La déclaration de Dépôt Légal

Le Dépôt Légal est une étape obligatoire avant la publication de votre ouvrage. Velui-ci s’effectue auprès la Bibliothèque nationale de France (BnF). Il ne doit absolument pas être négligé, d’autant qu’il s’applique à de très nombreuses formes de créations. Qu’il s’agisse d’un livre, d’un vidéogramme, d’un document sonore…

Le défaut de Dépôt Légal, si il est jugé comme étant volontaire, peut conduire à une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros. Autant dire qu’il est préférable de prendre quelques minutes de sa vie pour effectuer cet acte légal. Car il faut bien le dire, celui-ci est particulièrement simple, rapide et gratuit.
Avant, il y a quelques petites années, l’ensemble de la déclaration de Dépôt Légal s’effectuait par formulaire papier à envoyer en plusieurs exemplaires, accompagné de l’ouvre dont il était question, à la BnF. Aujourd’hui, pour gagner encore un peu plus de temps, l’opération peut s’effectuer en partie via internet. En effet, la BnF a mis en place un service destiné à effectuer les déclaration directement en ligne. Celui-ci permet de générer automatiquement le formulaire à renvoyer par voie postale, auquel sera joint un exemplaire de votre ouvrage. L’inscription y est évidemment libre et gratuite. En tout en pour tout, cela ne prend que cinq minutes, pas plus, pour tout déclarer.

Une fois la déclaration en ligne terminée, il faudra donc l’imprimer puis la joindre à votre ouvrage. Vous envoyez ensuite le tout à la BnF (l’adresse figure sur votre formulaire) en tant que simple courrier.
Ne vous cassez surtout pas la tête à timbrer cet envoi ! En effet, il vous suffit d’inscrire « Franchise Postale, Dépôt Légal, Code du Patrimoine – Article L. 132-1 » en lieu et place du timbre, pour que votre déclaration parte sans encombres et gratuitement à la BnF. Il peut parfois arriver que certains guichetiers n’aient pas connaissance de cette franchise postale et vous demandent de timbrer votre enveloppe. Expliquez-leur la situation, et exigez malgré tout que votre courrier soit posté tel quel, sans timbre. Il arrivera sans aucun soucis à destination.

Une fois tous les documents reçus, votre Dépôt Légal sera traité par la BnF sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit d’autre. A noter tout de même que le Dépôt Légal doit obligatoirement être effectué au plus tard, le jour de la mise à disposition au publique de votre œuvre.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les prémices de votre ouvrage

Une idée vient de vous traverser l’esprit. Une idée qui pourrait bien faire l’objet de votre prochain ouvrage. Une idée qui vous tient à coeur et qui ne vous laisse pas tranquille. Une idée qui, vous en êtes certain, est la bonne. Vous devez dès lors respecter certaines règles qui vous permettrons d’aller au bout de cette idée, et de la transformer en un livre.

Tout d’abord il faut savoir que chaque auteur est unique et fonctionne selon ses propres méthodes, qui peuvent très bien ne pas s’appliquer à d’autres de ses semblables. Cependant, sans prétendre détenir LA vérité et LA technique qui conviendront à tous, les conseils suivants peuvent grandement aider des auteurs « débutants » ou plus confirmés, mais ne disposant pas de méthodologie d’écriture pré-établie.

Pour commencer, il est important de ne pas se lancer tête baissée dans la rédaction de son histoire aussitôt le sujet imaginé. Bien que la tentation soit grande, c’est le meilleur moyen de se retrouver confronté au « syndrome de la page blanche », et d’être bloqué au bout de seulement quelques pages d’écriture.
L’idéal, pour ne pas connaitre ce problème, est de prendre le temps de mettre vos idées, et rien que vos idées, noir sur blanc. Imaginez le début de votre histoire, son développement, ses rebondissements, ses évolutions, et organisez le tout sous forme de trame. Ne rédigez rien. Ne notez que les idées qui vous viennes à l’esprit. N’hésitez pas non plus à revenir en arrière pour y intégrer quelque chose auquel vous venez de penser. La trame de votre histoire est justement faite pour vous permettre de visualiser entièrement votre récit avant même que vous n’en ayez commencé l’écriture. Elle n’a rien de définitif ni de contraignant. Elle peut évoluer, être modifiée, adaptée, à chaque fois qu’une idée nouvelle vous vient. Mais cette trame sera la véritable base de votre histoire. Celle qui vous rendra le travail plus facile lorsque vous passerez à la rédaction de celle-ci.

Dans l’absolu, si vous ne vous sentez pas la patiente de « tramer » la totalité de votre histoire avant d’en commencer la rédaction, vous pouvez fonctionner par chapitres. C’est à dire que vous vous imaginez, représentez et prévoyez le déroulement de la totalité d’un chapitre, avant de passer à son écriture.
Néanmoins, cette variante peux poser quelques problèmes si jamais, plusieurs chapitres plus tard, vous souhaitez apporter une modification de taille à votre histoire, puisqu’il vous sera alors nécessaire de la modifier directement, ce qui n’aurait pas été le cas avec une trame totale.

Gardez tout de même à l’esprit que l’écriture d’une histoire est un tout qui prend énormément de temps avant d’arriver à son terme. La création de la trame peut à elle seule durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines ou mois, selon votre implication et la complexité de votre idée de départ.
Il est donc important de ne jamais baisser les bras, de persévérer, et de ne pas hésiter à recommencer ou à modifier votre travail si vous estimez que vous n’en êtes pas suffisamment satisfait. Les plus grandes qualités qui doivent vous caractériser en tant qu’auteur sont la patience et la persévérance. Sans cela, vous risquez de connaître d’importantes difficultés à mener votre projet d’écriture à son terme.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Devenir son propre éditeur

Mise à jour du 22 mai 2012 : Un nouveau service d’auto-édition destiné à tous les auteurs souhaitant s’auto-éditer vient d’être créé par Clément Hourseau.

Vous souhaitez publier votre ouvrage sans avoir besoin de céder vos droits à une maison d’édition (compte d’éditeur) et vous ne voulez surtout pas tomber dans le piège de l’édition à compte d’auteur. Dès lors, ne voyant aucune autre solution s’offrir à vous, vous pensez que vous allez devoir choisir, la mort dans l’âme, l’une d’entre elles. En effet. Mais c’est sans compter sur l’auto-édition. Pourquoi ne deviendriez-vous pas, tout simplement, votre propre éditeur ?

L’auto-édition, comme son nom l’indique, signifie que vous vous éditez par vous-même. Vous conservez le contrôle sur l’ensemble des étapes de la création de votre ouvrage, de son écriture jusqu’à sa vente. Vous ne cédez pas ses droits à un tiers, vous n’avez de comptes à rendre à aucune maison d’édition, vous êtes la seule personne à décider ce qu’il va devenir. En contre-partie de tout ceci, c’est à vous d’effectuer l’ensemble des démarches nécessaires et obligatoires (légales) avant publication.
Dès lors, il est évident qu’il ne faut pas choisir l’auto-édition en tant que « dernier recours ». Il doit s’agir d’une décision pesée et réfléchie. Voici donc les étapes nécessaires (et imposées par la loi pour certaines) qui vous permettrons de mener vous-même votre ouvrage jusqu’à sa publication et sa mise en vente.

La mise en page – Tout d’abord, les règles à suivre une fois l’écriture de votre ouvrage terminée s’appliquent de la même façon que si alliez le présenter à un éditeur. Ensuite, la mise en page dépendra partiellement de vous. Pour un néophyte, c’est une étape qui pourrait sembler simple et rapide. Pourtant il n’en est rien. Cela vous demandera un certain temps pourvue qu’elle soit réalisée correctement. Avant toutes choses, décidez de la police d’écriture que vous allez « offrir » à votre ouvrage. Les plus classiques « Arial » et « Time new roman » feront l’affaire sans aucun problème. Si vous préférez en choisir une autre, rien ne vous l’interdit. Gardez tout de même à l’esprit que la police choisie doit être sobre, claire et parfaitement lisible. Quant à sa taille, adaptez-là. Elle se doit d’être assez gosse pour être lue sans soucis par n’importe quel lecteur, tout en étant suffisamment petite pour ne pas trop augmenter le nombre de pages (ce qui a un coût écologique, mais aussi financier lorsque vient le moment de l’impression des exemplaires).

Il vous faudra ensuite organiser les pages de votre futur ouvrage. Contrairement à tout ce qui touche à la police d’écriture, cette étape ne vous laisse que peu de marge de manoeuvre puisqu’elle est standardisée pour n’importe quel ouvrage. Rien ne vous empêche de la modifier à votre guise, mais vous prendriez le risque de détourner un grand nombre de lecteurs potentiels qui pourraient y voir une forme d’amateurisme, ou tout simplement de l’appréhension du fait de la « nouveauté ».
Ainsi, les deux premières pages (la première feuille recto/verso) doit rester vierge. Vous n’y inscrivez rien du tout. La page suivante (à droite, page numéro 1 mais non numérotée*) sera celle où est écrit le titre de votre ouvrage. Sur son recto (page numéro 2, toujours non numérotée*) se trouveront les informations légales suivantes :

. Nom et prénom du/des auteur(s) de l’ouvrage (y compris l’auteur de la couverture)
. Licence sous laquelle est publié l’ouvrage (copyright, creative commons…)
. Adresse de l’auteur auto-édité
. Numéro ISBN
. Prix de vente
. Pays d’impression et nom de l’imprimeur
. Date du Dépôt Légal effectué auprès de la BnF (Bibliothèque nationale de France)

La feuille suivante (pages 3* et 4*) reste vierge. La page 5* (page de droite) est celle où vous pouvez placer votre sommaire si vous souhaitez en mettre un. La page 6* est vierge et ce n’est qu’à partir de la page numéro 7** (page de droite) que votre ouvrage débute réellement. Soit par une préface ou une introduction, soit par le récit lui-même.
Sachez qu’un chapitre commence toujours sur une page paire (page de droite). Dans le cas où le précédent se termine sur une page paire (page de gauche), afin de ne pas surcharger votre ouvrage, laissez deux pages blanches et débutez le nouveau chapitre sur la page impaire venant ensuite. Par exemple votre premier chapitre se termine page 20 (page paire, donc page de gauche), le suivant ne débutera que page 23 (page impaire, donc page de droite).

*Ces pages sont comptabilisées dans la numérotation globale de votre ouvrage, mais pour respecter la « norme » il n’est pas nécessaire de faire apparaître ces numéros. Si vous ne parvenez pas à « effacer » les numéros de ces pages, la seule répercussion sera d’ordre esthétique.
** Si vous n’avez pas numéroté les pages précédentes, c’est à partir de celle-ci que vous devez commencer à faire apparaître les numéros.

Le numéro ISBN – Le numéro ISBN (International Standard Book Number) est un numéro international permettant de classer les différents ouvrages publiés sur l’ensemble de la planète. En France son obtention est gérée par l’AFNIL (Agence Française pour la Numérotation Internationale du Livre). Elle est totalement gratuite mais peut nécessiter un certain délais (quelques semaines) avant d’être effective. Il est donc préférable de s’y prendre légèrement en avance.
Pour les auteurs auto-édités, la demande s’effectue en remplissant le formulaire « particuliers », qu’il faut ensuite renvoyer à l’AFNIL soit par courrier, fax ou mail. Les différentes coordonnées étant indiquées sur le formulaire, disponible en téléchargement sur le site de l’organisme. Une fois votre numéro reçu, il ne vous restera plus qu’à l’indiquer sur votre ouvrage (voir « La mise en page« ).

La réalisation des couvertures – Etape primordiale de la réalisation d’un ouvrage, les couvertures. Pourquoi « les » ? Simplement parce qu’il en existe deux. La première de couverture ainsi que la quatrième de couverture. Toutes deux jouent un rôle très important lorsqu’il s’agit d’attirer le lecteur puisque ce sont elles (principalement la première de couverture) qui retiennent ou non son attention.
La première de couverture indique le titre de l’ouvrage, le nom et prénom (ou pseudonyme) de l’auteur ainsi que le le nom de l’éditeur (ou de la marque éditoriale). Cette couverture doit attirer l’oeil du lecteur et surtout le conserver. Pour cela il existe deux formes de couvertures. La sobre, souvent un fond blanc sur lequel sont indiquées, de couleur noire, les informations précédemment citées et la « visuelle », qui elle sera graphique. Bien que courantes, ces deux formes de couvertures doivent être adaptées aux ouvrages auxquels elles sont destinées. Il est préférable de favoriser les éléments graphiques pour tout ce qui touche, entre autres, aux genres de la science-fiction et du fantastique. Inversement, un roman d’amour pourra plus aisément se contenter d’une couverture sobre.
La quatrième de couverture est tout aussi importante pour l’ouvrage. Si elle peut être moins « tranchante » visuellement parlant, elle donne de précieuses informations au lecteur. C’est elle qui fourni un résumé de l’ouvrage. Résumé qui se doit, en seulement quelques lignes, de bien décrire l’histoire développée. de même, la législation impose de faire figurer sur la quatrième de couverture, le numéro ISBN de l’ouvrage, le code barre EAN-13 s’y rapportant ainsi que le prix de vente que vous avez défini.

L’impression des deux premiers exemplaires – La mise en page est terminée, les couvertures également. Il est maintenant temps de passer à l’impression des deux premiers exemplaires. Ceux-ci vous permettront d’effectuer le dépôt légal de votre ouvrage. Pour trouver un imprimeur à la demande et comprendre comment effectuer ces deux premières impressions, rendez-vous ci-dessous, paragraphe « La publication« .

Le Dépôt Légal – Il s’agit d’une étape obligatoire imposée par la législation française. Tout ouvrage sur le point d’être publié et mis à disposition du public (a titre gratuit ou payant), doit faire l’objet d’un dépôt légal auprès de la BnF (Bibliothèque nationale de France). Ce dépôt est totalement gratuit. Il vous faudra cependant remplir le formulaire dédié (soit en le téléchargeant, soit directement en ligne).
Vous devrez compléter le formulaire par l’envoi d’un ou deux exemplaires de votre ouvrage à la BnF. Si vous pensez en tirer plus de trois cents copies, ce sont deux exemplaires qui devront être envoyés. Si au contraire vous prévoyez un tirage de trois cents copies ou moins, il ne vous sera demandé d’en envoyer qu’un seul. L’envoi est à effectuer par voie postale classique. De plus, la loi prévoie que celui-ci est totalement gratuit. Indiquez « franchise postale – Dépôt Légal, article L. 132-1 du code de patrimoine » en lieu en place du timbre poste et postez le tout sans aucun soucis.

La publication – Le plus simple pour vous sera de passer par un site d’impression à numérique à la demande. Ce sont des sites auxquels vous envoyez de façon électronique les fichiers composant votre ouvrage (un fichier pour la partie texte et un autre pour la partir couvertures) et qui vous permettent ensuite de le faire imprimer et relier tel un véritable livre. Certains de ces sites offrent même quelques services supplémentaires, tels que la mise en vente de votre ouvrage dans un espace spécialisé du site. Néanmoins, ces sites ne s’occupent majoritairement que de l’impression. Toutes les étapes de publication citées dans cet article restent de votre responsabilité.
A titre personnel, j’utilise les services proposés par lulu.com (impression à la demande + mise en vente sur le site). Satisfait des services proposés, mes ouvrages sont en vente sur le site lui-même. Cette mise en vente aide les lecteurs à se procurer les ouvrages, mais elle ne remplace en rien les démarches personnelles consistant à faire sa propre publicité. Démarches décrites de façon exhaustive ci-dessous.

La promotion de votre ouvrage – En tant qu’auteur auto-édité la promotion de votre ouvrage dépendra uniquement de votre implication pour le faire connaitre et pour le vendre. Tout d’abord, une fois que avez fixé la date de mise en vente, contactez les médias locaux (journaux, radios et éventuellement chaines de télé). Généralement, la presse écrite régionale dispose d’éditions locales, lesquelles peuvent être intéressées par la publication d’un livre par un auteur du coin. Ce n’est bien sur pas la panacée, mais c’est un bon début pour se faire connaitre dans sa ville. Idem pour les stations radio et chaines de télévision locales, qui pourraient accepter de parler de votre publication. De toute façon, l’envoi d’un mail ou d’un courrier ne coûte pour ainsi dire rien du tout. Vous n’avez donc rien à perdre, et tout à gagner à tenter votre chance.

Vous pouvez également démarcher les librairies situées à proximité de votre domicile. Toutes n’accepteront pas de prendre votre ouvrage mais ce n’est pas grave. D’une part cela vous permettra de vous faire connaitre des professionnels locaux, d’autre part si ne serait-ce qu’un ou deux d’entre eux acceptent de placer votre ouvrage dans sa boutique, ce sera tout bénéfice pour vous. Attention, le fait d’être auto-édité peut rendre votre interlocuteur dubitatif. Soyez donc sûrs de vous et tenez-vous prêts à expliquer les motivations vous ayant poussé à choisir l’auto-édition. Surtout, restez toujours positifs dans vos paroles et votre tenue.

Les salons du livres organisés un peu partout en France tout au long de l’année peuvent être un mode de rencontre privilégié avec vos futurs lecteurs. N’hésitez à vous inscrire dans ces manifestations plus ou moins locales afin d’exposer votre ouvrage et pourquoi de séduire de nouveaux lecteurs.

A l’heure d’internet et du tout numérique, pourquoi ne pas créer un site (ou blog) dont le sujet serait votre ouvrage ? Dans le même genre, vous pourriez également proposer celui-ci en version électronique (fichier au PDF par exemple), ce qui permettrait de le lire directement depuis un ordinateur. N’hésitez pas non plus à parcourir les forums traitants du même genre littéraire, et faites-y votre propre publicité si les règles du forum vous y autorisent.

Que vous utilisiez un style « classique » ou plus personnel, il existe encore bien d’autres moyens afin de faire connaitre votre création. Du moment que vous restez maître des informations que vous diffusez (n’indiquez pas votre adresse ou numéro de téléphone sur un forum par exemple), que vous vous investissez et que vous êtes capable de rester suffisamment humble quant à votre travail, il n’y a pas de raisons que vous ne réussissiez pas un minimum.

Vous avez maintenant les clés pour vous auto-éditer dans les meilleures conditions. Auto-éditer un ouvrage n’est pas chose facile et n’est pas forcément à la portée de tous. Il s’agit malgré tout d’une aventure très enrichissante et procurant beaucoup de fierté lorsqu’elle est menée à son terme. Sachez que si vous parvenez à vendre ne serait-ce que quelques dizaines (et pourquoi pas centaines) d’exemplaires, vous pourrez vous considérer comme ayant pleinement réussi votre auto-édition.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

L’écriture est terminée…

Vous venez de terminer l’écriture de votre ouvrage et rêvez déjà à sa future publication, qui fera de vous le nouveau Michel Houellebecq ou bien la prochaine J.K Rowling. C’est bien, mais un peu prématuré pour le moment.

Une fois l’écriture de votre ouvrage terminée, celui-ci est encore loin de pouvoir prétendre être publié. Quelque soit sa qualité propre, vous ne devez surtout pas sauter les étapes qui vous séparent de sa publication. Car l’écriture en elle-même n’est qu’une partie, la plus simple même, du processus de création. Que vous écriviez pour vous sentir bien, pour vous détendre, par envie ou par passion, vous le faites de bon coeur, dans le but de mener votre histoire à son terme. Mais une fois le dernier mot couché sur le papier, ne vous démobilisez surtout pas. Il vous reste énormément de travail.

Tout d’abord, vous devez impérativement effectuer au moins deux relectures complètes et sérieuses de votre ouvrage. La première visera à corriger la forme (orthographe, grammaire…). Une fois le problème de la forme réglé, la seconde relecture vous demandera une réflexion encore plus  importante. Cette fois, il vous faudra vous concentrer sur le fond de votre histoire. A savoir sur l’histoire elle-même. Est-ce qu’elle est suffisamment crédible ? Est-ce que je ne me contredis pas ? Est-ce que son enchaînement est logique et pertinent ? Mes lecteurs parviendront-ils à accrocher ? Si à l’issue de cette relecture vous n’êtes pas en mesure de répondre de façon positive à l’ensemble de ces questions, n’allez pas plus loin. Repenchez-vous sur la phase d’écriture et améliorez tout ce qui vous semble nécessaire avant de pouvoir passer à l’étape suivante.

Ensuite, une fois que votre ouvrage vous semble prêt à passer à l’étape de l’éditeur… il ne l’est en fait toujours pas. Avant de le soumettre pour une future publication, vous devez vous faire relire par une personne extérieure. Comprenez par là, une personne qui n’a aucunement connaissance de l’histoire que vous avez développé, mais aussi, si possible, une personne extérieure à votre entourage proche, afin d’éviter que son jugement ne soit biaisé.
Le but de cette troisième relecture est de confirmer celles que vous avez effectué au préalable. Parce qu’on ne voit pas toutes ses fautes, parce que la connaissance de l’histoire fausse notre point de vue, il est primordial de se faire relire avant de passer au stade de l’éditeur. Cela prendra un peu plus de temps, mais la qualité de votre ouvrage en sera grandement améliorée, à condition que vous preniez en considérations les critiques (tant positives que négatives) de votre relecteur.

La relecture arrivée à son terme, une mise en page simple agréable et votre ouvrage peut désormais être présenté aux maisons d’édition. Mais attention. Le monde de l’édition est loin d’être rose. Vous devrez déjouer une multitude de pièges et de problèmes avant d’arriver à votre but ultime…

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND