Les droits d’auteur après le décès de l’auteur…

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La législation actuelle, principalement régie par la convention de Berne, veut que d’une façon générale (exception faite de quelques régimes nationaux encore plus restrictifs), une œuvre littéraire et artistique reste dans le giron du droit d’auteur traditionnel pendant soixante-dix ans après le décès de son créateur…

A titre d’exemple, un auteur décédant le lentement de la fin de l’écriture de son dernier ouvrage qu’il comptait publier en auto-édition (quel manque de chance quand même), verra -si l’on peut dire ainsi- cet ouvrage rester protégé par le « copyright » traditionnel durant les soixante-dix années à venir.
C’est à dire que ses héritiers pourront bénéficier profiter, à leur guise, de ce texte et en tirer tous les revenus possible et imaginables. Ils pourront en céder les droits à un éditeur, créer des œuvres ou produits dérivés… et bien d’autres choses encore. Ainsi, ils profiteront pleinement du travail et de la créativité de leur aïeul. Bien sûr, si comme de nombreuses œuvres existantes elle ne rencontre au mieux qu’un succès relatif, ces descendants n’en tireront pas grand chose.

Il est évident qu’assurer l’avenir de ses descendants peut être un light motif pour de nombreux artistes. Et si cela doit passer par soixante-dix de « copyright » supplémentaire, cela importe peu.
Pourtant, à titre personnel, j’estime qu’il s’agit là d’un système totalement ubuesque. En effet, un parent soucieux de l’avenir de ses enfants doit prendre ses dispositions de son vivant et non pas compter sur sa propre disparition pour assurer son avenir. Aussi, une telle protection n’a pas lieu d’être. Malheureusement, toute œuvre un tant soit peu protégée du vivant de l’auteur (y compris sous les diverses licences libres existantes), fera partie intégrante de la succession, permettant aux héritiers d’en modifier librement le type droit d’auteur s’appliquant (passer d’une licence libre à un « copyright » traditionnel beaucoup plus restrictif par exemple).

La seule possibilité pour un auteur qui le souhaite, de s’assurer la libre diffusion totale et absolue de ses œuvres à sa disparition, est de prendre les initiatives qui s’imposent afin de placer ses créations dans le domaine public de son vivant. L’autre option étant de tout y faire passer automatiquement à partir du moment où il décédera. Pour cela, il devra faire connaître ses volontés de façon à ce que son choix devienne par la force des choses « officiel » et « inattaquable ».
Un choix qui ne pénalisera pas pour autant ses héritier, si tant est qu’il possède une certaine aura dans son domaine artistique. En effet, ces derniers posséderont alors toujours certaines pièces uniques de valeur. Au cas où l’appât du gain soit trop irrésistible… Dans le cas contraire, pour un auteur n’ayant jamais rencontré le succès (ou pour des héritiers ouverts et plus intéressés par la culture que par l’argent), sa décision aura le mérite de venir remplir un peu plus les « rayons » du domaine public. Un geste tout à son honneur qui le fera grandir un peu plus encore.

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Et si les mythes antiques… n’étaient pas des mythes ?

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L’Homme a une certaine propension à fouiller dans son passé pour apprendre de la façon dont vivaient ses ancêtres. Une habitude qui lui permet de faire d’importantes découvertes, qui elles-même poussent à entreprendre d’autres recherches dans le but de répondre à des mystères encore plus grands.

Ainsi, de nombreux éléments (constructions, mythes…) laissent à penser que nos ancêtres étaient particulièrement doués dans de nombreux domaines. Des ancêtres qui n’avaient parfois rien à nous envier sur certains points.
Pourtant, la complexité de certaines constructions (pyramides, sphinx d’Egypte, temples…) est telle qu’il nous est difficile de nous imaginer de quelle manière ils ont pu être construits. C’est ainsi que certains chercheurs et scientifiques expliquent le mythe de la pierre philosophale, tout comme l’origine d’extra-terrestres, par une intervention non pas divine mais extra-terrestre. Ce qui signifie que tout ce que nous pensons appartenir au monde des « légendes » serait parfaitement réel.

Une remise en cause des plus importantes en ce qui concerne certaines croyances du genre humain. Tout ce ce qui n’était que mythes et légendes deviendrait dès lors des faits historiques. L’Atlantide, les chevaliers de la table ronde, les pyramides d’Egypte, les temples Incas, et bien d’autres choses encore…
Quelle formidable opportunité cela offrirait à l’Homme de développer une nouvelle vision de ce qu’il est lui-même, de sa planète, mais aussi de sa place dans l’Univers. Que de questions cela engendrerait-il. Ce serait à la limite de l’avènement d’une nouvelle ère pour l’humanité. Mais une question se pose… l’Homme serait-il prêt à envisager de tels bouleversements ?

Bien sûr, il ne s’agit, au jour d’aujourd’hui, que de simples suppositions. Aucune preuve scientifique irréfutable n’ayant été apportée quant à ces théories. Pourtant, j’ai envie d’y croire. Envie de croire que notre passé n’est pas basé uniquement sur des superstitions, des rêves et du vent. J’ai envie de croire que les moyens techniques et technologiques d’aujourd’hui seront à même d’engendrer de telles découvertes.
L’Homme, en tant qu’espèce, veut des réponses. Il en a besoin. Le monde lui-même se doit d’évoluer, de changer. Seule une révolution sera en mesure d’apporter ce changement. Dans la mesure, une révolution « scientifique et anthropologique » serait sûrement la plus belle évolution possible pour l’être humain.

En attendant ce jour, ces mythes appartiennent toujours au monde de la fiction. Mais pendant encore combien de temps ?

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1906 : la couverture dévoilée

couvertureptL’écriture de ma prochaine nouvelle, 1906, se poursuit à un bon rythme, laissant l’histoire progresser pas à pas et sans précipitation. Néanmoins, outre l’écriture, d’autres aspects de la nouvelle sont travaillés en parallèle, tel que la couverture…

Comme pour mes autres ouvrages, celle-ci est issue de la bibliothèque d’images fotolia.com. Malgré mes casquettes d’auteur et d’éditeur, je suis parfaitement incapable de réaliser moi-même un dessin ou une image pouvant faire office de couverture. J’en achète donc les droits pour quelques dizaines d’euros. Je gagne ainsi un temps précieux, et je bénéficie dès lors d’un élément graphique de qualité.

Aussi, il ne me reste plus qu’à y ajouter quelques éléments particuliers. A savoir, mon nom, le logo de la marque éditoriale Univers Parallèle et bien sûr le titre.
Tout ceci demande un peu de temps afin de choisir les bonnes dimensions et polices d’écriture, mais rien de bien exceptionnel. A noter que depuis quelques temps déjà, j’utulise dans la mesure du possible un maximum de polices d’écriture disponibles sous licences libres. Des polices généralement issue du site dafont.com.

C’est de cette façon qu’est « née », entre hier et aujourd’hui, la couverture de 1906, présentée ci-contre. A noter que même si l’écriture est toujours en cours, la première partie de la nouvelle (environ 18 pages), est disponible en accès libre et gratuit. La relecture/correction de celle-ci étant assurée par Hervé Loth.

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Combien « coûte » l’écriture d’un livre ?

image issue du site : http://cinergika.fr/

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Ecrire un livre, qu’il s’agisse d’un roman, d’une nouvelle ou de n’importe quel autre genre, demande un certain temps à l’auteur. Une durée de travail effectif qui peut s’élever à plusieurs centaines d’heures pour les ouvrages les plus imposants. A tout cela, s’ajoutent d’autres frais incompressibles.

Combien coûte l’écriture d’un livre ? A priori, peu de choses. Un peu d’électricité pour faire fonctionner l’ordinateur, quelques feuilles de papier pour noter certaines idées particulièrement importantes et un peu d’huile de coude… Enfin pas tout à fait. Ecrire un livre peut revenir à plusieurs milliers d’euros pour l’auteur.
Bien sûr, tous les coûts d’un livre ne sont pas nécessairement une dépense réelle de la part de l’auteur. Néanmoins, les nombreuses heures passées à écrire, à mettre en page, à relire… ont un coût indirect. Si l’on y ajoute les frais de relecture et de correction d’un correcteur, l’achat des droits de l’image de couverture, car tous les auteurs ne sont pas nécessairement graphistes, la somme monte petit à petit.

Pourtant, le coût d’écriture d’un livre est une donnée que personne ne connait jamais. Peut-être parce que cela touche d’une certaine façon à l’argent et qu’une sorte de « tabou » se met en place. La raison principale étant probablement que les auteurs eux-mêmes ne cherchent pas à établir clairement cette information. Soit par manque d’intérêt, soit parce qu’ils n’en en pas la moindre idée.
C’est pour cela qu’après avoir décortiqué les véritables coûts d’un livre (les coûts de réalisation et de « mise en vente »), j’ai également mis en place une page spécifique sur mon propre site, afin d’apporter une estimation la plus juste possible de ce coûte l’écriture de mes différents ouvrages.
Une donnée fournie à titre d’indication et qui entre dans mes différents engagements de transparence envers tout mes lecteurs, mais aussi pour faire avancer -très modestement- le monde de l’édition.

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L’Homme (de base) n’est qu’un pantin inerte sans amour propre

h-4-2037111-1271524506J’aime, régulièrement, me lancer dans des diatribes assez fortes à l’encontre de l’Homme. Diatribes selon lesquelles il n’est, pour ainsi dire, rien du tout comparé à tout ce qui l’entoure. Des diatribes selon lesquelles sont passage sur Terre n’est qu’illusoire et qu’il n’y laissera pas de grande trace. Cette fois, je vais tout de même faire une légère différence entre deux types d’Hommes, les castes supérieures et les simples pantins…

« Selon que vous serez puissant ou misérable »… comme le disait la chanson. Les puissants tirent les ficelles, les misérables subissent. Les puissants décident, agissent et se lavent les mains des conséquences de leurs actes. Les misérables, eux, obéissent, nettoient les pots cassés et ferment leurs gueules sans trouver mot à redire.
L’exemple le plus flagrant ? Avant-hier, à Chypre. L’Union Européenne se gargarise d’avoir « sauvé l’île de la faillite bancaire ». La solution, comme d’habitude, de ponctionner un peu partout sans se préoccuper des conséquences. Grande nouveauté, spolier les épargnants d’une partie de leur épargne afin de faire entrer plusieurs milliards d’euros dans les caisses de l’Etat… Le pékin moyen, qui a économisé toute sa vie sur son travail, ses vacances, …, pour tenter d’améliorer un peu son existence, se retrouve délesté, comme ça, sur la décision d’une bande de bureaucrates grassement payés et sans scrupules, d’une partie de ses économies d’une vie.

Pourtant, qui sont les réels responsables de la situation de l’Europe et même du monde entier ? Les simples citoyens, ou les élites dirigeantes qui ont laissé faire sans jamais intervenir du moment que l’argent coulait à flots ?
Néanmoins, les « pantins » ont aussi des responsabilités dans tout cela. Ces « pantins » (desquels je fais moi-même partie), qui acquiescent bien gentiment sans trouver mot à redire. Une petite manifestation par-ci par là, deux ou trois revendications à moitié cédées pour donner un peu d’importance à ceux qui n’on ont pourtant aucune… Et si tout cela ne fonctionne pas, il suffit aux puissants de « diviser pour mieux régner » pour que tout rentre dans l’ordre jusqu’à la prochaine fois.

Les faits sont là… Heureusement, au cours de l’Histoire les « pantins » ont su montrer qu’il y avait des limites à l’acceptable. A chaque fois, ils sont parvenus à renverser les puissants, au prix de nombreux sacrifices, consentis cette fois, et de luttes acharnées et non « réglementaires ». C’est ce qui s’appelle la Révolution !
Une Révolution qui peut prendre n’importe quelle forme et pas nécessairement celle des haches et des torches de 1789. Une Révolution qui menace de plus en plus tellement les puissants continuent de tirer sur la corde, toujours un peu plus, sans remords et sans se soucier de quoi que ce soit. Sauf que quand cette corde va céder…
A moins que… lobotomisés par la ces émissions télé sans queue ni tête, apeurés par des actualités toujours plus négatives, divisés par la caste supérieure… les pantins ne continuent d’accepter tout ce qui leur est imposé sans broncher, toujours prêt à « sacrifier un peu de liberté pour un peu de (pseudo) sécurité […] ne finissent par perde les deux ». Et ce vers quoi tend la société actuelle. Peut-être qu’arrivé à ce stade, les mentalité évolueront enfin et pousseront à une certaine forme de rébellion.

Malheureusement, jamais un troupeau de moutons tondus ne s’est retourné contre son « berger »…

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International Agency for Space Exploration : science ou fiction ?

logogd2Une nouvelle agence spatiale vient de voir le jour. Son crédo, l’exploration spatiale, la vraie. Ses limites, à priori aucune. Son nom officiel (en anglais bien sûr)… International Agency for Space Exploration. L’IASE (ou AIES en français), marquera-t-elle le renouveau d’une véritable politique d’exploration spatiale ou bien sercira-t-elle seulement la science fiction ? Réponses…

Nouvelle entité issue de la volonté de coopération accrue des principales agences spatiales déjà existantes, l’IASE se veut comme le renouveau d’une politique spatiale avant-gardiste. Ne souhaitant pas tomber dans les abîmes de ses grandes sœurs américaines ou européennes, son mode de fonctionnement a clairement été fixé d’entrée de jeu. Totalement indépendante, son financement devra être assuré par des sources privées et non gouvernementales.
Il s’agit bien là d’un premier obstacle, dans un domaine où les besoins financiers sont particulièrement important. La moindre opération « basique » demandant des centaines de millions de dollars de budget.

Néanmoins, les convention signées avec les autres agences permettront à l’IASE de bénéficier des technologies existantes ainsi que de matériels et équipements déjà élaborés et rodés. Il s’agit en quelque sorte d’une forme de « marché de l’occasion » adaptée à l’industrie spatiale.
Même si, à première vue, tout ceci peut sembler « amateur », les ambitions défendues sont pourtant bien réelles… et particulièrement ambitieuses ! Heureusement, les techniciens de l’agence sont prêts à se retrousser les manches pour réaliser des miracles. Le but non affiché, mais facile à deviner, étant également de gagner ses lettre de noblesses sur le grand échiquier de la conquête spatiale.

C’est ainsi qu’une première mission semble avoir déjà débuté, avant même l’annonce de la création de l’agence. Une mission spatiale ayant pour « terrain de jeu » l’environnement lunaire, pour laquelle la navette américaine Atlantis a repris du service après sa « mise à la retraite » de juillet 2011.
En outre, le site internet de l’agence offre à chacun la possibilité de consulter les toutes dernières informations disponibles, « sans censure », ainsi que le visionnage de multiples vidéos issues de la mission actuellement en cours, laquelle se nomme mission 1906. A chacun ensuite de se faire sa propre opinion… Avancée scientifique majeure ou bien pur élément de science-fiction ?

>> le site de l’Internationale Agency for Space Exploration (en français)

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Envoi de ses manuscrits : email ou courrier ?

image issue du site : http://cite-sciences.fr/

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Vous souhaitez envoyer votre dernier manuscrit à un éditeur. Corrigé, aéré et prêt à être présenté, il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux maisons d’édition que vous avez sélectionné. Sélection rigoureuse qui tient compte de plusieurs facteurs tel que le type d’édition pratiqué (compte d’éditeur ou compte d’auteur), mais aussi de la ligne éditoriale de la maison…

Vous y êtes. L’envoi tant attendu de votre manuscrit… Mais comment devez-vous faire ? L’envoyer par email ou par courrier ? Surtout, ne jouez pas cette décision à pile ou face. Bien apparemment banale et sans conséquence possible, cette décision peut pourtant s’avérer contre productive.

En effet, chaque maison d’édition possède sa propre politique de réception des manuscrits. Certaines exigent que l’envoi soit physique et intégral, alors que d’autres favorisent le format électronique et l’email. Tout ceci dépend uniquement de l’éditeur. Ne vous risquez surtout pas à faire lui faire parvenir votre production par une voie qu’il n’a pas prévue.
Généralement, ce type d’informations se trouve indiqué sur le site internet de la maison d’édition. Dans le doute, n’hésitez pas à la contacter par téléphone afin de poser vos questions concernant ce point technique.

En ce qui vous concerne en tant qu’auteur, vous n’avez pas vraiment le choix. A moins que l’éditeur lui-même ne vous le laisse. Dans ce cas, vous pouvez privilégier l’envoi par email. Plus rapide, et surtout beaucoup moins coûteux (pas d’impression ni ne de frais postaux).
Car ces frais ne doivent pas être négligés. Un roman de deux cents pages format A4 envoyé par la poste, vous reviendra à un courrier de 1,06 kg (environ), soit 5,75€ au tarif lettre prioritaire en vigueur au 1er janvier 2013. Si vous devez faire parvenir votre manuscrit à dix éditeurs différents, la somme commence à prendre une certaine importance. Et encore. Si pour plus de sécurité vous optez un envoi recommandé avec accusé de réception, le montant unitaire sera approximativement de 9,55€ par envoi ! Tout ceci ne prenant pas en compte le coût du papier utilisé ni l’achat des cartouches d’encre. Aussi, favorisez donc autant que possible l’envoi par email.

Bien que le mode d’envoi des manuscrits ne doive pas devenir l’un des critère de sélection (ou de non sélection) d’un éditeur, il convient  tout de même de prendre en compte ce point. Pour éviter les frais inutiles, assurez-vous au préalable que chacun des éditeurs que vous avez retenu publie votre genre littéraire. Clairement, n’envoyez pas un ouvrage e science-fiction à un éditeur de poésies. Que ce soit pas email ou pas courrier postal.

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Auto-édition et compte d’auteur

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Le monde de l’édition est, si l’on peut dire, divisé en trois. D’un côté, il y a le compte d’éditeur : les éditeurs « classiques » qui prennent en charge la totalité de la création de l’ouvrage sans aucun frais pour l’auteur. Au « centre », se trouve l’auto-édition : l’auteur lui-même se charge de tout. Et pour terminer, il reste l’édition à compte d’auteur : l’auteur confie la charge à une (pseudo) maison d’édition qui se charge de tout contre rémunération. Quelles sont donc les vraies différences entre auto-édition et compte d’auteur ?

L’édition à compte d’auteur :
Dans la très grande majorité des cas, puisqu’il ne serait pas honnête de généraliser, les éditeurs à compte d’auteur  se définissent eux-même comme des maisons d’édition. Elles proposent généralement des services comparables à ceux des éditeurs classiques. Néanmoins, là où le bas blesse, c’est qu’il est nécessaire, pour l’auteur, de payer d’importantes sommes pour que le processus de publication de son ouvrage soit lancé.
Bien sûr, officiellement parlant, une sélection des textes est effectuée par un comité de lecture. Il n’en reste pas moins qu’il est fortement permis de douter de cette sélection lorsque l’on prend en compte que chaque manuscrit approuvé est susceptible de rapporter plusieurs centaines, voir milliers d’euros à « l’éditeur ».
En outre, en guise de diffusion de l’ouvrage, il ne s’agit, souvent, que d’un simple référencement dans quelques librairies en ligne ainsi que sur le propre site de l’éditeur. D’autant plus que pour ces « éditeurs », l’important ce n’est pas le nombre de vente de chaque ouvrage, puisque la majeure partie des bénéficies sont réalisés avant publication, via les paiements des auteurs eux-même.

A chaque auteur donc de se pencher sur la question et de bien étudier le « contrat d’édition » (exemple de contrat d’édition valable, à compte d’éditeur) proposé par un éventuel éditeur à compte d’auteur. La principale interrogation à avoir est : « Est-ce que voir mon manuscrit se transformer en véritable livre nécessite de payer plusieurs milliers d’euros ? »
Car il est tout à fait possible d’arriver au même résultat que l’édition à compte d’auteur en passant par l’auto-édition. Le tout pour un coût de seulement quelques dizaines d’euros maximum…

L’auto-édition :
L’auto-édition consiste, pour un auteur, à organiser la publication de son ouvrage de A à Z, sans passer pas une maison d’édition. S’auto-éditer demande une grande implication et de nombreuses recherches, en particulier pour tout auteur n’ayant que peu de « connaissances techniques » du monde de l’édition. Ce sont toutes ces difficultés qui poussent généralement un auteur à se tourner vers le compte d’éditeur. Pourtant, il est tout à fait possible de « sous-traiter » ces étapes techniques (exemple, mon propre service d’aide à l’auto-édition) pour des sommes incomparables à ce que demandent les éditeurs à compte d’auteur.
Autre grande différence, en auto-édition l’auteur ne signe aucun contrat puisqu’il réalise lui-même son ouvrage, et conserve donc la totalité de ses droits sur son ouvrage. Il peut l’exploiter comme bon lui semble, sans avoir le moindre compte à rendre à un quelconque éditeur.

L’auto-édition est un système nécessitant pour l’auteur de s’y connaître dans tous les domaines techniques de l’édition (sauf à confier certaines étapes à un tiers). Il est nécessaire de pleinement s’impliquer dans la diffusion de son ouvrage et de bien garder à l’esprit, à l’inverse de ce que laissent entendre bon nombre d’éditeurs à compte d’auteur, qu’à moins de créer un vrai buzz ou d’avoir une certaine notoriété pré-existante, les chances de voir son ouvrage dépasser quelques centaines de ventes est faible.

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A vous de jouer, amis lecteurs…

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Un blog évolue généralement au fil des articles qui y sont publiés par son auteur. Des articles qui, de leur côté, rassemblent un public plus ou moins important, selon les thématiques abordées, le sujet évoqué, et de nombreux autres facteurs.

C’est la raison pour laquelle je propose à chacun, par réaction à cet article ou par contact mail, au choix, de me faire part des divers sujets qui pourraient être évoqués ici même, dans les jours et semaines à venir. Bien sûr, il serait préférable que ceux-ci soient en rapport avec l’auto-édition ou le monde de la littérature en général.
J’ai déjà abordé de nombreux thèmes depuis l’année dernière, mais couvrir des domaines aussi vastes que ceux cités ci-dessus est quelque de pratiquement impossible. Aussi, n’hésitez donc pas à me faire connaître les sujets que vous souhaiteriez que j’évoque prochainement.

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un « appel de la dernière chance ». Quoi qu’il arrive, de nouveaux sujets et articles seront traités et continuerons de l’être dans l’avenir. Non. Je souhaite simplement associer les lecteurs, réguliers ou non, au contenu de ce blog. Alors une interrogation, une question particulière, un « vide littéraire »… faites-le moi savoir !

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La « qualité » d’un texte se mesure-t-elle à son audience ?

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Venant de tomber un peu par hasard sur cet article (et plus précisément sur ses commentaires) intitulé « Palmares des auteurs francophones les plus lus en 2012 », l’idée m’est venue d’écrire cet article. Comme dans de nombreux domaines et classements nationaux / internationaux en tous genres, la qualité se mesure très souvent à l’audience rencontrée. Pourtant, qualité rime-t-elle réellement avec audience ?

Mon point de vue sur cette question est claire et ne souffre d’aucune hésitation. La réponse est clairement « non ». Bien sûr, cet avis n’engage que moi. Néanmoins, penchons-nous un peu plus en détails sur ces termes que sont « qualité » et « audience » dans le monde de l’édition (ce qui est également valable pour bon nombre d’autres secteurs).

Juger de la qualité d’un ouvrage relève d’une appréciation particulière et surtout personnelle. Ainsi, la qualité d’un livre sera différente selon la personne interrogée. Un titre pourra sans aucun problème être jugé comme étant « parfait » par un lecteur, tandis que son voisin le considérera plutôt comme tout juste bon à caler le meuble des toilettes quelque peu bancal.
Et pourtant, tous les deux seront persuadé d’avoir raison. D’ailleurs, personne en ce bas monde ne pourra contredire l’un ou l’autre avec certitude et chercher à faire de son point de vue LA REGLE universelle et incontournable. La qualité d’un roman, d’une nouvelle, d’une poésie… est certainement la chose la plus subjective existant. Même le plus grand des critiques littéraire ne pourra au mieux qu’avancer sa vision des choses. Certes sa renommée fera de sa parole une référence, mais jamais il ne pourra invoquer une quelconque réalité. A moins de considérer toute personne dont l’avis diverge comme étant un(e) menteur(euse). Ce qui serait particulièrement idiot.

Inversement, l’audience d’un texte peu être mesurée sans le moindre soucis. Quelques outils adéquats et le tour est joué. Encore mieux. Elle peut aussi être « manipulée ». Non pas dans le sens « trucage », mais plus dans le genre « influencée ». C’est une technique très simple et connue depuis de très longues années qui permet d’y parvenir. Cela s’appelle, le marketing !
Oui, l’audience d’un ouvrage (d’un film, d’un produit quelconque…) est dictée par le marketing qui en est fait. Lorsque Marc Levy est l’invité du 20h, que Michel Houellecq rencontre Michel Drucker un dimanche après midi ou que n’importe quel autre se retrouve dans une émission d’Arthur & co, ce n’est pas pour parler de la famille ni de quelques anecdotes de leurs vies. Non, c’est une opération marketing parfaitement orchestrée afin de parler de leur dernier né. Ce qui en soit n’a rien d’anormal. Tout auteur / éditeur, ayant besoin d’attirer l’attention sur l’ouvrage à paraître.
Il faut tout de même bien comprendre que dans de tels cas, seule la notoriété pré-établie, les moyens financiers importants de chacun des acteurs (médias, éditeurs, société marketing…) et les contrats existant dictent la liste restreinte des titres et des auteurs qui auront l’opportunité de se trouver sous le feu des projecteurs. Dans ce processus d’accroissement de l’audience, jamais la qualité n’entre en compte.

Alors cela ne signifie pas que tout ces ouvrages présentés dans les divers médias de « grande influence » ne sont bons que pour le meuble des toilettes, mais bien que « qualité » et « audience » ne vont pas nécessairement de paire. Là où la première est un ressenti personnel et affectif, la seconde n’est que l’ombre et l’interprétations de quelques chiffres démunis d’âme et de réelle valeur affective.

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