L’écrivain, un être supérieur

gravure dore bible - dieu fait perir leviathan - vision d isaieQue cela plaise ou non, il évident que l’écrivain est un être supérieur. Non pas supérieur en tant qu’Homme, être humain, puisque c’est un Homme comme les autres, mais en tant que « tout puissant ».

Oui, l’écrivain est le « tout puissant ». Le tout puissant de son œuvre. C’est lui qui la créé de bout en bout, usant de son imagination, de sa volonté et de sa vision des choses. L’écrivain a le droit de vie ou de mort sur ses personnages, quand bon lui semble, où bon lui semble, et sans avoir de comptes à rendre.
L’écrivain peut faire intervenir diverses forces plus ou moins connues pour faire évoluer son dessein. Il est à même d’entrevoir des miracles, et surtout d’autoriser leur réalisation.

Les légendes, les mythes…, rien n’est plus fort que l’écrivain. C’est lui qui façonne tout un monde, le sien. Armé de son imagination, de sa plume et de sa volonté de créer, rien ne lui est impossible. Le jour, la nuit, la rotation des planètes, la nature… tout se trouve à sa merci, livré à sa volonté de « tout puissant ».
Il peut faire naître les guerres, puis engendrer la paix. Il peut tout faire, sans aucune limite. Qu’il s’agisse d’amour, d’enquêtes policières, de mondes enchantés, de voyage dans le temps, ni les lois de la physique ni les plus récentes technologies ne peuvent s’opposer à lui.

Mais la plus grande force de l’écrivain, qui est aussi une bonté inouïe, c’est celle du partage. Ce partage qui le pousse à ouvrir son monde  aux personnes qui y sont extérieur. Ce partage du rêve, de l’imagination, de la vie. Libre de tout, l’écrivain parvient à transporter des foules au plus profond de ses textes. C’est là une prouesse sans égal. Une prouesse hors du commun. Si Dieu devait exister, il ne pourrait être qu’écrivain. Probablement d’ailleurs le plus grand de l’Histoire.
Malheureusement, ce dernier n’est que le héros de livres anciens, sans aucun doute rédigés par des auteurs particulièrement doués pour écrire des histoires, et encore plus pour les partager avec passion et dévotion à leurs contemporains ainsi qu’à leurs générations futures.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

La vraie vie d’un auteur de science-fiction

image issue de villaingeek.com

image issue de villaingeek.com

J’écris des textes de science-fiction, et je pense que cela n’a échappé à personne. Qu’il s’agisse d’uchronie ou de space opera importe peu puisque ce sont deux sous-genres de la S-F que j’apprécie particulièrement. Malgré tout, bien que j’écrive régulièrement et autant que possible, toute ma vie ne tourne pas autour de l’écriture.

Je ne suis sous contrat avec aucune maison d’édition et je n’ai aucun impératif à écrire mes textes dans des délais impartis… je suis donc un auteur libre. Un auteur libre de mener la même vie que n’importe qui.
Je ne vis pas de l’écriture, mais est-ce vraiment primordial sachant que ma principale motivation à écrire est de partager mes mondes et mes créations à quiconque souhaitera s’y plonger ? Non, je vis tout à fait normalement. Je me lève tout les matins pour aller travailler, je mange le midi et le soir, pour ensuite me coucher à des heures plus ou moins variables. Rien de bien extraordinaire, et probablement pas de quoi faire fantasmer grand monde.
Ah si ! Une chose importe… mon travail me permet d’avoir pas mal de temps à moi au cours de la journée. Aussi bien pour écrire que pour faire un tas d’autres choses de la vie quotidienne toutes plus passionnantes les unes que les autres. Et je lis aussi de temps en temps des revues scientifiques et traitant de l’espace. Comment ça tout le monde s’en moque ?!

Le pourquoi du comment de cet article est ailleurs que dans le récit de ma trépidante vie. Quoi que je n’ai pas à me plaindre. Je suis heureux tel quel… je m’égare… Tout ça pour dire qu’être auteur, ou écrivain selon préférences de certains, n’a rien d’exceptionnel. Je ne suis jamais allé dans l’espace, je n’ai jamais voyagé dans le temps et je n’ai jamais regardé Star Wars… Autant dire que, même si cela ne me déplairais pas nécessairement, la vie vie d’aventure m’est quelque peu inconnue.
Par contre, j’écris. Oui, j’invente et imagine des histoires que je mets ensuite sur papier (ou plutôt « sur écran »). Oui, je suis soit assis devant mon ordinateur, soit allongé dans mon lit pour écrire. Je n’ai jamais quitter la France, sauf pour aller dans les pays frontaliers. Je n’ai d’ailleurs jamais pris l’avion. Pourtant je vis perpétuellement dans le futur, à l’aide du seul organe humain capable de nous y projeter : les yeux. Mais ce futur, quelques milliardièmes de secondes seulement (du fait de la vitesse de la lumière) ne me satisfait pas.

Je préfère amplement le futur dans lequel mon cerveau est capable de me projeter. De quelques années à plusieurs siècles ou millénaires, il n’y a aucune frontière qui tienne. Même la lumière n’est alors plus limitée en vitesse. Je suis un auteur de science-fiction. J’ai deux bras, deux jambes et une tête, j’ai une vie complètement normale et ne suis pas un super héros. Ma seule « faculté » est de savoir et pouvoir me projeter dans mon imaginaire. Un imaginaire fourmillant de mondes tous plus différents les uns que les autres.
Bref, j’écris et j’en suis fière… Tout comme les millions de personnes à travers le monde partageant ma passion pour l’écriture.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les meilleures conditions pour écrire

Ecrire une histoire, qu’il s’agisse d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un tout autre genre de texte, n’est pas chose aisée. Outre toutes les étapes à suivre avant d’arriver au terme de ce travail au combien compliqué mais tellement enrichissant, il convient de se mettre dans de bonnes conditions avant de se mettre devant son écran (ou ses feuilles de papier) et de commencer à écrire.

Pour commencer, à moins d’avoir de véritables impératifs de temps, il ne faut pas se forcer à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie ni le besoin. Aller à l’encontre de cette règle serait le meilleur moyen de bâcler l’écriture et donc l’histoire elle-même. Peu importe le temps que vous mettrez pour aller jusqu’au bout, l’important est simplement d’y parvenir. Au final, que vous ayez mis des semaines, des mois ou des années importe peu. Seule le résultat définitif compte.

Ensuite, lorsque l’envie d’écrire et l’inspirations vous emportent au fin fond de votre imaginaire et de votre texte, assurez-vous de tout mettre en œuvre pour ne pas en ressortir. Isolez-vous dans une pièce ou dans un coin d’où vous ne serez pas ou peu dérangé. Si nécessaire, n’hésitez pas à mettre un casque et de la musique. Une musique, bien sur, qui vous tiendra plongé dans votre monde personnel, au détriment de tout ce qui peu se passer à proximité.
Il est évident que chacun doit adapter selon ses besoins, mais aussi selon ses capacités. Si vous avez un enfant en bas âge, ne vous coupez pas totalement du monde extérieur. Si vous avez un colocataire fan de Johnny Halliday (ou autre) et écoutant en boucler « Allumer le feu » (par exemple), faites de votre mieux pour vous isoler dans votre monde. Porte verrouillée, boules quies…

De même, certaines personnes peuvent avoir plus de facilités à écrire de jour, ou de nuit. Dans un environnement éclairé ou sombre, au milieu du bruit ou dans le calme le plus total… Il y a autant de « meilleures conditions d’écriture » qu’il y a d’auteur. Aussi, personne ne peut donner LA solution universellement valable.
Personnellement, quant il s’agit d’écrire, j’ai besoin non pas nécessairement de calme, mais juste de pouvoir me plonger dans mon monde. Si je suis seul et bruit, cela se fera naturellement. Sinon, un peu de musique, en particulier des mélodies assez rythmé des genres celte / fantastique, et me voici parti pour un long moment. Dans le même temps, j’aurais beaucoup plus de facilités à écrire de nuit, même à trois heures du matin, plutôt qu’à qu’à midi.

Tout ceci dépends vraiment de chacun, du genre littéraire abordé, et de tout un tas de choses que seul un auteur peu évaluer pour lui-même seulement.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

La mode : ennemie de la littérature

La mode est ce qui défini de façon plus ou moins poussée l’attitude des personnes souhaitant afficher leur appartenance à une « communauté » adoptant des manières particulières. Il peut s’agir d’une mode vestimentaire, d’une mode « parlée », d’une mode cinématographique, ou encore d’une mode littéraire. Car rien n’échappe à la mode. Le problème étant qu’il s’agisse, par définition, de quelque chose de formaté allant à l’encontre de l’épanouissement de l’imaginaire personnel.

Faire quelque chose comme tout le monde, c’est accepter de se fondre dans la masse. C’est choisir la voie de la facilité. Bien sur, il est toujours possible d’apporter sa propre touche, mais sans jamais se détacher de l’élément à la mode. Ainsi, il n’y a aujourd’hui plus rien d’extra-ordinaire à écrire une histoire d’amour entre adolescents vampires et humains. Tout comme il n’y a plus d’intérêt d’écrire une histoire de sorcier envoyé dans une école de magie et affrontant des méchants magiciens… Il est vrai qu’en partant sur un pente aussi glissante que celle-ci, il est tout à fait de se dire que depuis deux mille ans, tous les types d’histoires ont été abordés et ré-abordés depuis des lustres.
La seule solution pour ne pas tomber dans ces écueils est d’apporter sa propre touche personnelle, tant au niveau du style d’écriture que de celui de l’histoire en elle-même. L’important est de rester fidèle à ses conviction ainsi qu’à ses valeurs, même si celles-ci vont à l’encontre de de ce que la mode littéraire prêche. Il ne faut surtout pas tomber dans la facilité de l’histoire racontant les aventures d’un gentil méchant qui tombe amoureux de l’héroïne avant, ensuite, de se rebeller contre ses anciens acolytes. Faire confiance à sa propre imagination et à sa propre façon de penser sont les bases d’une histoire bien posée et surtout unique.

Tout auteur ne trouvant aucun inspiration au fond de lui et se sentant obligé de reprendre des codes et idées maintes fois repris ne peut pas se définir comme un écrivain légitime écrivain. Car il y a trois types d’auteurs / écrivains.
Les premiers, plutôt rares et rarement reconnus de leur vivant sont les « précurseurs ». Ce sont ceux qui, dans leurs textes et dans leur façon d’écrire, parviennent à imposer aux yeux de tous leurs styles nouveaux, tels des exemples à suivre (et non pas à copier). Il ne s’agit pas, pour être un précurseur, de vendre des centaines de milliers d’exemplaires ou d’être signé par une grande maison d’édition. Seule la reconnaissance unanime des lecteurs, critiques… permet d’élever un écrivain à ce rang.
Viennent ensuite les « originaux ». Ces écrivains qui osent faire confiance à leur imaginaire, qui ne bradent pas leurs styles, et qui osent « bafouer » les règles établies, dans le but de tenter de faire avancer les choses. Ce sont des écrivains à qui il manque encore le petit quelque chose qui fera peut-être d’eux, un jour, des précurseurs, mais qui écrivent avec leur cœur  et leur imaginaire.
Et pour terminer, il y a les « suiveurs », qui, surfant sur un concept à la mode s’imaginent tout de suite être de véritables stars de la littérature dès lors qu’ils sont parvenus à publier leur ouvrage. Là encore, le classement dans cette catégorie n’a rien à voir avec le volume des ventes, un auteur de best-seller pouvant parfaitement se situer à ce niveau.

Aussi, la mode, qui se veux le plus populaire possible, ne peut rien engendrer de nouveau. Bien qu’à l’origine il s’agisse d’un phénomène nouveau, son hyper-banalisation, à tous les niveaux, ne permet pas d’en faire ressortir de nouveauté. Heureusement, la mode est un concept très aléatoire. Malheureusement, l’Homme ne peut se passer de mode pour vivre normalement. Il se doit d’appartenir à un groupe reconnu, et donc d’en accepter les codes, les tenants et les aboutissants. Sous peine de s’en retrouver exclu si jamais il ose s’en démarquer.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Ecrire ou ne pas écrire… telle est la question

William Shakespeare – Image Wikipedia

Etre écrivain cela ne s’improvise pas. Etre écrivain, c’est beaucoup plus qu’écrire en tout et pour tout une seule nouvelle ou récit. Etre écrivain c’est un rêve, une chose formidable et difficile à décrire, qui ouvre toutes les portes du monde. Etre écrivain, c’est s’ouvrir à l’imagination et se laisser guider au fil des mots. Etre écrivain, ce n’est pas donné à tout le monde. Bien que cela soit accessible à tous.

Mais pour commencer, peut-être vous serez vous rendus compte qu’au fil de mes articles je ne parle presque jamais « d’écrivain », mais toujours « d’auteur ». Explication.
Un écrivain est un auteur, mais un auteur n’est pas nécessairement un écrivain. En fait, « auteur » désigne la personne qui créée quelque chose. Il s’agit donc d’un terme générique, puisqu’il s’applique aussi bien à l’écrivain, qu’au musicien, ou au peintre, et à tout autre créateur peu importe son domaine. Aussi, parler principalement d’auteur est une erreur de ma part. Ou plutôt, une approximation. Lorsque j’évoque la littérature, je devrais normalement employer le terme « écrivain ». Si je ne le fais pas, c’est principalement pour des raisons de compréhension. J’estime que « auteur » parle plus, et de façon moins élitiste, au grand public que « écrivain ». Néanmoins, il ne sera question ici que d’écrivain.

Un écrivain est donc une personne créant des œuvres littéraires. « Œuvres » s’entendant bien sur au sens large du terme, synonyme de « créations ». Des œuvres destinées à être diffusées au public, sous n’importe qu’elle forme.
Des œuvres qui doivent nécessairement avoir été écrites avec le cœur, et desquelles ressort la passion d’écrire qu’y a mis l’écrivain. Une passion qui se ressent tout au long du texte, aussi imparfait soit-il. Une passion signe de l’intérêt et de la persévérance imprégnés par son auteur. Chose que ne peut pas installer quelqu’un qui écrirait pour d’autres raisons. Car écrire une nouvelle, voir un roman, sans aucune envie ni besoin serait parfaitement absurde et sans aucun intérêt.
Au contraire, un véritable écrivain, lui, ressentira l’envie d’écrire, de jouer avec les mots et les phrases. Une envie qui ne lui laissera que peu de répits et qui ira de paire avec le besoin d’écrire. Un jours ce sera une page, le lendemain dix, le surlendemain deux… Des envies et besoins variables dans le temps mais toujours présents, qui permettent aux écrivains d’aller jusqu’au bout de leurs textes, aussi long et difficiles soient-ils.

Une autre caractéristique essentielle de l’écrivain est son imagination. Et ce quelque soit le genre de textes qu’il écrit. C’est encore plus valable pour les textes de fiction. Ecrire un roman d’aventure ou de science-fiction, par exemple, sans imagination, ce n’est tout bonnement pas concevable.
Mais c’est également valable pour une biographie, ou pour un ouvrage historique. Un écrivain se devant d’être passionné et absorbé par ce qu’il écrit, il est vital pour lui de vivre ce qu’il écrit. La terre pourrait s’écrouler autour de lui qu’il n’y ferait pas attention tellement il est plongé dans son monde. Ainsi, même une biographie doit respirer la plume de l’écrivain, qui se sera investit corps et âme pour la mettre noir sur blanc.
Peu importe le style, le genre ou la taille du texte, un écrivain s’imaginera toujours être en train de vivre ce qu’il écrit. Si ce n’est pas le cas cela ne donnera rien de fameux au final.

Un écrivain se doit aussi de posséder une grande patiente. Ecrire un livre, un roman, demande au minimum des semaines de travail. Parfois même des mois ou des années. Etre écrivain signifie prendre conscience que de l’eau coulera sous les ponts entre le moment où l’idée de son texte aura germé dans son esprit, et le moment ou celui-ci sera enfin terminé et éventuellement publié.
Je dis « éventuellement publié », car la publication d’un texte ou d’un ouvrage n’est jamais certaine tant le monde de l’édition est fermé et difficilement accessible à de nouvelles plumes. A moins de choisir de se publier soi-même, ce qui demande encore plus de volonté, mais qui apporte infiniment plus aussi.

Justement. Ce qui apporte avant tout à l’écrivain, c’est de se faire plaisir dans ce qu’il fait. Sinon il n’y aurait aucun intérêt à le faire. Mais ce n’est pas tout. L’autre grande motivation de l’écrivain, c’est d’être lu. C’est de trouver son public, peu importe son mode de diffusion, et de pouvoir partager avec lui ses textes et créations.
Un écrivain ne cherche pas nécessairement la reconnaissance de tout un pays ou de la planète entière. Il peut très bien se satisfaire de quelques dizaines de lecteurs. Le tout étant qu’il puisse échanger, d’une manière ou d’une autre avec ce public. D’ailleurs, un véritable écrivain fera toujours ce qui est en son possible pour satisfaire et offrir un maximum à ses lecteurs. Il les respectera et ne cherchera pas à en tirer profit et partagera avec eux son amour de l’écriture.

Aussi, n’est pas écrivain qui veut. Il ne suffit pas de décréter l’être pour réellement le devenir. C’est un état d’esprit, associé à une certaine vision des choses et à des qualités propres à chaque être humain. Etre écrivain c’est… vivre avec l’écriture.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND