Le déclin (évitable) de la culture

Le « piratage » est aujourd’hui devenu un terme à la mode pour désigner le partage illégale d’œuvres protégées par le droit d’auteur. Quoi de plus normal. « Piratage », c’est quand même plus vendeur auprès de Madame Michu, ménagère de moins de cinquante ans et lobotomisée par Secret Story et autres René la Taupe.

Il faut dire que de nos jours, la culture n’est plus ce qu’elle était. Il y a plusieurs siècles, et même encore quelques dizaines d’années, le mot « culture » avait un tout autre sens. Il désignait de véritables créations originales, lesquelles avaient pour but d’inculquer des valeurs, de faire passer des messages, ou encore de garnir les têtes devenues aujourd’hui plus creuses que creuses.

Aujourd’hui ? Culture rime avec divertissement, et plus particulièrement avec industrie culturelle. Le divertissement est un but louable, parfaitement adapté aux différentes situations de la vie. Il est nécessaire, et même vital, pour ne pas sombrer dans un monde aussi sombre que le notre.
Le côté « industrie culturelle », lui, est beaucoup moins verdoyant. « Industrie » évoque la noirceur, le cambouis, l’ennuie… côte à côté avec « culturel », cela revient à la mort de la véritable culture. Plus aucune innovation, une vision dépassée du monde, un refus catégorique d’innover sois-même, et encore plus d’accepter une innovation extérieure.
Depuis au moins trente longues années, l’industrie de la culture n’a cessé de formater, petit à petit, les encéphales des dernières générations ayant vue le jour. Plus le temps passait, plus le niveau culturel diminuait inévitablement… jusqu’à aujourd’hui. Aujourd’hui… où le seul but de but de cette industrie est de vendre, vendre, vendre, vendre et encore vendre, toujours plus, afin de permettre à une poignée de « parasites » de vivre de façon totalement indécente et déconnectée de la réalité.

Pour en arriver là, l’industrie culturelle n’a pas eu grand chose à faire. Juste à laisser couler le temps. Mettre de côté, de plus en plus souvent, les véritables talents et encourager à outrance l’éphémère. La seule chose qui compte pour elle, c’est l’argent.
Pourtant, la vraie culture existe toujours. Une culture riche, variée, diversifiée, pour tous les goûts… Une culture qui ne demande qu’à percer et à éclore au grand jour. Sauf que cette culture, elle se trouve écrasée sous le point des majors du cinéma, de la musique, et même de l’édition. Elle se trouve submergée par ces groupies qui ne jurent que par ce qui passe à la télé. Qui, dans vingt ans, se souviendra encore de qui est Justin Bieber ? Paris Hilton et consorts ? Personne. Personne, car dès qu’une nouvelle « veine » est découverte, elle est pressée jusqu’à se tarir, en attendant la découverte d’une nouveau filon. Ainsi, son seul moyen de subsister est de piocher de plus en profond, dans le médiocre, puis le mauvais, pour terminer par les résidus indigestes, où nous sommes immanquablement arrivés.

Et à côté de ça, la vraie culture, elle, ne cesse de se renouveler. Génération après génération. Une culture internationale, que personne ne pourra jamais s’approprier, et qui saura répondre à toutes les attentes, du moment qu’elles seront un temps soit peu « évoluées ».
Mais pour cela, il vous faudra chercher cette culture avec patiente et ne surtout pas vous arrêter aux premières pages des moteurs de recherche, ni aux publicité que vous pourrez voir partout en naviguant sur le web.
De même, pour différencier ces vrais artistes, de ceux formatés par l’industrie culturelle, n’hésitez pas à découvrir les labels, éditeurs, producteurs et autres indépendants, ainsi que les auteurs, peu importe leur domaine culturel, qui se produisent et diffusent eux-même. Découvrez-les. Ils n’attendent que vous pour redonner sa véritable place à la culture.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Le guide de l’auto-éditeur

Le guide de l’auto-éditeur… Voici le titre du prochain ouvrage que je m’apprête à publier, dans quelques jours seulement, la date précise n’est pas encore fixée, donc bien avant mon prochain roman Galaxia.

Il s’agira donc d’un guide destiné à tous ceux souhaitant s’auto-éditer afin de s’affranchir des canaux d’édition que je qualifierais de « plus classiques ».

Ce guide reprendra une bonne quinzaine d’articles (peut-être un peu plus) publiés sur ce site. Ils seront pour l’occasion regroupés en quatre parties distinctes, « Trouvez votre style littéraire« , « Ecrivez votre histoire« , « Devenez auto-éditeur« , et « Diffusez votre ouvrage« . Une annexe sera également présente, pour les auteurs qui feraient finalement le choix de l’édition « classique ». Celle-ci reproduisant un modèle contrat d’édition à compte d’éditeur tels que chaque auteur édité par une maison d’édition devrait en signer.
Pour l’occasion quelques petites modifications ont pu être apportées à certains de ces articles, mais rien qui n’en change le sens.
La réalisation de ce guide aura finalement été assez rapide si l’on excepte le temps, au cours des  derniers mois, nécessaire à la rédaction de chacun des articles publiés sur ce site et qui le compose. La création de la couverture (ci-dessus) remonte à quelques dizaines de minutes seulement.

Pour ce qui est de la licence qui sera attribuée à ce guide, il s’agira bien évidement de la Creative Commons BY-NC-ND, déjà utilisée pour mes autres ouvrages.
Concernant le prix de vente de ce guide, bien qu’il ne soit pas encore arrêté, il ne dépassera probablement pas les 8 euros, pour un total de page compris entre 70 et 80 pages.

En outre, j’envisage l’écriture d’un article, dans les jours à venir, sur le coût réel d’un livre. Un bon moyen de se faire une idée des marges non négligeables que réalisent, si ce n’est tous les éditeurs, au moins les grandes maisons d’édition. A l’occasion de ce prochain article, je compte d’ailleurs rendre publique les coûts de publication (impression…) de chacun de mes ouvrages, publiés sous la marque éditoriale Univers Parallèle.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND