La rentrée littéraire…

Le mois de septembre est synonyme pour beaucoup de rentrée scolaire, d’impôts à payer, mais aussi… de rentrée littéraire. Car c’est à cette époque que de nombreux nouveaux titres sont publiés et apparaissent dans les rayons des grandes surfaces, librairies et magasins spécialisés. Pourtant, tout comme la fête des mère ou autres « évènements » de ce type, il ne s’agit que d’une banale campagne marketing visant à accroître les ventes de livres.

Bien sur, pourquoi blâmer les maisons d’édition de fonctionner ainsi alors que tout ceci est ancré dans dans l’inconscient collectif ? Les vacances et l’été se terminant, le retour à la vie quotidienne pour une nouvelle année… Rien de tel pour inciter les gens à s’évader, en se plongeant dans les derniers ouvrages de quelques grands auteurs, « valeurs sûres » des maisons d’édition.
Aussi, pourquoi se priver de milliers de ventes, d’éventuels « best sellers » et d’argent en plus, alors que la combinaison mois de septembre, nouveaux titres et grands noms permet de passer une fin d’année plutôt « paisible » au niveau des chiffres ? Le monde de la musique explose l’été, celui de l’édition en septembre.

Pourtant il n’y a de nouveauté que les titres des ouvrages. Très rares sont les nouveaux auteurs publiés par les grands groupes d’édition, pour qui ceux-ci représenteraient de trop grands risques financiers. Comme c’est le cas dans la musique ou encore dans d’autres secteurs, seuls quelque uns, connus, reconnus et adulés peuvent donc réellement profiter de cette période de l’année.
Alors c’est tant mieux pour eux. Ma situation personnelle me convient parfaitement, et je ne les envies pas plus que ça.

Mais tout de même, il faut arrêter de croire que les grandes maisons d’édition publient des auteurs uniquement d’après leurs qualités littéraires. Car un autre facteur, primordial, entre en ligne de compte… Le potentiel marketing ainsi que le potentiel de vente.
L’objectif de ces groupes d’édition ne sera pas de publier le meilleur ouvrage possible. Non. Il sera de capitaliser sur un nom et surtout sur « ce qui se vends le mieux en ce moment ». Que les maisons d’édition gagnent de l’argent, c’est tout à fait normal. Par contre, qu’elles le fasse en dépit de tout bon sens et de la qualité de ce qu’elles produisent, c’est la meilleure façon pour se retrouver, dans quelques années, dans une situation similaire aux mondes de la musique et du cinéma, qui ne cessent de pleurer dans les jupons des élus sous forme de lobbying intensif, se refusant à faire évoluer un modèle économique dépassé et vieux de trente ans. Faire du « populaire » en rognant sur la qualité, ne peux aboutir que d’une seule façon. Dans le mur…

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Le guide de l’auto-éditeur

Le guide de l’auto-éditeur… Voici le titre du prochain ouvrage que je m’apprête à publier, dans quelques jours seulement, la date précise n’est pas encore fixée, donc bien avant mon prochain roman Galaxia.

Il s’agira donc d’un guide destiné à tous ceux souhaitant s’auto-éditer afin de s’affranchir des canaux d’édition que je qualifierais de « plus classiques ».

Ce guide reprendra une bonne quinzaine d’articles (peut-être un peu plus) publiés sur ce site. Ils seront pour l’occasion regroupés en quatre parties distinctes, « Trouvez votre style littéraire« , « Ecrivez votre histoire« , « Devenez auto-éditeur« , et « Diffusez votre ouvrage« . Une annexe sera également présente, pour les auteurs qui feraient finalement le choix de l’édition « classique ». Celle-ci reproduisant un modèle contrat d’édition à compte d’éditeur tels que chaque auteur édité par une maison d’édition devrait en signer.
Pour l’occasion quelques petites modifications ont pu être apportées à certains de ces articles, mais rien qui n’en change le sens.
La réalisation de ce guide aura finalement été assez rapide si l’on excepte le temps, au cours des  derniers mois, nécessaire à la rédaction de chacun des articles publiés sur ce site et qui le compose. La création de la couverture (ci-dessus) remonte à quelques dizaines de minutes seulement.

Pour ce qui est de la licence qui sera attribuée à ce guide, il s’agira bien évidement de la Creative Commons BY-NC-ND, déjà utilisée pour mes autres ouvrages.
Concernant le prix de vente de ce guide, bien qu’il ne soit pas encore arrêté, il ne dépassera probablement pas les 8 euros, pour un total de page compris entre 70 et 80 pages.

En outre, j’envisage l’écriture d’un article, dans les jours à venir, sur le coût réel d’un livre. Un bon moyen de se faire une idée des marges non négligeables que réalisent, si ce n’est tous les éditeurs, au moins les grandes maisons d’édition. A l’occasion de ce prochain article, je compte d’ailleurs rendre publique les coûts de publication (impression…) de chacun de mes ouvrages, publiés sous la marque éditoriale Univers Parallèle.

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Pourquoi choisir l’auto-édition ?

Edition à compte d’éditeur, édition à compte d’auteur, auto-édition… Les options s’offrant à vous sont multiples lorsqu’il s’agit de publier votre ouvrage. Mais vous n’êtes qu’un simple auteur, et ne savez pas laquelle choisir. Cet article va vous expliquer en quelques lignes ce que sont chacune de ces trois possibilités, tout en donnant une plus grande visibilité à l’auto-édition.

Edition à compte d’éditeur : Il s’agit là de l’édition « classique » par excellence. Celle que tous les auteurs (du moins une grande majorité) aimeraient connaître un jour. En effet, qui n’a jamais rêvé de voir son ouvrage publié par une maison d’édition tout ce qu’il y a de plus habituel ? Moi le premier… avant de découvrir et de vivre l’aventure de l’auto-édition.

Edition à compte d’auteur : Je me garderais bien de qualifier ce type d’édition d’arnaque, car il est évident que certaines structures proposant l’édition à compte d’auteur le font en toute bonne foi, dans le respect de l’auteur. Cependant, je n’admets pas qu’un auteur se voit demander de payer plusieurs centaines ou milliers d’euros uniquement pour que son manuscrit devienne un livre papier.

Auto-édition : Il s’agit pour l’auteur de devenir son propre éditeur. Exit les maisons d’édition, l’envoi de manuscrits, l’attente de réponses, le stress et la déception de la lecture de la vingtième lettre de refus.

Avec l’auto-édition, c’est l’auteur lui-même qui effectue toutes les démarches permettant à son manuscrit de devenir un véritable livre papier digne de ceux publiés par n’importe quelle maison d’édition. Il est vrai que pour un novice du monde de l’édition, imaginer faire soi-même la mise en page, la création des couvertures, l’obtention du numéro ISBN, le dépôt légal… peut s’apparenter à un chemin du combattant. Pourtant, pour les plus courageux, il est possible de trouver toutes les informations nécessaires grâce à internet. Pour les autres, j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, afin de mettre mes connaissances et expériences au service des auteurs en ayant besoin.

En outre, l’auto-édition a le grand avantage que l’auteur, c’est à dire vous, conservez la totalité de vos droits sur votre ouvrage, ce qui n’est absolument pas le cas lorsque vous signez un contrat d’édition. Ainsi, le montant de la vente de chaque exemplaire que vous cendrez vous reviendra à vous, et rien qu’à vous.
Bien sur, il ne faut pas s’attendre à devenir millionnaire ou célèbre, ni à vendre de milliers d’exemplaires. Néanmoins, la satisfaction de se dire que vous êtes parvenus au bout de votre démarche d’écriture, d’avoir « contourné » un système qui rends quasiment impossible la publication d’un auteur inconnu, saura largement vous rendre fière de votre parcours.
Cependant, pour vivre entièrement les « bénéfices » et les apports de l’auto-édition, il reste préférable de s’y tourner par choix et par conviction, plutôt que par dépit et renoncement. Car dans ces deux derniers cas, il fort est probable que ce mode d’édition ne soit pas en mesure de combler l’ensemble de vos attentes comparé à celles que peuvent faire miroiter (souvent à tord) l’édition à compte d’éditeur.

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Trouvez un éditeur

Vous voilà maintenant prêt à soumettre votre ouvrage aux maisons d’édition. Envoyer votre manuscrit par mail, attendre la réponse d’ici quelques jours, se voir en train de signer votre contrat d’édition, imaginer votre ouvrage en vente dans toutes les librairies et tous les magasins culturels grand public… Il est important d’avoir de l’ambition, mais point trop n’en faut.

Avant tout, vous devez absolument prendre conscience qu’un tel enchaînement n’arrive jamais. Même pour les plus prolifiques des auteurs les plus célèbres. Alors n’espérez surtout pas vivre un tel « compte de fées ». Je vous le souhaite, bien sur, mais vous n’avez aucune chance. Cela relève du monde des Bisounours et comme tout le monde le sais, notre monde réel serait plutôt à l’extrême opposé de celui de ces petits êtres fantastiques.
Selon les critères de chaque éditeur, vous serez amenés à envoyer votre manuscrit soit par courrier électronique, soit par voie postale (imprimé et relié). Une fois réceptionné, bien souvent, le délais de lecture est au minimum de 6 à 8 semaines. Parfois même beaucoup plus. Ensuite, sachez que les maisons d’édition reçoivent un nombre très important de manuscrits, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines chaque année (voir plusieurs milliers pour les plus grandes), pour un nombre de publications qui se compte sur les doigts des mains. Un primo-auteur ou un auteur sans renommée (ce qui n’a rien à voir avec la qualité de ses textes), n’a pour ainsi dire aucune chance de signer avec un grand groupe d’édition. Seuls les « petits » éditeurs pourront éventuellement lui offrir la chance d’être publié. Mais avant d’en arriver là, il vous faudra vous adapter au monde compliqué mais passionnant de l’édition.

Votre premier objectif sera de trouver les maisons d’édition auxquelles vous allez envoyer votre manuscrit. Chacune ayant sa propre ligne éditoriale, vous devrez être très vigilant à ce sujet. De même qu’il ne vous viendrait pas à l’idée d’envoyer le manuscrit d’une histoire d’amour à un éditeur de manuels scolaires, inutile de proposer votre roman policier à une maison d’édition ne publiant que des ouvrages de science-fiction. Ce serait rédhibitoire. Pour ne pas tomber dans ce piège, consultez les sites internet des éditeurs que vous avez déniché. Tout éditeur sérieux y indiquera forcément le style d’ouvrages qu’il publie ou qu’il envisage de publier. Ne gardez que ceux correspondants au(x) genre(s) de votre manuscrit.

Une fois la liste des éditeurs susceptibles d’être intéressés par votre manuscrit établie, poussez un peu plus vos investigations sur leurs différents sites. Votre mission désormais, découvrir le type d’édition pratiquée par chacun de ces éditeurs. Il en existe deux, radicalement différents l’un de l’autre. Le premier, que je qualifierais d’édition « classique », est le compte d’éditeur. Dans cas c’est l’éditeur qui prend tous les risques de la publication à sa charge. Vous n’avez absolument rien à lui payer pour qu’il publie votre ouvrage. Tout au plus devrez-vous, à sa demande et par obligation contractuelle, vous investir dans la promotion de votre ouvrage, la charge financière étant toujours supportée ce dernier.
Le second est le compte d’auteur. Inversement au compte d’éditeur, c’est ici l’auteur qui paye l’éditeur afin que son ouvrage soit publié. Les sommes demandées sont très importantes. Plusieurs centaines d’euros au minimum, allant parfois même au delà du millier d’euros. Des sommes bien évidemment sans aucun rapport avec les coûts réels d’impression. De plus, l’auteur est bien souvent obligé de commander (et de payer une nouvelle fois) ses ouvrages, mais aussi d’en assurer seul la promotion et la vente. Il va sans dire que nous touchons là aux limites de l’escroquerie et que ce genre d’édition est à déconseiller très fortement. Tout éditeur demandant une somme d’argent, même minime, pour vous publier doit être suspect à vos yeux.
En cas de doutes sur le type d’édition pratiqué par un éditeur, n’hésitez pas à le contacter (mail, téléphone…) afin de lui poser les questions qui vous rassurerons, ou au contraire vous conforterons dans vos craintes.
Une troisième forme d’édition existe bien, l’auto-édition, mais je reviendrais dessus un peu plus tard, dans un prochain article.

Vous voila maintenant, idéalement, avec une liste d’éditeurs publiant des ouvrages du genre de votre manuscrit, mais aussi pratiquant l’édition à compte d’éditeur. Maintenant, prenez soin de vérifier la forme sous laquelle vous pouvez envoyer votre manuscrit (mail ou papier) et lancez-vous. N’envoyez jamais un manuscrit par mail à une maison d’édition s’attendant à le recevoir sous forme papier par la poste, et inversement. Il ne sera pas lu et vous aurez probablement perdu toutes vos chances avec cet éditeur.
Généralement, le délais de d’examen de votre ouvrage est annoncé sur le site internet ou vous est indiqué à la réception de votre manuscrit. Inutile de contacter la maison d’édition tant que ce délai n’est pas atteint. Une fois dépassé, vous pouvez en revanche la relancer si vous n’avez pas de nouvelles. Il n’est pas rare que du retard soit pris lors de cette étape. Si vous n’obtenez pas de réponse ou que le nouveau délai qui vous a été indiqué n’est pas respecté, contactez-la de nouveau. Mais sachez que dans de pareilles situations, plus le temps passe, plus vos chances d’avoir tapé dans l’oeil de cet éditeur s’amenuisent.

Il est très rare de trouver un éditeur dès le début de ses recherches. Il peut-être nécessaire d’en contacter des dizaines avant de tomber sur celui qui saura identifier le potentiel de votre ouvrage. Surtout ne baissez jamais les bras, même après plusieurs refus ou envois restés sans réponses. Vous pouvez attendre des mois, voir des années, avant de trouver l’éditeur qui deviendra VOTRE éditeur.
Mais une fois que vous l’aurez trouvé, un nouvelle étape s’ouvrira à vous avec de nouvelles obligations de part et d’autres… La signature de votre contrat d’édition. Une étape particulièrement technique, mais que vous devriez pouvoir passer sans encombres grâce à un prochain article à venir.

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