Eviter les éditeurs peu scrupuleux

image issue du site : http://fr.vox.ulule.com/

image issue du site : http://fr.vox.ulule.com/

Le monde de l’édition est particulièrement difficile à appréhender pour quiconque n’est pas habitué à l’arpenter. A la recherche d’un éditeur pour leurs manuscrits, de nombreux auteurs sont prêts à succomber aux sirènes d’éditeurs peu scrupuleux.

Autant le dire tout de suite, faire publier son manuscrit par une maison d’édition est très compliqué, tellement le nombre de candidats la publication est important comparé au nombre « d’élus ». Il n’en reste pas moins que la grande majorité des éditeurs agit de façon professionnelle et dans le respect de l’auteur.
Néanmoins, il arrive, comme dans tout domaine, que certains viennent ternir tout un monde. Publication d’un ouvrage alors même que l’auteur n’a pas encore validé son BAT (bon à tirer), fonctionnement de la maison d’édition (dont signature de contrat d’édition) sans aucune existence légale… De nombreux cas de figure peuvent se présenter. Dès lors, voici quelques « astuces » pour ne pas se faire avoir.

. Le site internet
Il s’agit bien souvent de la première interaction que vous avez avec votre (peut-être) futur éditeur. Bien sûr, aucun site internet n’est parfait ni identique, et tous peuvent apporter leur propre touche d’originalité ou de créativité. Pourtant, l’organisation du site est un indice important. Un site mal organisé (en vrac), qui, graphiquement, semble dater des débuts d’internet il y une quinzaine d’années, ou qui s’étalerait plus sur les ouvrages du créateur de la maison d’édition que sur ceux de ses auteurs, doit vous alerter.
Prenez également le temps de regarder la page catalogue du site, afin de vous faire une idée des couvertures des ouvrages déjà publiés. Si vous constatez que celle-ci apparaissent comment étant traitées à la va-vite, sans aucune « recherche » graphique et avec seulement une ligne de texte apposée en guise de titre et de nom d’auteur, posez-vous des questions sur le sérieux de l’éditeur.

Et pour finir en ce qui concerne le site en lui-même, une maison d’édition étant une société (il ne peut bien évidemment pas s’agir d’un particulier…), certaines mentions doivent apparaîtres noir sur blanc. A savoir, l’adresse postale de la société, sa forme juridique (auto-entrepreneur, EURL, SARL, SA…), ainsi que son numéro SIRET et éventuellement (si elle en possède un) son numéro d’inscription au registre du commerce.
Dans le cas où la société serait en cours de création, la mention peut « société en création » peut prendre apparaître. Mais cette présence ne dure généralement que quelques semaines, le temps que l’immatriculation soit effective et officielle. Si aucune de ces informations n’est disponible, prenez garde et, ce n’est qu’un conseil, passez votre chemin. Sans être le signe d’une « arnaque » en tant que tel (bien que ce soit illégal), cela démontre à minima un amateurisme certain.

. Le contrat d’édition
Le contrat d’édition est un document préalable à toute publication de manuscrit. C’est lui qui fixe les obligations et droits de chacune des parties en présence. Tout d’abord, assurez-vous du style d’édition pratiqué par l’éditeur (cf. Trouvez un éditeur).
Ensuite, lorsque que vous avez passé l’étape du comité de lecture et que l’éditeur vous propose un contrat, prenez garde à bien lire ce dernier avant d’accepter de le signer, car c’est lui qui vous engagera officiellement à la société en question. Un contrat d’édition « honnête » ne peut pas tenir en deux ou trois pages seulement. Il se doit d’être à la fois détaillé et le plus clair possible (cf. Le contrat d’édition).

A noter que bien souvent, lorsque vous signez chez un éditeur, celui-ci cherche à ce que vous lui cédiez également les droits audiovisuels de votre histoire. C’est à dire que si jamais votre roman devait être, un jour, adapté à la télévision ou cinéma, c’est l’éditeur lui-même qui se chargerait de négocier le montant de ces droits.
Il n’y a là rien de choquant ou d’inhabituel. Cependant, la cession de ces droits audiovisuels ne peut en aucun cas se faire via le contrat d’édition lui-même. Des clauses telles que la cession des droits de reproductions sur différents supports… peuvent exister sur le contrat d’édition sans aucun problème. Mais pour ce qui est de la cession des droits de reproduction audiovisuels, ceux-ci doivent faire l’objet d’un contrat à part. Il peut évidemment vous être présenté en même temps que le contrat d’édition, mais il ne doit en aucun cas y être lié. Il s’agit d’une obligation légale prévue par la législation française.

Dans l’immédiat, il convient de ne jamais signer un contrat d’édition (ou de tout autre nature qu’il soit) truffé de fautes, d’incohérences, trop vague, ne définissant pas (ou trop peu) d’obligations à l’encontre de l’éditeur…

. A postériori
Si malgré toute votre vigilance vous êtes tombé sur un éditeur peu scrupuleux et que vous ne vous en apercevez qu’à postériori, après la signature du contrat, n’hésitez surtout à mettre en demeure ce dernier (par courrier recommandé avec accusé de réception), afin qu’il cesse tout agissement allant à l’encontre des clauses stipulées dans le contrat d’édition.
Dans le cas où le contrat ne ressemblerait pas (dans le fond) à ce modèle (cf. Le contrat d’édition), n’hésitez pas à vous rapprocher d’un conseil juridique afin de faire valoir vos droits.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Adopter le bon style littéraire

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

Qu’est-ce qu’un bon style littéraire ? C’est la question que peut se poser un jour n’importe quel auteur. Qu’il s’agisse de critiques (positives ou négatives) ou de sa propre perception de la chose, il n’est jamais évident d’atteindre un « style littéraire » parfait. Et pour cause…

Car avoir un « bon » style littéraire, cela ne veut absolument rien dire. il y a autant de styles littéraires qu’il y a d’auteurs. C’est quelque chose de personnel, qui évolue en fonction même de la vision de l’auteur. C’est la raison pour laquelle il n’est pas possible de dire qu’un auteur a un bon ou un mauvais style littéraire.
Un lecteur A peut ne pas adhérer au style d’un auteur donné, tout comme un lecteur B pourra parfaitement être en admiration face à ce même style. L’important dans tout ceci étant bien sûr que l’auteur lui-même le défende et l’assume. Il est évident que’il y aura toujours des lecteurs qui ne parviendront pas à s’identifier à ce style, ce qui ne signifie en aucun cas qu’il faut en changer. Prendre en considération les avis de chacun, oui, mais surtout ne pas se fourvoyer uniquement pour « faire plaisir » à une personne extérieure.

A titre d’exemple, je reconnais volontiers avoir un style assez atypique. Un style qui peut peut-être, pour certains, compliquer quelque peu la lecteur de mes textes. Il n’empêche qu’il s’agit malgré tout de mon style personnel, et que ça le restera. Ce qui ne veut pas dire que je n’écoute pas les critiques qui peuvent m’être formulées (du moment qu’elles ont un côté respectueux et constructif) afin d’évoluer. Pourtant, si mon style peut évoluer au fil du temps, il n’est pas question qu’il change du tout au tout. Le style littéraire étant en quelque sorte la « signature » qu’un auteur appose sur œuvre, il serait totalement illogique de penser un jour en changer pour « faire plaisir ».

Il est également parfois nécessaire de s’attendre à toutes sortes de critiques acerbes et gratuites (j’en ai fait l’expérience il y a peu), selon lesquelles « tu n’as aucun style, arrêtes d’écrire et fais autre chose… ».Fort heureusement ce type de réaction est très limité. Il n’empêche que le concept d’ouverture d’esprit ne doit pas être connu de tous. Heureusement, comme disait Michel Audiard, les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.
Tout ceci pour dire que même si certaines critiques osées et abruptes viennent attaquer votre style littéraire en tant que tel, il ne faut pas se renfermer pour autant. Il est toujours nécessaire de savoir se remettre en questions, mais sans jamais dépasser certaines limites. En particulier en ce qui concerne quelque d’aussi personnel que le style littéraire.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Out of Earth passe la seconde… et est à « adopter »

collage of 5 pictures with planetsPublié tout début février, Out of Earth, passe aujourd’hui la seconde. Une nouvelle version qui apporte son lot de nouveautés. Au niveau de l’histoire elle-même, alors que je n’avais pas eu la possibilité de la soumettre à une relecture professionnelle avant sa publication, c’est aujourd’hui chose faite.
Réalisée une nouvelle fois (après la première partie de 1906) par Hervé LOTH, celle-ci offre désormais une histoire purgée de toutes ses « impuretés » originelles. Un petit investissement supplémentaire, portant à près de 240 euros le coût de la réalisation de l’ouvrage.

