L’intérêt historique du livre papier

Depuis la nuit des temps l’écriture est, et reste, le meilleur meilleur moyen de léguer un héritage culturel aux générations futures. Qu’il s’agisse de gravures, de parchemins ou de livres, cette technique est à ce jour sans égal pour témoigner d’époques pourtant révolues.

Qu’un texte décrive des évènements réels, qu’il relate une histoire vraie ou qu’il ne s’agisse « que » de fiction, le livre est toujours resté à la mode. Il faut dire qu’il s’agit d’un support capable de bien vieillir, et, très important, qui ne nécessite aucun appareil technologique pour être lu. Ainsi, quelles que soient les progrès de la science, il sera toujours possible de prendre un livre entre ses mains et de s’y plonger.
D’où l’intérêt historique de celui-ci. Peu importe que la mode soit au « dématérialisé », le livre papier est le meilleur moyen de traverser les époques sans soucis. A condition bien sûr de le conserver dans des conditions idéales.

Aussi, la culture littéraire ne peut se passer du « support livre » pour se développer, tant dans l’espace que dans le temps. Un support entraînant d’importants dommages à la nature, qui doit encore évoluer afin d’acquérir une forme plus respectueuse de l’environnement.
De même, un livre n’est pas éternel. Il se doit d’être conservé dans de bonnes conditions pour survivre au temps. De ce point de vue, un livre peut, et doit être numérisé. Cela permet ainsi de le « sauvegarder » d’une façon relativement simple offrant la possibilité d’en faire des copies de sauvegarde ultérieures afin de ne pas le perdre. Il y a cependant un bémol… La technologie évoluant très rapidement, il devient alors nécessaire d’effectuer de telles copies de sauvegarde régulièrement sous chaque nouveau support. Le risque étant qu’avec les progrès, les anciens format de fichiers deviennent totalement illisibles et que le livre soit alors définitivement perdu. Ce qui n’est évidement pas le cas avec le format papier.

Pour conclure, il est presque vital, d’un point de vue culturel et historique, de poursuivre le développement du livre papier. Ce qui n’empêche pas d’en faire des « copies dématérialisées » afin d’assurer de façon encore plus évidente sa conservation.

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Le prix des livres numériques

Les livres numériques peuvent être diffusés sous différents formats. Le plus simple à mettre en place et accessible à tous est le PDF. D’autres, tels que le ePub, permettent une expérience à priori intéressante et plus interactive. Pourtant, bien souvent le prix de ces livres est à la limite de l’exagération.

A titre d’exemple, Le trône du Loup Gris, de Cinda Williams Chima (ed. Bragelonne) est disponible au prix de 17,20€ en version papier, et à celui de 12,99€ en version électronique.
Avant d’aller plus loin dans cet article, je tiens à préciser que si je cite un exemple si précis, en particulier un titre des éditions Bragelonne, c’est parce ce qu’il s’agit malgré tout d’une maison d’édition diffusant ses ouvrages en version numérique sans DRM (verrous électroniques), laissant ainsi une assez grande liberté à ses lecteurs. Choix plutôt rare dans le monde de l’édition et que je souhaitais signaler et encourager à l’occasion.

Néanmoins, pour en revenir au prix des livres numériques, il faut savoir qu’un tel livre ne coûte que très peu de choses à produire. Heureusement, dans la grande majorité des cas, son prix est inférieur à celui de la version papier. C’est le strict minimum…
Mais vendre un fichier informatique aussi bon marché (pour l’éditeur) à un prix si élevé ne se justifie en rien. Bien sur, un travail éditorial complet est effectué avant la mise en vente de la version numérique. Un travail quasiment, pour ne pas dire totalement, identique à celui effectué sur une version papier. De même, le prix de vente d’un livre papier est dépendant de son nombre de pages, c’est évident. Un argument qui ne tient pas du tout pour un livre électronique. Autant dire que le travail éditorial n’est effectué qu’une seule fois pour les deux versions. Il ne peut donc pas expliquer les raisons de ces prix si élevés.
Les coûts de diffusion, eux, sont très minimes aussi. S’agissant d’un élément dématérialisé, il peut peut-être multiplié très rapidement sans aucun frais. De plus, les revendeurs, qui prennent évidement une commission, ne sont pas l’obligation d’avoir de stocks. Ils ne versent les commissions que lors de chaque vente. Celles-ci s’élevant à quelques centimes par titres, elles ne sont pas, elles non plus, en mesure de justifier le prix de vente.

Finalement, rien ne justifie vraiment un prix de vente aussi élevé et exagéré des livres numériques. Mis à part, bien sur, la volonté des éditeurs d’accroître fortement leurs marges, tout en faisant mine de réduire le prix par rapport aux versions papier.

En ce qui me concerne, les versions électroniques de mes ouvrages sont disponibles au prix de 1,95€. Une fois les frais de vente pris par les plates-formes de vente et mes charges d’auto-entrepreneur déduites, il me reste environ 0,85€ sur chaque exemplaire numérique vendu.
Pour un éditeur vendant ses livres numériques six fois plus cher, cela fait plus de 5€ de bénéfice par fichier électronique vendu. Soit une somme très largement supérieure à ce qu’il touche par exemplaire papier écoulé. A ce prix là, le livre numérique a de très beaux jours devant lui… Bien évidement, cet exemple s’applique à l’ensemble des éditeurs, et non pas uniquement à celui cité en début d’article.

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