International Agency for Space Exploration : science ou fiction ?

logogd2Une nouvelle agence spatiale vient de voir le jour. Son crédo, l’exploration spatiale, la vraie. Ses limites, à priori aucune. Son nom officiel (en anglais bien sûr)… International Agency for Space Exploration. L’IASE (ou AIES en français), marquera-t-elle le renouveau d’une véritable politique d’exploration spatiale ou bien sercira-t-elle seulement la science fiction ? Réponses…

Nouvelle entité issue de la volonté de coopération accrue des principales agences spatiales déjà existantes, l’IASE se veut comme le renouveau d’une politique spatiale avant-gardiste. Ne souhaitant pas tomber dans les abîmes de ses grandes sœurs américaines ou européennes, son mode de fonctionnement a clairement été fixé d’entrée de jeu. Totalement indépendante, son financement devra être assuré par des sources privées et non gouvernementales.
Il s’agit bien là d’un premier obstacle, dans un domaine où les besoins financiers sont particulièrement important. La moindre opération « basique » demandant des centaines de millions de dollars de budget.

Néanmoins, les convention signées avec les autres agences permettront à l’IASE de bénéficier des technologies existantes ainsi que de matériels et équipements déjà élaborés et rodés. Il s’agit en quelque sorte d’une forme de « marché de l’occasion » adaptée à l’industrie spatiale.
Même si, à première vue, tout ceci peut sembler « amateur », les ambitions défendues sont pourtant bien réelles… et particulièrement ambitieuses ! Heureusement, les techniciens de l’agence sont prêts à se retrousser les manches pour réaliser des miracles. Le but non affiché, mais facile à deviner, étant également de gagner ses lettre de noblesses sur le grand échiquier de la conquête spatiale.

C’est ainsi qu’une première mission semble avoir déjà débuté, avant même l’annonce de la création de l’agence. Une mission spatiale ayant pour « terrain de jeu » l’environnement lunaire, pour laquelle la navette américaine Atlantis a repris du service après sa « mise à la retraite » de juillet 2011.
En outre, le site internet de l’agence offre à chacun la possibilité de consulter les toutes dernières informations disponibles, « sans censure », ainsi que le visionnage de multiples vidéos issues de la mission actuellement en cours, laquelle se nomme mission 1906. A chacun ensuite de se faire sa propre opinion… Avancée scientifique majeure ou bien pur élément de science-fiction ?

>> le site de l’Internationale Agency for Space Exploration (en français)

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Pré-réservation et remise sur Out of Earth

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Mise à jour du 29 janvier : Suite à une importante modification de la méthode de distribution de Out of Earth, la remise dont il est question dans cet article n’est plus d’actualité. En revanche, le coût total de l’ouvrage s’en trouve fortement réduit pour les lecteurs. Pour plus d’informations, voir ici.

Out of Earth ne sera officiellement disponible que dans huit jours. Il est pourtant, dès à présent, possible de pré-réserver l’ouvrage, et ce jusqu’à mercredi prochain -30 janvier 2013-  à 23h59. En outre, une remise exceptionnelle de 10% est liée à cette offre de pré-réservation. Ainsi, pendant six jours seulement, Out of Earth est disponible au prix de 3,96 € au lieu de 4,40 €.

De plus, l’achat de la version papier permet de profiter, sur simple demande et de façon totalement gratuite, de la version électronique (PDF) de Out of Earth. Celle-ci étant bien sur disponible sans verrou électronique ni aucune autre forme de protection, qui plus est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. elle est de fait lisible sur n’importe quel appareil (ordinateur, tablette…) prenant en charge le format PDF.

Voici, pour rappel, le synopsis de l’histoire tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

Un jeune homme, écrivain, a l’occasion de quitter la Terre. Désappointé par la façon dont à évolué l’espèce humaine et ayant l’opportunité de réaliser son plus grand rêve, il accepte. Il s’apprête à élire domicile dans l’espace.

« Si j’avais un vœux à faire, je quitterais ce monde pourri par les guerres, la cupidité, l’avarice et l’Homme. Peu importe les dangers que cela impliquerait, j’embarquerais sans hésiter à bord du premier vaisseau s’envolant en direction des étoiles. Quitte à vivre dans l’obscurité, je préférerais celle de l’espace à celle de l’Homme. »

« L’Homme n’est pas une erreur de la Nature. C’est un prototype expérimental dont la seule particularité est d’avoir été programmé pour s’auto-détruire en cas d’échec, sans même en prendre conscience.»