Sur le plan technique, la principale nouveauté vient du format dans lequel l’ouvrage est disponible. Alors qu’il ne l’était, jusqu’à présent, qu’en PDF, voici qu’il s’affiche désormais en ePub 2.0. Il est donc possible de s’offrir cette petite parenthèse science-fiction qu’estOut of Earth sur sa liseuse électronique favorite.

En outre, cette seconde édition, ainsi que ses évolutions, de la nouvelle arrivera au format papier au cours du mois d’avril. Néanmoins, qu’il s’agisse de la version ePub et de la prochaine mouture papier, le prix de vente reste rigoureusement identique. A savoir 1,35€ pour la première, et 4,40€ pour la seconde.

Dans le même temps, je suis personnellement (mes ouvrages avec)  et officiellement à « adopter« . Tout ceci via la nouvelle plateforme destinées aux auteurs, adopte un auteur. Une façon de pouvoir se faire plaisir gratuitement (en lisant des ouvrages) pour ensuite s’engager à rédiger une critique sur ceux-ci… Un « échange » gagnant/gagnant, tant pour le lecteur que pour l’auteur.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

ReLire : la Bnf et le Ministère de la Culture… du piratage à grande échelle

logo_relire« ReLIRE vous donne accès à une première liste de 60 000 livres indisponibles du XXe siècle : des livres sous droits d’auteur, publiés en France avant le 1er janvier 2001, et qui ne sont plus commercialisés. Si les titulaires de droits ne s’y opposent pas, ces livres entreront en gestion collective en septembre 2013. Ils pourront alors être remis en vente sous forme numérique.« 

ReLire est le nouveau service la BnF (Bibliothèque nationale de France). Il s’agit, à terme, de rendre disponible un catalogue de plus 500 000 titres, lesquels ont été publiés au plus tard le 1er janvier 2001 et dont la disponibilité n’est aujourd’hui plus assurée.
A relater les choses comme cela, aucun doute qu’il s’agit d’une initiative intéressante et qui ne peut être que louée. Pourtant, il est clairement indiqué que la totalité de ces ouvrages sont « sous droit d’auteur ». Il faut donc comprendre que personne mis à part leurs auteurs ne peut s’arroger le moindre droit à leur sujet.
Néanmoins, c’est ce que font le ministère de la Culture et la BnF… à moins que les auteurs desdits ouvrages ne se manifestent et s’opposent à ce que leur(s) titre(s) apparaissent dans la base de donnée ReLire et soient au final numérisés. Car ce qui attends les textes qui entreront dans ce « moule », c’est d’être gérés par une société de gestion collective. C’est à dire que si un auteur ne fait pas « opposition », l’ensemble des droits de ses textes seront transférés à cette société de gestion… qui pourra en faire ce qu’elle souhaite, en particulier générer des revenus. Tout ceci sous couvert d’une loi votée en mars 2012 afin d’installer un « cadre légal ».

Il s’agit là ni plus ni moins d’une forme d’expropriation des droits d’auteur. De piratage même organisé et « légalisé » même, lorsque l’on sait que la convention de Berne, signée et ratifiée par la France depuis les lustres indique clairement que « La jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité ; cette jouissance et cet exercice sont indépendants de l’existence de la protection dans le pays d’origine de l’œuvre. »
C’est à dire que rien ne doit s’opposer à l’auteur dans la gestion de ses droits d’auteur. Plus grave encore, « la jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité. » Ainsi, il est clairement illégal d’obliger un auteur à se manifester et de prouver sa paternité pour empêcher que ses œuvres ne lui soient spoliées…
Dans le même temps, la législation française sur le droit d’auteur dispose sans détour que « l‘auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. » (article L111-1 du Code la Propriété Intellectuelle).

