Ne pas être totalement satisfait de ses textes

masque-anonymousVotre texte terminé, relu et corrigé, vous vous apprêtez à le publier. Un certain engouement s’empare de vous, de même qu’un plaisir évident. Pourtant, vous êtes turlupiné. Un petit « je ne sais quoi » trotte doucement dans votre esprit. Vous êtes sans aucun doute satisfait, mais restez sur la retenue.

C’est une situation courante que de se sentir « angoissé » au moment de la publication d’un texte, et encore plus si il s’agit d’un ouvrage. Le fait d’être enfin confronté à des avis extérieurs et de probablement devoir faire face à quelques critiques vous rend assez nerveux, et c’est parfaitement normal.
Il se peut même que vous ayez vous-même une certaine forme de « répulsion » vis à vis de ce que vous avez écrit. Bien sûr, celle-ci doit être modérée, sans quoi sa publication ne devrait en aucun cas être envisagée. Il n’en reste pas moins que certains passages (dans la tournure qu’ils donnent à l’histoire), peuvent tout à fait vous sembler assez particuliers. Vous réfléchissez alors à la meilleur façon de les modifier, mais vous parvenez pas à trouver mieux que ce que vous avez déjà produit…

N’ayez crainte. Cela ne signifie pas que votre texte est à jeter à la poubelle car mal écrit et que vous êtes forcément dénué de talent d’auteur. Heureusement d’ailleurs. C’est une simple réaction d’auto-critique. Rien de grave donc. Au contraire. C’est le signe que vous êtes capable de percevoir certaines choses au sein de vos propres textes. L’inverse serait de se dire « c’est moi qui l’ai écrit, donc c’est forcément parfait« .
Car rien n’est parfait et rien ne peut être considéré comme l’étant, puisque la perfection n’est que le fruit de la perception individuelle des choses. Un sentiment complètement subjectif. Un ouvrage me paraissant parfait ne le sera pas nécessairement pour un autre lecteur, et vice-versa.
Aussi, il convient d’écrire non pas dans le but d’atteindre la perfection, puisque cela n’existe pas vraiment en tant que tel, mais bien de le faire pour se faire plaisir ainsi qu’à ses lecteurs. A ce niveau, savoir prendre conscience que son travail peut être critiqué (et le sera inévitablement), est fondamental pour un auteur. Ainsi, se remettre sois-même en question, dès l’écriture, est la meilleure des façons d’agir.

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Des mots contre les maux du quotidien

image issue du blog : http://writetogetbetter.skyrock.com/

L’écriture a ceci de particulier qu’elle permet de tout dire et de tout raconter. Qu’il s’agisse d’expériences positives ou négatives, aucune limite technique ne s’impose à l’écriture. Tout peut être dit et écrit, à condition bien sûr de ne pas enfreindre la loi.

Ce qui est formidable avec l’écriture, c’est qu’elle agit comme de différentes manières sur chacun.
Elle peut être vue comme un moyen de s’évader d’un quotidien terne. Car écrire une histoire, c’est faire fonctionner son imagination à plein régime. Imaginer un autre monde, dans lequel les choses se passeraient différemment. Créer des personnages tels qu’ils nous paraîtraient parfaits et sans défauts. Les faire évoluer dans des situations que nous aimerions vivre à titre personnel… L’écriture permet tout ceci. Après une période de travail et de stress intense, elle offre une évasion totale et sans limites, le tout gratuitement.

L’écriture peut également être envisagée comme un « médicament ». Non pas pour soigner de façon directe, mais tout simplement pour s’aérer l’esprit, pour ne plus penser à ce qui nous fait du mal. Car garder le moral, ne pas flancher face à ce qui nous attaque de l’intérieur, est un point fondamental pour aller mieux, au moins dans sa tête.
Là encore, c’est le pouvoir d’évasion de l’écriture qui fait tout. Pourquoi ne pas en profiter alors qu’il est à portée de tous ? Peu importe le style littéraire de chacun. Ici l’important n’est pas d’écrire une histoire dans le but de la publier ou de la partager avec un public, mais bien de mettre des mots sur ses maux, afin de le combattre dans son esprit. Ne pas déprimer, éviter les idées noires, rester positif… voilà tout ce qui est à portée de chacun grâce à l’écriture.
Evidemment, cela ne remplacera jamais aucun traitement, mais la force mentale ne peux qu’apporter quelque chose de positif à l’organisme. En particulier lorsque celui-ci est attaqué de toutes parts.

Quand je parle ici « d’écriture », je fais bien sûr référence au fait de coucher sur le papier toutes ces choses du quotidien, et non pas obligatoirement d’écrire des histoires organisées.
Qu’il s’agisse de mettre noir sur blanc les maux qui nous rongent, ou bien de s’évader tout simplement le plus loin possible de ce quotidien que nous vivons au jour le jour, l’écriture est véritablement le seul moyen, universel et praticable n’importe où, de s’aérer l’esprit librement et sans contraintes extérieures.
Je le redis. Peu importe le style, les phôttes daurtografe*… l’écriture est à la portée de tous. Elle n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale, mais elle est gratuite. Il n’y a aucune contre-indication à la pratique de cette activité. La seule nécessité étant de se faire plaisir et surtout de S’EVADER. Donc armez-vous de votre imagination, d’une stylo et de quelques feuilles, et vous pourrez enfin sentir les bienfaits de l’écriture monter en vous.

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*fautes d’orthographe