l’Homme et ses faiblesses

image issue du site : http://balkiara.joueb.com/

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Je viens de tomber, en réponse à une interview réalisée pour Actualitté il y a quelques mois (sur le thème de l’auto-édition), sur un commentaire assez particulier et pourtant de ceux qui pullulent un peu partout dans la vie de tous les jours :

  • « Quand Clément Hourseau dit « je ne prétends pas que mes textes et ouvrages sont parfait » il a raison car il aurait dû dire: « que mes textes et ouvrages soient parfaits ».
    Il n’y a pas de honte à consulter le Bescherelle. »

Il m’est donc reproché (à juste titre) d’avoir commis des erreurs diverses, si ce n’est dans le document entier, au moins dans cette citation.
Peut-être ais-je mal interprété le sens dudit commentaire, mais il relève selon moi, dans sa dernière remarque, d’une attaque en règle du style « moi je sais écrire, toi pas ». Heureusement pour moi, dans cette même citation je précisais alors ne pas être parfait. Ouf… j’ai échappé à l’effroyable et mortelle vindicte de ce commentateur…
Qu’aurais-je pris dans ma face si j’avais fait l’éloge de mon style ou autre ?

Aussi, dans une société où l’apparence et le paraître dominent littéralement le fond intérieur et l’être, l’Homme peut-il, est-il capable, de reconnaître être pourvu de faiblesses en tous genres ?
Comme souvent, j’ai envie d’apporter une réponse plutôt sombre quant à de telles capacités. Quand je vois des personnes qui sont capables de camper une nuit entière devant des magasins/boutiques pour être le premier à posséder telle ou telle nouveauté, j’ai le sentiment que nous sommes très mal barrés…
Quand je vois des remarques telles que « Il n’y a pas de honte à consulter le Bescherelle« , j’ai le sentiment que certains se sentent supérieurs aux autres car ils sont capables de les corriger et de leur renvoyer leurs faiblesses en pleine face. Est-il réellement si difficile de mettre son orgueil de côté et de dire « ah, je crois que là tu te trompe car il me semble que la règle de grammaire dit que… » ?

Bien sûr, ce n’est pas le genre de chose qui va me pourrir mon week-end et encore moins le reste de ma vie. Heureusement d’ailleurs. Pourtant, c’est bien ce qui se retrouve de plus en plus, tant dans la vie réelle que sur internet, derrière son écran d’ordinateur.
Je ne prétends pas là que je SOIS parfait, loin de là. J’ai mes faiblesses et il m’arrive très probablement de me transformer de temps en temps en cet « Homme » que je décrie plus haut dans cet article. Pourtant, je suis fière de savoir affirmer, car il ne s’agit pas de « pouvoir affirmer », mais bien de « savoir affirmer », que (comme tout être humain) j’ai des faiblesses.

A ceux qui prendrons ceci comme une preuve d’orgueil et de vantardise, je souhaite tout simplement une bonne soirée devant les NRJ Music Awards ou toute autre émission fortement (quelle ironie) culturelle. Aux autres, je souhaite une bonne réflexion et un « bon » mal de tête.

Une fois n’est pas coutume, je conclurai par une note positive :

  • « Reconnaître ses propres faiblesses et erreurs est le début du chemin vers plus d’humanité ».
    C’est de moi-même, ça sort de mon esprit, rien que du miens et j’en suis fière (raaaahhh saleté d’orgueil qui surgit n’importe quand… 😉 )

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Out of Earth est disponible !

Depuis aujourd’hui, la version papier de Out of Earth est disponible. Vendue au prix de 4,40€, la nouvelle possède une couverture souple brochée. Quelques autres des caractéristiques :

  • format A5 – 36 pages – broché (version papier) et PDF sans DRM– (version électronique)

  • ISBN : 978-2-36820-000-1

  • diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND 3.0 France

  • prix de vente de 4,40 € TTC pour la version papier et de 1,35 € TTC pour la version électronique.

De plus, l’achat de la version papier permet de profiter, sur simple demande et de façon totalement gratuite, de la version électronique (PDF) de Out of Earth. Celle-ci étant bien sur disponible sans verrou électronique ni aucune autre forme de protection, qui plus est sous licence Creative Commons BY-NC-SA. elle est de fait lisible sur n’importe quel appareil (ordinateur, tablette…) prenant en charge le format PDF.

Voici, pour rappel, le synopsis de l’histoire tel qu’il apparaît sur la quatrième de couverture :

Un jeune homme, écrivain, a l’occasion de quitter la Terre. Désappointé par la façon dont à évolué l’espèce humaine et ayant l’opportunité de réaliser son plus grand rêve, il accepte. Il s’apprête à élire domicile dans l’espace.

« Si j’avais un vœux à faire, je quitterais ce monde pourri par les guerres, la cupidité, l’avarice et l’Homme. Peu importe les dangers que cela impliquerait, j’embarquerais sans hésiter à bord du premier vaisseau s’envolant en direction des étoiles. Quitte à vivre dans l’obscurité, je préférerais celle de l’espace à celle de l’Homme. »

« L’Homme n’est pas une erreur de la Nature. C’est un prototype expérimental dont la seule particularité est d’avoir été programmé pour s’auto-détruire en cas d’échec, sans même en prendre conscience.»

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Le « Galilée » quitte la Terre !

Le vendredi premier février à 00h01 précises, le « Galilée » a quitté la Terre. A son bord, un jeune homme, écrivain, prénommé Adrien. Passionné d’astronomie et de science-fiction, le voilà désormais la tête dans les étoiles, vivant enfin son rêve spatial.

« Je ne supportais plus la façon dont évoluait l’humanité. J’ai besoin de changement, de solitude et d’espace. Il m’est nécessaire de mettre une distance infinie avec la cupidité sans cesse plus grande de l’Homme. Je ne suis pas parfait, loin de là. Mais je reconnais volontiers mes défauts. Je sais que tout ceci risque de paraître, aux yeux de certains, comme de la vantardise, mais peu importe. Je sais qui je suis, et surtout ce que je suis ! »

Voici donc ses dernières paroles, prononcées quelque secondes seulement avant son embarquement vers l’infini de l’Univers, en direction de l’étoile de Barnard, située à six années lumière de la Terre. A sa vitesse de croisière, il mettra plusieurs décennies avant d’atteindre sa cible. Peu importe. Il s’agit de toute façon d’un voyage sans retour.
La question que nombre de spécialistes se pose et de savoir si, mentalement parlant, il tiendra le choc. La seule expérience d’envergure, Mars 500, menée afin d’étudier le comportement d’hommes coupés du monde pendant une longue période n’a durée que cinq cents jours environ. Son périple à lui durera trente fois plus longtemps. L’autre grande inconnue réside dans sa préparation physique…

Suivez dès maintenant cette aventure hors du commun et plongez-y sans en manquer la moindre miette !

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Out of Earth

QR Code Out of Earth

Voici ma dernière création. Une nouvelle, intitulée Out of Earth, plutôt axée science-fiction. Elle raconte l’histoire d’un jeune homme, écrivain, qui a l’occasion de quitter la Terre. Désapointé par la façon dont à évolué l’espèce humaine et ayant l’opportunité de réaliser son plus grand rêve, il accepte. Il s’apprête à élir domicile dans l’espace. Bien lui en a pris…

Tout comme l’ensemble de mes autres textes, celle-ci est publiée sous ma marque éditoriale Univers Parallèle. Sa visualisation, son téléchargement et son partage sont totalement libres et gratuits. Elle est diffusée sous licence Créative Commons BY-NC-ND.

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Ca space ici

Présentée au concours de nouvelles 2012 des amis de la cité de l’espace, Ca space ici raconte l’histoire de colons humains partis en direction de l’étoile Alpha Centauri, située à quatre années lumière de la Terre. Leur objectif numéro un  est de coloniser cette planète, de laquelle des communications extra-terrestres ont été reçus.

Les résultats du concours ne sont pas encore connus, du moins à titre personnel, mais ceux-ci étant censés être officialisés depuis hier soir, plus rien ne s’oppose à la mise en ligne de Ca space ici.
Diffusée sous licence Creative Commons BY-NC-ND, la nouvelle peut être consultée, téléchargée et partagée librement et gratuitement.

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L’Humanité ne va pas dans le mur… elle y est déjà !

Mes textes sont généralement plutôt sombres. Je ne dirais pas « noirs », car j’ose encore espérer que l’Homme et l’Humanité puissent encore changer et gagner en maturité, en respect et en honnêteté. Pourtant, j’y crois de moins en moins. Et deux exemples, tous deux arrivés en l’espace de 48 heures, me rendent de plus en plus dubitatifs quant à la lâcheté, la débilité et l’égoïsme de l’Homme. Peut-être suis-je un réducteur, mais j’assume totalement.

Tout à commencé mardi en début d’après midi. En rentrant de mon travail, une camionnette me grille un stop et m’oblige à piler pour ne pas lui rentrer dedans. Je l’évite, il n’y a pas de casse, pas de bobos, rien de grave. Seul mon klaxon en a pris un bon coup. Tout aurait pu s’arrêter là si le conducteur de ce véhicule ne s’était pas arrêté une vingtaine de mètres plus loin. Voyant cela, je m’apprêtais à mon tour à descendre de voiture, afin d’avoir une petite explication.
Si ce n’est que lorsque je l’ai vu se mettre à courir comme un fou dans ma direction, criant à en réveiller les morts et brandissant une batte de base-ball, je me suis ravisé assez rapidement et ai décidé de ne pas mettre en danger, et donc de partir fissa. Arrivé chez moi, direction la gendarmerie… pas de plaque d’immatriculation, pas de plainte… un fou en pleine nature…

Deuxième acte, ce matin même. De nouveau en rentrant du travail; Peut-être devrais-je me mettre au chômage, ce serait sans doute bien moins dangereux pour moi… A peine arrêté devant chez moi (à cheval sur le trottoir et la chaussée, à un endroit où c’est bien évident totalement autorisé, les feux de détresse allumés pour bien me signaler alors même qu’il faisait parfaitement jour), le moteur toujours en route, et encore assis dans la voiture, que je vois une automobiliste arrivant face à moi, très près du bord de la route… qui m’a complètement arraché mon rétroviseur passager.
Une nouvelle fois, je sors de la voiture, pensant qu’en personne civilisée, cette dame allait aussitôt s’arrêter, reconnaissant la totalité des tords, pour ensuite remplir un constat amiable… Qu’est-ce que j’ai été bête encore une fois… Cette dame, qui n’en avait probablement rien à faire, a préféré continuer sa route, comme si de rien n’était. Résultat… re-gendarmerie… Manque de bol, je n’ai une nouvelle fois pas eu le réflexe, ni le temps, de noter la plaque d’immatriculation.  Impossible donc de porter plainte, ni de faire valoir mes droits auprès de mon assurance. Me voila obligé de payer la franchise pour faire réparer ma voiture, sans laquelle je je ne peux pas travailler…

Aussi, quand je vois des comportements comme ceux-là, j’ai de plus en plus peur pour l’humanité et pour notre avenir à tous. Il est grand temps que l’Homme prenne conscience que tout part de travers, et qu’il se doive de réagir. Et la première chose à faire, c’est une bonne éducation dès l’enfance. Apprendre le respect, l’honnêteté et la vie en collectivité à tous ces ###### qui peuplent aujourd’hui la Terre. Je n’ai pas la prétention d’être parfait, loin de là, mais j’ose quand même dire que si tout le monde était comme moi, la planète, l’Homme et l’Humanité ne s’en porteraient que mieux. Car malgré tout mes défaut, mes parents m’ont donné une certaine éducation qui manque à beaucoup de personnes. Je n’ai pas vécu dans les années 50/60, loin de là… Mais je me dis qu’aussi stricte soit-elle, l’éducation avait alors du bon… du très bon !! Il y a vraiment des baffes qui se perdent de nos jours. Et ça ne fait qu’empirer… Pauvre Terre !!

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Je suis un homme…

Image issue de : http://terresacree.org

L’Homme est l’espèce dominante sur Terre. C’est lui qui impose ses propres règles, aux dépens même des autres espèces vivantes. L’Homme se croit intouchable, au dessus de tout. Il s’imagine que la science lui permettra toujours, quoi qu’il arrive, de s’en sortir de la meilleure des façons.

L’Homme est pétri de qualités… mais aussi de défauts. Il est souvent animé de préjugés en tous genres, habité par un sentiment de toute puissance. Il aime généraliser tout un tas de choses, au risque de commettre des erreurs grossières. Il apprécie particulièrement en mettre plein la vue à ses semblables, en particulier ceux qu’il côtoie régulièrement. Il n’hésite pas à se vanter dès qu’il en a l’occasion. Il se fait un malin plaisir à se faire passer pour plus beau, plus fort, plus intelligent qu’il ne l’est réellement. Aujourd’hui, encore plus que par le passé, l’Homme est tombé dans l’écueil du paraître. Il ne cherche plus à être tel qu’il est réellement, mais seulement à paraître tel que la société veut qu’il soit.

Pourtant, l’Homme pourrait faire de très grandes choses si il parvenait à se remettre en cause et à reprendre la place qui devrait normalement être la sienne. Plus de guerres, de la coopération dans tous les domaines, pour ne pas dire de l’entre-aide, du soutient, plus de haine, de peurs inutiles, de « lavages de cerveau »… Que le monde serait parfait. Peut-être un peu morne, mais tellement plus calme et agréable à vivre. Malheureusement, l’espèce humaine ne prends pas vraiment la direction de cette harmonie pourtant si précieuse.
Pour y parvenir, il faudrait que l’Homme commence par se remettre en cause. Qu’il accepte de reconnaître ses défauts, qu’il arrête de les nier. Il est vrai que dans notre société du paraître, admettre de ne pas être parfait est déjà considéré comme un défaut en soi… alors comment s’en sortir ?

Peut-être en mettant de côté son égo et en faisant passer notre société contemporaine et ses codes au second plan. Car lorsque l’on prends de conscience de choses telles que l’Univers; sa complexité, son étendue pour ainsi dire infinie, sa beauté… On se rends alors compte que nous, humains, ne sommes que des êtres sans la moindre importance à l’échelle du tout. L’Homme n’est rien. Il ne vaut rien, ne pèse rien. Qu’il soit là ou non… comment dire ? Cela n’a aucune importance. Il n’est que de passage dans ce vaste monde dont nous ne connaissons que si peu de choses.
Prendre conscience d’une telle chose n’est pas aisé. Mais cela permet de relativiser l’impact que peut avoir la société sur nos vies et sur nos existences. Prendre conscience de l’Univers est la meilleure solution pour enfin oser admettre ses propres erreurs, ses faiblesses… L’Homme n’est pas parfait, loin de là. Malheureusement… je suis un Homme.
Et même si je reconnais volontiers ne pas être parfait, avoir de nombreux défauts, parfois juger sans connaître, sans savoir… je sais d’avance que pour nombre de personnes ceci sera vu comme de la vantardise. Comme le fait de chercher à me démarquer de la masse. Et bien à ceux-là, si tel est le cas, je n’ai qu’une seule chose à dire.

– « Oui je suis un vantard. Et je suis fière de l’être« .

Et je tiens même à remercier toutes les personnes qui sont capables de me rappeler mes défauts, toutes celles qui me permettent de rester imparfait et donc Homme. Car je ne mérite rien d’autre que d’être un Homme. L’Homme est ce qu’il est. C’et à dire pas grand chose.
J’admet mes défauts. C’est un bon début. Mais pour me hisser au dessus du niveau général de l’Homme, il me faudrait au minimum parvenir à me débarrasser de tous ces défauts. Sauf que j’en suis encore très loin tellement ils sont encrés en moi comme en chaque Homme. Je ne me vante pas. J’admet juste être un Homme. Si tout le monde y parvenait sur Terre, le monde dans lequel nous vivrions serait paradisiaque…

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L’intérêt culturel d’une œuvre littéraire quelconque

Des dizaines de millions, ci ce n’est des centaines de millions, de personnes à travers le monde écrivent. Je ne parle pas d’écriture dans le sens « savoir écrire », mais bien dans celui de « produire un travail littéraire ». Parmi cette masse considérable, seule une très petite minorité voient leurs œuvres être diffusées dans des proportions représentant au minimum plusieurs centaines d’exemplaires. Dans ce cas, quel est l’intérêt de ces millions et millions de textes qui ne dépasseront jamais les limites du cercle familial ?

En effet, la question se pose, car ces textes qui jamais ne seront lu à grande échelle représentent l’écrasante majorité de tous ceux écrits à travers le monde. Néanmoins, il serait honteux, inqualifiable et malhonnête de s’arrêter au seul critère du nombre d’exemplaires vendus pour évaluer l’intérêt culturel d’un ouvrage.
Il est évident que Harry Potter, Twilight ou autres Narnia sont des phénomènes culturels de masse. C’est indéniable. Pourtant, leur intérêt culturel n’est certainement pas plus grand que celui de tous les autres textes de ce genre. Ils ont eu la chance de d’être repérés et dévoilés au monde entier, tels des phénomènes, mais… c’est tout.
L’intérêt culturel d’une œuvre, qu’il s’agisse de littérature ou de tout autre domaine, c’est ce qu’elle apporte de concret à l’Homme, avec un grand « H ». En plus de plusieurs milliards de dollars pour les ayants droits, ces œuvres ont également apporté de la magie, de l’évasion dans des mondes nouveaux, du rêve, de la littérature. Et c’est à peu de choses près tout ce qu’il y a à dire… Leur intérêt culturel propre réside donc dans leur capacité à développer l’imagination et à projeter le lecteur dans leurs mondes respectifs. C’est bien, mais c’est peu. Très peu.
En effet. Le gros problème de ces œuvres « grand public », c’est qu’elles sont justement crées dans le but de plaire au plus grand nombre, au détriment de l’auteur, qui sera dès lors susceptible de s’auto-censurer pour ne pas froisser ses lecteurs. Ce qui a pour conséquence directe d’en réduire leur intérêt sur le plan culturel. Car, honnêtement, quel serait l’intérêt d’une société ultra formaté ou tout le monde pense et agit de la même façon ? Oui, je sais, notre société tant justement vers tout ceci…

Mais alors, qu’en est-il de toutes ces œuvrent qui jamais ne connaîtront la postérité ? Sont-elles classés d’office dans la catégorie « sans intérêt » ? Bien sur que non, au contraire.
Ces œuvres « mineures » sont en réalité le moteur de la culture. Ce sont elles, par leur diversité, leurs sujets, les multiples angles (autant qu’il y a d’auteur) sous lesquels elles sont abordées… Les récits d’un poilu plongé dans l’enfer des tranchées de la première guerre mondiale, même perdus au plus profond d’une vielle malle rouillée. Les mémoires qu’un grand père laisse à ses petits ou arrières petits enfants. Les carnets de voyage d’un explorateur auprès de tribus isolée et inconnues. Le récit policier, de science-fiction, d’aventures ou même d’amour, écrit par le petit écrivain sachant conserver ses valeurs personnelles et les transmettre dans ses textes… Voilà ce qu’est la véritable culture. Cette culture qui saura faire évoluer l’Homme dans le bon sens, celui de la diversité, des valeurs trop souvent perdues. Cette culture qui devrait façonner l’avenir de l’Humanité.

Se pose juste le problème de savoir si tous ces véritables, et uniques, moteurs de la culture seraient en mesure de  conserver tous leurs attraits si à leur tour ils devaient se retrouver propulsés sur le devant de la scène. A mon avis, la réponse serait positive… à condition d’enlever toute valeur marchande à tout ce qui est culturel.
C’est une hypothèse qui nécessiterait un travail de fond pharaonique, mais qui ne pourrait qu’être positif pour l’Homme et l’humanité. Car sans culture, il n’y a pas de civilisation qui tienne. Il suffit, pour s’en rendre compte, regarder de quelles façons est-ce que nous analysons aujourd’hui les civilisations passées et disparues. La réponse est tout simple… En étudiant leurs différentes cultures grâce aux traces, objets et textes qu’elles nous ont laissé.
Comme pour ce qui est des fouilles archéologiques, la seule vraie et  est celle qui est cachée. Cachée au fin fond des greniers, des étales des libraires, et même d’internet. Chaque œuvre, en particulier les plus insignifiantes, a son importance !

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La science-fiction : une question d’époques

Jules Verne – Image Wikipédia

Disons-le tout de suite, il est très difficile, voir impossible de répondre à cette question, puisque par définition, le futur… est le futur. Néanmoins, en se basant sur divers éléments tels que les avancées technologiques actuelles, il est possible d’envisager quelques éléments de réponse.

Rappelons tout d’abord que lorsque Jules Verne publia 20 000 lieues sous les mers entre 1869 et 1870, soit près de 90 ans avant que l’océanographe suisse Jacques Piccard n’atteigne, en 1960, en compagnie du lieutenant Don Walsh, le fond de la fosse des Mariannes, à près de 11 000 mètres de profondeur.
De même, il écrivit et publia De la Terre à la Lune (1865) et Autour de la Lune (1869), avec une nouvelle fois environ 90 années d’avance sur les début de l’ère spatiale et le lancement des satellites artificiels Spoutnik. Et même 100 ans, un siècle, avant que l’Homme ne foule du pied le sol de notre satellite naturel.

A son époque, imaginer de telles aventures paraissait inimaginables. Aujourd’hui à moins d’avoir une imagination débordante, imaginer une expédition lunaire pourrait faire pâle figure à la vue des réalisations humaines des dernières décennies. D’ailleurs, cela n’a plus rien à voir avec de la science-fiction.
Désormais, ce sont les planètes lointaines, hors du système solaire, voir dans d’autres galaxies qui ont le vent en poupe. Des objectifs inconcevables à l’époque de Jules Verne, mais qui le devienne de moins en moins au fil des découvertes astronomiques. Bien sur, il ne sera pas question d’y aller physiquement avant encore très très longtemps. La plus proche étoile étant Alpha du Centaure, située à quatre années lumière de « chez nous », soit, à peu de choses près, 37 840 000 000 000 de kilomètres de la Terre…
Mais le progrès scientifique allant bon train, il est aujourd’hui possible d’observer des étoiles situées à des centaines, voir à des centaines d’années lumière, et d’en décrypter leur composition, leur taille, ou encore leur poids. Soit, probablement autant que les connaissances de l’Homme sur la Lune en 1860.

Ainsi, le rapport science/technologie/ »objectifs » est resté un peu près proportionnel. Ce qui va dans le sens d’un possible transfert de la science-fiction vers la réalité dans une bonne centaine d’années.
Si ce n’est que d’autres éléments capitaux sont à pendre en compte. En effet, le monde d’aujourd’hui est totalement différends de celui dans lequel baignait Jules Verne. Dans la pensée tout d’abord. Car au temps de l’écrivain, l’Homme s’imaginait avoir découvert la plus grande partie de ce qui pouvait l’être. Ce qui se révéla finalement être une ineptie sans nom, puisque les connaissances humaines ont plus évoluées au cours du XXème siècle que durant le millénaire qui l’a précédé. De nos jours, aucun scientifique digne de ce nom ne s’aventurera à dire que « tout a été découvert ».
Autre point très important, « l’état » du monde. Dans les années 1850 / 60,  seulement quelques décennies après les Révolutions Industrielles, les pays alors dominateurs du monde avaient terminé leur métamorphose, laissant justement penser que l’Homme était devenu omniscient. C’est ce qui a pu entraîner de tels élans chez certains auteurs par exemple. Actuellement, la pensée selon laquelle le plus difficile reste encore à faire, et le plus important encore à découvrir, est susceptible d’entraîner un plus grand pessimisme, réduisant ainsi les vues de l’Homme, malgré la présence d’un challenge exceptionnel.
Troisième chose, la géopolitique. Là, sur ce point, les différences entre l’époque de Jules Verne et la notre ne sont pas excessives. La guerre de 1870, contre la crise financière… Bien sur, ce sont deux élément à priori sans aucun rapport , mis à part qu’ils sont tous deux de nature à exacerber une certaine vision nationaliste, de renferment sur soi. Ils entraînent tous deux un regain d’individualisme, créent d’énormes fossés entre les nations, mais, encore plus grave, entre les différentes classes sociales d’une même nation.

Aussi, sur le plan technologique, il n’est probablement pas inenvisageable de penser que dans un siècle, l’Homme sera en mesure de voyager, au minimum, hors du système solaire, et à des échelles de temps raisonnables.
Mais pour cela, il lui faudra éviter les pièges qui se profilent sur sa route. Il lui faudra ne pas s’auto-détruire avant. Et il lui faudra, plus que tout, apprendre de ses erreurs. Qu’il prenne conscience que la très grande majorité de ses exploits retentissants ont eu lieu dans un contexte de sortie de conflits mondiaux qui ont profondément marqué l’Histoire, et qui auraient pu conduire à la perte de l’Homme.
Il est probablement nécessaire de créer une émulsion entre états, mais il vaudrait mieux qu’elle soit positive plutôt que négative. Car je ne suis pas certain que l’humanité serait en mesure de survivre à des conflits , en particulier financiers, comparables en intensité à tout ce qui s’est déroulé au cours du XXème siècle. L’Homme écrit son propre avenir. A lui de ne pas commettre de fautes lors de sa rédaction, au quel cas, la science-fiction restera fiction pour l’éternité.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND