Le titre : puisez-le au fond de vous-même

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Le titre est un élément fondamental de l’histoire que vous venez de terminer. C’est lui qui, avec la couverture, sera le premier point d’accroche de vos futurs lecteurs. Malheureusement, pour certains auteurs, trouver un nouveau titre est parfois un vrai parcours du combattant.

En ce qui me concerne, quelques minutes, voir parfois moins,  me suffisent généralement pour trouver le titre de mes textes et ouvrages. Bien souvent, il m’arrive d’avoir déjà une bonne idée de ce qu’il sera, avant même quel ‘écriture ne soit terminée, voir commencée. Bien sûr, celui-ci peut évoluer au fil du temps et des nouvelles inspirations. Et heureusement…

Le titre de votre nouveau texte peut vous apparaître comme ça, ans que vous ne vous y attendiez, tombé du ciel directement vers votre esprit. Il peut également résulter d’un rêve, d’une pensée à priori anodine et sans le moindre rapport avec ce l’histoire. J’estime qu’il est d’ailleurs préférable de garder une certaine spontanéité dans le choix du titre. Cela donne une forme plus « naturelle » à l’ouvrage  « sans nom ». Tant aux yeux des lecteurs qu’à ceux de l’auteur. D’autant plus qu’un titre se doit de préserver une certaine forme de mystère. Il doit pouvoir « introduire » le lecteur dans l’histoire, et non dévoiler celle-ci.
Toute pensée, toute paroles peux devenir le titre tant recherché, ou ne serait-ce qu’une base sur laquelle s’appuyer pour, en fin de compte, trouver celui qui conviendra.

A titre d’exemple (sans aucun jeu de mot), 1906… Histoire de science-fiction que je suis actuellement en train d’écrire. Une nuit, j’ai rêvé (I had a dream, comme dirait Martin Luther King. Bien sûr, venant de moi, la portée de cette phrase est nettement moindre). J’ai donc rêvé qu’une équipe d’astronautes dont je faisait parti (à mon niveau seul le rêve me permet de voyager dans l’espace) explorait un vaisseau spatial. La scène se passait à notre époque. Étonnamment, le vaisseau, lui, était clairement plus ancien. Non pas vétuste, uniquement ancien.
Lors de l’exploration par l’équipe, il devenait sans cesse plus évident que l’Homme en était à l’origine… et que le tout datait de l’année 1906. Tout du moins que les derniers membres d’équipages y était encore à cette époque. Puis, mon réveil a sonné, suivi de la sempiternelle expression métrovoiture – boulot – dodo.
Il n’empêche que suite à ce rêve, l’idée me vint de me lancer dans un nouveau projet d’écriture, lequel aurait comme point central la découverte d’un vaisseau spatial de conception ancienne. Il ne s’agit évidemment pas de reprendre le rêve en question scène après scène. Cela n’aurait aucun sens. Pourtant, « la chute » (prématurée) de ce dernier, l’année 1906, s’imposa sans autre forme de procès comme étant LE titre qui serait lié à cette toute nouvelle histoire.

Comme quoi parfois, le hasard et l’imagination font parfaitement bien les choses, sans nécessiter de se triturer indéfiniment le cerveau, pour un résultat qui n’en serait pas nécessairement meilleur. Le tout entraînant un gain de stress et surtout de temps non négligeable.

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La science-fiction : Une véritable vision du futur ?

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Par définition, la science-fiction est « un genre principalement littéraire et cinématographique structuré par des hypothèses sur ce que pourrait être le futur ou ce qu’aurait pu être le présent voire le passé, en partant des connaissances actuelles » (ici). Pour autant, la science-fiction peut-elle être considérée comme étant une vision « fiable » de l’avenir ?

Ne cherchons pas midi à quatorze heures, la réponse est clairement NON. Pas dans le sens ou tout ce qui relève de la science-fiction est nécessaire faut ou irréalisable, mais tout simplement parce que la science-fiction est l’œuvre de l’Homme. Cet Homme qui est probablement l’une des espèce vivante les moins… fiables de la nature.

