La tête dans les étoiles

Observation de Jupiter, visible sur le côté droit de la photo (petit point blanc / orangé)

L’été suit son cours de façon assez intensive. C’est la saison qui me donne le plus de travail et par conséquent le moins de temps libre. Ceci expliquant mon « absence littéraire du moment. Et cela ne devrait évoluer d’ici à la rentrée de septembre, moment à partir duquel les choses redeviendront plus calmes. Si je puis dire ainsi.

De plus, je suis désormais en mesure de me plonger encore plus profondément dans un domaine qui m’attirait grandement depuis de nombreuses années déjà, mais qui jusque là ne m’était pas totalement accessible. Un domaine qui n’est autre que la clé de voûte de mon  monde littéraire… l’astronomie.
Aussi, afin de patienter encore quelques semaines avant ma « rentrée littéraire » personnelle, une petite image prise ce jour même au levé du jour. Une image faisant office de preuve irréfutable. Si j’avais, jusqu’à présent, un imaginaire axé vers le ciel et les étoiles, il ne fait plus aucun doute que je m’y trouve désormais plongé corps et âme.

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Adopter le bon style littéraire

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

Qu’est-ce qu’un bon style littéraire ? C’est la question que peut se poser un jour n’importe quel auteur. Qu’il s’agisse de critiques (positives ou négatives) ou de sa propre perception de la chose, il n’est jamais évident d’atteindre un « style littéraire » parfait. Et pour cause…

Car avoir un « bon » style littéraire, cela ne veut absolument rien dire. il y a autant de styles littéraires qu’il y a d’auteurs. C’est quelque chose de personnel, qui évolue en fonction même de la vision de l’auteur. C’est la raison pour laquelle il n’est pas possible de dire qu’un auteur a un bon ou un mauvais style littéraire.
Un lecteur A peut ne pas adhérer au style d’un auteur donné, tout comme un lecteur B pourra parfaitement être en admiration face à ce même style. L’important dans tout ceci étant bien sûr que l’auteur lui-même le défende et l’assume. Il est évident que’il y aura toujours des lecteurs qui ne parviendront pas à s’identifier à ce style, ce qui ne signifie en aucun cas qu’il faut en changer. Prendre en considération les avis de chacun, oui, mais surtout ne pas se fourvoyer uniquement pour « faire plaisir » à une personne extérieure.

A titre d’exemple, je reconnais volontiers avoir un style assez atypique. Un style qui peut peut-être, pour certains, compliquer quelque peu la lecteur de mes textes. Il n’empêche qu’il s’agit malgré tout de mon style personnel, et que ça le restera. Ce qui ne veut pas dire que je n’écoute pas les critiques qui peuvent m’être formulées (du moment qu’elles ont un côté respectueux et constructif) afin d’évoluer. Pourtant, si mon style peut évoluer au fil du temps, il n’est pas question qu’il change du tout au tout. Le style littéraire étant en quelque sorte la « signature » qu’un auteur appose sur œuvre, il serait totalement illogique de penser un jour en changer pour « faire plaisir ».

Il est également parfois nécessaire de s’attendre à toutes sortes de critiques acerbes et gratuites (j’en ai fait l’expérience il y a peu), selon lesquelles « tu n’as aucun style, arrêtes d’écrire et fais autre chose… ».Fort heureusement ce type de réaction est très limité. Il n’empêche que le concept d’ouverture d’esprit ne doit pas être connu de tous. Heureusement, comme disait Michel Audiard, les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.
Tout ceci pour dire que même si certaines critiques osées et abruptes viennent attaquer votre style littéraire en tant que tel, il ne faut pas se renfermer pour autant. Il est toujours nécessaire de savoir se remettre en questions, mais sans jamais dépasser certaines limites. En particulier en ce qui concerne quelque d’aussi personnel que le style littéraire.

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Le comptoir des lettres : Partagez vos textes avec une communauté de passionnés

Quoi de mieux, quand on est écrivain, que de pouvoir obtenir le point de vue de lecteurs extérieurs sur ses textes ? N’est-ce pas là la meilleure solution pour faire évoluer son propre style, mais aussi pour faire progresser son écriture ?

De nombreux sites internet proposent ce genre de « services ». Néanmoins, certains sont très peu fréquentés, d’autres pour le moins inaccessibles du fait de leur taille trop importante. Il en existe cependant qui parviennent à conserver une taille humaine. C’est notamment le cas du « forum littéraire » le Comptoir des lettres.
Existant depuis une toute petite année, il regroupe cent trente quatre auteurs (à l’heure actuelle) ayant publié au moins un texte sur le site. Différentes catégories sont présentes, telles que « poèmes », « haïkus », « nouvelles » ou encore « textes longs ». Le genre des textes est lui totalement libre. Qu’il s’agisse de textes policiers, fantastiques ou de science-fiction, tous sont acceptés. Bien sûr, chacun est invité à commenter les diverses productions publiées. Le but étant évidemment de faire vivre le forum.

Actuellement a même lieu un concours ouvert à tous les membres (l’inscription au forum et la publication des ses textes est totalement gratuite). Ce concours vise à fêter la première années d’existence.
Pour ce qui est des commentaires des membres du forum, ceux-ci sont très constructifs et courtois. Même lorsqu’un lecteur ne parvient pas forcément à se plonger dans un texte, les remarques faites sont constructives et permettent d’avancer convenablement. Tout n’est pas encore parfait, puisqu’il serait bon que le nombre de commentateurs gagne un peu en importance, mais est-il vraiment possible de tourner cela sous forme de « critique » ? D’autant plus qu’étant moi-même un pîètre commentateur, mes contributions restent assez faibles.
A noter également la présence d’auteurs/commentateurs « historiques », présents sur le site depuis un long moment, qui contribuent grandement à son animation et à son évolution. De son côté l’interface graphique n’a rien d’exceptionnel et apparaît comme un peu « vieillotte », mais s’agit-il d’un point négatif ? Je ne pense pas !

Un site donc à recommander pour partager ses textes avec une vraie communauté de passionnées amateurs et bénévoles, mais aussi pour découvrir de nombreux styles tous plus différents les uns que les autres. Que vous soyez un auteur, lecteur, amateur ou averti, vous y serez les bienvenus.

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L’intérêt historique du livre papier

Depuis la nuit des temps l’écriture est, et reste, le meilleur meilleur moyen de léguer un héritage culturel aux générations futures. Qu’il s’agisse de gravures, de parchemins ou de livres, cette technique est à ce jour sans égal pour témoigner d’époques pourtant révolues.

Qu’un texte décrive des évènements réels, qu’il relate une histoire vraie ou qu’il ne s’agisse « que » de fiction, le livre est toujours resté à la mode. Il faut dire qu’il s’agit d’un support capable de bien vieillir, et, très important, qui ne nécessite aucun appareil technologique pour être lu. Ainsi, quelles que soient les progrès de la science, il sera toujours possible de prendre un livre entre ses mains et de s’y plonger.
D’où l’intérêt historique de celui-ci. Peu importe que la mode soit au « dématérialisé », le livre papier est le meilleur moyen de traverser les époques sans soucis. A condition bien sûr de le conserver dans des conditions idéales.

Aussi, la culture littéraire ne peut se passer du « support livre » pour se développer, tant dans l’espace que dans le temps. Un support entraînant d’importants dommages à la nature, qui doit encore évoluer afin d’acquérir une forme plus respectueuse de l’environnement.
De même, un livre n’est pas éternel. Il se doit d’être conservé dans de bonnes conditions pour survivre au temps. De ce point de vue, un livre peut, et doit être numérisé. Cela permet ainsi de le « sauvegarder » d’une façon relativement simple offrant la possibilité d’en faire des copies de sauvegarde ultérieures afin de ne pas le perdre. Il y a cependant un bémol… La technologie évoluant très rapidement, il devient alors nécessaire d’effectuer de telles copies de sauvegarde régulièrement sous chaque nouveau support. Le risque étant qu’avec les progrès, les anciens format de fichiers deviennent totalement illisibles et que le livre soit alors définitivement perdu. Ce qui n’est évidement pas le cas avec le format papier.

Pour conclure, il est presque vital, d’un point de vue culturel et historique, de poursuivre le développement du livre papier. Ce qui n’empêche pas d’en faire des « copies dématérialisées » afin d’assurer de façon encore plus évidente sa conservation.

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Comment aborder un ouvrage de science-fiction ?

image issue de maxisciences.com

La science-fiction est un genre littéraire à part, lequel ne doit pas être appréhendé de la même façon que le policier ou encore l’aventure. La science-fiction est à part et se doit d’être abordée d’une façon particulière.

Tout comme les genres du fantastique et du fantasy, la science-fiction a ceci de particulier qu’elle développe des histoires dans des milieux étrangers à ceux qui existent réellement. Étrangers dans le sens où ils ne sont pas assimilables à ce que nous connaissant dans la vie de tous les jours. Il peut y avoir des ressemblances, mais elles sont en général assez limitées.
Alors que dans du policier « classique » (une histoire uniquement policière), par exemple, l’auteur concentre d’avantage son imaginaire sur la création d’énigmes et de situations énigmatiques, il n’a, a priori, pas la nécessité de « réinventer » le monde dans son ensemble. Ce qui n’est évidement pas le cas d’un auteur de science-fiction, qui se doit de mettre en place un contexte imaginaire crédible, dans un monde ayant particulièrement évolué. Cela ne revient pas à dire que l’auteur de science-fiction produit un travail plus compliqué que l’auteur de policier. Non. Il s’agit juste de travaux différents mais tout aussi difficiles.

Aussi, il est donc important de ne pas aborder la lecture d’une œuvre de science-fiction de la même manière que tout autre type d’ouvrage. Il faut s’attendre à découvrir un nouveau monde, lequel est régi par de nouvelles normes de société, composé de technologies différentes, se passe ailleurs que sur terre…
La science-fiction est un genre littéraire à part, dans le sens où il permet de tout inventer et réinventer. Il offre une totale liberté d’écriture aux auteurs. Il n’impose aucune limite autre que celles de l’imaginaire personnel, du moment que l’histoire est écrite de façon logique et claire. La science-fiction est, avec le fantasy, le meilleur moyen de développer l’imagination des lecteurs. C’est un genre d’avenir ou chacun peut se retrouver, et surtout, imaginer ces mondes de fiction d’une façon qui lui est propre et unique. La science-fiction est un genre à part entière et magnifique. Que les textes soient sombres ou joyeux, elle permet à tous de s’évader dans de nouveaux mondes, coupant alors la connexion avec notre vie contemporaine si stéréotypée et si désolante.

Bien sûr, tout le monde n’aime pas la science-fiction. Mais c’est un genre qui se doit d’être respecté au même titre que tous les autres. Tout comme eux, il demande de la rigueur et une imagination débordante. Qu’on l’aime ou pas, la science-fiction est ce qu’elle est… et personne n’y pourra jamais rien. Bien heureusement.

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La littérature des nègres

Alexandre Dumas et son nègre (L’autre Dumas, de Safy Nebbou, 2010)

Le politiquement correct, je m’en moque. Peu importe la connotation que certains pourront trouver au titre de cet article, celui-ci est très clair et ne doit être assimilé que dans un seul sens. Celui du Nègre littéraire, ou « ghost writer » comme ils sont appelés outre-Atlantique. Ces personnes qui écrivent des livres pour des personnalités politiques, du showbiz, etc…

Vous êtes-vous déjà demandé comment nos hommes politiques, qui vouent leurs vies entières à la défense des intérêts communs de la Nation toute entière, au détriment total de leurs propres intérêts personnels (ahhhh monde des bisounours, quand tu nous tiens). Bref… vous êtes-vous déjà demandé comment des personnes aux emplois du temps de ministres, c’est bien le cas de le dire, pouvaient encore trouver du temps pour écrire des livres à porté parfois très techniques en plus de leurs obligations « nationales » ?
C’est très simple. Ce ne sont pas eux qui les écrivent. Ils font appel à des nègres, terme définissant une personne écrivant au nom d’une autre, généralement connue. Bien sûr, selon les « pseudo-auteurs » en question, il peut arriver que ceux-ci jouent un rôle plus ou moins important dans l’ouvrage finalement signé de leur propre nom. Mais il ne faut pas s’y tromper. Jamais ils ne pourront se vanter d’être à l’origine de la totalité de « leurs » ouvrages. Et ne cela ne vaut pas que pour les hommes et femmes politiques. Il en est évidement de même pour nombre de personnalités.

Car même si cela n’a en aucun cas force de preuve, il convient de noter qu’il est particulièrement difficile de briller (dans le sens d’être « professionnel ») dans un domaine précis, alors de là à être à en haut de l’affiche dans son domaine de prédilection, y compris dans la littérature, il y a un fossé qu’il est pratiquement impossible de franchir seul.
Ecrire un livre de qualité demande une telle implication, tant en terme de temps que de créativité, qu’il n’est sérieusement pas possible de jongler entre des fonctions à responsabilités si prenantes et l’écriture de divers ouvrages… à moins de faire travailler pour soi un nègre*.

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*J’assume évidement mes propos, qui sont effectivement susceptibles de démanger les yeux de certains bien pensants. Aussi, que ceux qui seraient tentés de me critiquer ne se gênent pas, sachant tout de même ouvertement que le Larousse en ligne défini lui-même ce terme tel que je l’utilise. La seule critique dont je pourrais faire l’objet serait de me dire qu’il s’agit d’un mot du registre familier. A part ça…**

**Bien sûr, cette précision n’était techniquement pas nécessaire, mais à notre époque mieux vaut se « prémunir » des réactions épidermiques de certains.