A vous de jouer, amis lecteurs…

image issue du site : http://reunionconsommateur.com/

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Un blog évolue généralement au fil des articles qui y sont publiés par son auteur. Des articles qui, de leur côté, rassemblent un public plus ou moins important, selon les thématiques abordées, le sujet évoqué, et de nombreux autres facteurs.

C’est la raison pour laquelle je propose à chacun, par réaction à cet article ou par contact mail, au choix, de me faire part des divers sujets qui pourraient être évoqués ici même, dans les jours et semaines à venir. Bien sûr, il serait préférable que ceux-ci soient en rapport avec l’auto-édition ou le monde de la littérature en général.
J’ai déjà abordé de nombreux thèmes depuis l’année dernière, mais couvrir des domaines aussi vastes que ceux cités ci-dessus est quelque de pratiquement impossible. Aussi, n’hésitez donc pas à me faire connaître les sujets que vous souhaiteriez que j’évoque prochainement.

Il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas là d’un « appel de la dernière chance ». Quoi qu’il arrive, de nouveaux sujets et articles seront traités et continuerons de l’être dans l’avenir. Non. Je souhaite simplement associer les lecteurs, réguliers ou non, au contenu de ce blog. Alors une interrogation, une question particulière, un « vide littéraire »… faites-le moi savoir !

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Article sur Troisième Monde dans la République du Centre

Article ayant pour thème Troisième Monde, publié dans le numéro 20617 de La République du Centre daté d’hier, mercredi 08 Août 2012.

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Placez votre livre en librairie

Il ne faut pas s’y tromper. Placer votre ouvrage auto-édité en librairie est un excellent moyen de se faire connaitre, mais aussi d’écouler quelques exemplaires supplémentaires. Mais cela n’est pas forcément évident à faire.

Tout d’abord, pour être pris en librairie, vous devrez mouiller le maillot. Ce sera à vous et à vous seul de démarcher les libraires installés près de chez vous afin qu’ils « exposent » votre ouvrages. Vous êtes auto-édité et il ne faut pas s’attendre à ce que ce soient eux qui fassent le premier pas et qui viennent vers vous.
De plus, il faudra que votre ouvrage respecte parfaitement les règles de publication. Il devra posséder un numéro ISBN, répondre aux exigences du dépôt légal, posséder son code barres… Bref… Votre ouvrage devra être semblable à n’importe quel ouvrage publié par une maison d’édition classique.

Néanmoins, cela ne suffira pas encore. Car une fois le libraire acceptant de vous prendre un ou plusieurs exemplaires, viendra venu le moment de discuter finance.
Vous n’êtes pas sans savoir que vous êtes dans l’obligation d’afficher le prix de votre ouvrage sur la quatrième de couverture. Ce prix, c’est le prix de vente au public. Et ce n’est absolument pas celui auquel les libraires vous le prendront. Sachant que ces derniers prennent une commission de 30 à 40% sur chaque ouvrage vendu, vous serez dans l’obligation, à moins que votre libraire soit compréhensif et accepte de réduire sa marge, de lui céder vos exemplaire avec une telle réduction.
Ainsi, si vous fixez votre prix de vente HT public à 10€, vous ne pourrez les placer en librairie qu’en les cédant à 6 ou 7€ maximum. Aussi, avant de prendre cette décision, prenez bien garde de vous assurer que ces 6 ou 7€ (pour notre exemple), vous permettent de rentrer dans vos frais (coût d’un exemplaire + frais de port…)

A titre d’exemple, personnellement, les prix que je fixe pour mes ouvrages sont calculés assez bas, pour justement qu’ils puissent être accessibles à un plus grand nombre, tout en prenant le risque de ne pas pouvoir les placer en librairie, puisque je ne suis pas en mesure, où alors très difficilement (par exemple en faisant un gros tirage afin de réduire au maximum les frais unitaires), d’effectuer une remise de 30 à 40%.