Pour faire une analogie, ce que sont en train de préparer la BnF et le Ministère de la Culture s’apparente parfaitement à la création d’un site proposant des centaines de milliers de films en tous genres, avec obligation pour leurs auteurs de s’opposer à la diffusion pour que celle-ci n’ai pas lieu. Cela fait des années que l’on bassine à faire entrer ceci dans nos têtes, et ces mêmes instituions qui nous le rabâche sans cesse sont les premières à se fourvoyer dès qu’elles ont en l’occasion.
Sauf qu’elles vont encore plus loin dans leurs actions. Car comme indiqué ci-dessus, avec ReLire, ces sont tout bonnement les droits de ces ouvrages qui se trouvent transférés. Cela revient, dans mon exemple de site de diffusion de films, à s’arroger les droits du dernier film Hollywoodien si ses producteurs, réalisateurs… ne se manifestent dans un délai de six mois. Ce qui est parfaitement abjecte.

J’invite donc tout auteur dont les œuvres se trouveraient dans la liste (et dans les futures listes) de ces œuvres « indisponibles du XXème siècle » à se manifester dans les plus brefs délais afin de s’opposer à ce vol des droits d’auteur. Vous avez jusqu’au 21 septembre 2013 pour ce faire.
Si par malheur vous arrivez trop tard, seule une plainte devant les tribunaux pourra vous rétablir dans vos droits, ce qui à n’en pas douter se produira très rapidement. A moins que le Conseil Constitutionnel ou le Conseil d’Etat ne censurent ce texte de loi déplorable au préalable.

(source : actualitté.com)

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Le salon du livre de Paris, c’est dans mon salon…

image issue du site : http://agenda.paris.fr/

image issue du site : http://agenda.paris.fr/

C’est demain que le 33e salon du livre de Paris ouvre ses portes au public. Ses allées seront accessible à tous jusqu’à lundi prochain. Plusieurs centaines d’exposants, éditeurs, libraires… seront présents cette année, avec Barcelone comme « ville invitée » et « les lettres roumaines à l’honneur ». Une programmation qui promet d’être particulièrement riche et intéressante.

Pourtant, en tant qu’auteur auto-édité clairement engagé pour la libre diffusion de la culture, je ne me retrouve pas vraiment dans cette manifestation réservée aux grands groupes et mettant totalement de côté tout un pan du monde de l’édition. Bien sûr, je ne vis pas au pays des Bisounours… C’est une manifestation internationale, organisée à Paris avec une liste de partenaires presque aussi longue qu’un roman. Tout ceci expliquant sans grande difficulté le « type » d’exposants recherché. A noter tout de même la présence limite anecdotique d’un « prestataire » d’auto-édition, à savoir BoD.

Il n’en reste pas moins que passer une journée sur ce salon est sûrement un moment très agréable et assez unique. Néanmoins, une telle manifestation, qui ne fait la part belle qu’à quelques gros acteurs du monde de l’édition et qui retourne plus d’une  « vaste usine publicitaire » que d’un véritable espace d’échanges entre auteurs, éditeurs, lecteurs et visiteurs, ça ne me dit rien du tout.
J’apporte un bien plus grande importance à tous les salons provinciaux qui existent un peu partout en France. Ceux qui offrent un véritable contact humain loin de toute arrière pensée mercantiliste. Evidemment moins renommés, ceux-ci n’en restent pas moins beaucoup plus intéressants et enrichissants.

Malgré tout, le Salon du Livre de Paris est en quelque sorte un évènement incontournable. Très bien… je le vivrais donc à ma façon. Dans mon « salon », une carte postale de Paris à proximité et en écrivant / lisant une bonne histoire. Un salon, un livre, un morceau de Paris. Je suis dans le bon !

Tout de même, une bonne visite et de bons moments à toutes celles et ceux qui se rendront Porte de Versailles entre demain et lundi prochain.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

J’écris, tu lis… nous partageons

image issue du site : http://mjc-pontdusonnant.net/

image issue du site : http://mjc-pontdusonnant.net/

Ecrire un roman, une nouvelle, un poème… est un acte non neutre. Bien sûr, c’est une façon d’extérioriser certaines choses qui peuvent nous hanter, nous, auteurs. Mais c’est aussi un formidable moyen de partager avec ses lecteurs. Un partage de points de vue, d’expériences, ou encore d’idées.

L’écriture permet de faire des rencontres, de progresser et d’aller de l’avant. Il n’y a rien de pire que de rester cloîtré dans son coin, à l’écart du monde et de ses nouveautés. Il ne faut pas se reposer sur ses acquis et se borner à s’en contenter. Il ne faut pas considérer que ses idées sont les seules à avoir droit de citer. Se renfermer sur l’ensemble de ces travers serait le meilleur moyen de passer à côté de ces magnifiques opportunités qu’offre l’écriture.
Car même si l’écriture peut être vue comme une activité personnelle, il n’en reste pas moins que dans la très grande majorité des cas le but de cette activité est de partager ses textes avec le plus grand nombre de personne. La « gloire » ou le « succès » n’entrent pas en compte dans cette vision des choses. La seule importance… c’est le partage qui en découle.

Se lancer dans l’écriture d’un texte est une aventure fantastique dont on ne peut ressortir que transformé. Et comme toute aventure, il n’y a rien de meilleur au monde que de la partager sans limite et sans restriction… tout en la vivant le plus intensément possible.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les droits d’auteur après le décès de l’auteur…

image issue du site : http://imedia.emn.fr/

image issue du site : http://imedia.emn.fr/

La législation actuelle, principalement régie par la convention de Berne, veut que d’une façon générale (exception faite de quelques régimes nationaux encore plus restrictifs), une œuvre littéraire et artistique reste dans le giron du droit d’auteur traditionnel pendant soixante-dix ans après le décès de son créateur…

A titre d’exemple, un auteur décédant le lentement de la fin de l’écriture de son dernier ouvrage qu’il comptait publier en auto-édition (quel manque de chance quand même), verra -si l’on peut dire ainsi- cet ouvrage rester protégé par le « copyright » traditionnel durant les soixante-dix années à venir.
C’est à dire que ses héritiers pourront bénéficier profiter, à leur guise, de ce texte et en tirer tous les revenus possible et imaginables. Ils pourront en céder les droits à un éditeur, créer des œuvres ou produits dérivés… et bien d’autres choses encore. Ainsi, ils profiteront pleinement du travail et de la créativité de leur aïeul. Bien sûr, si comme de nombreuses œuvres existantes elle ne rencontre au mieux qu’un succès relatif, ces descendants n’en tireront pas grand chose.

Il est évident qu’assurer l’avenir de ses descendants peut être un light motif pour de nombreux artistes. Et si cela doit passer par soixante-dix de « copyright » supplémentaire, cela importe peu.
Pourtant, à titre personnel, j’estime qu’il s’agit là d’un système totalement ubuesque. En effet, un parent soucieux de l’avenir de ses enfants doit prendre ses dispositions de son vivant et non pas compter sur sa propre disparition pour assurer son avenir. Aussi, une telle protection n’a pas lieu d’être. Malheureusement, toute œuvre un tant soit peu protégée du vivant de l’auteur (y compris sous les diverses licences libres existantes), fera partie intégrante de la succession, permettant aux héritiers d’en modifier librement le type droit d’auteur s’appliquant (passer d’une licence libre à un « copyright » traditionnel beaucoup plus restrictif par exemple).

La seule possibilité pour un auteur qui le souhaite, de s’assurer la libre diffusion totale et absolue de ses œuvres à sa disparition, est de prendre les initiatives qui s’imposent afin de placer ses créations dans le domaine public de son vivant. L’autre option étant de tout y faire passer automatiquement à partir du moment où il décédera. Pour cela, il devra faire connaître ses volontés de façon à ce que son choix devienne par la force des choses « officiel » et « inattaquable ».
Un choix qui ne pénalisera pas pour autant ses héritier, si tant est qu’il possède une certaine aura dans son domaine artistique. En effet, ces derniers posséderont alors toujours certaines pièces uniques de valeur. Au cas où l’appât du gain soit trop irrésistible… Dans le cas contraire, pour un auteur n’ayant jamais rencontré le succès (ou pour des héritiers ouverts et plus intéressés par la culture que par l’argent), sa décision aura le mérite de venir remplir un peu plus les « rayons » du domaine public. Un geste tout à son honneur qui le fera grandir un peu plus encore.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Auto-édition et compte d’auteur

image issue du site : http://livreaucentre.fr/

image issue du site : http://livreaucentre.fr/

Le monde de l’édition est, si l’on peut dire, divisé en trois. D’un côté, il y a le compte d’éditeur : les éditeurs « classiques » qui prennent en charge la totalité de la création de l’ouvrage sans aucun frais pour l’auteur. Au « centre », se trouve l’auto-édition : l’auteur lui-même se charge de tout. Et pour terminer, il reste l’édition à compte d’auteur : l’auteur confie la charge à une (pseudo) maison d’édition qui se charge de tout contre rémunération. Quelles sont donc les vraies différences entre auto-édition et compte d’auteur ?

L’édition à compte d’auteur :
Dans la très grande majorité des cas, puisqu’il ne serait pas honnête de généraliser, les éditeurs à compte d’auteur  se définissent eux-même comme des maisons d’édition. Elles proposent généralement des services comparables à ceux des éditeurs classiques. Néanmoins, là où le bas blesse, c’est qu’il est nécessaire, pour l’auteur, de payer d’importantes sommes pour que le processus de publication de son ouvrage soit lancé.
Bien sûr, officiellement parlant, une sélection des textes est effectuée par un comité de lecture. Il n’en reste pas moins qu’il est fortement permis de douter de cette sélection lorsque l’on prend en compte que chaque manuscrit approuvé est susceptible de rapporter plusieurs centaines, voir milliers d’euros à « l’éditeur ».
En outre, en guise de diffusion de l’ouvrage, il ne s’agit, souvent, que d’un simple référencement dans quelques librairies en ligne ainsi que sur le propre site de l’éditeur. D’autant plus que pour ces « éditeurs », l’important ce n’est pas le nombre de vente de chaque ouvrage, puisque la majeure partie des bénéficies sont réalisés avant publication, via les paiements des auteurs eux-même.

A chaque auteur donc de se pencher sur la question et de bien étudier le « contrat d’édition » (exemple de contrat d’édition valable, à compte d’éditeur) proposé par un éventuel éditeur à compte d’auteur. La principale interrogation à avoir est : « Est-ce que voir mon manuscrit se transformer en véritable livre nécessite de payer plusieurs milliers d’euros ? »
Car il est tout à fait possible d’arriver au même résultat que l’édition à compte d’auteur en passant par l’auto-édition. Le tout pour un coût de seulement quelques dizaines d’euros maximum…

L’auto-édition :
L’auto-édition consiste, pour un auteur, à organiser la publication de son ouvrage de A à Z, sans passer pas une maison d’édition. S’auto-éditer demande une grande implication et de nombreuses recherches, en particulier pour tout auteur n’ayant que peu de « connaissances techniques » du monde de l’édition. Ce sont toutes ces difficultés qui poussent généralement un auteur à se tourner vers le compte d’éditeur. Pourtant, il est tout à fait possible de « sous-traiter » ces étapes techniques (exemple, mon propre service d’aide à l’auto-édition) pour des sommes incomparables à ce que demandent les éditeurs à compte d’auteur.
Autre grande différence, en auto-édition l’auteur ne signe aucun contrat puisqu’il réalise lui-même son ouvrage, et conserve donc la totalité de ses droits sur son ouvrage. Il peut l’exploiter comme bon lui semble, sans avoir le moindre compte à rendre à un quelconque éditeur.

L’auto-édition est un système nécessitant pour l’auteur de s’y connaître dans tous les domaines techniques de l’édition (sauf à confier certaines étapes à un tiers). Il est nécessaire de pleinement s’impliquer dans la diffusion de son ouvrage et de bien garder à l’esprit, à l’inverse de ce que laissent entendre bon nombre d’éditeurs à compte d’auteur, qu’à moins de créer un vrai buzz ou d’avoir une certaine notoriété pré-existante, les chances de voir son ouvrage dépasser quelques centaines de ventes est faible.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Relecture : Petit « appel à l’aide »

image issu du site : http://www.trefle.com

image issu du site : http://www.trefle.com

Ecrire des textes demande des connaissances dans de nombreux domaines. Néanmoins, il est nécessaire, pour certains de ces domaines, que ces connaissances soient à un niveau encore plus évolué. En particulier en ce qui concerne la relecture.
A titre personnel, j’estime être en mesure d’effectuer des tâches de relecture simple de manière tout à fait convenable. J’entends par « tâches de relecture simple » tout ce qui peut toucher aux coquilles, répétitions et à la conjugaison « de base ». Inversement, je me trouve plus en difficulté dès lors qu’il s’agit de d’éléments plus techniques tels que les participes ou autres étrangetés de cette chère langue française.

Aussi, je souhaiterais remédier à ces petites fautes grammaticales qui encombrent mes textes de façon totalement inutile.
Pour cela, l’idéal pour moi serait de collaborer avec quelqu’un, travaillant « officiellement » en tant que correcteur ou non (étudiant en lettres…) susceptible de compenser mes quelques défaillances en ce domaine.

J’ai bien sûr effectué quelques recherches sur le net et suis sans aucun souci tombé sur divers sites de correcteurs professionnels. Malheureusement, je ne suis pas en mesure de débourser les montants demandés. Non  que j’estime les prestations proposées comme étant trop chères, mais tout simplement que je ne suis pas en mesure de payer 80 ou 100€ de relecture pour une nouvelle de quelques dizaines de pages.
Il est bien entendu que je ne cherche pas à profiter de la correction gratuite et à l’œil. Car comme le dit l’adage, tout travail mérite salaire.
C’est pour cela qu’en plus d’une petite rémunération, fixée selon l’importance du texte/nouvelle, je propose également de citer le nom de mon correct(eur/rice), tant sur les versions PDF de mes textes que sur les versions papier des nouvelles. A cela s’ajoutant bien évidemment, un exemplaire gratuit du texte corrigé une fois sa parution effective.

Pour plus d’informations ou pour me faire part de votre intérêt, n’hésitez pas à me contacter.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

La science-fiction : Une véritable vision du futur ?

image issue de : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Arrivee_Projectile_DTAL.jpg

image issue du site : http://fr.wikipedia.org

Par définition, la science-fiction est « un genre principalement littéraire et cinématographique structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur ou ce qu’aurait pu être le présent voire le passé, en partant des connaissances actuelles » (ici). Pour autant, la science-fiction peut-elle être considérée comme étant une vision « fiable » de l’avenir ?

Ne cherchons pas midi à quatorze heures, la réponse est clairement NON. Pas dans le sens ou tout ce qui relève de la science-fiction est nécessaire faut ou irréalisable, mais tout simplement parce que la science-fiction est l’œuvre de l’Homme. Cet Homme qui est probablement l’une des espèce vivante les moins… fiables de la nature.

Néanmoins, sans être une « vision fiable de l’avenir, la science-fiction peut, dans certains cas, apporter une vision plausible de ce que sera l’avenir. Pour ce faire, elle se base sur des faits déjà éprouvés ainsi que les mathématiques, dans le but d’effectuer des prévisions statistiques des choses. Dès lors, lorsque l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) effectue des prévisions de population, ou autre, pour les années 2050, ce n’est plus ni moins qu’une certaine forme de science-fiction basée des statistiques « réalistes ». Mais qu’en est-il en ce qui concerne les auteurs de littérature de science-fiction ?

Au niveau des auteurs de D-F, les choses sont bien différentes. A moins d’être physicien ou scientifique en plus de ses activités littéraires, un auteur ne peut se baser que sur ses propres connaissances et sur son imagination. Ce qui est tout de suite bien moins scientifique comme méthode.
Pourtant, en partant de certains constats de la vie courante, il est possible de développer des idées selon lesquelles tel ou tel constat évoluera de telle ou telle façon dans l’avenir. Parfois, la réalité rejoint la fiction, comme par exemple George Orwell avec 1984 et son « Big Brother ». On pourrait aussi bien citer Jules Verne et plusieurs de ses romans. Tant 20 000 lieues sous les mers que De la Terre à la Lune.
Parfois aussi, jamais la réalité ne croisera le chemin de la S-F. Non pas que les auteurs aient des visions défaillantes de l’état actuel de choses ni de leur évolution, mais simplement parce que des évènements futurs seront venus contrarier leurs points de vue. Ce qui ne remet pas en cause le fait qu’ils aient envisagé l’une des multiples évolutions possible de l’humanité.

Je me risquerait à dire, pour conclure, que la science-fiction est l’un des moteurs de la société actuelle, lui permettant d’évoluer constamment, et ainsi d’éviter un trop grand immobilisme. Reste que la direction choisie par la société échappe à tout contrôle « science-fictionnel » et ne fait que nourrir la S-F, dans une sorte de relation « cause-conséquences » tournant en boucle.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND