Lulu.com… peut (largement) mieux faire

lulu-logoJe ne le cache pas, mes ouvrages sont imprimés à la demande par la société lulu.com. C’est à dire que les exemplaires sont imprimés au fur et à mesure des commandes passées. C’est un système qui permet une meilleure flexibilité, tant pour le lecteur que pour l’auteur. En l’occurrence moi. Néanmoins, un gros point noir est à noter.

Depuis très longtemps déjà, lorsqu’un lecteur commande l’un de mes ouvrages,  pour plus de « facilité », il lui et demandé de passer commande directement par la boutique mise en place par lulu.com. Si je n’ai jamais eu le moindre soucis d’ordre technique en ce qui concerne l’ensemble de mes ouvrages, quelques « investigations » sur les coûts secondaires pratiqués par cette société viennent de me sauter aux yeux.
En effet, souhaitant commander quinze exemplaires supplémentaires de Out of Earth (à paraître dans trois jours), j’ai une nouvelle fois pu constater les tarifs exorbitant pratiqués en ce qui concerne les frais de port. Vingt-cinq euros pour quinze petits exemplaires ! De plus, en me penchant un peu plus sur les frais annexes, je me suis rendu compte que tout ce qui était indiqué jusqu’à présent était hors taxes. Ce qui alourdissait encore le prix de vente de la TVA.
Un peu énervé par cette découverte, j’ai voulu tester ce qu’il en était pour un lecteur lambda désirant acheter l’un de mes ouvrages. Je me suis déconnecté de mon compte et ai entamé une procédure d’achat classique. Et… un résultat identique. Pour tout achat de Out of Earth, dont le prix est fixé à 4,40 €, il aurait été nécessaire à n’importe quel lecteur de débourser en plus 3,99 € de frais de port, auxquels s’ajoutent 1,02 € de TVA. Une petite nouvelle de trente deux pages passant ainsi de 4,40 € prix fixé par l’auteur, à 9,41 € !

Fort de cette constatation, j’ai décidé de modifier le mode de commande, dans un premier temps uniquement pour Out of Earth. Mes autres ouvrages attendrons que mes moyens me permettent d’en faire autant.
Ainsi, les lecteurs souhaitant passer commande de Out of Earth, à partir de vendredi premier février, ne seront plus dirigés vers le site de lulu.com. Tout se passera directement depuis mon site. Cela signifie que je gérerais moi-même les commandes, et que je mettrais en place un petit stock d’ouvrages. Des ouvrages que j’expédierais alors moi-même  selon les commandes.
Cette méthode me demandera de fait d’investir quelque peu dans la constitution de ce stock, mais permettra à chaque lecteur d’économiser 2,41 € par rapport aux tarifs Lulu.com. En effet, Out of Earth restera bien sur à 4,40 €, mais faisant profiter à chacun des remises que m’accorde Lulu en tant qu’auteur, le montant des frais de port ne sera plus que de 2,60 €, et la TVA facturée par Lulu intégralement prise à ma charge. De cette maniète, Out of Earth ne reviendra plus qu’à 7 € pour le lecteur !

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Obligations légales de votre ouvrage

Avant de publier votre ouvrage, il vous sera nécessaire de réaliser plusieurs opérations légales, qui, techniquement, pourraient vous valoir des problèmes avec la justice si elles n’étaient pas effectuées.

Tout d’abord, si vous envisagez de rendre votre ouvrage public (donc de le diffuser hors du cadre familial, il vous sera nécessaire d’obtenir un numéro ISBN (International Standard Book Number) de la part de l’AFNIL (Association Française pour la Numérotation Internationale du Livre). Ce numéro, unique à votre ouvrage, permettra son référencement au niveau international.
Son obtention est totalement gratuite, cependant, il est nécessaire de correctement remplir le formulaire prévu à cet effet, ce qui peut rapidement tourner au petit casse tête pour un auteur n’ayant jamais réalisé cette demande.
La demande de numéro ISBN peut être effectuée à n’importe quel moment, entre la fin de l’écriture de votre ouvrage et l’impression du tout premier exemplaire. Car il est impératif de le faire apparaître sur le livre, ainsi que sur la quatrième de couverture, sous forme de code barres.

Le dépôt légal de votre ouvrage doit se faire auprès de la Bibliothèque nationale de France, au plus tard le jour de la parution de votre ouvrage. Pour être effectif, vous devrez faire parvenir par courrier un ou deux exemplaires de votre ouvrage TOTALEMENT terminé et tel qu’il sera publié. Si vous prévoyez un tirage inférieur à 300 exemplaires, vous n’aurez à en envoyer qu’un seul à la BnF. Si au contraire, vous tablez sur plus de 300 exemplaires publiés, vous devrez lui en fournir deux. Quelque soit le nombre d’exemplaires envoyés, ils devront obligatoirement être accompagnés du formulaire de dépôt légal.
Là encore, cette formalité est totalement gratuite. Y compris l’envoi, puisqu’en indiquant « Franchise Postale, Dépôt Légal, Code du patrimoine article L. 132-1 » en lieu et place du timbre, il ne vous sera pas nécessaire de l’affranchir. Attention. Il peux parfois arriver que les agents de la Poste travaillant aux guichets ne soient au courant de cette gratuité et vous indiquent qu’il est nécessaire de payer l’envoi. Dans ce cas, indiquez leur que vous êtes certains de vous, et que vous demandez à ce que votre envoi parte tel quel (sans affranchissement).

Les autres obligations légales concernent certains éléments, qui doivent obligatoirement être indiqués sur et dans votre ouvrage lui-même. A commencer donc par le numéro ISBN, qui doit être indiqué sur la page de « présentation » de l’ouvrage (en général en page numéro 4), ainsi que sous forme de code barres, sur votre quatrième de couverture. Le prix de vente de votre ouvrage soit lui aussi figurer clairement à ces deux emplacements.
Toujours en page de « présentation », indiquez également la formule « Dépôt Légal [mois] [année] », ou bien « Dépôt Legal [**ème ] [trimestre] [année] ».
N’oubliez pas non plus d’indiquer quelques autres informations, telles que l’identité du/des auteur(s), la licence sous laquelle est placée votre ouvrage, le numéro de l’édition « Première édition », ou « Deuxième édition »… ou encore le lieu d’impression de l’ouvrage. Par exemple, « Imprimé en France par [nom de l’imprimeur] ».

Vous voilà désormais prêts à publier votre ouvrage,sans omettre les obligations légales que vous devrez obligatoirement mettre en oeuvre.

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Publiez vos ouvrages avec TroisièmeMonde.fr

Une fois votre manuscrit enfin terminé vous n’avez plus qu’une seule envie. Publier votre ouvrage… par la voie de l’auto-édition. Dans ce cas, il vous faudra encore passer de nombreuses étapes. De la mise en page à la création des couvertures, en passant pas les obligations légales et l’impression.

Des services d’impression à la demande existent sur internet. Les deux principaux, à ma connaissance, sont lulu.com et thebookedition.com. Malheureusement, tous deux ne vous permettent que d’imprimer votre ouvrage. Vous serez aussi en mesure de faire votre couverture, mais les quelques modèles standards proposés n’ont pas grand d’attrayant ni de professionnel. De telles couvertures ne tromperont personne et donneront un goût d’amateurisme certain à votre ouvrage.
Cela ne remet bien sur pas en cause la qualité finale d’impression de votre livre. Utilisant les services le lulu.com depuis plusieurs années, je n’ai jamais eu à me plaindre de l’impression de mes ouvrages.

Si vous souhaitez un véritable service qui réalise, en votre nom et sans coûts cachés, j’ai moi-même créé TroisièmeMonde.fr. Il s’agit donc d’un service qui réalisera absolument toutes les étapes techniques permettant de transformer votre précieux manuscrit en un livre de qualité professionnelle.
Réalisation de la mise en page, création des couvertures, obtention de votre numéro ISBN personnel, prise en charge de la procédure de dépôt légal auprès de la Bibliothèque nationale de France, impression des tous premiers exemplaires (pour pouvoir effectuer le dépôt légal), et possibilité pour vous de passer librement commande, à chaque fois que vous le souhaitez, d’autant d’exemplaires de votre ouvrage que vous en aurez envie.

Pour mettre tout ceci en place via Troisième Monde, je m’appuie sur mes propres connaissances du milieu de l’édition, fondés sur mon parcours d’ancien gérant de maison d’édition, ainsi que sur celui d’auteur auto-édité. Les prestations de Troisième Monde sont de qualité professionnelles ne pourront être que bénéfiques à votre ouvrage.
Et afin d’établir encore plus de transparence, il convient de savoir que toutes les opérations techniques (de la mise en page jusqu’à la formalité de dépôt légal) sont réalisées par mes soins uniquement. Seule l’impression des exemplaires de votre ouvrage est « sous-traitée » à lulu.com. Ainsi, une fois le travail technique de Troisième Monde terminé, vous pouvez très facilement commander de nouveaux exemplaires de votre ouvrage de façon totalement indépendante par rapport à mon service d’aide à l’auto-édition.

Plus d’informations sur TroisièmeMonde.fr

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Auto-édition : Réduire le coût de revient de votre livre

Faire relire un livre par un professionnel, réaliser la couverture, le faire imprimer… Tout cela a bien sur un coût. En particulier pour les auteurs souhaitant s’auto-éditer. Pourtant, il est possible de réduire au minimum l’ensemble de ces postes de dépenses, afin de faire baisser le coût de revient de son ouvrage. Sans pour autant, bien sur, en réduire la qualité. Démonstration.

Commençons par la relecture. Il est évidement conseillé de faire une, voir deux relectures par soi-même avant toute autre chose. Cependant, une vision extérieure est absolument nécessaire afin d’assurer la meilleure correction possible à votre ouvrage.
Dans ce cas, deux options co-existent. Soit vous connaissez une personne, dans votre entourage, pour qui la langue française est une passion et une évidence et qui accepte de vous faire bénéficier de ses connaissances à titre gratuit ou peu cher, soit vous passez par un relecteur professionnel, comme on en trouve de nombreux sur internet. Néanmoins, ce genre de services, surtout pour un roman, demande une importante charge de travail au relecteur, et vous sera facturée à des montant pouvant atteindre plusieurs dizaines, et surement même plusieurs centaines d’euros. Le coût variant évidement selon la taille de votre ouvrage.

Passons ensuite à la couverture. Si vous désirez effectuer un véritable travail d’orfèvre, n’hésitez pas à travailler avec un graphiste professionnel. Sauf qu’à moins d’en avoir un dans votre entourage, le prix qu’il risque de vous demander risque probablement de vous donner un ulcère à l’estomac.
Dans ce cas, vous pouvez vous contenter d’une couverture ultra-simple, toute blanche, sur laquelle apparaîtront uniquement vos nom et prénom ainsi que le titre de votre ouvrage. Cependant, dans pareil cas, votre travail risque de dégager une forte impression d’amateurisme. Ce qui, sachant que la couverture est le premier élément marketing d’un livre, celui qui doit absolument attirer et surtout retenir l’oeil de vos lecteurs, sera rédhibitoire pour vous.
Ne vous inquiétez pas. Il existe une méthode beaucoup plus abordable et qui devrait pouvoir convenir à la très grande majorité des auteurs auto-édités. Les banques d’images en ligne. Il s’agit de sites spécialisés qui regroupent des centaines de milliers d’images dont vous pouvez acheter les droits afin de les utiliser de différentes manières, y compris pour créer vos couvertures. Personnellement, c’est la méthode que j’utilise, avec fotolia.com. Ainsi, après avoir sélectionné l’image qui me convient, j’acquiers la licence d’utilisation correspondante me permettant d’utiliser l’image comme illustration de couverture, et pour une trentaine d’euros, le tour est joué. Il ne me reste plus ensuite qu’à y insérer mon nom/prénom, ainsi que le titre de l’ouvrage.

Au niveau de l’ouvrage en lui-même, son coût dépendra particulièrement de son format, mais aussi du nombre de pages dont il est composé. Ainsi, en utilisant les services d’impression en ligne de lulu.com, un exemplaire de Imagine (70 pages au format A5) me revient à environ 3,90 euros.
Néanmoins, pour réduire le coût d’impression, il suffit de réduire le nombre de pages de votre ouvrage. Ne vous affolez pas, il n’est pas nécessaire pour cela de modifier votre histoire. Non, réduisez tout simplement la police d’écriture utilisée et surtout sa taille. Ecrire en taille 11 au lieu de la taille 12 pourra vous faire gagner un grand nombre de pages.
De même, vous pouvez également réduire quelque peu les marges de vos pages. Aussi bien celles du haut et du bas que celles de gauche et de droite. Mais ne le supprimez pas complètement ! Elles sont nécessaire pour assurer une bonne impression. Aussi bien dans le sens « imprimer », que dans celui « impression du lecteur ».

Ainsi, en utilisant l’ensemble de ces méthodes, vous serez en mesure de réduire très sensiblement les coûts de reviens de votre ouvrage. Ce qui vous permettra soit de le proposer à la vente à un prix plus réduit, ou bien d’augmenter votre marge, selon vos préférences. Et pourquoi pas d’allier les deux ?

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Fixez le prix de votre ouvrage

En tant qu’auteur auto-édité, c’est à vous et à vous seul de fixer le prix de vente de votre ouvrage. C’est un choix important, qui impactera assurément sur les ventes de celui-ci. Alors, comment devez-vous fixer votre prix de vente ?

Le prix de vente que vous décidez pour votre ouvrage est libre. Si vous souhaitez le rendre disponible à cinquante euros, vous en avez parfaitement le droit. Néanmoins, à moins d’être exceptionnel par son nombre de pages et sa qualité hors du commun, vous pouvez être certain qu’à un tel niveau de prix, vous ne vendrez absolument aucun exemplaire.

Pour fixer un prix « juste », vous devez le faire selon le coût d’impression unitaire. A celui-ci vous rajoutez la somme que vous souhaitez gagner personnellement, et vous obtenez le prix de vente final de votre ouvrage. A titre d’exemple, un ouvrage de 70 pages au format A5 (15×21 cm) auto-édité par le service Troisième Monde revient à environ quatre euros l’unité. Aussi, si vous souhaitez gagner trois euros par exemplaire vendu afin de compenser tout votre travail d’écriture, vous pouvez fixer votre prix de vente à sept euros.

Sachez tout de même que le prix d’un ouvrage doit être communiqué à la Bibliothèque nationale de France (BnF) lors de son dépôt légal. Il s’agit là d’une formalité obligatoire pour chaque livre publié sur le territoire français (formalité comprise dans le service d’aide à l’auto-édition TroisiemeMonde.fr). De même, le prix de vente d’un ouvrage doit figurer de façon claire et précise sur le livre lui-même. Aussi, une fois le prix fixé, il n’est plus possible de le modifier officiellement.
Vous pourrez toujours effectuer des remises, mais par contre, il vous sera impossible de l’augmenter. Réfléchissez donc bien avant de décider de son prix de vente.

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