Néanmoins, sans être une « vision fiable de l’avenir, la science-fiction peut, dans certains cas, apporter une vision plausible de ce que sera l’avenir. Pour ce faire, elle se base sur des faits déjà éprouvés ainsi que les mathématiques, dans le but d’effectuer des prévisions statistiques des choses. Dès lors, lorsque l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques) effectue des prévisions de population, ou autre, pour les années 2050, ce n’est plus ni moins qu’une certaine forme de science-fiction basée des statistiques « réalistes ». Mais qu’en est-il en ce qui concerne les auteurs de littérature de science-fiction ?

Au niveau des auteurs de D-F, les choses sont bien différentes. A moins d’être physicien ou scientifique en plus de ses activités littéraires, un auteur ne peut se baser que sur ses propres connaissances et sur son imagination. Ce qui est tout de suite bien moins scientifique comme méthode.
Pourtant, en partant de certains constats de la vie courante, il est possible de développer des idées selon lesquelles tel ou tel constat évoluera de telle ou telle façon dans l’avenir. Parfois, la réalité rejoint la fiction, comme par exemple George Orwell avec 1984 et son « Big Brother ». On pourrait aussi bien citer Jules Verne et plusieurs de ses romans. Tant 20 000 lieues sous les mers que De la Terre à la Lune.
Parfois aussi, jamais la réalité ne croisera le chemin de la S-F. Non pas que les auteurs aient des visions défaillantes de l’état actuel de choses ni de leur évolution, mais simplement parce que des évènements futurs seront venus contrarier leurs points de vue. Ce qui ne remet pas en cause le fait qu’ils aient envisagé l’une des multiples évolutions possible de l’humanité.

Je me risquerait à dire, pour conclure, que la science-fiction est l’un des moteurs de la société actuelle, lui permettant d’évoluer constamment, et ainsi d’éviter un trop grand immobilisme. Reste que la direction choisie par la société échappe à tout contrôle « science-fictionnel » et ne fait que nourrir la S-F, dans une sorte de relation « cause-conséquences » tournant en boucle.

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L’écrivain, un être supérieur

gravure dore bible - dieu fait perir leviathan - vision d isaieQue cela plaise ou non, il évident que l’écrivain est un être supérieur. Non pas supérieur en tant qu’Homme, être humain, puisque c’est un Homme comme les autres, mais en tant que « tout puissant ».

Oui, l’écrivain est le « tout puissant ». Le tout puissant de son œuvre. C’est lui qui la créé de bout en bout, usant de son imagination, de sa volonté et de sa vision des choses. L’écrivain a le droit de vie ou de mort sur ses personnages, quand bon lui semble, où bon lui semble, et sans avoir de comptes à rendre.
L’écrivain peut faire intervenir diverses forces plus ou moins connues pour faire évoluer son dessein. Il est à même d’entrevoir des miracles, et surtout d’autoriser leur réalisation.

Les légendes, les mythes…, rien n’est plus fort que l’écrivain. C’est lui qui façonne tout un monde, le sien. Armé de son imagination, de sa plume et de sa volonté de créer, rien ne lui est impossible. Le jour, la nuit, la rotation des planètes, la nature… tout se trouve à sa merci, livré à sa volonté de « tout puissant ».
Il peut faire naître les guerres, puis engendrer la paix. Il peut tout faire, sans aucune limite. Qu’il s’agisse d’amour, d’enquêtes policières, de mondes enchantés, de voyage dans le temps, ni les lois de la physique ni les plus récentes technologies ne peuvent s’opposer à lui.

