvent nous hanter, nous, auteurs. Mais c’est aussi un formidable moyen de partager avec ses lecteurs. Un partage de points de vue, d’expériences, ou encore d’idées.

L’écriture permet de faire des rencontres, de progresser et d’aller de l’avant. Il n’y a rien de pire que de rester cloîtré dans son coin, à l’écart du monde et de ses nouveautés. Il ne faut pas se reposer sur ses acquis et se borner à s’en contenter. Il ne faut pas considérer que ses idées sont les seules à avoir droit de citer. Se renfermer sur l’ensemble de ces travers serait le meilleur moyen de passer à côté de ces magnifiques opportunités qu’offre l’écriture.
Car même si l’écriture peut être vue comme une activité personnelle, il n’en reste pas moins que dans la très grande majorité des cas le but de cette activité est de partager ses textes avec le plus grand nombre de personne. La « gloire » ou le « succès » n’entrent pas en compte dans cette vision des choses. La seule importance… c’est le partage qui en découle.

Se lancer dans l’écriture d’un texte est une aventure fantastique dont on ne peut ressortir que transformé. Et comme toute aventure, il n’y a rien de meilleur au monde que de la partager sans limite et sans restriction… tout en la vivant le plus intensément possible.

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