Auto-édition et compte d’auteur

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Le monde de l’édition est, si l’on peut dire, divisé en trois. D’un côté, il y a le compte d’éditeur : les éditeurs « classiques » qui prennent en charge la totalité de la création de l’ouvrage sans aucun frais pour l’auteur. Au « centre », se trouve l’auto-édition : l’auteur lui-même se charge de tout. Et pour terminer, il reste l’édition à compte d’auteur : l’auteur confie la charge à une (pseudo) maison d’édition qui se charge de tout contre rémunération. Quelles sont donc les vraies différences entre auto-édition et compte d’auteur ?

L’édition à compte d’auteur :
Dans la très grande majorité des cas, puisqu’il ne serait pas honnête de généraliser, les éditeurs à compte d’auteur  se définissent eux-même comme des maisons d’édition. Elles proposent généralement des services comparables à ceux des éditeurs classiques. Néanmoins, là où le bas blesse, c’est qu’il est nécessaire, pour l’auteur, de payer d’importantes sommes pour que le processus de publication de son ouvrage soit lancé.
Bien sûr, officiellement parlant, une sélection des textes est effectuée par un comité de lecture. Il n’en reste pas moins qu’il est fortement permis de douter de cette sélection lorsque l’on prend en compte que chaque manuscrit approuvé est susceptible de rapporter plusieurs centaines, voir milliers d’euros à « l’éditeur ».
En outre, en guise de diffusion de l’ouvrage, il ne s’agit, souvent, que d’un simple référencement dans quelques librairies en ligne ainsi que sur le propre site de l’éditeur. D’autant plus que pour ces « éditeurs », l’important ce n’est pas le nombre de vente de chaque ouvrage, puisque la majeure partie des bénéficies sont réalisés avant publication, via les paiements des auteurs eux-même.

A chaque auteur donc de se pencher sur la question et de bien étudier le « contrat d’édition » (exemple de contrat d’édition valable, à compte d’éditeur) proposé par un éventuel éditeur à compte d’auteur. La principale interrogation à avoir est : « Est-ce que voir mon manuscrit se transformer en véritable livre nécessite de payer plusieurs milliers d’euros ? »
Car il est tout à fait possible d’arriver au même résultat que l’édition à compte d’auteur en passant par l’auto-édition. Le tout pour un coût de seulement quelques dizaines d’euros maximum…

L’auto-édition :
L’auto-édition consiste, pour un auteur, à organiser la publication de son ouvrage de A à Z, sans passer pas une maison d’édition. S’auto-éditer demande une grande implication et de nombreuses recherches, en particulier pour tout auteur n’ayant que peu de « connaissances techniques » du monde de l’édition. Ce sont toutes ces difficultés qui poussent généralement un auteur à se tourner vers le compte d’éditeur. Pourtant, il est tout à fait possible de « sous-traiter » ces étapes techniques (exemple, mon propre service d’aide à l’auto-édition) pour des sommes incomparables à ce que demandent les éditeurs à compte d’auteur.
Autre grande différence, en auto-édition l’auteur ne signe aucun contrat puisqu’il réalise lui-même son ouvrage, et conserve donc la totalité de ses droits sur son ouvrage. Il peut l’exploiter comme bon lui semble, sans avoir le moindre compte à rendre à un quelconque éditeur.

L’auto-édition est un système nécessitant pour l’auteur de s’y connaître dans tous les domaines techniques de l’édition (sauf à confier certaines étapes à un tiers). Il est nécessaire de pleinement s’impliquer dans la diffusion de son ouvrage et de bien garder à l’esprit, à l’inverse de ce que laissent entendre bon nombre d’éditeurs à compte d’auteur, qu’à moins de créer un vrai buzz ou d’avoir une certaine notoriété pré-existante, les chances de voir son ouvrage dépasser quelques centaines de ventes est faible.

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Auto-édition : Publier ne suffit pas à être lu

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La publication de son ouvrage est un moment particulièrement important pour tout auteur se respectant. Encore plus lorsque ledit auteur travaille en auto-édition. Pourtant, publier son ouvrage n’est pas suffisant pour être lu. Encore faut-il parvenir à créer autour de soi une « base » de lecteurs.

Cette « base » comme je la nomme, ne prendra pas naissance par hasard. Elle ne pourra se constituer que par le travail répété et constant de l’auteur. Il ne suffit pas que l’ouvrage soit en vente dans les principales boutiques en ligne (appel, amazon…). Non. Il est nécessaire de mouiller la chemise.
Twitter, facebook & co sont les meilleurs outils pour fédérer des lecteurs. Qu’il s’agisse d’axer sa communication sur certains aspects de l’ouvrage tel que son genre littéraire (science-fiction, fantastique, policier…) , ou sur d’autres caractéristiques (gratuité, technique d’impression nouvelle et écologique, ou que sais-je encore…), il sera nécessaire d’appuyer en permanence sur tout ce qui pourra différencier votre travail de celui des autres auteurs.

Ainsi, tenir à jour un blog dédié à votre passion pour l’écriture, publier sur facebook (en tant qu’auteur) ainsi que sur twitter, permettre l’accès à vos textes via de sites spécialisés tels que youscribe, seront les étapes incontournables pour attirer vers vous un lectorat  sans cesse plus important.
Bien sûr, tout ce travail prends du temps. Sauf à créer un buzz impressionnant sur le web, il vous faudra plusieurs mois, voir années, avant de constater que vos efforts porteront leurs fruits. Il sera alors important, pour ne pas dire capital, de ne jamais perdre espoir et de garder en tête que vous écrivez d’abord pour vous faire plaisir à vous-même.
C’est ainsi, et à ce prix, que de fil en aiguille vous commencerez par nouer des relations avec d’autres auteurs, ce qui marquera également le développement, plus ou moins marqué de votre « base » de lecteurs.

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Les préjugés de l’auto-édition

Image provenant du site : blue-moon.fr

Je suis un auteur auto-édité. C’est à dire que je conçois moi-même mes ouvrages de A à Z. De l’idée de départ germant dans ma tête jusqu’à la mise en vente, en passant par la mise en page, les obligations légales et le choix de l’imprimeur, je m’occupe de tout.

Fort d’une certaine expérience que peu de personne possède (auteur, ancien créateur et gérant de maison d’édition…), je connais plutôt bien le monde de l’édition. Je sais en particulier que c’est un domaine dans lequel les préjugés vont bon train. Aussi, pour une très grande majorité de la population, un auteur ne sera considéré comme « valant la peine d’être lu » que lorsqu’il aura été publié au moins une fois dans sa vie par une grande maison d’édition, laquelle pourra faire figurer son ouvrage en tête de la gondole à la FNAC, chez Chapitre et dans toutes les grandes librairies existant.
Pourtant, il existe grand nombre d’auteurs talentueux qui sont publiés par des maisons d’édition de plus petite taille et donc avec des moyens marketing plus réduits. Ceux-ci peuvent se trouver dans des librairies plus « traditionnelles », ainsi que dans le fond de certaines étales des grands distributeurs cités ci-dessus. La considération du public pour ces auteur n’est pas mauvais, mais n’atteint pas non plus des sommets. Forcément… pour madame Michu et son fils Kevin, si ces auteurs étaient si bon que cela, ils seraient publiés chez de grands éditeurs… Oui, enfin bon…

Vient ensuite le cas des auteurs auto-édités, tel que moi par exemple. Ces auteurs qui, du point de vue de cette même madame Michu et de son fils Kevin, sont de vrais ratés puisqu’aucune maison d’édition, y compris la moins connue d’entre toutes, ne veut d’eux. Dès lors, il est évident que ces auteurs sont des analphabètes incapables d’aligner une phrase sans commettre la moindre faute d’orthographe et de grammaire, et dont l’imagination doit probablement être aussi développée que celle d’une éponge (l’animal marin, pas l’éponge à récurer…). Des personnes du même niveau que madame Michu et son fils Kevin en quelques sorte.
En effet, quel intérêt de lire des auteurs qui n’apporteront aucune fantaisie, aucune nouveauté, aucune fraîcheur à leurs ouvrages ? Non, franchement, il vaut bien mieux lire le dernier Harry Potter ou Twilight, formaté de bout en bout pour des raisons purement marketing et financières. De plus, quel serait l’intérêt pour madame Michu et Kevin de discuter d’un sombre inconnu ignare et sans le moindre intérêt ? Honnêtement… la vraie culture est celle que tout le monde connait. Le reste n’est que fioriture.