Pour profiter de ces avantages, cliquez ici !

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Et si l’Homme sortait la tête de sa bulle nommée… Terre ?

image issue de wikipedia

La science-fiction est vaste. Une histoire de SF peut sans aucun problème se dérouler dans une multitude de décors. Qu’il s’agisse du proche avenir de l’Homme, d’une histoire qui le fasse remonter dans le temps, ou même d’un sujet le transportant dans les étoiles.

Les étoiles, synonyme aisé du terme « espace ». Un coin privilégié pour certains auteurs tels que moi. Adorant me transporter personnellement, via mon imagination, dans l’espace, il est tout naturel pour moi d’écrire des textes dans lesquels l’être humain se trouve quelque part dans l’espace.
Car la Terre c’est bien. Mais au final, ce n’est qu’une minuscule et infime partie totalement insignifiante de notre galaxie, et encore plus de l’Univers. La Terre c’est un diamètre un tout petit peu inférieur à 12 800 kilomètres. Pour beaucoup de monde, un tel chiffre peut paraître énorme. Néanmoins, pour quelqu’un ayant des vues un peu plus globales, c’est… ridicule. Lorsque l’on sait que la Voie lactée (notre galaxie) a un diamètre de 100 000… années lumière (environ 946 000 000 000 000 000, soit 946 millions de milliards de kilomètres), et que l’Univers se mesure, lui, en milliards de milliards de milliards (et bien plus encore) de kilomètres.

Aussi, limiter des histoires aux simples limites terrestres me semble illogique. Certes, il s’agit de notre planète et de fait nous la connaissons plutôt bien. Mais il faut savoir que plus le temps passe, plus les connaissances humaines au sujet de l’Univers lui-même augmentent. Alors tout en étant des habitants de la Terre, nous faisons également partie intégrante de l’Univers lui-même. Et bien que la grande majorité des secrets de ce géant dans lequel nous vivons restent à découvrir, pourquoi simplement se cantonner à notre bonne vieille Terre ? Personnellement, je pense que ce n’es qu’un simple question de facilité… « Nous vivons sur Terre et ne connaissons rien d’autre, alors  pourquoi se casser la tête à parler d’autre chose ? ».
Pourtant, tout semble possible dans l’Univers. En l’état actuel de la science, l’Univers est une machin exceptionnelle pour tout auteur souhaitant se lancer dans de nouvelles théories, créer sa propre vision des choses, et bien d’autres encore. En littérature de fiction, l’important n’est pas en soi de coller parfaitement à la réalité, mais bien de rendre plausible NOTRE réalité. Celle de l’auteur. Coller à la réalité scientifique est un plus puisque cela permet de faire passer certaines connaissances à des personnes ne les maîtrisant pas, mais ce n’est pas la finalité d’une histoire de science-fiction.

Il est tellement vaste, âgé, mystérieux, mystifié, que l’Univers est à lui seul une ressource inestimable pour tout auteur de science-fiction. Je le dit comme je le pense. Bien qu’il soit absolument de préserver la Terre, et ce dans n’importe quel domaine que ce soit, l’avenir de l’Homme se trouve parmi les étoiles.
Nous avons fait le tout premier pas avec la « conquête » de la Lune et l’exploration robotisée d’une bonne partie du système solaire, mais cela ne représente rien du tout aux échelles galactiques et universelles. Pour le moment la seule solution s’offrant à l’humanité pour voyager dans l’univers, c’est la science-fiction. Pourquoi serait-il nécessaire d’attendre que la science rejoigne peut-être la fiction pour s’intéresser à cette merveille ? Une merveille qui permet d’ouvrir les yeux sur la condition humaine elle-même.
Sur Terre, l’Homme s’imagine comme l’espèce dominante. A l’échelle de l’Univers, il n’est qu’un microscopique grain de sable sans la moindre envergure. Il serait temps que l’Homme en prenne conscience… Il en va de sa survie sur Terre.

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Comment aborder un ouvrage de science-fiction ?

image issue de maxisciences.com

La science-fiction est un genre littéraire à part, lequel ne doit pas être appréhendé de la même façon que le policier ou encore l’aventure. La science-fiction est à part et se doit d’être abordée d’une façon particulière.

Tout comme les genres du fantastique et du fantasy, la science-fiction a ceci de particulier qu’elle développe des histoires dans des milieux étrangers à ceux qui existent réellement. Étrangers dans le sens où ils ne sont pas assimilables à ce que nous connaissant dans la vie de tous les jours. Il peut y avoir des ressemblances, mais elles sont en général assez limitées.
Alors que dans du policier « classique » (une histoire uniquement policière), par exemple, l’auteur concentre d’avantage son imaginaire sur la création d’énigmes et de situations énigmatiques, il n’a, a priori, pas la nécessité de « réinventer » le monde dans son ensemble. Ce qui n’est évidement pas le cas d’un auteur de science-fiction, qui se doit de mettre en place un contexte imaginaire crédible, dans un monde ayant particulièrement évolué. Cela ne revient pas à dire que l’auteur de science-fiction produit un travail plus compliqué que l’auteur de policier. Non. Il s’agit juste de travaux différents mais tout aussi difficiles.

Aussi, il est donc important de ne pas aborder la lecture d’une œuvre de science-fiction de la même manière que tout autre type d’ouvrage. Il faut s’attendre à découvrir un nouveau monde, lequel est régi par de nouvelles normes de société, composé de technologies différentes, se passe ailleurs que sur terre…
La science-fiction est un genre littéraire à part, dans le sens où il permet de tout inventer et réinventer. Il offre une totale liberté d’écriture aux auteurs. Il n’impose aucune limite autre que celles de l’imaginaire personnel, du moment que l’histoire est écrite de façon logique et claire. La science-fiction est, avec le fantasy, le meilleur moyen de développer l’imagination des lecteurs. C’est un genre d’avenir ou chacun peut se retrouver, et surtout, imaginer ces mondes de fiction d’une façon qui lui est propre et unique. La science-fiction est un genre à part entière et magnifique. Que les textes soient sombres ou joyeux, elle permet à tous de s’évader dans de nouveaux mondes, coupant alors la connexion avec notre vie contemporaine si stéréotypée et si désolante.

Bien sûr, tout le monde n’aime pas la science-fiction. Mais c’est un genre qui se doit d’être respecté au même titre que tous les autres. Tout comme eux, il demande de la rigueur et une imagination débordante. Qu’on l’aime ou pas, la science-fiction est ce qu’elle est… et personne n’y pourra jamais rien. Bien heureusement.

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L’auteur : le tout puissant de son œuvre

Qui n’a jamais rêve, un jour, d’être le tout puissant  ? Celui qui décide de tout, qui a le dernier mot, que personne ne contrarie jamais. Un être si exceptionnel qu’il en devient omnipotent. En une phrase, qui n’a jamais souhaiter devenir Dieu ?

Lorsqu’il est sujet de Dieu ici, il ne s’agit bien sur pas de religion. Mais plutôt d’un état d’esprit. Se sentir le seul maître à bord, décider de la vie, de l’avenir, du comportement, des décisions les plus personnelles d’une horde de personnes. Les contrôler de bout en bout, pour une durée infinie. N’avoir personne qui se dresse face à soi pour contredire…
Je ne parle pas d’une secte ou d’un gourou, mais de l’auteur de fiction. Tout droit sortie de l’imagination de son « concepteur », une histoire se déroule entièrement sous le contrôle de son maître, l’écrivain. La vie, la mort, la joie, la tristesse, le bonheur, le malheur… il décide d’absolument tout. Ses personnages essaient parfois d’évoluer de façon à changer leur destin, mais c’est peine perdue. Ils n’ont aucune chance d’y parvenir si tel n’est pas le bon vouloir de leur créateur.

L’écrivain est le seul, l’unique, à avoir droit de vie et de mort sur des hommes et des femmes. Pour tous les autres, cela s’appelle « tuer ». Pour lui, c’est « disposer ». Jamais personne ne remettra en cause ce droit, au nom de la liberté d’expression et de la liberté de pensée. Jamais personne ne condamnera un écrivain pour le sort qu’il aura réservé à ses personnages. Jamais personne ne le traitera de criminel. Jamais personne ne le haïra pour avoir laisser s’installer pauvreté, malheur et tristesse.
Seul l’écrivain peut donner naissance à quelqu’un en quelques mots. Lui seul peut faire grandir cette même personne de dix ans en quelques phrases. Lui seul, peut faire défiler toute sa vie le long de quelques pages. Il est le seul à pouvoir forger des légendes, à créer des héros, à pouvoir divertir le monde entier. Tout passe par lui et l’écriture.

L’écrivain est le tout puissant. Guidé par son imagination et par son amour de l’écriture, il est libre de tout. Du meilleur comme du pire. Son texte est un jardin secret dans lequel lui seul est autorisé à se plonger, où il est le seul à pouvoir écrire l’avenir et revisiter à sa guise le passé.
Il a le devoir d’y recevoir ses lecteurs, devant ainsi l’hôte de leur imagination. Mais ceux-ci devront se plier à son bon vouloir, et ne pourra jamais être que de simples spectateurs dans ce monde imaginaire à la si enviable et pourtant si difficile à créer.

Aujourd’hui une chose est certaine. Le seul Dieu qui existe en ce monde, pourfendant les religions et les interprétations de chacun, est l’écrivain. Nul autre que lui, aucune force supérieure, aucune volonté divine, ne le surpasse et ne le surpassera jamais. Car j’en ai la certitude absolue. L’écrivain existe et est celui qui se rapproche le plus de Dieu. Pourtant… Dieu n’existe pas.

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L’actualité : source d’inspiration pour la science-fiction

Science-ficton – Wikipedia – Domaine public

Par définition, la science-fiction est un genre qui permet d’émettre des hypothèses sur ce que pourrait être le futur (ou sur ce qu’auraient pu être le passé et le présent), en se basant les connaissances actuelles. Ainsi, la science fiction s’inspire très souvent et régulièrement de l’actualité.

La très probable découverte du boson de Higgs le 04 juillet dernier, l’atterrissage de Curiosity sur Mars il y a moins de trois semaines, mais aussi d’innombrables autres évènements ayant lieu tout au long de l’année, sont de précieuses sources d’inspiration pour les écrivains de science-fiction.
Ce sont des éléments, qui, une fois intégrés correctement à une histoire, sont de nature à rendre celle-ci encore plus réelle et crédible aux yeux des auteurs. Ils servent même parfois de base à l’introduction de nouvelles technologies, qui elles sont censées marquer l’époque dans laquelle se déroule l’action.
Cela permet aux auteurs d’expliquer leur apparition, plutôt que les annoncer telles qu’elles. Il est quand même plus intéressant d’expliquer la création d’un appareil de téléportation grâce aux recherches menées depuis de décennies sur le boson de Higgs (exemple pris totalement au hasard et sans aucun fondement scientifique sur les applications de la découvertes de cette particule), plutôt que d’annoncer cette découverte comme étant le fruit de la providence.

De même, la science-fiction s’intéresse aussi aux évènements autres que les découvertes et prouesses technologiques. Si l’on part du principe que le battement d’aile d’un papillon en plein océan pacifique peut mener à déclencher une tornade à plusieurs milliers de kilomètres dans l’atlantique, en supposant donc que chaque action, aussi infime soit-elle, peut influer de manière catastrophique n’importe où sur Terre ou dans l’Univers, il est alors possible d’extrapoler et de décrypter chaque chose, y compris la plus insignifiante, et d’en faire l’évènement capital, celui qui va tout changer, d’une histoire de science-fiction.
Ainsi, peut-être que l’écriture de cet article, qui a priori n’a pas vocation à changer le monde, va, par le biais d’internet, créer un buzz médiatique inattendu et influencer d’une manière ou d’une autre sur l’avenir de la planète. Ou pas… Mais ça, personne ne le sais et ne peut le prédire. Pourtant, ceci pourrait très bien être l’accroche d’une intrigue de science-fiction.
Autre exemple, l’une des multiples intrigues de mon roman actuellement en cours d’écriture –Galaxia-, met en scène une véritable révolution religieuse et « obscurantiste » sur Terre, à la suite de la disparition dans l’espace d’un vaisseau qui aurait dû marquer une nouvelle ère technologique pour l’humanité. Ainsi, deux évènements à priori sans le moindre rapport, vont entraîner une catastrophe totale.