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Troisième Monde, dans le Courrier du Loiret

Article ayant pour thème Troisième Monde, publié dans le numéro 3420 du Courrier du Loiret daté d’aujourd’hui, jeudi 19 juillet 2012. Seule petite correction apporter à celui-ci, Troisième Monde n’est PAS une maison d’édition, mais bien un service d’aide à l’édition pour les auteurs souhaitant d’auto-éditer.

Il n’est, par exemple, pas question de sélection des manuscrits, ni de diffusion des livres édités via ce service. Il n’a pour but que d’aider chaque auteur à auto-éditer ses propres ouvrages, permettant ainsi de s’affranchir de toutes les considérations techniques existant entre la relecture finale et l’impression du premier exemplaire, qui sont ainsi prises en charge par Troisième Monde.

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Le contrat d’édition

Votre futur éditeur vient de vous faire parvenir les deux exemplaires du contrat qu’il vous propose. Il ne vous reste plus qu’à les parapher (vos initiales en bas à droite de chaque page), à les signer et à lui renvoyer l’un de ces deux exemplaires.

Si votre confiance en cet éditeur est totale et que vous êtes prêts à prendre le risque de lui céder les droits de votre ouvrage les yeux fermés, tout se passera de cette façon. Si au contraire vous tenez vraiment à savoir ce que vous signez, il vous faudra prendre un peu plus de temps et bien lire l’intégralité du contrat d’édition, qui fait immanquablement plusieurs pages.
Tout d’abord, voici un exemple de contrat d’édition classique. Il s’agit du contrat anonymisé signé par une auteur publiée, courant 2009, au sein de la maison d’édition que je gérais alors. Ce modèle n’est pas original. C’est un modèle que j’avais trouvé sur internet et que j’ai très légèrement adapté à mes besoins de l’époque. Il n’en reste pas moins qu’il représente une variante du contrat d’édition type qu’un éditeur sérieux se doit proposer à ses futurs auteurs.


Les parties noircies sont là pour anonymiser le document, mais aussi pour supprimer quelques informations relatives à mon ancienne société qui n’ont plus lieu d’être diffusées aujourd’hui.

Un vrai contrat d’édition se doit donc, en tout premier lieu, d’identifier parfaitement les parties signataires. A savoir l’auteur (nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, numéro de sécurité sociale) et l’éditeur (dénomination sociale, forme juridique, capital social, numéro RCS, adresse du siège social, représentant légal signataire au nom de la société). Tout contrat qui ne présenterait pas toutes ces informations doit vous alerter sur le sérieux, le professionnalisme et peut-être même sur l’honnêteté de votre interlocuteur. Quoi qu’il en soit, si ces informations manquent, exigez de l’éditeur qu’elles soient rajoutées. Si il refuse, passez votre chemin sans hésiter.

L’objet du contrat – Cet article, généralement le premier du document, vise à décrire la raison d’être du contrat. Il doit y être écrit noir sur blanc le titre de l’ouvrage pour lequel vous allez céder vos droits. Sans cela le contrat n’aurait aucune valeur puisqu’il ne serait lié à aucun ouvrage précis. Sont également indiqués les différentes étendues de la cession de vos droits (pays, langues, formes, procédés, durées). Vous y trouvez aussi les principaux engagements de l’éditeur, tels que « publier à ses frais », « conditions favorables d’exploitation sous toutes formes ». Ces termes peuvent paraître vagues et sans intérêts, mais ils ont leur importance. Ils sont notamment le signe que vous avez bien à faire à une maison d’édition à compte d’éditeur, ce qui est primordial.
De plus, généralement, lorsqu’une maison d’édition obtient les droits d’un nouvel ouvrage, elle propose également à l’auteur de lui céder les droits d’adaptation audiovisuels sur ce même ouvrage. Ainsi, si un jour une société de production souhaite adapter votre histoire au cinéma ou à la télé, elle négociera directement avec votre éditeur. C’est une pratique courante et admise sans aucun problème. Malgré tout, la législation française est très claire à ce sujet, l’éditeur est obligé de faire signer un contrat de cession des droits audiovisuels à l’auteur en plus du contrat d’édition. Il est absolument interdit à un éditeur d’inclure la cession de ces droits dans le contrat d’édition lui même. Théoriquement vous pouvez donc refuser de céder vos droits d’adaptation audiovisuelle, tout en signant votre contrat d’édition.

