La mode : ennemie de la littérature

La mode est ce qui défini de façon plus ou moins poussée l’attitude des personnes souhaitant afficher leur appartenance à une « communauté » adoptant des manières particulières. Il peut s’agir d’une mode vestimentaire, d’une mode « parlée », d’une mode cinématographique, ou encore d’une mode littéraire. Car rien n’échappe à la mode. Le problème étant qu’il s’agisse, par définition, de quelque chose de formaté allant à l’encontre de l’épanouissement de l’imaginaire personnel.

Faire quelque chose comme tout le monde, c’est accepter de se fondre dans la masse. C’est choisir la voie de la facilité. Bien sur, il est toujours possible d’apporter sa propre touche, mais sans jamais se détacher de l’élément à la mode. Ainsi, il n’y a aujourd’hui plus rien d’extra-ordinaire à écrire une histoire d’amour entre adolescents vampires et humains. Tout comme il n’y a plus d’intérêt d’écrire une histoire de sorcier envoyé dans une école de magie et affrontant des méchants magiciens… Il est vrai qu’en partant sur un pente aussi glissante que celle-ci, il est tout à fait de se dire que depuis deux mille ans, tous les types d’histoires ont été abordés et ré-abordés depuis des lustres.
La seule solution pour ne pas tomber dans ces écueils est d’apporter sa propre touche personnelle, tant au niveau du style d’écriture que de celui de l’histoire en elle-même. L’important est de rester fidèle à ses conviction ainsi qu’à ses valeurs, même si celles-ci vont à l’encontre de de ce que la mode littéraire prêche. Il ne faut surtout pas tomber dans la facilité de l’histoire racontant les aventures d’un gentil méchant qui tombe amoureux de l’héroïne avant, ensuite, de se rebeller contre ses anciens acolytes. Faire confiance à sa propre imagination et à sa propre façon de penser sont les bases d’une histoire bien posée et surtout unique.

Tout auteur ne trouvant aucun inspiration au fond de lui et se sentant obligé de reprendre des codes et idées maintes fois repris ne peut pas se définir comme un écrivain légitime écrivain. Car il y a trois types d’auteurs / écrivains.
Les premiers, plutôt rares et rarement reconnus de leur vivant sont les « précurseurs ». Ce sont ceux qui, dans leurs textes et dans leur façon d’écrire, parviennent à imposer aux yeux de tous leurs styles nouveaux, tels des exemples à suivre (et non pas à copier). Il ne s’agit pas, pour être un précurseur, de vendre des centaines de milliers d’exemplaires ou d’être signé par une grande maison d’édition. Seule la reconnaissance unanime des lecteurs, critiques… permet d’élever un écrivain à ce rang.
Viennent ensuite les « originaux ». Ces écrivains qui osent faire confiance à leur imaginaire, qui ne bradent pas leurs styles, et qui osent « bafouer » les règles établies, dans le but de tenter de faire avancer les choses. Ce sont des écrivains à qui il manque encore le petit quelque chose qui fera peut-être d’eux, un jour, des précurseurs, mais qui écrivent avec leur cœur  et leur imaginaire.
Et pour terminer, il y a les « suiveurs », qui, surfant sur un concept à la mode s’imaginent tout de suite être de véritables stars de la littérature dès lors qu’ils sont parvenus à publier leur ouvrage. Là encore, le classement dans cette catégorie n’a rien à voir avec le volume des ventes, un auteur de best-seller pouvant parfaitement se situer à ce niveau.

Aussi, la mode, qui se veux le plus populaire possible, ne peut rien engendrer de nouveau. Bien qu’à l’origine il s’agisse d’un phénomène nouveau, son hyper-banalisation, à tous les niveaux, ne permet pas d’en faire ressortir de nouveauté. Heureusement, la mode est un concept très aléatoire. Malheureusement, l’Homme ne peut se passer de mode pour vivre normalement. Il se doit d’appartenir à un groupe reconnu, et donc d’en accepter les codes, les tenants et les aboutissants. Sous peine de s’en retrouver exclu si jamais il ose s’en démarquer.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les personnages

Le choix de vos personnages est un élément important de votre histoire et de votre futur ouvrage. C’est lui qui dessinera les contours de nombreux passages de vos écrits. Alors, vaut-il mieux avoir un héros masculin, ou bien choisir une héroïne ? Ou peut-être faut-il mêler les deux ?

Et bien sachez que cela dépend uniquement de vous en tant qu’auteur. Bien sur, une telle réponse peut paraître évidente et rendre l’écriture d’un article sur ce sujet… sans le moindre intérêt. Oui, mais…
Vos personnages doivent être choisis en fonction de vos goûts, de vos attentes, de la tournure que vous souhaitez donner à votre histoire. Très souvent, aussi bien dans les livres que les films, les deux sexes sont mêlés, et finissent par plus ou moins se rapprocher à un moment ou à un autre. Sauf qu’il ne s’agit là que d’une conception purement « sociologique », et surtout pas d’une règle définie et inaltérable.

Dès lors, vous pouvez très bien décider de casser les codes, en créant des personnages antinomiques. Rien ne vous interdit de d’aller à l’encontre de ce qui se fait habituellement. En aucun cas vous n’êtes obligés de développer une quelconque histoire d’amour entre deux personnages de sexes opposés, tout comme vous pouvez sans problème en créer une entre deux autres d’un même sexe.
Rien ne vous pousse non plus à ce que votre héros soit un homme, et qu’il soit épaulé par une femme. Vous êtes parfaitement libres de faire le choix inverse, d’aller à contre courant. D’ailleurs, là je parle de héros et d’héroïnes… si vous le décidez ainsi, vous tout aussi bien ne pas en avoir et vous débrouiller avec toute une cohorte de personnages d’importance égale pour votre ouvrage.

Tout ceci pour vous dire que le choix des personnages, mais également de tout ce qui incombe à votre histoire vous revient à vous, et uniquement à vous. Il n’y a aucune règle définie à ce sujet, et vous avez une totale liberté de faire les choses comme bon vous semble.
J’irais même jusqu’à dire que dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, le plus difficile n’est pas de suivre ce qui se fait « en général », mais bien de le prendre le contre-pied et de se forger son véritable style personnel. Celui avec vous serez véritablement à l’aise. Ensuite, peu importe les critiques positives ou négatives. Du moment que votre histoire est parfaitement structurée et bien écrite, que votre style est bien affirmé, personne ne pourra jamais vous l’enlever.

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