Le déroulement de l’histoire

Chaque auteur est parfaitement libre de développer son histoire de la façon qu’il le souhaite. C’est ce qui fera d’ailleurs votre style personnel. Néanmoins, il est préférable de bien avoir en tête quelques conseils qui permettront à vos lecteurs de se plonger plus facilement à votre ouvrage.

Tout d’abord, lorsque vous débutez l’écriture de votre histoire, vous devez déjà savoir, dans les grandes lignes, ce qu’il va s’y passer (cf. Les prémices de votre ouvrage). Ensuite, il est important d’alterner régulièrement différents styles de scènes au fil des pages et des chapitres. Une scène plate, sans action, nouveauté ou rebondissement aura vite fait de lasser vos lecteurs. Aussi, il est nécessaire d’introduire de temps à autres de petits rebondissements, qui relanceront l’intérêt de votre lectorat.
Introduire un nouveau personnage, dévoiler un indice quant à votre intrigue, sont des exemples de pistes à explorer tout au long de votre ouvrage. Bien sur, la fréquence de leurs apparitions dépendra avant tout de vote style, de votre personnalité ainsi que de votre histoire elle-même, mais ne les négligez surtout pas.

De même, lorsque vous arrivez au terme d’un chapitre, vous devez vous mettre dans la peau de vos lecteurs, et penser cette fin « intermédiaire » de façon à leur donner envie de découvrir la suite de votre ouvrage le plus rapidement possible.
Ainsi, si vous concluez un chapitre par la résolution d’une intrigue sans en lancer de nouvelle, la curiosité de vos lecteurs pourrait s’en ressentir amoindrie, les poussant inconsciemment à ne pas chercher à connaître la suite de votre livre. Aussi, il est préférable de conclure un chapitre sur quelques indices, révélations, ou encore, questionnements. L’envie de vos lecteurs n’en sera que décuplée et leur curiosité fera le reste.

N’hésitez pas non plus à alterner les styles dans la façon de développer votre histoire. Dès lors que les transitions sont bien faites, il est tout à fait possible d’alterner narration et dialogue par exemple. Pensez également à décrire, au moins un minimum chaque scène. Les personnages en présence, les lieux et décors, les enjeux de la scène en question.

Tout ceci pour vous faire comprendre qu’il est impératif d’alterner de façon harmonieuse les différents styles existants. Vous pouvez bien évidement en privilégier un ou deux, mais sans pour autant mettre totalement de côté les autres. Il en va de l’intérêt des lecteurs pour votre ouvrage.

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La rédaction de votre ouvrage

Vous venez de terminer l’écriture de la trame de votre ouvrage, et vous êtes sur le point de le débuter par lui-même. Vous pensez avoir fait le plus difficile, mais détrompez-vous. L’écriture de la trame est un exercice long, compliqué et fastueux. Celle de votre ouvrage l’est encore plus. Mais rassurez-vous, car c’est également l’étape la plus passionnante et la plus marquante de votre vie d’auteur.

Vous l’avez devant vos yeux. Votre histoire entière est retranscrite noir sur blanc. Elle n’est pas encore développée, mais toutes les idées, rebondissements, chutes et autres points importants sont là. Vous les avez imaginés, visualisés dans votre esprit. Ils ne sont pas obligatoirement définitifs et seront probablement amenés à évoluer quelque peu pour certains d’entre eux, mais peu importe. Vous êtes désormais en mesure de passer à l’étape suivante. La rédaction de l’histoire elle-même.
Si vous êtes « vieille école », munissez-vous de votre plume, prête à débiter son encre sur vos feuilles de papier. Si vous êtes « moderne », vérifiez le branchement de votre clavier sur votre ordinateur… et c’est parti !!

Pour bien commencer, un petit conseil que beaucoup trouveront évident et parfaitement logique, mais qu’il peut tout de même être bon de rappeler. Débutez l’écriture de votre histoire en suivant son déroulement pré-établit dans  votre trame. Il est normal que l’écriture de certains passages à rebondissements, ou d’action, soit plus intéressante que d’autres moins « actifs », mais travailler de cette façon serait le meilleur moyen de vous embrouiller vous-même et de complètement vous perdre dans votre propre histoire. Ainsi, commencez par rédiger le début, et terminez bien par la fin.

Ensuite, une fois ce conseil bien assimilé, vous pouvez débuter l’écriture à proprement parlé. Munissez-vous de votre trame, relisez là bien, chapitre par chapitre, afin de vous la remémorer dans ses grandes lignes, et débutez la rédaction de votre histoire. Reprenez vos idées les unes après les autres, et développez-les selon votre style personnel.
Certains auteurs auront tendance à donner un maximum de détails à chaque scène, à chaque passage, pour que ses lecteurs s’en imprègnent totalement. Au contraire, d’autres auteurs, tels que moi, préféreront rester beaucoup plus légers au niveau des détails, permettant ainsi à chaque lecteur de s’imaginer sa propre vision de la scène, et de le laisser « libre de sa pensée ».
Bien sur, chaque auteur possède son propre style, et aucun de ces styles n’est meilleur que les autres. Ils sont tous plus ou moins différents, et apportent tous une certaine richesse littéraire. Il serait dommage, et surtout idiot, de sacrifier son style personnel juste dans l’optique de copier celui d’un autre.

Sur  le plan de l’écriture, lorsque vous aurez trouvé votre style, après quelques paragraphes ou quelques pages, prenez garde de ne pas vous lasser d’écrire.
Comprenez par là qu’il ne faut pas que vous vous forciez à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie. A moins d’avoir signé un contrat d’édition avec un grand groupe, qui vous impose une date butoir pour la remise de votre manuscrit (ce qui n’arrive qu’aux « grands » auteurs connus et reconnus), prenez tout votre temps pour développer votre histoire. Même si vous n’en écrivez qu’une page par jour, par semaine, ou par mois, l’écriture doit rester un véritable plaisir et ne surtout pas devenir une contrainte. Et si vous devez rester plusieurs semaines sans vous plonger dans votre histoire, cela n’est pas grave. L’important n’est pas la vitesse à laquelle vous allez terminer son écriture, mais le plaisir et le bonheur que vous aurez pris à aller jusqu’au bout de votre histoire. Même si pour cela vous devez plusieurs années.
Comme je l’ai précisé dans mon article précédent sur la création de la trame (Les prémices de votre ouvrage), les principales vertus d’un écrivain doivent être la patiente et la persévérance.
A titre d’exemple, mon premier ouvrage, …la suite du secret, a été écrit en l’espace de sept mois. La trame m’a pris quinze jours, et l’histoire elle-même six mois et demi. Mon second ouvrage, IMAGINE, m’a pris trois mois (mais il est vrai qu’il est assez particulier, et qu’il s’agit de chapitres introductifs, et non pas d’une histoire). Et actuellement, mon troisième ouvrage, Galaxia, est débuté depuis l’été 2011. Au jour d’aujourd’hui, la trame des dix premiers chapitres est écrite, ainsi que les trente sept premières pages.

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