Garanties données par l’auteur – Par cet article l’auteur s’engage auprès de l’éditeur, en particulier sur l’originalité de l’ouvrage. L’éditeur se dégage donc de certaines responsabilités dans le cas où l’auteur aurait fauté (plagiat…). Si des faits de cette nature devaient être prouvés, l’éditeur pourrait alors casser le contrat et se retourner contre l’auteur en personne afin de se couvrir.

Remise du manuscrit – Cet article règle les conditions dans lesquelles l’auteur remettra à l’éditeur les différents éléments permettant de procéder à l’impression de l’ouvrage, sachant que le manuscrit original n’est jamais celui qui servira de base  l’impression de l’ouvrage. L’éditeur y apportera forcément des modifications, qui devront ensuite être acceptées ou non par l’auteur. Ce sont ces « échanges » de manuscrit qui sont encadrés par cet article.

Obligations de l’éditeur – C’est dans cet article que sont indiquées l’ensemble des obligations de l’éditeur. L’article tel que présenté dans l’exemple de contrat ci-dessus est parfaitement adapté pour des publications à faible tirage. Les indications concernant le nombre d’exemplaires peuvent être adaptés par l’éditeur. De même, les délais indiqués dans cet article peuvent varier selon les maisons d’édition.
Lorsqu’un contrat d’édition vous est proposé, si vous estimez que les conditions prévues dans cet article sont trop favorables à l’éditeur, vous pouvez très bien lui demander d’en modifier certaines. Attention tout de même à ne pas exiger des conditions que ce dernier pourrait juger trop restrictives à son égard. Il pourrait alors les refuser et annuler sa proposition de contrat. Néanmoins, l’éditeur doit s’engager noir sur blanc à publier et diffuser votre ouvrage. Cette clause doit être non négociable et écrite noir sur blanc sur le contrat. Dans le cas contraire, vous pouvez sérieusement douter de l’éditeur en question.

Attributions de l’éditeur – Par cet article l’éditeur se réserve le droit de modifier certains aspects ou caractéristiques de votre ouvrage sans avoir besoin d’obtenir votre consentement préalable. Un éditeur sérieux et à l’écoute de ses auteurs vous fera connaitre ses intentions, mais rien ne l’obligera à accéder à vos demandes.
En général ces attributions sont le format du futur livre, sa présentation, son prix de vente, son tirage ainsi que sa date de mise en vente théorique. Il est très peu probable qu’un éditeur, quel qu’il soit, accepte de renoncer à ces prérogatives. A moins de certaines attributions que vous jugeriez extravagantes, il n’est pas utile de négocier ce point du contrat.

Vente en solde partielle/totale et mise au pilon partielle/totale – Article encadrant la « liquidation » des stocks d’exemplaires de votre ouvrage si ceux-ci sont trop important au regard du nombre de ventes effectuées. Dans tous les cas, cet article doit prévoir les conditions par lesquelles votre éditeur vous annonce ses intentions. Ceci doit être fait par courrier recommandé avec accusé de réception.
Chaque éditeur adaptera les nombres et pourcentages à sa guise. A vous ensuite de les accepter ou de demander à ce qu’ils soient revus.

Droits d’auteur – Voilà l’un des articles qui vous intéressera le plus. Celui qui encadrera vos revenus en tant qu’auteur. Tout d’abord, sachez qu’un éditeur est obligé de vous rémunérer dès le premier exemplaire vendu de votre ouvrage. Seuls quelques exemplaires, tels que ceux qui vous sont remis gratuitement ou ceux qui sont utilisés à des fins marketing et promotionnelles ne vous rapporteront pas de droit d’auteur. Votre éditeur peut également vous offrir une réduction substantielle sur les exemplaires que vous souhaiteriez commander en plus de ceux qui vous sont remis gratuitement. Dans ce cas, vous ne percevrez aucun droit d’auteur sur ceux-ci.
Concernant le montant de vos droits d’auteur, ils représentent un pourcentage fixe, calculé sur la base du prix public hors taxes. Il peut être prévu que ce pourcentage évolue après un certain nombre de ventes. Il peut également être modifié suite à la signature d’un avenant à votre contrat d’édition. Généralement, la rémunération moyenne d’un auteur est de 7 à 10% du prix public HT. Il est bien sur possible de le négocier, mais à moins d’avoir déjà une certaine reconnaissance du monde littéraire, il vous sera extrêmement compliqué d’en obtenir un meilleur. Il peut arriver parfois, selon la politique de la maison d’édition, que la rémunération prévue soit un peu plus importante. Mais même dans ce cas, pour commencer, ne comptez pas obtenir plus de 12% grand maximum.
Inversement, certains éditeurs peuvent proposer des rémunérations inférieures à cette moyenne. N’hésitez alors pas à négocier pour la faire remonter au maximum. Si vous parvenez à obtenir un pourcentage conforme à la moyenne, contentez-vous en. Vous n’auriez que peu de chance de le voir augmenter encore. Par contre, si l’éditeur reste sur ses positions, alors posez-vous la question de savoir si vous acceptez de « brader » votre travail ou pas. Vous avez tout à fait le droit de ne pas être d’accord avec ce qui vous est proposé et de refuser de signer le contrat. Si l’éditeur veut vraiment vous garder, il fera un geste.

Etendue de la cession des droits dérivés – Cet article qui règle tout ce qui concerne les autres droits que vous cédez à l’éditeur (traduction, reproduction…). A vous de négocier ceux que vous acceptez de céder dans le cadre de la publication de votre ouvrage.
Pour rappel, il est interdit à l’éditeur de faire apparaître dans le contrat d’édition tout article ou clause incluant la cession des droits d’adaptation audiovisuelle. Ces droits doivent impérativement faire l’objet d’un contrat annexe.

Droits d’auteur sur les droits dérivés – Tout comme pour les droits d’auteur sur votre ouvrage, cet article défini le montant de vos droits d’auteur sur l’ensemble des droits dérivés que vous cédez à l’éditeur. Chaque éditeur a son propre barème. N’hésitez pas à négocier chacun de ces droits dérivés.

Comptes – C’est ici que sont définies les modalités par lesquelles l’éditeur vous versera la totalité de vos droits d’auteur pour la période en cours. Selon le contrat qui vous est proposé, vous pouvez toucher vos droits deux fois par an (tous les six mois) ou une seule fois.
La date d’arrêt des comptes doit être clairement fixée. De même, le délai de paiement de la part de l’éditeur ainsi que ses modalités doivent y être clairement présentés. Lors de chaque paiement, l’éditeur est tenu de vous établir un document mentionnant le nombre d’exemplaires imprimés, en stock, vendus, utilisés à des fins promotionnelles et détruits (accidents…).

Les quatre derniers articles du contrat ci-dessus ont une relative importance, mais ne font normalement pas l’objet de négociation. C’est la raison pour laquelle je ne les traite pas au même titres que les autres.

Vous voici désormais en mesure de décrypter plus efficacement un contrat d’édition. Ce que vous pouvez accepter, négocier ou ce qui doit vous amener à vous poser des questions sur votre interlocuteur. Mais si vous préférez ne pas signer de contrat d’édition et conserver la totalité de vos droits, il existe une solution, que je traiterais dans un prochain article. L’auto-édition.

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