Vivre de l’auto-édition ?

Vous êtes votre propre éditeur. Vous fixez et vendez-vous-même votre ouvrage, en utilisant tous les moyens mis à votre disposition. Qu’il s’agisse de vos « réseaux », d’internet, de votre famille, tout est bon pour vous permettre de vendre un maximum d’exemplaires de votre dernier « bébé ». Mais voilà, en tant qu’auto-éditeur pouvez-vous réellement espérer vivre de votre passion pour l’écriture ?

Clairement, la réponse la plus honnête à vous faire est « non ». Non pas que l’auto-édition interdise à un auteur d’espérer vivre de sa plume, mais tout simplement que le seul véritable moyen moyen d’y parvenir est d’être un auteur déjà connu du grand public ayant décidé de s’affranchir des éditeurs classiques, et donc de compter sur ses lecteurs assidus pour vendre un nombre conséquent d’exemplaires par ses propres moyens.
Comme la probabilité que vous soyez dans cette situation est extrêmement faible puisque vous-vous posez cette question, n’espérez pas pouvoir laisser tomber votre travail pour vous consacrer uniquement à l’écriture.

Malgré tout, si vos ouvrages sont de qualité, que vous avez un bon sens du commerce, et que vos relations, tant familiales que littéraires, vous le permettent, il ne vous sera pas impossible de fidéliser quelques dizaines , voir centaines de lecteurs, qui n’hésiteront pas, dans l’avenir, à se procurer vos futures réalisations.
Mais ceci demande une très grande implication dans la promotion de vos ouvrages, beaucoup de temps, et surtout une perpétuelle remise en question de votre part. Car il pourrait suffire d’une fausse note, un ouvrage décevant, une mauvaise communication, et bien d’autres choses encore, pour que tous vos efforts soient réduits à néant en très peu de temps.

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