Des livres en OR

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La science-fiction est, de mon point de vue, un genre littéraire offrant à chacun, qu’il s’agisse de l’auteur ou bien de ses lecteurs, un bon moyen de se projeter dans l’avenir. Pour certains cet avenir sera radieux, pour d’autres ils sera bien plus sombre. J’aurais tendance à me situer dans cette seconde catégorie…

Aussi, cherchant toujours à innover, j’ai décidé de mettre en place un système de commande par virements en ce qui concerne mes ouvrages papiers et électroniques… rien de bien nouveau jusque là me direz-vous -je fais durer un peu le suspens, quoi que le titre de l’article soit quand même assez explicite-.
J’estime que la situation mondiale -et donc par la même occasion, française- est bien plus noire que ce qui nous est rabâché dans les médias traditionnels. Une bonne dose de scepticisme cumulée à ma vision assez pessimiste de l’Homme m’a poussé à diversifier mes sources d’informations. C’est ainsi que j’ai eu confirmation, par exemple,… qu’il ne fallait pas faire une confiance aveugle aux médias de masse.
De la loi permettant aux Etats (dont la France) de renflouer les banques en faillite en ponctionnant directement les comptes des épargnants, en passant, entre autres, par le fait que la banque centrale des Etats-Unis -la FED- ne possèdent (quasiment) plus d’or en réserve… ma vision du futur, déjà bien sombre, ne s’est pas vraiment éclairée. Bien au contraire.

Donc, pour en revenir à nos moutons, mes ouvrages sont désormais disponibles à l’achat par virement bancaire… Si ce n’est que le virement ne se fera pas en euros, mais en (milli)grammes d’or !
Créée par la société française AuCoffre.com, la VeraCarte est une carte de paiement adossée à un compte non bancaire sur lequel ne sont pas conservés des euros, mais de l’or. Ainsi, chaque commande d’un ouvrage réglée en euros par le lecteur, est automatiquement transformée en or au moment où le virement parvient sur le compte lié.

L’idée, particulièrement originale et visionnaire m’a séduit par son côté, un peu futuriste -bien que l’étalon or soit plutôt une valeur passée-, et hors système bancaire. C’est ainsi que j’ai décidé de la mettre en place, pour mes ouvrages, tel une sorte de troc : « tu me donne une quantité infime d’or, je te donne un livre ». Une idée « Or du commun » qui n’a rien à envier aux sites acceptant le bitcoin comme monnaie de paiement…
Bien sûr, pour le lecteur cela n’a aucune incidence, puisque le prix des ouvrages ne varie pas d’un centime. Les répercutions ne se feront sentir que pour moi en cas de variation des cours de l’or.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Auteur « amateur » mais professionnel

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Dans le monde sportif, « amateur » désigne un athlète ne vivant pas de son sport, peu importe son niveau de pratique. En transférant ce terme au monde de l’édition, cela revient à définir un auteur ne gagnant pas sa vie grâce à ses textes, tout en produisant un travail de qualité n’ayant rien à envier à ce qui se fait chez les « professionnels » de l’édition.

J’écris, je publie, je diffuse… pourtant je ne suis pas un professionnel de l’édition. Je ne suis pas un professionnel, dans le sens où je ne gagne pas vie grâce à mes textes. J’adopte pourtant une approche professionnelle.
Mes ouvrages respectent les réglementations légales, ils sont travaillés de façon à être les plus abordables possible, ils possèdent des couvertures illustrées au même titre que ce qui se fait dans le monde professionnel de l’édition, et bien d’autres choses encore. Néanmoins, je ne vis pas de mes textes. Je ne m’en porte pas plus mal pour autant. Je suis un écrivain et je suis fier de l’être. Il n’empêche que malgré ma vie n’est pas réglée autour de l’écriture. Je m’y investi autant que possible, et même si j’aimerais pouvoir m’y atteler tel un travail à temps plein, ce n’est pas possible car je n’en ai pas les moyens.

Tout ceci ne m’empêche pourtant pas de proposer un travail de qualité, dont le résultat final n’a rien à envier à qui que ce soit d’autre. Un résultat que je rends accessible à tous, lequel est soumis à des règles d’utilisation bien moins strictes que tout ce qui sort de chez les « professionnels ».
Un résultat jamais figé, puisque je n’hésite pas, contrairement au monde traditionnel de l’édition, à innover autant que possible, quitte à casser les codes en vigueur, aussi bien dans la forme de certains de mes textes (chapitres introductifs) que dans mon approche à l’édition (création de ma marque éditorialeUnivers Parallèle-, préparation d’un format de livre écologique)… ainsi que plusieurs autres choses actuellement à l’état d’idée.

Être un auteur « amateur » ne signifie en aucun cas avoir une approche amateur de l’édition. Cela signifie juste ne pas vivre de cette édition. Ce n’est pas se complaindre d’un système archaïque tout en faisant tout pour y trouver sa place. C’est prendre des risques, à son propre niveau, pour tenter de faire évoluer les choses à un niveau plus élevé.
Être auteur « amateur », c’est quelque chose de formidable. Quelque chose qui vaut bien plus que tous les contrats d’édition du monde. Être auteur amateur, c’est un plaisir, c’est indescriptible, c’est être professionnel… parfois plus que les vrais « professionnels ».

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