Comment aborder un ouvrage de science-fiction ?

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La science-fiction est un genre littéraire à part, lequel ne doit pas être appréhendé de la même façon que le policier ou encore l’aventure. La science-fiction est à part et se doit d’être abordée d’une façon particulière.

Tout comme les genres du fantastique et du fantasy, la science-fiction a ceci de particulier qu’elle développe des histoires dans des milieux étrangers à ceux qui existent réellement. Étrangers dans le sens où ils ne sont pas assimilables à ce que nous connaissant dans la vie de tous les jours. Il peut y avoir des ressemblances, mais elles sont en général assez limitées.
Alors que dans du policier « classique » (une histoire uniquement policière), par exemple, l’auteur concentre d’avantage son imaginaire sur la création d’énigmes et de situations énigmatiques, il n’a, a priori, pas la nécessité de « réinventer » le monde dans son ensemble. Ce qui n’est évidement pas le cas d’un auteur de science-fiction, qui se doit de mettre en place un contexte imaginaire crédible, dans un monde ayant particulièrement évolué. Cela ne revient pas à dire que l’auteur de science-fiction produit un travail plus compliqué que l’auteur de policier. Non. Il s’agit juste de travaux différents mais tout aussi difficiles.

Aussi, il est donc important de ne pas aborder la lecture d’une œuvre de science-fiction de la même manière que tout autre type d’ouvrage. Il faut s’attendre à découvrir un nouveau monde, lequel est régi par de nouvelles normes de société, composé de technologies différentes, se passe ailleurs que sur terre…
La science-fiction est un genre littéraire à part, dans le sens où il permet de tout inventer et réinventer. Il offre une totale liberté d’écriture aux auteurs. Il n’impose aucune limite autre que celles de l’imaginaire personnel, du moment que l’histoire est écrite de façon logique et claire. La science-fiction est, avec le fantasy, le meilleur moyen de développer l’imagination des lecteurs. C’est un genre d’avenir ou chacun peut se retrouver, et surtout, imaginer ces mondes de fiction d’une façon qui lui est propre et unique. La science-fiction est un genre à part entière et magnifique. Que les textes soient sombres ou joyeux, elle permet à tous de s’évader dans de nouveaux mondes, coupant alors la connexion avec notre vie contemporaine si stéréotypée et si désolante.

Bien sûr, tout le monde n’aime pas la science-fiction. Mais c’est un genre qui se doit d’être respecté au même titre que tous les autres. Tout comme eux, il demande de la rigueur et une imagination débordante. Qu’on l’aime ou pas, la science-fiction est ce qu’elle est… et personne n’y pourra jamais rien. Bien heureusement.

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La mode : ennemie de la littérature

La mode est ce qui défini de façon plus ou moins poussée l’attitude des personnes souhaitant afficher leur appartenance à une « communauté » adoptant des manières particulières. Il peut s’agir d’une mode vestimentaire, d’une mode « parlée », d’une mode cinématographique, ou encore d’une mode littéraire. Car rien n’échappe à la mode. Le problème étant qu’il s’agisse, par définition, de quelque chose de formaté allant à l’encontre de l’épanouissement de l’imaginaire personnel.

Faire quelque chose comme tout le monde, c’est accepter de se fondre dans la masse. C’est choisir la voie de la facilité. Bien sur, il est toujours possible d’apporter sa propre touche, mais sans jamais se détacher de l’élément à la mode. Ainsi, il n’y a aujourd’hui plus rien d’extra-ordinaire à écrire une histoire d’amour entre adolescents vampires et humains. Tout comme il n’y a plus d’intérêt d’écrire une histoire de sorcier envoyé dans une école de magie et affrontant des méchants magiciens… Il est vrai qu’en partant sur un pente aussi glissante que celle-ci, il est tout à fait de se dire que depuis deux mille ans, tous les types d’histoires ont été abordés et ré-abordés depuis des lustres.
La seule solution pour ne pas tomber dans ces écueils est d’apporter sa propre touche personnelle, tant au niveau du style d’écriture que de celui de l’histoire en elle-même. L’important est de rester fidèle à ses conviction ainsi qu’à ses valeurs, même si celles-ci vont à l’encontre de de ce que la mode littéraire prêche. Il ne faut surtout pas tomber dans la facilité de l’histoire racontant les aventures d’un gentil méchant qui tombe amoureux de l’héroïne avant, ensuite, de se rebeller contre ses anciens acolytes. Faire confiance à sa propre imagination et à sa propre façon de penser sont les bases d’une histoire bien posée et surtout unique.

Tout auteur ne trouvant aucun inspiration au fond de lui et se sentant obligé de reprendre des codes et idées maintes fois repris ne peut pas se définir comme un écrivain légitime écrivain. Car il y a trois types d’auteurs / écrivains.
Les premiers, plutôt rares et rarement reconnus de leur vivant sont les « précurseurs ». Ce sont ceux qui, dans leurs textes et dans leur façon d’écrire, parviennent à imposer aux yeux de tous leurs styles nouveaux, tels des exemples à suivre (et non pas à copier). Il ne s’agit pas, pour être un précurseur, de vendre des centaines de milliers d’exemplaires ou d’être signé par une grande maison d’édition. Seule la reconnaissance unanime des lecteurs, critiques… permet d’élever un écrivain à ce rang.
Viennent ensuite les « originaux ». Ces écrivains qui osent faire confiance à leur imaginaire, qui ne bradent pas leurs styles, et qui osent « bafouer » les règles établies, dans le but de tenter de faire avancer les choses. Ce sont des écrivains à qui il manque encore le petit quelque chose qui fera peut-être d’eux, un jour, des précurseurs, mais qui écrivent avec leur cœur  et leur imaginaire.
Et pour terminer, il y a les « suiveurs », qui, surfant sur un concept à la mode s’imaginent tout de suite être de véritables stars de la littérature dès lors qu’ils sont parvenus à publier leur ouvrage. Là encore, le classement dans cette catégorie n’a rien à voir avec le volume des ventes, un auteur de best-seller pouvant parfaitement se situer à ce niveau.

Aussi, la mode, qui se veux le plus populaire possible, ne peut rien engendrer de nouveau. Bien qu’à l’origine il s’agisse d’un phénomène nouveau, son hyper-banalisation, à tous les niveaux, ne permet pas d’en faire ressortir de nouveauté. Heureusement, la mode est un concept très aléatoire. Malheureusement, l’Homme ne peut se passer de mode pour vivre normalement. Il se doit d’appartenir à un groupe reconnu, et donc d’en accepter les codes, les tenants et les aboutissants. Sous peine de s’en retrouver exclu si jamais il ose s’en démarquer.

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Les livres (et interprétations) de tous les dangers…

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L’Homme est ainsi fait qu’il ne peut vivre sainement et sereinement sans croyance. Il ne peut rester sans que tout lui soit expliqué, décrit, raconté… peu importe que tout ceci soit farfelu, improbable, ou même totalement irréaliste. L’Homme est de nature naïve et prends pour comptant certaines choses sans aucun fondement réel prouvé. A ce titre, il en devient même  apôtre de la violence, de l’irrespect et de l’intolérance.

Qu’il s’agisse de la Bible, du Coran, de la Torah, ou de n’importe quel autre livre sacré, tous se disent les « messagers » d’un homme, puissance divine régnant sur tous les Hommes. Tous sont censés apporter paix, entre-aide, respect et tolérance. Pourtant, ils sont tous à l’origine des plus violent et meurtriers conflits qu’à connue, et que connaît encore, notre monde. Guerres, croisades, intégrisme religieux… Alors que la religion ne devrait être qu’une croyance, partagée ou non par chacun, c’est aujourd’hui devenu un véritable « phénomène de société », utilisé comme prétexte pour s’offusquer contre n’importe qui ayant un point de vue différent et osant la critique.
Une représentation du Christ sur sa croix au théâtre, des manifestions, des tentatives de censure, des plaintes et des violences. Une représentation illustrée de Mahomet, des manifestations, des tentatives de censures, des plaintes et des violences.

Aujourd’hui, les religions, sans aucune exception, ne sont plus de simples composants de la vie privée. Elles rejaillissent désormais sur la société dans son ensemble, tentant de faire imposer leurs propres règles, au détriment des lois républicaines.
De quel droit, en se basant sur un simple livre de fiction, peut-on décider d’intervenir dans la vie d’autrui et de dire que l’avortement est illégal ? De quel droit, en se basant sur un autre livre du même type, peut-on déclarer que la femme n’est pas l’égal de l’homme ? De quel droit devrait-on considérer les homo-sexuels comme des sous hommes ? De quel droit peut-on déclarer une guerre, commettre des violences, des attentats, au nom de livres sans aucun fondement ?

La religion doit être un choix personnel et privé. Un choix qui ne devrait pas dépasser le domicile de tout Homme. Chacun est libre de ses propres choix, mais ne peut en aucun cas les imposer, ou tenter de les imposer, à ses semblables. En outre, la religion doit pouvoir être critiquée, comme le sont toutes choses de la vie. Et la réponse à ces critiques ne doit pas tenir en un seul mot, « raciste », ou « antisémite »… La liberté doit prévaloir sur tout type de croyance. Il est interdit d’interdire de croire, mais il est aussi interdit d’imposer la croyance.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l »un ni l’autre et fini par perdre les deux« . Le monde dans lequel nous vivons de nos jours est tel qu’il est vital de ne pas céder face aux interprétations inacceptables que certains « croyants » (de toutes religions) tentent d’imposer à tous. La liberté d’expression s’applique à tous, y compris à ceux ne partageant pas les mêmes croyances.
Mes propres sont des fictions, tout comme le sont, jusqu’à preuve du contraire, la Bible, le Coran, la Torah et tout autre livre « Saint ». Peut-être ceux-ci n’appellent-ils pas aux violences et autres aberrations devenues monnaie courante, mais le fait est que certaines de leurs interprétations sont de véritables incitations à la haine et à la violence.

Aucun livre ne doit être pris pour prétexte à de tels débordements. Au point qu’actuellement toute critique de n’importe quelle croyance religieuse est sujette à des réactions épidermiques et sans communes mesure avec la critique elle-même. On n’aime pas une religion, on est donc considéré comme anti-quelque chose. En gros comme je n’aimais pas l’école, j’étais donc anti-scolaire. Comme je n’aime pas les épinards, je suis donc anti-épinard. Je n’aime pas les cons, je suis anti-cons…
Il faut arrêter avec ces points de vue bien-pensants. Il faut arrêter et revenir à la réalité. Chaque Homme est conçu et né de la même façon. Qu’il vienne au monde en Europe, en Amérique, en Afrique, en Asie ou en Océanie, nous sortons tous par le même trou. La religion n’est qu’une question personnelle et doit le rester. Vu la façon dont tournent les choses, je me permet de dire que la religion est la pire chose jamais inventée par l’Homme. Et pour reprendre l’expression (adaptée à ma sauce pour l’occasion) de Jean Lefebvre, alias Pithiviers, dans une célèbre trilogie comique, « Si j’connaissais l’con qu’a inventé la religion*« .

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*Puisqu’il est important de rendre à César ce qui est à César, l’expression originale était bien sûr « Si j’connaissais l’con qu’a fait sauter l’pont« .

L’Humanité ne va pas dans le mur… elle y est déjà !

Mes textes sont généralement plutôt sombres. Je ne dirais pas « noirs », car j’ose encore espérer que l’Homme et l’Humanité puissent encore changer et gagner en maturité, en respect et en honnêteté. Pourtant, j’y crois de moins en moins. Et deux exemples, tous deux arrivés en l’espace de 48 heures, me rendent de plus en plus dubitatifs quant à la lâcheté, la débilité et l’égoïsme de l’Homme. Peut-être suis-je un réducteur, mais j’assume totalement.

Tout à commencé mardi en début d’après midi. En rentrant de mon travail, une camionnette me grille un stop et m’oblige à piler pour ne pas lui rentrer dedans. Je l’évite, il n’y a pas de casse, pas de bobos, rien de grave. Seul mon klaxon en a pris un bon coup. Tout aurait pu s’arrêter là si le conducteur de ce véhicule ne s’était pas arrêté une vingtaine de mètres plus loin. Voyant cela, je m’apprêtais à mon tour à descendre de voiture, afin d’avoir une petite explication.
Si ce n’est que lorsque je l’ai vu se mettre à courir comme un fou dans ma direction, criant à en réveiller les morts et brandissant une batte de base-ball, je me suis ravisé assez rapidement et ai décidé de ne pas mettre en danger, et donc de partir fissa. Arrivé chez moi, direction la gendarmerie… pas de plaque d’immatriculation, pas de plainte… un fou en pleine nature…

Deuxième acte, ce matin même. De nouveau en rentrant du travail; Peut-être devrais-je me mettre au chômage, ce serait sans doute bien moins dangereux pour moi… A peine arrêté devant chez moi (à cheval sur le trottoir et la chaussée, à un endroit où c’est bien évident totalement autorisé, les feux de détresse allumés pour bien me signaler alors même qu’il faisait parfaitement jour), le moteur toujours en route, et encore assis dans la voiture, que je vois une automobiliste arrivant face à moi, très près du bord de la route… qui m’a complètement arraché mon rétroviseur passager.
Une nouvelle fois, je sors de la voiture, pensant qu’en personne civilisée, cette dame allait aussitôt s’arrêter, reconnaissant la totalité des tords, pour ensuite remplir un constat amiable… Qu’est-ce que j’ai été bête encore une fois… Cette dame, qui n’en avait probablement rien à faire, a préféré continuer sa route, comme si de rien n’était. Résultat… re-gendarmerie… Manque de bol, je n’ai une nouvelle fois pas eu le réflexe, ni le temps, de noter la plaque d’immatriculation.  Impossible donc de porter plainte, ni de faire valoir mes droits auprès de mon assurance. Me voila obligé de payer la franchise pour faire réparer ma voiture, sans laquelle je je ne peux pas travailler…