Mais la plus grande force de l’écrivain, qui est aussi une bonté inouïe, c’est celle du partage. Ce partage qui le pousse à ouvrir son monde  aux personnes qui y sont extérieur. Ce partage du rêve, de l’imagination, de la vie. Libre de tout, l’écrivain parvient à transporter des foules au plus profond de ses textes. C’est là une prouesse sans égal. Une prouesse hors du commun. Si Dieu devait exister, il ne pourrait être qu’écrivain. Probablement d’ailleurs le plus grand de l’Histoire.
Malheureusement, ce dernier n’est que le héros de livres anciens, sans aucun doute rédigés par des auteurs particulièrement doués pour écrire des histoires, et encore plus pour les partager avec passion et dévotion à leurs contemporains ainsi qu’à leurs générations futures.

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Les meilleures conditions pour écrire

Ecrire une histoire, qu’il s’agisse d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un tout autre genre de texte, n’est pas chose aisée. Outre toutes les étapes à suivre avant d’arriver au terme de ce travail au combien compliqué mais tellement enrichissant, il convient de se mettre dans de bonnes conditions avant de se mettre devant son écran (ou ses feuilles de papier) et de commencer à écrire.

Pour commencer, à moins d’avoir de véritables impératifs de temps, il ne faut pas se forcer à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie ni le besoin. Aller à l’encontre de cette règle serait le meilleur moyen de bâcler l’écriture et donc l’histoire elle-même. Peu importe le temps que vous mettrez pour aller jusqu’au bout, l’important est simplement d’y parvenir. Au final, que vous ayez mis des semaines, des mois ou des années importe peu. Seule le résultat définitif compte.

Ensuite, lorsque l’envie d’écrire et l’inspirations vous emportent au fin fond de votre imaginaire et de votre texte, assurez-vous de tout mettre en œuvre pour ne pas en ressortir. Isolez-vous dans une pièce ou dans un coin d’où vous ne serez pas ou peu dérangé. Si nécessaire, n’hésitez pas à mettre un casque et de la musique. Une musique, bien sur, qui vous tiendra plongé dans votre monde personnel, au détriment de tout ce qui peu se passer à proximité.
Il est évident que chacun doit adapter selon ses besoins, mais aussi selon ses capacités. Si vous avez un enfant en bas âge, ne vous coupez pas totalement du monde extérieur. Si vous avez un colocataire fan de Johnny Halliday (ou autre) et écoutant en boucler « Allumer le feu » (par exemple), faites de votre mieux pour vous isoler dans votre monde. Porte verrouillée, boules quies…

De même, certaines personnes peuvent avoir plus de facilités à écrire de jour, ou de nuit. Dans un environnement éclairé ou sombre, au milieu du bruit ou dans le calme le plus total… Il y a autant de « meilleures conditions d’écriture » qu’il y a d’auteur. Aussi, personne ne peut donner LA solution universellement valable.
Personnellement, quant il s’agit d’écrire, j’ai besoin non pas nécessairement de calme, mais juste de pouvoir me plonger dans mon monde. Si je suis seul et bruit, cela se fera naturellement. Sinon, un peu de musique, en particulier des mélodies assez rythmé des genres celte / fantastique, et me voici parti pour un long moment. Dans le même temps, j’aurais beaucoup plus de facilités à écrire de nuit, même à trois heures du matin, plutôt qu’à qu’à midi.

Tout ceci dépends vraiment de chacun, du genre littéraire abordé, et de tout un tas de choses que seul un auteur peu évaluer pour lui-même seulement.

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Lis tes rêves

La nouvelle année débutant, il convient de souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2013. Une année qui, pourquoi pas, peut être placée sous le signe du rêve. Non pas que la situation globale de notre société pousse réellement à rêver, c’est une évidence. Néanmoins, quoi de mieux que de se plonger dans sa propre imagination, d’y chasser tout ce qui pourrait l’assombrir, pour ensuite se sentir partir au plus profond de soi, sans aucune limite.

Malgré quelques semaines « d’absence » ici même, je n’ai pas cessé d’écrire pour autant. Je me suis, moi-même, plongé au plus profond de mon imagination. De là est née une nouvelle fiction, basée sur la nouvelle Out of Earth. Une suite de quelques pages permettant de développer une histoire plus complète et plus approfondie encore. Tout n’est pas encore terminé, mais cela ne devrait plus être qu’une question de jours.
Dans le même genre, un autre projet d’écriture de même envergure -de dix à vingt pages environ- est en prévision. Une idée venue en plein milieu de nuit, lors d’un rêve somme-toutes assez étrange, mais qui finalement pourrait bien s’avérer intéressante. A l’heure actuelle, ce projet se texte se nomme 1906. Titre définitif ou pas, je ne sais pas encore. Affaire à suivre…

Toujours dans le thème de la nouvelle année, une bonne résolution qui n’en est vraiment une. A savoir, maintenir la diffusion de mes textes sous sa forme actuelle. Des licences libres, une grande facilité d’accès, leur présence sur divers sites/forums de téléchargement, et bien d’autres choses encore.
Cette nouvelle année, qui s’annonce dans la plus pure lignée de ses prédécesseures sur un plan global, promet en revanche d’être particulièrement intéressante sur le plan littéraire. Tant qu’aucune taxe, ponction, prélèvement, ou même atteinte à la liberté d’imaginer ne seront instaurées, tout ira bien de ce côté, et pour longtemps !

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Les bienfaits de l’écriture

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Pour beaucoup, l’écriture est perçue comme un fardeau plus qu’autre chose. Il faut dire que des toutes premières années d’école, jusqu’aux études supérieures, elle n’est jamais vraiment présentée sous un autre angle que celui du travail.

Pourtant, l’écriture peut parfaitement une activité de détente, par exemple le soir après une grosse journée de travail. Beaucoup plus stimulante et créative que le simple fait de se poser devant la télé ou l’écran d’ordinateur, l’écriture est un véritable moyen de faire fonctionner son imagination à plein régime sans se fatiguer. Quoi de mieux que de mettre des textes personnels, nés dans sa propre imagination, noir sur blanc ?

Qu’il s’agisse d’écrire un article tel que je le fais actuellement, ou bien d’écrire une fiction (nouvelle, roman, ou autre…), il s’agit d’un moyen facile et ludique de faire fonctionner ses neurones et ses méninges sans forcément s’en rendre compte. Car écrire est un parfait moyen permettant de se défouler de façon calme et tranquille. Il est possible de faire passer toutes les sortes d’émotions existant, uniquement avec des mots écris.
Ecrire permet de s’évader dans un autre monde, dans lequel la journée de travail qui vient de s’écouler est bien loin, voir inexistante. Ecrire permet d’apaiser et de déstresser. C’est la meilleure façon de purger ses frustrations et/ou déceptions journalières. Ecrire est le remède à un bon nombre d’éléments, a priori négatifs, vécu depuis le levé.

Ainsi, l’écriture n’est pas nécessairement un fardeau, un élément de « torture ». C’est le choix de nombreuses personnes qui décident d’imaginer leur propres mondes plutôt que de se laisser imposer celui créé par la société moderne. Il s’agit d’un remède à bon nombre de maux, à commencer par ceux résultant d’une grosse journée de travail. L’écriture est probablement la meilleure invention de l’Homme. Sa plus grande réussite de l’Histoire. L’écriture est sans aucun doute possible un bienfait à elle seule. C’est d’ailleurs son plus grand bienfait.

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Le personnage principal : reflet de l’auteur ?

Le personnage principal d’un roman, c’est un peu comme sa vitrine. C’est celui que les lecteurs vont côtoyer tout au long de l’histoire, et qui les entraînera d’une intrigue à l’autre sans frémir. Le personnage principal, c’est celui sur lequel l’auteur place tous ses espoirs pour donner un sens à son histoire. Aussi, le personnage est-il le reflet de l’image de son auteur ?

Reconnaissons-le, il existe autant de types de personnages principaux qu’il y a d’auteur. Et d’un point de vue purement éditorial, ce n’est pas une mauvaise chose. Loin s’en faut. Quoi que bien souvent, il s’agisse d’un jeune homme de taille et corpulence moyenne, au physique agréable, sans grande personnalité, lequel est accompagné, plus ou moins tardivement dans l’histoire, d’une jeune femme bénéficiant étrangement des mêmes qualités… Peut-être est-ce tout simplement parce que ceci paraît plus vendeur. Ou tout simplement par manque d’originalité. Ou peut-être… les deux.
Même dans ce cas, où le personnage principal semble n’être qu’un vulgaire copier/coller maintes et maintes fois répété, la personnalité de l’auteur transparaît allègrement. Reprendre des codes vieux comme le monde, parer au plus simple, se satisfaire du minimum… voici qui n’est guère flatteur pour un auteur. Pourtant, le jeune homme en question pourrait fort bien être doté d’une personnalité à part, ce qui reléguerais alors son physique d’apollon au second plan. Mais là encore, il serait nécessaire pour cela de pouvoir faire preuve d’inventivité. Heureusement, tous les auteurs ne sont pas comme ça, et nombreux aussi sont ceux qui innovent et n’hésitent pas à casser les codes « à la mode ».

Aussi, les auteurs qui prenant réellement le temps de créer un personnage véritablement original, le font généralement selon des critères qui lui sont propres. Puisqu’il s’agira du héros de l’histoire, la tentation est très forte de le reproduire, par exemple, soit à son image, soit à l’image de ce qu’il aimerait être.
Dans le premier cas, celui du héros dépeint à l’image de l’auteur, cela peut être soit le signe d’une certaine forme d’égocentrisme entraînant un besoin incontrôlable de se présenter soi-même en tant que héros, mais aussi une forme d’auto-critique, dans le cas où les traits de caractères décrits laisseraient clairement à penser qu’il ont été volontairement grossis.
Dans le deuxième cas, l’auteur peut être incité à imaginer son personnage tel qu’il aimerait lui-même être dans la vie réelle. Il s’agit là d’une sorte de rejet de la réalité. Un rejet qui pousse l’auteur à créer un personnage dans la peau duquel il aimerait se trouver dans la vie de tous les jours. Ce personnages n’est pas nécessairement parfait sous tous rapports, mais il possède généralement des qualités et caractéristiques évidentes que l’auteur se sait ne pas avoir. Dans ce cas, l’auteur est capable de s’analyser lui-même, du moins en partie. Il sait reconnaître qu’il est loin d’être parfait, mais il n’est pas capable, où il ne se sent pas les moyens, d’évoluer dans sa vie tel qu’il le souhaiterait. Il se rabat alors sur son personnage principal, et le rends aussi bon qu’il aimerait l’être.
Le troisième cas est celui où l’auteur fait fi des précédentes analyses, et où son seul objectif est de créer un personnage principal qui serait l’anti-thèse du héros existant habituellement. Il cherche alors à prendre le contre-pied de tout ce qui existe déjà. Là, l’auteur donne des signes de rejets de ce qu’il considère être la mode actuelle, et cherche à imposer son propre style, quitte à aller envers et contre tout.

Finalement, dans la grande majorité des cas, le héros est fabriqué, de façon inconsciente, sous une forme qui permettrait de le classer dans au moins deux des trois catégories d’analyses citées ci-dessus. Il n’est ainsi pas rare qu’un personnage principal soit à la fois un proche reflet de l’auteur, lequel serait tout de même très légèrement adapté, dans le but de le faire ressembler encore plus à ce que l’on souhaiterais être.
Bien sur, cette réflexion est valable pour tous les auteurs en général, y compris moi, qui n’échappe évidement pas à la règle. Seuls les personnages principaux non humains pourraient éventuellement ne pas s’y rattacher. Quoi qu’il n’y aurait rien d’étonnant à ce qu’ils adhèrent, eux aussi, à cette règle.

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L’auteur : le tout puissant de son œuvre

Qui n’a jamais rêve, un jour, d’être le tout puissant  ? Celui qui décide de tout, qui a le dernier mot, que personne ne contrarie jamais. Un être si exceptionnel qu’il en devient omnipotent. En une phrase, qui n’a jamais souhaiter devenir Dieu ?

Lorsqu’il est sujet de Dieu ici, il ne s’agit bien sur pas de religion. Mais plutôt d’un état d’esprit. Se sentir le seul maître à bord, décider de la vie, de l’avenir, du comportement, des décisions les plus personnelles d’une horde de personnes. Les contrôler de bout en bout, pour une durée infinie. N’avoir personne qui se dresse face à soi pour contredire…
Je ne parle pas d’une secte ou d’un gourou, mais de l’auteur de fiction. Tout droit sortie de l’imagination de son « concepteur », une histoire se déroule entièrement sous le contrôle de son maître, l’écrivain. La vie, la mort, la joie, la tristesse, le bonheur, le malheur… il décide d’absolument tout. Ses personnages essaient parfois d’évoluer de façon à changer leur destin, mais c’est peine perdue. Ils n’ont aucune chance d’y parvenir si tel n’est pas le bon vouloir de leur créateur.

L’écrivain est le seul, l’unique, à avoir droit de vie et de mort sur des hommes et des femmes. Pour tous les autres, cela s’appelle « tuer ». Pour lui, c’est « disposer ». Jamais personne ne remettra en cause ce droit, au nom de la liberté d’expression et de la liberté de pensée. Jamais personne ne condamnera un écrivain pour le sort qu’il aura réservé à ses personnages. Jamais personne ne le traitera de criminel. Jamais personne ne le haïra pour avoir laisser s’installer pauvreté, malheur et tristesse.
Seul l’écrivain peut donner naissance à quelqu’un en quelques mots. Lui seul peut faire grandir cette même personne de dix ans en quelques phrases. Lui seul, peut faire défiler toute sa vie le long de quelques pages. Il est le seul à pouvoir forger des légendes, à créer des héros, à pouvoir divertir le monde entier. Tout passe par lui et l’écriture.

L’écrivain est le tout puissant. Guidé par son imagination et par son amour de l’écriture, il est libre de tout. Du meilleur comme du pire. Son texte est un jardin secret dans lequel lui seul est autorisé à se plonger, où il est le seul à pouvoir écrire l’avenir et revisiter à sa guise le passé.
Il a le devoir d’y recevoir ses lecteurs, devant ainsi l’hôte de leur imagination. Mais ceux-ci devront se plier à son bon vouloir, et ne pourra jamais être que de simples spectateurs dans ce monde imaginaire à la si enviable et pourtant si difficile à créer.

Aujourd’hui une chose est certaine. Le seul Dieu qui existe en ce monde, pourfendant les religions et les interprétations de chacun, est l’écrivain. Nul autre que lui, aucune force supérieure, aucune volonté divine, ne le surpasse et ne le surpassera jamais. Car j’en ai la certitude absolue. L’écrivain existe et est celui qui se rapproche le plus de Dieu. Pourtant… Dieu n’existe pas.

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L’actualité : source d’inspiration pour la science-fiction

Science-ficton – Wikipedia – Domaine public

Par définition, la science-fiction est un genre qui permet d’émettre des hypothèses sur ce que pourrait être le futur (ou sur ce qu’auraient pu être le passé et le présent), en se basant les connaissances actuelles. Ainsi, la science fiction s’inspire très souvent et régulièrement de l’actualité.

La très probable découverte du boson de Higgs le 04 juillet dernier, l’atterrissage de Curiosity sur Mars il y a moins de trois semaines, mais aussi d’innombrables autres évènements ayant lieu tout au long de l’année, sont de précieuses sources d’inspiration pour les écrivains de science-fiction.
Ce sont des éléments, qui, une fois intégrés correctement à une histoire, sont de nature à rendre celle-ci encore plus réelle et crédible aux yeux des auteurs. Ils servent même parfois de base à l’introduction de nouvelles technologies, qui elles sont censées marquer l’époque dans laquelle se déroule l’action.
Cela permet aux auteurs d’expliquer leur apparition, plutôt que les annoncer telles qu’elles. Il est quand même plus intéressant d’expliquer la création d’un appareil de téléportation grâce aux recherches menées depuis de décennies sur le boson de Higgs (exemple pris totalement au hasard et sans aucun fondement scientifique sur les applications de la découvertes de cette particule), plutôt que d’annoncer cette découverte comme étant le fruit de la providence.

De même, la science-fiction s’intéresse aussi aux évènements autres que les découvertes et prouesses technologiques. Si l’on part du principe que le battement d’aile d’un papillon en plein océan pacifique peut mener à déclencher une tornade à plusieurs milliers de kilomètres dans l’atlantique, en supposant donc que chaque action, aussi infime soit-elle, peut influer de manière catastrophique n’importe où sur Terre ou dans l’Univers, il est alors possible d’extrapoler et de décrypter chaque chose, y compris la plus insignifiante, et d’en faire l’évènement capital, celui qui va tout changer, d’une histoire de science-fiction.
Ainsi, peut-être que l’écriture de cet article, qui a priori n’a pas vocation à changer le monde, va, par le biais d’internet, créer un buzz médiatique inattendu et influencer d’une manière ou d’une autre sur l’avenir de la planète. Ou pas… Mais ça, personne ne le sais et ne peut le prédire. Pourtant, ceci pourrait très bien être l’accroche d’une intrigue de science-fiction.
Autre exemple, l’une des multiples intrigues de mon roman actuellement en cours d’écriture –Galaxia-, met en scène une véritable révolution religieuse et « obscurantiste » sur Terre, à la suite de la disparition dans l’espace d’un vaisseau qui aurait dû marquer une nouvelle ère technologique pour l’humanité. Ainsi, deux évènements à priori sans le moindre rapport, vont entraîner une catastrophe totale.

C’est là l’avantage de la science-fiction sur de nombreux autres genres littéraires. Il est possible de se projeter dans un avenir totalement imaginé, lequel est basé sur des faits ne présageant absolument rien de ce qui va au final en découler.

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Ecrire ou ne pas écrire… telle est la question

William Shakespeare – Image Wikipedia

Etre écrivain cela ne s’improvise pas. Etre écrivain, c’est beaucoup plus qu’écrire en tout et pour tout une seule nouvelle ou récit. Etre écrivain c’est un rêve, une chose formidable et difficile à décrire, qui ouvre toutes les portes du monde. Etre écrivain, c’est s’ouvrir à l’imagination et se laisser guider au fil des mots. Etre écrivain, ce n’est pas donné à tout le monde. Bien que cela soit accessible à tous.

Mais pour commencer, peut-être vous serez vous rendus compte qu’au fil de mes articles je ne parle presque jamais « d’écrivain », mais toujours « d’auteur ». Explication.
Un écrivain est un auteur, mais un auteur n’est pas nécessairement un écrivain. En fait, « auteur » désigne la personne qui créée quelque chose. Il s’agit donc d’un terme générique, puisqu’il s’applique aussi bien à l’écrivain, qu’au musicien, ou au peintre, et à tout autre créateur peu importe son domaine. Aussi, parler principalement d’auteur est une erreur de ma part. Ou plutôt, une approximation. Lorsque j’évoque la littérature, je devrais normalement employer le terme « écrivain ». Si je ne le fais pas, c’est principalement pour des raisons de compréhension. J’estime que « auteur » parle plus, et de façon moins élitiste, au grand public que « écrivain ». Néanmoins, il ne sera question ici que d’écrivain.

