Pourquoi choisir l’auto-édition ?

Edition à compte d’éditeur, édition à compte d’auteur, auto-édition… Les options s’offrant à vous sont multiples lorsqu’il s’agit de publier votre ouvrage. Mais vous n’êtes qu’un simple auteur, et ne savez pas laquelle choisir. Cet article va vous expliquer en quelques lignes ce que sont chacune de ces trois possibilités, tout en donnant une plus grande visibilité à l’auto-édition.

Edition à compte d’éditeur : Il s’agit là de l’édition « classique » par excellence. Celle que tous les auteurs (du moins une grande majorité) aimeraient connaître un jour. En effet, qui n’a jamais rêvé de voir son ouvrage publié par une maison d’édition tout ce qu’il y a de plus habituel ? Moi le premier… avant de découvrir et de vivre l’aventure de l’auto-édition.

Edition à compte d’auteur : Je me garderais bien de qualifier ce type d’édition d’arnaque, car il est évident que certaines structures proposant l’édition à compte d’auteur le font en toute bonne foi, dans le respect de l’auteur. Cependant, je n’admets pas qu’un auteur se voit demander de payer plusieurs centaines ou milliers d’euros uniquement pour que son manuscrit devienne un livre papier.

Auto-édition : Il s’agit pour l’auteur de devenir son propre éditeur. Exit les maisons d’édition, l’envoi de manuscrits, l’attente de réponses, le stress et la déception de la lecture de la vingtième lettre de refus.

Avec l’auto-édition, c’est l’auteur lui-même qui effectue toutes les démarches permettant à son manuscrit de devenir un véritable livre papier digne de ceux publiés par n’importe quelle maison d’édition. Il est vrai que pour un novice du monde de l’édition, imaginer faire soi-même la mise en page, la création des couvertures, l’obtention du numéro ISBN, le dépôt légal… peut s’apparenter à un chemin du combattant. Pourtant, pour les plus courageux, il est possible de trouver toutes les informations nécessaires grâce à internet. Pour les autres, j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, afin de mettre mes connaissances et expériences au service des auteurs en ayant besoin.

En outre, l’auto-édition a le grand avantage que l’auteur, c’est à dire vous, conservez la totalité de vos droits sur votre ouvrage, ce qui n’est absolument pas le cas lorsque vous signez un contrat d’édition. Ainsi, le montant de la vente de chaque exemplaire que vous cendrez vous reviendra à vous, et rien qu’à vous.
Bien sur, il ne faut pas s’attendre à devenir millionnaire ou célèbre, ni à vendre de milliers d’exemplaires. Néanmoins, la satisfaction de se dire que vous êtes parvenus au bout de votre démarche d’écriture, d’avoir « contourné » un système qui rends quasiment impossible la publication d’un auteur inconnu, saura largement vous rendre fière de votre parcours.
Cependant, pour vivre entièrement les « bénéfices » et les apports de l’auto-édition, il reste préférable de s’y tourner par choix et par conviction, plutôt que par dépit et renoncement. Car dans ces deux derniers cas, il fort est probable que ce mode d’édition ne soit pas en mesure de combler l’ensemble de vos attentes comparé à celles que peuvent faire miroiter (souvent à tord) l’édition à compte d’éditeur.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Vivre de l’auto-édition ?

Vous êtes votre propre éditeur. Vous fixez et vendez-vous-même votre ouvrage, en utilisant tous les moyens mis à votre disposition. Qu’il s’agisse de vos « réseaux », d’internet, de votre famille, tout est bon pour vous permettre de vendre un maximum d’exemplaires de votre dernier « bébé ». Mais voilà, en tant qu’auto-éditeur pouvez-vous réellement espérer vivre de votre passion pour l’écriture ?

Clairement, la réponse la plus honnête à vous faire est « non ». Non pas que l’auto-édition interdise à un auteur d’espérer vivre de sa plume, mais tout simplement que le seul véritable moyen moyen d’y parvenir est d’être un auteur déjà connu du grand public ayant décidé de s’affranchir des éditeurs classiques, et donc de compter sur ses lecteurs assidus pour vendre un nombre conséquent d’exemplaires par ses propres moyens.
Comme la probabilité que vous soyez dans cette situation est extrêmement faible puisque vous-vous posez cette question, n’espérez pas pouvoir laisser tomber votre travail pour vous consacrer uniquement à l’écriture.

Malgré tout, si vos ouvrages sont de qualité, que vous avez un bon sens du commerce, et que vos relations, tant familiales que littéraires, vous le permettent, il ne vous sera pas impossible de fidéliser quelques dizaines , voir centaines de lecteurs, qui n’hésiteront pas, dans l’avenir, à se procurer vos futures réalisations.
Mais ceci demande une très grande implication dans la promotion de vos ouvrages, beaucoup de temps, et surtout une perpétuelle remise en question de votre part. Car il pourrait suffire d’une fausse note, un ouvrage décevant, une mauvaise communication, et bien d’autres choses encore, pour que tous vos efforts soient réduits à néant en très peu de temps.

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