C’est là l’avantage de la science-fiction sur de nombreux autres genres littéraires. Il est possible de se projeter dans un avenir totalement imaginé, lequel est basé sur des faits ne présageant absolument rien de ce qui va au final en découler.

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La science-fiction : une question d’époques

Jules Verne – Image Wikipédia

Disons-le tout de suite, il est très difficile, voir impossible de répondre à cette question, puisque par définition, le futur… est le futur. Néanmoins, en se basant sur divers éléments tels que les avancées technologiques actuelles, il est possible d’envisager quelques éléments de réponse.

Rappelons tout d’abord que lorsque Jules Verne publia 20 000 lieues sous les mers entre 1869 et 1870, soit près de 90 ans avant que l’océanographe suisse Jacques Piccard n’atteigne, en 1960, en compagnie du lieutenant Don Walsh, le fond de la fosse des Mariannes, à près de 11 000 mètres de profondeur.
De même, il écrivit et publia De la Terre à la Lune (1865) et Autour de la Lune (1869), avec une nouvelle fois environ 90 années d’avance sur les début de l’ère spatiale et le lancement des satellites artificiels Spoutnik. Et même 100 ans, un siècle, avant que l’Homme ne foule du pied le sol de notre satellite naturel.

A son époque, imaginer de telles aventures paraissait inimaginables. Aujourd’hui à moins d’avoir une imagination débordante, imaginer une expédition lunaire pourrait faire pâle figure à la vue des réalisations humaines des dernières décennies. D’ailleurs, cela n’a plus rien à voir avec de la science-fiction.
Désormais, ce sont les planètes lointaines, hors du système solaire, voir dans d’autres galaxies qui ont le vent en poupe. Des objectifs inconcevables à l’époque de Jules Verne, mais qui le devienne de moins en moins au fil des découvertes astronomiques. Bien sur, il ne sera pas question d’y aller physiquement avant encore très très longtemps. La plus proche étoile étant Alpha du Centaure, située à quatre années lumière de « chez nous », soit, à peu de choses près, 37 840 000 000 000 de kilomètres de la Terre…
Mais le progrès scientifique allant bon train, il est aujourd’hui possible d’observer des étoiles situées à des centaines, voir à des centaines d’années lumière, et d’en décrypter leur composition, leur taille, ou encore leur poids. Soit, probablement autant que les connaissances de l’Homme sur la Lune en 1860.

Ainsi, le rapport science/technologie/ »objectifs » est resté un peu près proportionnel. Ce qui va dans le sens d’un possible transfert de la science-fiction vers la réalité dans une bonne centaine d’années.
Si ce n’est que d’autres éléments capitaux sont à pendre en compte. En effet, le monde d’aujourd’hui est totalement différends de celui dans lequel baignait Jules Verne. Dans la pensée tout d’abord. Car au temps de l’écrivain, l’Homme s’imaginait avoir découvert la plus grande partie de ce qui pouvait l’être. Ce qui se révéla finalement être une ineptie sans nom, puisque les connaissances humaines ont plus évoluées au cours du XXème siècle que durant le millénaire qui l’a précédé. De nos jours, aucun scientifique digne de ce nom ne s’aventurera à dire que « tout a été découvert ».
Autre point très important, « l’état » du monde. Dans les années 1850 / 60,  seulement quelques décennies après les Révolutions Industrielles, les pays alors dominateurs du monde avaient terminé leur métamorphose, laissant justement penser que l’Homme était devenu omniscient. C’est ce qui a pu entraîner de tels élans chez certains auteurs par exemple. Actuellement, la pensée selon laquelle le plus difficile reste encore à faire, et le plus important encore à découvrir, est susceptible d’entraîner un plus grand pessimisme, réduisant ainsi les vues de l’Homme, malgré la présence d’un challenge exceptionnel.
Troisième chose, la géopolitique. Là, sur ce point, les différences entre l’époque de Jules Verne et la notre ne sont pas excessives. La guerre de 1870, contre la crise financière… Bien sur, ce sont deux élément à priori sans aucun rapport , mis à part qu’ils sont tous deux de nature à exacerber une certaine vision nationaliste, de renferment sur soi. Ils entraînent tous deux un regain d’individualisme, créent d’énormes fossés entre les nations, mais, encore plus grave, entre les différentes classes sociales d’une même nation.

