Heu…

image issue du site : http://mahamudras.blogspot.fr/

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Une petite histoire, où plutôt dialogue d’origine pas très claire, sur fond de troupeau de bêtes, imaginé en quelques dizaines de minutes et ne méritant probablement pas plus qu’une diffusion sous forme d’article.
A prendre au second degrés, mais pas trop quand même. Il convient de rester sérieux et de ne pas rigoler sur le dos des bêtes. Quoi que celles-là…

    • Tu as des soucis avec ton troupeau ?

    • M’en parles pas. C’est une vraie catastrophe. Les derniers prélèvements que j’ai effectué se sont révélés abominables. Des produits chimiques, des maladies à gogo, des réactions totalement inattendues… C’est pas compliqué, les trois quart de mes derniers specimens ont été jugé « impropres à la consommation » par les autorités.

    • Eh ben ?! Qu’est-ce qui s’est passé pour en arriver à ce point là ?

    • Aucune idée… J’avais pourtant mis tous les atouts de mon côté. Un pré flamboyant, une nourriture naturelle, un véritable élevage en plein air quoi…

    • Je ne comprends pas. Pour en arriver là, tes premières bêtes devaient être porteuses d’une maladie ou de quelque chose du genre qu’elles auraient transmis en se reproduisant. C’est pas possible autrement.

    • C’est aussi ce que je pense, mais va expliquer ça à mes créanciers et au consommateur. Ils ne veulent rien entendre. Je ne sais vraiment plus quoi faire. J’ai juste envie d’en finir. La seule chose qui me fasse garder un petit espoir c’est la persistance de bêtes saines et de grande qualité parmi la masse.

    • Je te comprends. La vie est si compliquée…

    • Et toi, tu t’en sors comment ?

    • Ben moi je me suis tourné vers une production plus industrielle, et honnêtement, je n’ai pas me plaindre. Tout n’est pas parfait, mais avec un minimum de contrôles, je parviens à conserver un cheptel de bonne signature.

      Tu y as déjà pensé à l’industriel, à l’élevage en série ?

    • Oui, mais ce n’est pas du tout mon genre. Je préfère le naturel à l’industriel.

    • C’est tout à ton honneur. Mais au fait, c’est quelle variété que tu élèves ? Parce que toutes ne s’adaptent pas aussi bien au milieu naturel !

    • Ce sont des humanidus cupiditus

    • Ne cherche plus ! Le voilà ton problème. Et je parie que tu les élèves en absolue liberté ?

    • Ben oui, c’est ce que je viens de te dire…

    • Cette espèce est totalement inapte à la vie en totale liberté. Sa seule caractéristique notoire est de vampiriser l’environnement naturel qui l’entoure. Rassures-moi, tu ne les a quand même pas installé dans dans un pré de type 1 ?

    • Euhhh non… J’ai hérité d’un type 0 de mon arrière grand père. J’avais pensé que mon troupeau y serait aux anges.

    • Malheureux… un type 0… des humanidus cupiditus en liberté totale dans un type 0… Et il est situé où ton type 0 ?

    • Dans un coin perdu de la galaxie, à proximité d’une Naine jaune. Un astre que mon aïeul avait l’habitude d’appeler « la Terre ».

    • Dis-moi qu’il est encore temps d’agir, dis-le moi ! Combien as-tu de têtes actuellement ?

    • Heuuu… plus de sept milliards…

    • Sept milliards d’humanidus cupiditus ? Là c’est fini. Oublis tes bêtes, tu n’as plus rien à tirer. C’est trop tard. Tu n’as plus qu’à patienter quelques siècles supplémentaires que toutes tes bêtes s’auto-détruisent elles-mêmes et que ta type 0 se refasse une beauté. Pour le reste, évites de parler de ta bêtise à qui que ce soit d’autre. Tout le monde ne serait sûrement pas aussi ouvert d’esprit que moi…

     

  • Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Virgin, Chapitre.com, FNAC… même combat ?

 

image issue du site : http://www.economienouvelle.fr/

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Après le dépôt de bilan de Virgin Megastore le mois dernier, suivant les difficultés chroniques de la FNAC depuis quelques temps, voici que le groupe de librairies Chapitre.com est lui aussi en difficultés. Qu’il s’agisse donc de musique, de livres ou de « produits » culturels en général, les temps sont durs pour les grandes enseignes.

S’agit-il d’un mal symptomatique touchant les grands groupes dits « culturels », ou bien juste le relent de cette crise économique ancrée dans nos vie depuis plus de huit ans maintenant ?
La question mérite vraiment d’être posée tant les annonces dans ce secteur se multiplient ces temps-ci. Bien sûr, il est évident que la crise n’est pas étrangère à ces problèmes. Pour autant, il me semble que le manque d’innovation de ces différentes sociétés en matière d’offre et de fonctionnement ne sont pas étrangères à leurs situations actuelles. Car toutes ont la fâcheuse tendance à se reposer bien confortablement sur leurs lauriers passés et fanés depuis très longtemps déjà.
A l’ère du numérique, il n’est plus possible de se contenter de ne proposer que les versions physiques de « produits » également disponibles au format numérique. Comme je le disait ici même concernant le domaine du livre, le physique et le numérique ne sont pas en concurrence directe, mais plutôt complémentaires. Ce n’est peut-être pas tout à fait le cas de la musique ou du cinéma, mais ça l’est bien pour l’édition.

J’apprécie en général bien les librairies chapitres, de grands espaces remplis de livres par milliers et plutôt bien fournies. De vrais bonnes grosses librairies en quelque sorte. Mais il est temps d’évoluer. Le temps du tout papier est désormais révolu !
Il n’est quand même pas bien difficile d’envisager quelques pistes pour faire changer les choses en termes d’offre et de gestion de l’offre. La mise en place généralisée de coins lectures dans les boutiques (comme c’est par exemple le cas à Orléans) pour permettre de lire quelques pages ou chapitres d’un ou plusieurs ouvrages. La vente, en boutique, d’eBook, qui pourrait être une technique pour attirer les jeunes générations, avoir moins de stocks en magasin (donc moins de frais) et travailler, non pas à flux tendus, mais presque. Ou encore créer de vrais espace thématiques selon les différents genres d’ouvrages, ce qui changerais particulièrement des « vieux » rayonnages « science-fiction », « policier », « fantastique »… qui se suivent et se ressemblent tous. Bien arrangés avec des jeux de couleurs, un bon agencement des ouvrages et un peu de marketing, cela ne pourrait pas faire de mal, tout en rajeunissant grandement l’image de marque.

Bien sûr, toute nouveauté demande un minimum d’investissements pour être mise en place. En particulier lorsque celle-ci est structurelle. Mais entre investir pour sauver une société et prendre le risque de déposer le bilan dans les mois à venir, la logique voudrait que soit retenue la première solution…

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND