Publier ses textes au(x) format(s) électronique(s)

image issue du site : http://bouquineo.files.wordpress.com/

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L’habitude, pour ne pas dire la tradition, veut que la publication de textes, quelque soit leurs genres littéraires, se fasse en priorité sur support papier. Néanmoins, avec l’avènement d’internet et du numérique, il convient, de nos jours, de ne surtout pas délaisser le support numérique.

Âh… Le livre papier, trônant fièrement dans les bibliothèques côte à côte avec ses congénères. Supportant le poids des ans et de la poussière qui s’y accumule, jusqu’à ce que, sans cirer garde, une main experte ou amateur se rue dessus pour le sortir de son sommeil et le dévorer tout cru, mot après mot.
Aujourd’hui, à l’ère du numérique, ceci est encore valable. Pourtant, une certaine concurrence, qui peut tout aussi bien se définir comme une vraie complémentarité, émerge inexorablement. Impalpable, ne craignant pas la poussière et reproductible à l’envie, il s’agit du livre numérique, communément appelé eBook. C’est lui, qui sans encore détrôner son illustre grand frère, se crée une place de choix au sein des foyers. Il est bien différent le petit eBook. L’odeur du papier disparaît, la sensation de touché ainsi que le bruit pages tournant suite au mouvement de la main ou de l’air eux aussi.
Cependant, l’eBook possède également de nombreux avantages. Il ne nécessite pas l’utilisation de papier ni d’encre. Il est transportable absolument partout, et peut être envoyé n’importe où se le globe en une fraction de seconde. Il peut même être créé à partir de n’importe quel texte en seulement quelques clics !

Tout comme le livre papier existe en différents formats (45, poche, A4…) l’eBook se décline lui aussi sous plusieurs formes. Des plus évoluées, comprenant de multiples options de lecture et le rendant encore plus interactif, tel que le format ePub, à sa plus simple forme qu’est le fichier PDF.
Chaque auteur peut ainsi agir selon ses propres goûts. Soit opter pour la « facilité » et le « traditionnel » en optant pour le PDF, ce qui est par exemple mon cas, soit choisir la dernière « technologie » à la mode et une expérience de lecture encore plus aboutie en faisant de l’ePub son cheval de bataille.

Mais quelque soit le choix de chacun, il n’est aujourd’hui plus possible de laisser le numérique de côté. En théorie moins cher que le livre papier -dans mon cas le prix de mes ouvrages au(x) format(s) numérique(s) varie entre 1,35 et 1,95 € seulement-, les formats numériques permettent de se placer sur le web et de diffuser tout ou partie de ses textes à des fins promotionnelles.
De plus, la multiplication des technologies portables (tablettes tactiles, liseuses électroniques…) permet un véritable essor des livres électroniques.
Bien que chacun des deux format électroniques évoqués ci-dessus ai des caractéristiques différentes, un texte ou ouvrage peut sans aucun problème être diffusé aussi bien en PDF qu’en ePub, augmentant encore sa complémentarité avec le livre papier.

Ainsi, diffuser ses textes au(x) format(s) électronique(s) n’est pas un gage de réussite. Il y a tellement d’auteurs et de textes en circulation que sortir de la masse n’est pas évident. Mais c’est une vraie nécessité pour espérer toucher un public toujours plus jeune et à la page, c’est le cas de le dire, en matière numérique.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Le prix des livres numériques

Les livres numériques peuvent être diffusés sous différents formats. Le plus simple à mettre en place et accessible à tous est le PDF. D’autres, tels que le ePub, permettent une expérience à priori intéressante et plus interactive. Pourtant, bien souvent le prix de ces livres est à la limite de l’exagération.

A titre d’exemple, Le trône du Loup Gris, de Cinda Williams Chima (ed. Bragelonne) est disponible au prix de 17,20€ en version papier, et à celui de 12,99€ en version électronique.
Avant d’aller plus loin dans cet article, je tiens à préciser que si je cite un exemple si précis, en particulier un titre des éditions Bragelonne, c’est parce ce qu’il s’agit malgré tout d’une maison d’édition diffusant ses ouvrages en version numérique sans DRM (verrous électroniques), laissant ainsi une assez grande liberté à ses lecteurs. Choix plutôt rare dans le monde de l’édition et que je souhaitais signaler et encourager à l’occasion.

Néanmoins, pour en revenir au prix des livres numériques, il faut savoir qu’un tel livre ne coûte que très peu de choses à produire. Heureusement, dans la grande majorité des cas, son prix est inférieur à celui de la version papier. C’est le strict minimum…
Mais vendre un fichier informatique aussi bon marché (pour l’éditeur) à un prix si élevé ne se justifie en rien. Bien sur, un travail éditorial complet est effectué avant la mise en vente de la version numérique. Un travail quasiment, pour ne pas dire totalement, identique à celui effectué sur une version papier. De même, le prix de vente d’un livre papier est dépendant de son nombre de pages, c’est évident. Un argument qui ne tient pas du tout pour un livre électronique. Autant dire que le travail éditorial n’est effectué qu’une seule fois pour les deux versions. Il ne peut donc pas expliquer les raisons de ces prix si élevés.
Les coûts de diffusion, eux, sont très minimes aussi. S’agissant d’un élément dématérialisé, il peut peut-être multiplié très rapidement sans aucun frais. De plus, les revendeurs, qui prennent évidement une commission, ne sont pas l’obligation d’avoir de stocks. Ils ne versent les commissions que lors de chaque vente. Celles-ci s’élevant à quelques centimes par titres, elles ne sont pas, elles non plus, en mesure de justifier le prix de vente.

Finalement, rien ne justifie vraiment un prix de vente aussi élevé et exagéré des livres numériques. Mis à part, bien sur, la volonté des éditeurs d’accroître fortement leurs marges, tout en faisant mine de réduire le prix par rapport aux versions papier.

En ce qui me concerne, les versions électroniques de mes ouvrages sont disponibles au prix de 1,95€. Une fois les frais de vente pris par les plates-formes de vente et mes charges d’auto-entrepreneur déduites, il me reste environ 0,85€ sur chaque exemplaire numérique vendu.
Pour un éditeur vendant ses livres numériques six fois plus cher, cela fait plus de 5€ de bénéfice par fichier électronique vendu. Soit une somme très largement supérieure à ce qu’il touche par exemplaire papier écoulé. A ce prix là, le livre numérique a de très beaux jours devant lui… Bien évidement, cet exemple s’applique à l’ensemble des éditeurs, et non pas uniquement à celui cité en début d’article.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

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