Aussi, sur le plan technologique, il n’est probablement pas inenvisageable de penser que dans un siècle, l’Homme sera en mesure de voyager, au minimum, hors du système solaire, et à des échelles de temps raisonnables.
Mais pour cela, il lui faudra éviter les pièges qui se profilent sur sa route. Il lui faudra ne pas s’auto-détruire avant. Et il lui faudra, plus que tout, apprendre de ses erreurs. Qu’il prenne conscience que la très grande majorité de ses exploits retentissants ont eu lieu dans un contexte de sortie de conflits mondiaux qui ont profondément marqué l’Histoire, et qui auraient pu conduire à la perte de l’Homme.
Il est probablement nécessaire de créer une émulsion entre états, mais il vaudrait mieux qu’elle soit positive plutôt que négative. Car je ne suis pas certain que l’humanité serait en mesure de survivre à des conflits , en particulier financiers, comparables en intensité à tout ce qui s’est déroulé au cours du XXème siècle. L’Homme écrit son propre avenir. A lui de ne pas commettre de fautes lors de sa rédaction, au quel cas, la science-fiction restera fiction pour l’éternité.

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Entre science et fiction

La science-fiction est un genre bien particulier puisqu’il se concentre sur ce que pourrait bien nous réserver l’avenir. Un avenir tantôt sombre, tantôt réjouissant. Un avenir chargé de nouveautés, de découvertes et de surprises. La science-fiction est un domaine qui offre à tout un chacun la possibilité de s’évader de la noirceur du monde actuel. Malheureusement, comme son nom l’indique, il ne s’agit de fiction… A moins que…

C’est vrai ce mensonge ? – Disons le tout de suite, je ne vais pas vous parler de voyage spatial ou de héros perdu à plusieurs centaines d’années lumière de la Terre. Non, ça je le garde pour mon prochain ouvrage.
Par contre, que diriez-vous de découvrir une pulsar, de participer à la modélisation de la Voie Lactée ou encore d’étudier le fond diffus cosmologique ? A moins que vous ne préfériez, par exemple, participer aux recherches et futures découvertes (?) du CERN (Conseil Européen pour la Recherche Nucléaire) et du LHC, le plus grand accélérateur de particules au monde, capable d’accélérer la matière à une vitesse quasiment égale à celle de la lumière ?
Bien sur, me direz-vous, vous n’êtes ni astronome, ni scientifique, et encore moins physicien. Aucun problème. Du moment que vous possédez un ordinateur, peut importe que vous soyez bac -2 et technicien de surface ou bac +8 et docteur ès physique quantique. L’important n’est pas là. L’important est d’avoir envie de participer à sa manière à de possibles avancées scientifiques qui, dans quelques années, rapprocheront peut-être un peu plus la science-fiction de la réalité.

Pour ce faire, rien de bien compliqué. Allumez votre ordinateur (ce qui est déjà fait si vous lisez ces lignes), rendez-vous sur cette page (en français) et prenez un peu de temps pour vous informer sur les différents projets auxquels vous pourrez, si vous le souhaitez, participer. Ensuite, rendez-vous dans la rubrique « téléchargement » du site précédemment cité, et téléchargez et installez le logiciel BOINC. Pas de soucis, c’est libre, gratuit et tout à fait légal.
Si vous avez besoin d’aide pour le paramétrage du logiciel, rendez-vous sur le site de l’une des principales communautés francophone participant à de nombreuses recherches disponibles, l’alliance francophone. Là encore n’ayez aucune crainte, tout se fait dans la bonne humeur, c’est 100% gratuit et sans inscription nécessaire.

Et une fois installé et paramétré ? – Lorsque vous aurez choisi et rejoint le(s) projet(s) qui vous intéressent, votre ordinateur s’occupera de tout. Il téléchargera des unités de calcul pour le(s)dit(s) projet(s) et calculera jusqu’à en arriver à leur terme. Il renverra alors de façon sécurisée les résultats aux serveurs du/des projet(s) concerné(s) et des points vous seront accordés si lorsque le résultat sera validé.

Gnééé… – Développons un petit peu. Les projets proposés par sur la plateforme BOINC sont des projets de recherches menés par des grandes agences publiques et/ou Universités internationalement reconnues. Quelque soit le domaine du projet (Astronomie, Physique, Médecine, Biologie…), ce sont des recherches qui demanderaient plusieurs centaines -voir milliers- d’années de calcul à un seul ordinateur, aussi puissant soit-il. Le but de la plateforme BOINC est donc de créer un réseau regroupant des ordinateurs particuliers et professionnels du monde entier, afin de pouvoir mener ces recherches en quelques mois/années seulement.
Chaque ordinateur se voit confier des unités de calcul (d’infimes morceaux du projet dont il est question) et utilise sa capacité de calcul que vous n’êtes pas en train d’utiliser pour effectuer vos tâches quotidiennes pour résoudre cette unité de calcul. Selon la puissance de votre ordinateur, l’utilisation que vous en faites, le(s) projet(s) pour le(s)quel(s) vous lui avez assigné de travail et l’unité de calcul elle-même, le temps nécessaire pour mener un calcul à son terme peut varier entre quelques minutes et plusieurs heures. Bien sur, rien ne vous empêche d’éteindre votre ordinateur lorsque vous le souhaitez. Celui-ci reprendra alors son travail là où il s’est arrêté à l’occasion de son prochain redémarrage.

Vous avez parlé de points ? – A chaque fois que votre ordinateur terminera et renverra une unité de calcul aux serveurs du/des projet(s), un certain nombre de points -variable selon le projet, l’unité de calcul et la durée du calcul- vous sera attribué. Il ne s’agit là que de quelque chose de symbolique, permettant d’établir des classements entre les millions de personnes participant aux divers projets. Il n’y a rien à gagner, mis à par la satisfaction de participer à des recherches normalement inaccessibles au commun des mortels.

Mouai… et ça donne des résultats ? – Le World Community Grid (WCG), qui regroupe plusieurs projets à vocations médicales, a déjà mené à son terme plusieurs projets, dont un visant à découvrir des remèdes contre la Dengue. Aujourd’hui il offre la possibilité de participer à des recherches contre le SIDA, la cancer ou encore contre les maladies génétiques. De plus, l’ensemble des résultats des projets du WCG sont destinés à être rendus publics. C’est à dire qu’aucun laboratoire, groupe pharmaceutique, état ou autre, ne pourra se les approprier pour son seul et unique usage. N’importe qui sur Terre pourra s’en servir librement et légalement.
Pour en revenir à un plan plus « science-fiction », le projet Einstein@Home, qui recherche la présence de pulsars dans la galaxie, a déjà permis la découverte de plusieurs d’entre-elles, les deux dernières ayant été confirmées il a y à peine quelques jours de cela (anglais).
Après, chaque projet avance à son rythme. Peut-être que certains ne donneront jamais rien, mais ça il est impossible de le savoir à l’avance. Par contre, ce qui est certain, c’est qu’en ne menant aucun projet à terme, nous ne découvrirons rien du tout.

Et donc, concrètement, ça m’apporte quoi ? – Comme je l’ai déjà dit, cela vous apporte une forme de satisfaction personnelle que de participer à de tels projets. Peut-être cela ne vous apportera rien d’autre à titre personnel, mais imaginez que des maladies telles que le SIDA ou le cancer puissent être vaincues grâce à ces projets. Imaginez encore que le projet du LHC du CERN permettre de révolutionner la physique. Ou encore que le projet SETI permette la découverte de vie extra-terrestre… Ou autre chose. Imaginez si c’était votre ordinateur qui avait la chance de calculer l’unité de calcul « fatidique ». Celle qui ouvrait la voie à de nouvelles découvertes…

Bien sur, à l’heure actuelle il s’agit de science-fiction. Mais peut-être que dans 2 jours, 2 mois ou 2 ans, ce ne sera plus le cas. En seulement quelques heures de calculs, vous, votre ordinateurs, pouvez contribuer à réduire de plus en plus la frontière la science et la fiction, repoussant ainsi les limites de la sciences-fiction.

Liste des projets BOINC

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