Pourtant, même dans l’auto-édition il existe de très bons auteurs. Des auteurs qui écrivent par passion et pour l’amour de la littérature. Des auteurs qui manient aussi bien, et peut-être même mieux, les mots et subtilités de la langue française que les « grands » auteurs vendus par les majors de l’édition. Des auteurs qui d’ailleurs se doivent d’avoir une importante connaissance du monde de l’édition si ils veulent s’en sortir.
Ces auteurs ne sont pas des graphistes, ce sont des écrivains. Il se peut donc que les couvertures de leurs ouvrages ne soient pas aussi « parfaites » que celles de leurs homologues publiés chez Gallimard ou Flammarion. Mais est-il juste de juger une œuvre de plusieurs dizaines ou centaines de pages juste en voyant sa couverture ? Est-il juste de juger un auteur uniquement par le fait qu’il ne soit pas publié par un éditeur connu ? La réponse est « non » bien sur. Mais madame Michu et Kevin, formatés par la société d’aujourd’hui, qu’on leur vend à toute berzingue à longueur de journée, eux ne le savent pas. Leur raisonnement se limite au simple « si c’est pas de la marque, c’est de la me*** ». Le pire c’est qu’ils n’en sont mêmes pas responsables… La seule chose qui pourrait leur être reproché, c’est une trop grande naïveté, rien de plus. Sauf qu’à l’instar des failles informatiques, la naïveté est l’une des plus grandes « faille » de l’Homme. Faille par laquelle s’engouffrent toutes sortes de « maux ». Malheureusement, l’équivalent humain de l’antivirus informatique n’existe pas…

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Auto-édition : Conseils de mise en page

La mise en page de son manuscrit est une étape cruciale devant précéder la publication de votre ouvrage. Elle doit cependant respecter des normes assez strictes afin de ne pas pénaliser votre futur ouvrage lorsqu’il sera enfin imprimé.

La mise en page d’un texte comprend tout ce qui touche aux caractères (police, taille…), ainsi que tout ce qui est en rapport avec l’ergonomie de votre ouvrage (interligne, marges…). Il est primordial de ne surtout pas passer cette étape à la va vite, sous peine de fortement réduire les chances de succès de votre ouvrage.

La police d’écriture : Le premier conseil est de ne surtout pas utiliser une police fantaisiste pour votre texte. En effet, celles-ci peuvent être belles et très attirantes à l’œil, il n’en reste pas moins qu’elles ne sont pas du tout adaptées à l’écriture d’un roman, ni même d’une nouvelle.
Il est plus que recommandé d’utiliser des police bien plus classiques telles que Verdana, ou encore Time New Roman. Il est bien sûr possible d’en utiliser d’autres, à condition qu’elles restent faciles à lire et qu’elles n’agressent pas les yeux. Votre objectif étant de captiver le lecteur tout le long de votre histoire, si vous l’onligez à fournir un effort permanent rien que sur la police elle-même, il n’ira jamais jusqu’au terme de votre livre, aussi bon soit-il.

L’autre point important impliquant la police d’écriture est la taille que vous allez utiliser. Disons le de suite, il ne faut pas qu’elle trop grande ni trop petite. A moins d’être destiné à des personnes mal voyantes ou à de enfants de moins de dix ans, la taille de la police ne devra pas excéder 12.
De même, si vous souhaitez adopter une approche écologique et réduire le nombre de pages de votre ouvrage, vous devrez prendre garde à ce que le texte ne soit pas trop petit. A cet égard, il est préférable de ne pas écrire dans une police inférieure à 10. C’est la limite à partir laquelle la qualité de lecture commencera réellement à diminuer et aura une incidence sur le lecteur.

L’interligne : Cette question peut paraître un peu anecdotique, mais elle a son importance dans l’aération de votre texte, et donc dans l’intérêt qu’aura à vous lire le lecteur. Il ne faut malgré tout pas en abuser. Un interligne simple, voir de 1,5, fera généralement l’affaire.

Les marges : De façon générale, les marges sont toutes d’environ deux centimètres. Cela permet là encore une aération plus marquée de votre texte.
Néanmoins, si vous souhaitez une nouvelle fois vous placer d’un point de vue écologique, vous pouvez facilement jouer de quelques millimètres sur leur taille. L’impact sur une seule page sera forcément limité, mais pour un ouvrage de deux cents pages, par exemple, une réduction des marges vous permettra de réduire d’environ 15% le nombre de pages et donc la quantité de papier utilisée. Gardez tout de même bien à l’esprit que les marges sont nécessaires, et qu’elles ne doivent pas être réduites au delà de 1,5 / 1,6 centimètre. Tout en sachant que la marge intérieure doit être plus grande que l’extérieure, afin de prendre en compte efficacement la perte due à la reliure.

Quel logiciel utiliser : La mise en page d’ouvrage peut être réalisée à l’aide de logiciels professionnels, bien évidement. Mais les logiciels de traitement de texte grand publique libres et gratuits (Libre Office / Open Office) sauront parfaitement réaliser ce travail de mise en page, sans que le résultat final ne s’en fasse sentir.

Travail professionnel : La mise en page étant l’un des points les plus importants à respecter pour tout ouvrage se voulant de qualité professionnelle, il n’est pas bon de la réaliser à la va vite en se disant que ce n’est pas grave si elle n’est pas parfaite. Aussi, la confier à un professionnel peut s’avérer très utile pour ne pas que votre ouvrage soit finalement mis à l’écart car ne respectant pas les « normes » de l’édition. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, Troisième Monde, Proposant entre autres la mise en page des ouvrages : http://troisièmemonde.fr

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Pourquoi les éditeurs refusent-ils tant de manuscrits ?

Vous l’attendiez avec impatience depuis des semaines, probablement même des mois. Elle vient d’arriver ce matin dans votre boite aux lettres. Cette enveloppe, celle qui va vous indiquer si votre manuscrit a été retenu par la maison d’édition à laquelle vous l’avez soumis. Vous l’ouvrez d’un coup sec, retenant votre souffle. Vous en sortez la feuille qu’elle contient, la dépliez et la lisez… Raté. C’est un refus…

Pourtant vous aviez mis toutes les chances de votre côté. Vous saviez bien que si votre manuscrit avait été rempli de fautes en tout genre et qu’il n’avait pas été relu plusieurs fois, son avenir aurait été tout tracé, droit à la poubelle.
Pour éviter cela, vous aviez donc tout fait dans les règles. L’histoire était cohérente, la présentation réussie, vous étiez fiers de tout votre travail, et espériez vraiment retenir l’attention de l’éditeur. Maintenant, vous vous posez des questions sur votre activité d’écrivain, vous vous remettez en cause et en questions… Mais surtout, ne déprimez pas.

Les manuscrits refusés par les maison d’édition il y en a des milliers chaque année en France. A commencer par ceux qui n’auraient jamais du être proposés tellement ils sont mauvais. Soit par manque de travail flagrant, soit tout simplement, et là les auteurs n’y peuvent absolument rien, par manque de talent.
Il y a aussi ceux qui, comme vous, auraient réellement pu prétendre à publication. Là, d’autres critères rentrent en ligne de compte pour leur sélection. Il faut tout d’abord faire un choix entre les différents textes, sachant que le grandes maisons d’édition ne publient qu’un nombre très limité de titres chaque année. De ce fait, les manuscrits qui seront retenus, puisqu’ils devront apporter un maximum de revenus financiers, sont des manuscrits dont le potentiel marketing et vendeur sera très important. Ce ne seront pas forcément les mieux écrits, mais plutôt ceux qui traiteront d’un thème universel et à la mode. Il sera ainsi beaucoup plus facile de faire passer un bon texte de Vampires ou de Loups-Garou qu’un excellente histoire ayant pour thème les contrées sauvage du grand nord. Aussi, pour maximiser vos chances d’être publié dans une grande maison d’édition, contentez-vous d’écrire un texte formaté à l’excès, quitte à ce que celui comporte quelques petites imperfections.
Mais même là, bien que que vous commencerez lentement à vous rapprocher du but, rien ne sera encore joué. Car ces grands groupe d’édition ne publient, donc, qu’un nombre très restreint d’ouvrage chaque année, mais en plus, ils rechignent fortement à donner leur chance à de nouveaux auteurs n’ayant pas de réelle reconnaissance de la part du grand public. Et oui, car il est toujours plus facile de vendre un ouvrage de Michel Houellebecq en partie plagié de Wikipedia, qu’un ouvrage totalement original d’un auteur, pour ainsi dire, inconnu.

Après, il reste encore la possibilité de proposer ses manuscrits à des maisons d’édition de taille plus modeste, qui bien souvent ont des critères beaucoup plus « justes » pour retenir les manuscrits qu’ils publieront. Malgré tout, là encore, le nombre de soumissions de textes étant très important par rapport au nombre de publications annuelles, les chances de signer un contrat à compte d’éditeur restent particulièrement faibles.
Il est donc nécessaire de prendre son mal en patiente, de persévérer et surtout de ne jamais abandonner. Et pour les auteurs qui veulent absolument être publiés, mais aussi pour ceux qui souhaitent se tourner vers un mode d’édition alternatif, l’auto-édition reste une solution à étudier sérieusement, notamment en prenant connaissance des nombreux articles à ce sujet disponibles sur ce site.

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La vitrine de l’auto-édition : Découvrez de nouveaux auteurs

Pour un auteur auto-édité, le plus difficile est souvent d’assurer la promotion de ses ouvrages. Pour cela il doit réussir à faire parler de lui et de ses textes, tout en touchant le plus large public possible. Avec l’avènement d’internet, les choses deviennent un peu plus aisées. Mais juste un peu plus…

La vitrine de l’auto-édition, par exemple. Un blog créé dans le but est « d’offrir une vitrine aux auteurs auto-édités« . Aussi, seuls des auteurs publiés en auto-édition peuvent prétendre voir leurs ouvrages présentés sur ce blog, à condition que ceux-ci répondent, notamment, à un certain niveau de qualité. Ainsi, comme indiqué clairement, un ouvrage « bourré de fautes » ou « ayant une mise en page approximative » irait à l’encontre des objectifs recherchés, à savoir promouvoir une auto-édition de qualité, démontrant que le monopole de la qualité n’appartient pas aux maisons d’édition classiques.

A l’heure de l’écriture de cet article, le blog recense près de 140 auteurs auto-édités et encore plus d’ouvrages, certains auteurs en ayant plusieurs de référencés. Des ouvrages répartis dans une vingtaine de catégories diverses et variées, qui permettent à chacun de s’y retrouver selon ses propres goûts.
Alors… je ne saurais évoquer la qualité réelle des texte présentés. Tout d’abord parce que je n’ai pas encore eu l’occasion d’en lire, et surtout parce que je ne suis pas critique littéraire. Néanmoins, les exigences de qualité du blog font que, sans aller jusqu’à parler « perles littéraires », de nombreux titres et auteurs méritent sans aucun doute le détour.

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L’auto-édition, parent pauvre du monde de l’édition…

Pour de trop nombreuses personnes, dont la grande majorité n’a que de très vagues connaissances du monde de l’édition, le Graal de ce milieu est de voir l’un de ses ouvrages publiés au sein d’un grande maison d’édition. Le reste, puisque c’est moins connu et forcément moins renommé, ne pouvant être que de la « seconde zone sans aucun intérêt ». Petite mise au point sur le monde « merveilleux » de l’édition à compte d’éditeur…

L’édition ne résume pas uniquement aux grandes marques telles que Gallimard, Flammarion, Albin Michel, Actes Sud, ou encore La Martinière. De même, les auteurs ne limitent pas seulement aux grands noms tels que Michel Houellebeq, Amélie Nothomb, J.K Rowling. Croire que le monde de l’édition est réduit à si peu de choses  relève soit de la méconnaissance, soit de l’aveuglement.
Car des maisons d’édition, il en existe des dizaines, voir des centaines, rien qu’en France. La plupart sont inconnues du grand public, et ne bénéficient pas de l’exposition médiatique accordée aux grands groupes cités précédemment.
Bien que la très grande majorité des ouvrages disponibles à la vente dans les circuits traditionnels (librairies, magasins spécialisés…) sortent des presses de ces grands groupes, il faut savoir que ceux-ci ne cherchent qu’une chose. Engranger un maximum de profits, au détriment, trop souvent, de la qualité de ce qu’ils publient. Ils ne vendent pas des ouvrages pour leurs histoires, mais seulement pour leurs noms, ceux de leurs auteurs… que tout le monde connait. Car il est très compliqué, voir impossible, pour un auteur à la renommée insuffisante, de figurer au catalogue de ce sociétés. Non pas que ces auteurs soient tous « mauvais », mais tout simplement qu’ils n’ont pas un « potentiel marketing » suffisant.

Heureusement, en général les maisons d’édition moins « côtés », tout simplement parce qu’elles ne disposent pas des mêmes moyens, ce qui au final n’est peut-être pas plus mal comme ça, publient des oeuvres pour leurs qualités plus que pour leur potentiel.
Bien sur, il n’en reste pas moins qu’il s’agit de sociétés dont le but est de faire des bénéfices. Mais elles le font, pour la plupart, avec un plus grand « respect » du lecteur. Mais déjà, pour le commun des mortels, nous sommes déjà au deuxième niveau de l’édition. Tout ce qui ne provient pas d’une maison d’édition archi-connue étant forcément un niveau en dessous.

D’autres auteurs, qui ne souhaitent pas passer par une maison d’édition pour publier leurs ouvrages, font le choix de l’auto-édition. C’est à dire qu’ils sont leur propre éditeur. Et ça, pour le lecteur lambda, c’est le summum de la médiocrité. Car seuls des auteurs refusés par les grandes maisons d’édition, donc « nuls », puis par les maisons d’édition de « seconde zone », donc « archi-nuls », peuvent faire ce choix de publier eux-même leurs textes.
Et bien non. L’auto-édition ce n’est pas ça. Pour de nombreux auteurs auto-édités, il s’agit d’un véritable choix personnel. Un choix éditorial. Celui de conserver tous les droits de ses ouvrages. Celui de choisir les canaux de diffusion. Celui de rester maître de ses textes…
L’auto-édition est l’égale de tous les autres modes d’édition. Et dans certains sens, un auteur auto-édité doit faire preuve d’encore plus de volonté qu’un autre publié par une maison d’édition. Car un auteur auto-édité gère absolument tout en ce qui concerne son ouvrage. C’est  à lui de faire l’ensemble des opérations normalement réalisées par la maison d’édition. C’est à lui de faire imprimer son ouvrage. C’est à lui de le vendre.

Il ne fait aucun doute, de mon point de vue strictement personnel, qu’un auteur auto-édité a bien plus de mérite, même s il ne vends que quelques dizaines d’exemplaires, que n’importe quel grand nom vendant des dizaines ou des centaines de milliers de titres.

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Article sur Troisième Monde dans la République du Centre

Article ayant pour thème Troisième Monde, publié dans le numéro 20617 de La République du Centre daté d’hier, mercredi 08 Août 2012.

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Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule…

Depuis aujourd’hui minuit et une minute (soyons précis), Le guide de l’auto-éditeur est enfin disponible. Et pour fêter cette arrivée, vous avez jusqu’au vendredi 10 août à 23h59 pour profiter d’une remise exceptionnelle de 20% sur le guide ainsi que sur l’ensemble de mes ouvrages au format papier. Ne manquez pas cette occasion…

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