Un écrivain est donc une personne créant des œuvres littéraires. « Œuvres » s’entendant bien sur au sens large du terme, synonyme de « créations ». Des œuvres destinées à être diffusées au public, sous n’importe qu’elle forme.
Des œuvres qui doivent nécessairement avoir été écrites avec le cœur, et desquelles ressort la passion d’écrire qu’y a mis l’écrivain. Une passion qui se ressent tout au long du texte, aussi imparfait soit-il. Une passion signe de l’intérêt et de la persévérance imprégnés par son auteur. Chose que ne peut pas installer quelqu’un qui écrirait pour d’autres raisons. Car écrire une nouvelle, voir un roman, sans aucune envie ni besoin serait parfaitement absurde et sans aucun intérêt.
Au contraire, un véritable écrivain, lui, ressentira l’envie d’écrire, de jouer avec les mots et les phrases. Une envie qui ne lui laissera que peu de répits et qui ira de paire avec le besoin d’écrire. Un jours ce sera une page, le lendemain dix, le surlendemain deux… Des envies et besoins variables dans le temps mais toujours présents, qui permettent aux écrivains d’aller jusqu’au bout de leurs textes, aussi long et difficiles soient-ils.

Une autre caractéristique essentielle de l’écrivain est son imagination. Et ce quelque soit le genre de textes qu’il écrit. C’est encore plus valable pour les textes de fiction. Ecrire un roman d’aventure ou de science-fiction, par exemple, sans imagination, ce n’est tout bonnement pas concevable.
Mais c’est également valable pour une biographie, ou pour un ouvrage historique. Un écrivain se devant d’être passionné et absorbé par ce qu’il écrit, il est vital pour lui de vivre ce qu’il écrit. La terre pourrait s’écrouler autour de lui qu’il n’y ferait pas attention tellement il est plongé dans son monde. Ainsi, même une biographie doit respirer la plume de l’écrivain, qui se sera investit corps et âme pour la mettre noir sur blanc.
Peu importe le style, le genre ou la taille du texte, un écrivain s’imaginera toujours être en train de vivre ce qu’il écrit. Si ce n’est pas le cas cela ne donnera rien de fameux au final.

Un écrivain se doit aussi de posséder une grande patiente. Ecrire un livre, un roman, demande au minimum des semaines de travail. Parfois même des mois ou des années. Etre écrivain signifie prendre conscience que de l’eau coulera sous les ponts entre le moment où l’idée de son texte aura germé dans son esprit, et le moment ou celui-ci sera enfin terminé et éventuellement publié.
Je dis « éventuellement publié », car la publication d’un texte ou d’un ouvrage n’est jamais certaine tant le monde de l’édition est fermé et difficilement accessible à de nouvelles plumes. A moins de choisir de se publier soi-même, ce qui demande encore plus de volonté, mais qui apporte infiniment plus aussi.

Justement. Ce qui apporte avant tout à l’écrivain, c’est de se faire plaisir dans ce qu’il fait. Sinon il n’y aurait aucun intérêt à le faire. Mais ce n’est pas tout. L’autre grande motivation de l’écrivain, c’est d’être lu. C’est de trouver son public, peu importe son mode de diffusion, et de pouvoir partager avec lui ses textes et créations.
Un écrivain ne cherche pas nécessairement la reconnaissance de tout un pays ou de la planète entière. Il peut très bien se satisfaire de quelques dizaines de lecteurs. Le tout étant qu’il puisse échanger, d’une manière ou d’une autre avec ce public. D’ailleurs, un véritable écrivain fera toujours ce qui est en son possible pour satisfaire et offrir un maximum à ses lecteurs. Il les respectera et ne cherchera pas à en tirer profit et partagera avec eux son amour de l’écriture.

Aussi, n’est pas écrivain qui veut. Il ne suffit pas de décréter l’être pour réellement le devenir. C’est un état d’esprit, associé à une certaine vision des choses et à des qualités propres à chaque être humain. Etre écrivain c’est… vivre avec l’écriture.

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