Aussi, quand je vois des comportements comme ceux-là, j’ai de plus en plus peur pour l’humanité et pour notre avenir à tous. Il est grand temps que l’Homme prenne conscience que tout part de travers, et qu’il se doive de réagir. Et la première chose à faire, c’est une bonne éducation dès l’enfance. Apprendre le respect, l’honnêteté et la vie en collectivité à tous ces ###### qui peuplent aujourd’hui la Terre. Je n’ai pas la prétention d’être parfait, loin de là, mais j’ose quand même dire que si tout le monde était comme moi, la planète, l’Homme et l’Humanité ne s’en porteraient que mieux. Car malgré tout mes défaut, mes parents m’ont donné une certaine éducation qui manque à beaucoup de personnes. Je n’ai pas vécu dans les années 50/60, loin de là… Mais je me dis qu’aussi stricte soit-elle, l’éducation avait alors du bon… du très bon !! Il y a vraiment des baffes qui se perdent de nos jours. Et ça ne fait qu’empirer… Pauvre Terre !!

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Je suis un homme…

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L’Homme est l’espèce dominante sur Terre. C’est lui qui impose ses propres règles, aux dépens même des autres espèces vivantes. L’Homme se croit intouchable, au dessus de tout. Il s’imagine que la science lui permettra toujours, quoi qu’il arrive, de s’en sortir de la meilleure des façons.

L’Homme est pétri de qualités… mais aussi de défauts. Il est souvent animé de préjugés en tous genres, habité par un sentiment de toute puissance. Il aime généraliser tout un tas de choses, au risque de commettre des erreurs grossières. Il apprécie particulièrement en mettre plein la vue à ses semblables, en particulier ceux qu’il côtoie régulièrement. Il n’hésite pas à se vanter dès qu’il en a l’occasion. Il se fait un malin plaisir à se faire passer pour plus beau, plus fort, plus intelligent qu’il ne l’est réellement. Aujourd’hui, encore plus que par le passé, l’Homme est tombé dans l’écueil du paraître. Il ne cherche plus à être tel qu’il est réellement, mais seulement à paraître tel que la société veut qu’il soit.

Pourtant, l’Homme pourrait faire de très grandes choses si il parvenait à se remettre en cause et à reprendre la place qui devrait normalement être la sienne. Plus de guerres, de la coopération dans tous les domaines, pour ne pas dire de l’entre-aide, du soutient, plus de haine, de peurs inutiles, de « lavages de cerveau »… Que le monde serait parfait. Peut-être un peu morne, mais tellement plus calme et agréable à vivre. Malheureusement, l’espèce humaine ne prends pas vraiment la direction de cette harmonie pourtant si précieuse.
Pour y parvenir, il faudrait que l’Homme commence par se remettre en cause. Qu’il accepte de reconnaître ses défauts, qu’il arrête de les nier. Il est vrai que dans notre société du paraître, admettre de ne pas être parfait est déjà considéré comme un défaut en soi… alors comment s’en sortir ?

Peut-être en mettant de côté son égo et en faisant passer notre société contemporaine et ses codes au second plan. Car lorsque l’on prends de conscience de choses telles que l’Univers; sa complexité, son étendue pour ainsi dire infinie, sa beauté… On se rends alors compte que nous, humains, ne sommes que des êtres sans la moindre importance à l’échelle du tout. L’Homme n’est rien. Il ne vaut rien, ne pèse rien. Qu’il soit là ou non… comment dire ? Cela n’a aucune importance. Il n’est que de passage dans ce vaste monde dont nous ne connaissons que si peu de choses.
Prendre conscience d’une telle chose n’est pas aisé. Mais cela permet de relativiser l’impact que peut avoir la société sur nos vies et sur nos existences. Prendre conscience de l’Univers est la meilleure solution pour enfin oser admettre ses propres erreurs, ses faiblesses… L’Homme n’est pas parfait, loin de là. Malheureusement… je suis un Homme.
Et même si je reconnais volontiers ne pas être parfait, avoir de nombreux défauts, parfois juger sans connaître, sans savoir… je sais d’avance que pour nombre de personnes ceci sera vu comme de la vantardise. Comme le fait de chercher à me démarquer de la masse. Et bien à ceux-là, si tel est le cas, je n’ai qu’une seule chose à dire.

– « Oui je suis un vantard. Et je suis fière de l’être« .

Et je tiens même à remercier toutes les personnes qui sont capables de me rappeler mes défauts, toutes celles qui me permettent de rester imparfait et donc Homme. Car je ne mérite rien d’autre que d’être un Homme. L’Homme est ce qu’il est. C’et à dire pas grand chose.
J’admet mes défauts. C’est un bon début. Mais pour me hisser au dessus du niveau général de l’Homme, il me faudrait au minimum parvenir à me débarrasser de tous ces défauts. Sauf que j’en suis encore très loin tellement ils sont encrés en moi comme en chaque Homme. Je ne me vante pas. J’admet juste être un Homme. Si tout le monde y parvenait sur Terre, le monde dans lequel nous vivrions serait paradisiaque…

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La Terre et la nature ne sont pas de la science-fiction… mais NOTRE réalité

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Je suis auteur de science-fiction. C’est à dire que j’écris des textes imaginaires, plus ou moins liés au monde et évènements contemporains. En aucun cas mes écris ne présentent l’avenir tel qu’il sera dans quelques années. Je n’aurais pas cette prétention. Il ne s’agit que de points de vues possibles. Rien de plus. Néanmoins, une chose est certaine.

Il est certains que j’écris des histoires assez peu flatteuses pour l’Homme et l’humanité dans son ensemble. Mais tout ceci s’appuie sur certains faits que personne ne peut contester : Une gestion déplorable de la Nature et de notre environnement. Entre surconsommation,  surpopulation, destruction des milieux naturels… et bien d’autres choses encore, il est évident que l’Homme vit au jour le jour sans se soucier de l’avenir.
Tout ce qui importe, c’est son confort personnel. Peu importe la Terre qu’il laissera à ses enfants et à se descendants. Il n’en a absolument rien à faire. J’espère vraiment que l’avenir ne sera pas tel que je le décris dans mes fictions. Je l’espère, mais j’ai bien peur que les choses ne fassent, finalement, qu’empirer. Les ressources de notre planète sont limitées, mais ça, personne ne veut l’admettre. Qu’il s’agisse de l’eau ou de tout autre élément naturel, il est plus que temps de prendre conscience que nous vivons aujourd’hui à crédit et que cela ne peut plus durer.

Je voudrais pouvoir écrire que dans cinquante, cent, deux cents ans… la vie sur Terre sera paisible et se fera dans le respect de chacun et en particulier de la Nature, mais je n’y crois pas. L’Homme est ainsi fait qu’il cherche à contrôler tout ce qui l’entoure, au risque de le détruire à petit feu.
Il est nécessaire, rien qu’en partant de constats simples et sans appels tels que cités ci-dessus (surpopulation, surconsommation…), de changer les choses et de respecter enfin la nature. Pour cela, pas besoin de revenir à l’âge de pierre. Non. De petits efforts chaque jour peuvent faire énormément si tout le monde s’y mettait. Installer des ampoules à LED très basse consommation (3 Wh éclairant aussi bien qu’une ampoule à incandescence de 40 Wh). Installer des réducteurs de débits aux robinets (pour passer de 15/20 litres par minute à 5 litres par minute), des pommeaux de douche économisant eux aussi jusqu’à 70% d’eau*.
Bien sûr, tout ceci coûte plus cher que leurs équivalent plus polluants/consommateurs en ressources. C’est évident. Mais il ne faut pas oublier de 70% d’économies en eau, c’est aussi une facture d’eau réduite d’autant… D »penser un peu plus à l’achat pour économiser par la suite, cela s’appelle un investissement. Et si en plus cet investissement permet des économies de ressources, cela devient un investissement durable !

Nous n’avons qu’une seule Terre… et ça, ce n’est pas de la science-fiction… tout comme le fait que si chacun y mettait un peu du sien, il serait possible de améliorer les choses et de préparer un avenir plus agréable et plus solidaire pour les générations futures. Générations auxquelles nous empruntons aujourd’hui la planète que nous habitons. Et ce jour là, peut-être me mettrais-je à écrire des textes de science-fiction envisageant un avenir meilleur et plus beau.

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* Je n’ai bien sur aucun lien avec les sites indiqués, si ce n’est celui d’avoir déjà commandé sur chacun d’eux et d’avoir été parfaitement satisfait. Seulement, pour un sujet pareil, j’ai préféré ne pas renvoyer vers un moteur de recherche mais diriger directement vers deux sites parfaitement adaptés (uniquement de mon point de vue, cela va de soi).

La science-fiction peut-elle influencer la réalité ?

Il y faut distinguer deux types de science-fiction. Deux types bien différents qui ne peuvent, et ne doivent pas , être abordés de la même façon. Deux types tout aussi passionnants et intéressants l’un que l’autre, mais dont l’approche en terme d’écriture est radicalement opposée.

Les deux types de science-fiction sont donc la science-fiction que je qualifierais de « proche », qui peut se voir comme de l’anticipation, et celle plus « éloignée ». La première plonge lecteurs dans un avenir distant de seulement quelques années, au sein duquel ils sont susceptibles de retrouver leurs marques. La seconde, elle, propulse les lecteurs dans un lointain futur, au delà du siècle, supprimant toute possibilité de représentation du monde par rapport à ce qui existe aujourd’hui.

Ainsi, la science-fiction dite lointaine ne se base fondamentalement sur aucun fait actuel. Bien souvent, même si ses racines peuvent avoir pour origine quelque chose de contemporain, elles ne permettent pas vraiment au lecteur de s’y raccrocher de façon à faire le lien entre les évènements passés (notre présent actuel) et la situation actuelle (déroulé de l’histoire).
Inversement, la science-fiction d’anticipation (futur proche) prend, dans la très grande majorité des cas, ses racines de nos jours. Elle se bas généralement sur des évènements ou situations que nous connaissons ou sommes susceptibles de connaître. C’est là que se situe la grande différence entre les deux types de science-fiction.

De ce fait, il est impossible de supposer que la science-fiction lointaine soit le reflet futur de la vie telle que nous la connaissons. Impossible car bien trop éloignée de nous dans le temps. D’ailleurs, aucun d’entre nous ne saura jamais ce qui se passera en l’an 2654… à moins que l’immortalité soit découverte.
Il en est donc tout à fait autrement avec la science-fiction d’anticipation. Situer une histoire en 2030 permet à chaque lecteur de se la représenter relativement facilement. Dès lors, il est en mesure d’identifier précisément les éléments de référence censés conduire à la situation dans laquelle vous avez décidé de placer votre récit. Que votre anticipation s’avère finalement exacte ou complètement erronée n’aura alors que peu d’importance.
Vous devez donc vous demander, avant même d’écrire votre histoire, si vous souhaitez lui donner une apparence réelle (anticipation), ou bien si vous préférez explorer une période temporelle plus lointaine. Quoi qu’il en soit, ce choix appartient à vous seul. Il doit uniquement dépendre de vos préférences, de votre style littéraire, et bien sur du texte que vous désirez écrire.

Enfin, il est donc évident que la science-fiction peut influencer la réalité. Elle ne sera pas en mesure de la « créer », cependant des textes d’anticipation peuvent très bien amener à une certaine prise de conscience et influencer les idées, et éventuellement les actions, de certaines personnes.

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Les préjugés de l’auto-édition

Image provenant du site : blue-moon.fr

Je suis un auteur auto-édité. C’est à dire que je conçois moi-même mes ouvrages de A à Z. De l’idée de départ germant dans ma tête jusqu’à la mise en vente, en passant par la mise en page, les obligations légales et le choix de l’imprimeur, je m’occupe de tout.

Fort d’une certaine expérience que peu de personne possède (auteur, ancien créateur et gérant de maison d’édition…), je connais plutôt bien le monde de l’édition. Je sais en particulier que c’est un domaine dans lequel les préjugés vont bon train. Aussi, pour une très grande majorité de la population, un auteur ne sera considéré comme « valant la peine d’être lu » que lorsqu’il aura été publié au moins une fois dans sa vie par une grande maison d’édition, laquelle pourra faire figurer son ouvrage en tête de la gondole à la FNAC, chez Chapitre et dans toutes les grandes librairies existant.
Pourtant, il existe grand nombre d’auteurs talentueux qui sont publiés par des maisons d’édition de plus petite taille et donc avec des moyens marketing plus réduits. Ceux-ci peuvent se trouver dans des librairies plus « traditionnelles », ainsi que dans le fond de certaines étales des grands distributeurs cités ci-dessus. La considération du public pour ces auteur n’est pas mauvais, mais n’atteint pas non plus des sommets. Forcément… pour madame Michu et son fils Kevin, si ces auteurs étaient si bon que cela, ils seraient publiés chez de grands éditeurs… Oui, enfin bon…

Vient ensuite le cas des auteurs auto-édités, tel que moi par exemple. Ces auteurs qui, du point de vue de cette même madame Michu et de son fils Kevin, sont de vrais ratés puisqu’aucune maison d’édition, y compris la moins connue d’entre toutes, ne veut d’eux. Dès lors, il est évident que ces auteurs sont des analphabètes incapables d’aligner une phrase sans commettre la moindre faute d’orthographe et de grammaire, et dont l’imagination doit probablement être aussi développée que celle d’une éponge (l’animal marin, pas l’éponge à récurer…). Des personnes du même niveau que madame Michu et son fils Kevin en quelques sorte.
En effet, quel intérêt de lire des auteurs qui n’apporteront aucune fantaisie, aucune nouveauté, aucune fraîcheur à leurs ouvrages ? Non, franchement, il vaut bien mieux lire le dernier Harry Potter ou Twilight, formaté de bout en bout pour des raisons purement marketing et financières. De plus, quel serait l’intérêt pour madame Michu et Kevin de discuter d’un sombre inconnu ignare et sans le moindre intérêt ? Honnêtement… la vraie culture est celle que tout le monde connait. Le reste n’est que fioriture.

Pourtant, même dans l’auto-édition il existe de très bons auteurs. Des auteurs qui écrivent par passion et pour l’amour de la littérature. Des auteurs qui manient aussi bien, et peut-être même mieux, les mots et subtilités de la langue française que les « grands » auteurs vendus par les majors de l’édition. Des auteurs qui d’ailleurs se doivent d’avoir une importante connaissance du monde de l’édition si ils veulent s’en sortir.
Ces auteurs ne sont pas des graphistes, ce sont des écrivains. Il se peut donc que les couvertures de leurs ouvrages ne soient pas aussi « parfaites » que celles de leurs homologues publiés chez Gallimard ou Flammarion. Mais est-il juste de juger une œuvre de plusieurs dizaines ou centaines de pages juste en voyant sa couverture ? Est-il juste de juger un auteur uniquement par le fait qu’il ne soit pas publié par un éditeur connu ? La réponse est « non » bien sur. Mais madame Michu et Kevin, formatés par la société d’aujourd’hui, qu’on leur vend à toute berzingue à longueur de journée, eux ne le savent pas. Leur raisonnement se limite au simple « si c’est pas de la marque, c’est de la me*** ». Le pire c’est qu’ils n’en sont mêmes pas responsables… La seule chose qui pourrait leur être reproché, c’est une trop grande naïveté, rien de plus. Sauf qu’à l’instar des failles informatiques, la naïveté est l’une des plus grandes « faille » de l’Homme. Faille par laquelle s’engouffrent toutes sortes de « maux ». Malheureusement, l’équivalent humain de l’antivirus informatique n’existe pas…

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Un thème d’histoire « philosophique »

La philosophie, matière Ô combien importante dans le programme de tout élève de terminale se respectant, a une particularité assez fascinante, dans le sens où plus on dit d’âneries incompréhensibles, plus le professeur est content et nous apprécie. Autant le dire tout de suite, bien qu’assez pertinent lorsqu’il s’agit de dire n’importe quant il s’agit de rigoler, je n’ai jamais réussi à saisir les subtilités philosophiques de la philo…

Pourtant, voilà que depuis deux trois jours je me suis mis à écrire sur des thèmes qui pourraient presque s’apparenter à des sujets de philo. La honte…
Et bien non. Car ces thèmes sont ceux de concours de nouvelles. Bien souvent, ce sont des associations qui les organisent dans le cadre de salons ou de manifestations diverses. Des concourt dont le règlement évolue de l’un à l’autre, et, lorsque les thèmes sont imposés, ceux-ci se résument souvent à quelque chose comme « jardin secret », « bout de papier », ou encore « le rêve ». Rien de bien plus explicite que la philo en quelque sorte.
Si ce n’est que dans ce cas, il s’agit de créer sa propre histoire courte, dont la taille est généralement inférieure à dix pages. Ce n’est pas facile à faire et cela prends du temps, même pour quelque chose de si court. Malgré tout, l’intérêt de ce genre de travail dépasse largement, à mon goût, celui de n’importe quel travail philosophique.

Bien que les thèmes soient, pour ainsi dire, réduit à leur plus simple expression, il n’en reste pas moins que c’est ce qui fait leur originalité, leur difficulté, ainsi que leur attrait. Ils laissent une liberté totale à l’expression imaginaire de chacun, et permettent de se lancer dans des textes vraiment originaux, dans lesquels il n’est pas possible de se plonger autrement qu’en étant guidé par un thème à l’apparence si étrange et si cadré.
Preuve en est que l’écriture est bien une histoire d’imagination, alors obligée de travailler à plein régime pour trouver une idée respectant la thématique, tout en étant suffisamment originale pour pouvoir se démarquer des autres textes.
Se plier à toutes ces exigences n’est pas évident, mais lorsque l’on y parvient, le résultat est souvent étonnant, pour ne pas dire, parfaitement satisfaisant et bluffant. Du moins à titre personnel… et ce jusqu’à délibération finale des jurys.

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Le personnage principal : reflet de l’auteur ?

Le personnage principal d’un roman, c’est un peu comme sa vitrine. C’est celui que les lecteurs vont côtoyer tout au long de l’histoire, et qui les entraînera d’une intrigue à l’autre sans frémir. Le personnage principal, c’est celui sur lequel l’auteur place tous ses espoirs pour donner un sens à son histoire. Aussi, le personnage est-il le reflet de l’image de son auteur ?

Reconnaissons-le, il existe autant de types de personnages principaux qu’il y a d’auteur. Et d’un point de vue purement éditorial, ce n’est pas une mauvaise chose. Loin s’en faut. Quoi que bien souvent, il s’agisse d’un jeune homme de taille et corpulence moyenne, au physique agréable, sans grande personnalité, lequel est accompagné, plus ou moins tardivement dans l’histoire, d’une jeune femme bénéficiant étrangement des mêmes qualités… Peut-être est-ce tout simplement parce que ceci paraît plus vendeur. Ou tout simplement par manque d’originalité. Ou peut-être… les deux.
Même dans ce cas, où le personnage principal semble n’être qu’un vulgaire copier/coller maintes et maintes fois répété, la personnalité de l’auteur transparaît allègrement. Reprendre des codes vieux comme le monde, parer au plus simple, se satisfaire du minimum… voici qui n’est guère flatteur pour un auteur. Pourtant, le jeune homme en question pourrait fort bien être doté d’une personnalité à part, ce qui reléguerais alors son physique d’apollon au second plan. Mais là encore, il serait nécessaire pour cela de pouvoir faire preuve d’inventivité. Heureusement, tous les auteurs ne sont pas comme ça, et nombreux aussi sont ceux qui innovent et n’hésitent pas à casser les codes « à la mode ».

Aussi, les auteurs qui prenant réellement le temps de créer un personnage véritablement original, le font généralement selon des critères qui lui sont propres. Puisqu’il s’agira du héros de l’histoire, la tentation est très forte de le reproduire, par exemple, soit à son image, soit à l’image de ce qu’il aimerait être.
Dans le premier cas, celui du héros dépeint à l’image de l’auteur, cela peut être soit le signe d’une certaine forme d’égocentrisme entraînant un besoin incontrôlable de se présenter soi-même en tant que héros, mais aussi une forme d’auto-critique, dans le cas où les traits de caractères décrits laisseraient clairement à penser qu’il ont été volontairement grossis.
Dans le deuxième cas, l’auteur peut être incité à imaginer son personnage tel qu’il aimerait lui-même être dans la vie réelle. Il s’agit là d’une sorte de rejet de la réalité. Un rejet qui pousse l’auteur à créer un personnage dans la peau duquel il aimerait se trouver dans la vie de tous les jours. Ce personnages n’est pas nécessairement parfait sous tous rapports, mais il possède généralement des qualités et caractéristiques évidentes que l’auteur se sait ne pas avoir. Dans ce cas, l’auteur est capable de s’analyser lui-même, du moins en partie. Il sait reconnaître qu’il est loin d’être parfait, mais il n’est pas capable, où il ne se sent pas les moyens, d’évoluer dans sa vie tel qu’il le souhaiterait. Il se rabat alors sur son personnage principal, et le rends aussi bon qu’il aimerait l’être.
Le troisième cas est celui où l’auteur fait fi des précédentes analyses, et où son seul objectif est de créer un personnage principal qui serait l’anti-thèse du héros existant habituellement. Il cherche alors à prendre le contre-pied de tout ce qui existe déjà. Là, l’auteur donne des signes de rejets de ce qu’il considère être la mode actuelle, et cherche à imposer son propre style, quitte à aller envers et contre tout.

Finalement, dans la grande majorité des cas, le héros est fabriqué, de façon inconsciente, sous une forme qui permettrait de le classer dans au moins deux des trois catégories d’analyses citées ci-dessus. Il n’est ainsi pas rare qu’un personnage principal soit à la fois un proche reflet de l’auteur, lequel serait tout de même très légèrement adapté, dans le but de le faire ressembler encore plus à ce que l’on souhaiterais être.
Bien sur, cette réflexion est valable pour tous les auteurs en général, y compris moi, qui n’échappe évidement pas à la règle. Seuls les personnages principaux non humains pourraient éventuellement ne pas s’y rattacher. Quoi qu’il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’ils adhèrent, eux aussi, à cette règle.

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