Eviter les éditeurs peu scrupuleux

image issue du site : http://fr.vox.ulule.com/

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Le monde de l’édition est particulièrement difficile à appréhender pour quiconque n’est pas habitué à l’arpenter. A la recherche d’un éditeur pour leurs manuscrits, de nombreux auteurs sont prêts à succomber aux sirènes d’éditeurs peu scrupuleux.

Autant le dire tout de suite, faire publier son manuscrit par une maison d’édition est très compliqué, tellement le nombre de candidats la publication est important comparé au nombre « d’élus ». Il n’en reste pas moins que la grande majorité des éditeurs agit de façon professionnelle et dans le respect de l’auteur.
Néanmoins, il arrive, comme dans tout domaine, que certains viennent ternir tout un monde. Publication d’un ouvrage alors même que l’auteur n’a pas encore validé son BAT (bon à tirer), fonctionnement de la maison d’édition (dont signature de contrat d’édition) sans aucune existence légale… De nombreux cas de figure peuvent se présenter. Dès lors, voici quelques « astuces » pour ne pas se faire avoir.

. Le site internet
Il s’agit bien souvent de la première interaction que vous avez avec votre (peut-être) futur éditeur. Bien sûr, aucun site internet n’est parfait ni identique, et tous peuvent apporter leur propre touche d’originalité ou de créativité. Pourtant, l’organisation du site est un indice important. Un site mal organisé (en vrac), qui, graphiquement, semble dater des débuts d’internet il y une quinzaine d’années, ou qui s’étalerait plus sur les ouvrages du créateur de la maison d’édition que sur ceux de ses auteurs, doit vous alerter.
Prenez également le temps de regarder la page catalogue du site, afin de vous faire une idée des couvertures des ouvrages déjà publiés. Si vous constatez que celle-ci apparaissent comment étant traitées à la va-vite, sans aucune « recherche » graphique et avec seulement une ligne de texte apposée en guise de titre et de nom d’auteur, posez-vous des questions sur le sérieux de l’éditeur.

Et pour finir en ce qui concerne le site en lui-même, une maison d’édition étant une société (il ne peut bien évidemment pas s’agir d’un particulier…), certaines mentions doivent apparaîtres noir sur blanc. A savoir, l’adresse postale de la société, sa forme juridique (auto-entrepreneur, EURL, SARL, SA…), ainsi que son numéro SIRET et éventuellement (si elle en possède un) son numéro d’inscription au registre du commerce.
Dans le cas où la société serait en cours de création, la mention peut « société en création » peut prendre apparaître. Mais cette présence ne dure généralement que quelques semaines, le temps que l’immatriculation soit effective et officielle. Si aucune de ces informations n’est disponible, prenez garde et, ce n’est qu’un conseil, passez votre chemin. Sans être le signe d’une « arnaque » en tant que tel (bien que ce soit illégal), cela démontre à minima un amateurisme certain.

. Le contrat d’édition
Le contrat d’édition est un document préalable à toute publication de manuscrit. C’est lui qui fixe les obligations et droits de chacune des parties en présence. Tout d’abord, assurez-vous du style d’édition pratiqué par l’éditeur (cf. Trouvez un éditeur).
Ensuite, lorsque que vous avez passé l’étape du comité de lecture et que l’éditeur vous propose un contrat, prenez garde à bien lire ce dernier avant d’accepter de le signer, car c’est lui qui vous engagera officiellement à la société en question. Un contrat d’édition « honnête » ne peut pas tenir en deux ou trois pages seulement. Il se doit d’être à la fois détaillé et le plus clair possible (cf. Le contrat d’édition).

A noter que bien souvent, lorsque vous signez chez un éditeur, celui-ci cherche à ce que vous lui cédiez également les droits audiovisuels de votre histoire. C’est à dire que si jamais votre roman devait être, un jour, adapté à la télévision ou cinéma, c’est l’éditeur lui-même qui se chargerait de négocier le montant de ces droits.
Il n’y a là rien de choquant ou d’inhabituel. Cependant, la cession de ces droits audiovisuels ne peut en aucun cas se faire via le contrat d’édition lui-même. Des clauses telles que la cession des droits de reproductions sur différents supports… peuvent exister sur le contrat d’édition sans aucun problème. Mais pour ce qui est de la cession des droits de reproduction audiovisuels, ceux-ci doivent faire l’objet d’un contrat à part. Il peut évidemment vous être présenté en même temps que le contrat d’édition, mais il ne doit en aucun cas y être lié. Il s’agit d’une obligation légale prévue par la législation française.

Dans l’immédiat, il convient de ne jamais signer un contrat d’édition (ou de tout autre nature qu’il soit) truffé de fautes, d’incohérences, trop vague, ne définissant pas (ou trop peu) d’obligations à l’encontre de l’éditeur…

. A postériori
Si malgré toute votre vigilance vous êtes tombé sur un éditeur peu scrupuleux et que vous ne vous en apercevez qu’à postériori, après la signature du contrat, n’hésitez surtout à mettre en demeure ce dernier (par courrier recommandé avec accusé de réception), afin qu’il cesse tout agissement allant à l’encontre des clauses stipulées dans le contrat d’édition.
Dans le cas où le contrat ne ressemblerait pas (dans le fond) à ce modèle (cf. Le contrat d’édition), n’hésitez pas à vous rapprocher d’un conseil juridique afin de faire valoir vos droits.

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Envoi de ses manuscrits : email ou courrier ?

image issue du site : http://cite-sciences.fr/

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Vous souhaitez envoyer votre dernier manuscrit à un éditeur. Corrigé, aéré et prêt à être présenté, il ne vous reste plus qu’à l’envoyer aux maisons d’édition que vous avez sélectionné. Sélection rigoureuse qui tient compte de plusieurs facteurs tel que le type d’édition pratiqué (compte d’éditeur ou compte d’auteur), mais aussi de la ligne éditoriale de la maison…

Vous y êtes. L’envoi tant attendu de votre manuscrit… Mais comment devez-vous faire ? L’envoyer par email ou par courrier ? Surtout, ne jouez pas cette décision à pile ou face. Bien apparemment banale et sans conséquence possible, cette décision peut pourtant s’avérer contre productive.

En effet, chaque maison d’édition possède sa propre politique de réception des manuscrits. Certaines exigent que l’envoi soit physique et intégral, alors que d’autres favorisent le format électronique et l’email. Tout ceci dépend uniquement de l’éditeur. Ne vous risquez surtout pas à faire lui faire parvenir votre production par une voie qu’il n’a pas prévue.
Généralement, ce type d’informations se trouve indiqué sur le site internet de la maison d’édition. Dans le doute, n’hésitez pas à la contacter par téléphone afin de poser vos questions concernant ce point technique.

En ce qui vous concerne en tant qu’auteur, vous n’avez pas vraiment le choix. A moins que l’éditeur lui-même ne vous le laisse. Dans ce cas, vous pouvez privilégier l’envoi par email. Plus rapide, et surtout beaucoup moins coûteux (pas d’impression ni ne de frais postaux).
Car ces frais ne doivent pas être négligés. Un roman de deux cents pages format A4 envoyé par la poste, vous reviendra à un courrier de 1,06 kg (environ), soit 5,75€ au tarif lettre prioritaire en vigueur au 1er janvier 2013. Si vous devez faire parvenir votre manuscrit à dix éditeurs différents, la somme commence à prendre une certaine importance. Et encore. Si pour plus de sécurité vous optez un envoi recommandé avec accusé de réception, le montant unitaire sera approximativement de 9,55€ par envoi ! Tout ceci ne prenant pas en compte le coût du papier utilisé ni l’achat des cartouches d’encre. Aussi, favorisez donc autant que possible l’envoi par email.

Bien que le mode d’envoi des manuscrits ne doive pas devenir l’un des critère de sélection (ou de non sélection) d’un éditeur, il convient  tout de même de prendre en compte ce point. Pour éviter les frais inutiles, assurez-vous au préalable que chacun des éditeurs que vous avez retenu publie votre genre littéraire. Clairement, n’envoyez pas un ouvrage e science-fiction à un éditeur de poésies. Que ce soit pas email ou pas courrier postal.

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Pourquoi les éditeurs refusent-ils tant de manuscrits ?

Vous l’attendiez avec impatience depuis des semaines, probablement même des mois. Elle vient d’arriver ce matin dans votre boite aux lettres. Cette enveloppe, celle qui va vous indiquer si votre manuscrit a été retenu par la maison d’édition à laquelle vous l’avez soumis. Vous l’ouvrez d’un coup sec, retenant votre souffle. Vous en sortez la feuille qu’elle contient, la dépliez et la lisez… Raté. C’est un refus…

Pourtant vous aviez mis toutes les chances de votre côté. Vous saviez bien que si votre manuscrit avait été rempli de fautes en tout genre et qu’il n’avait pas été relu plusieurs fois, son avenir aurait été tout tracé, droit à la poubelle.
Pour éviter cela, vous aviez donc tout fait dans les règles. L’histoire était cohérente, la présentation réussie, vous étiez fiers de tout votre travail, et espériez vraiment retenir l’attention de l’éditeur. Maintenant, vous vous posez des questions sur votre activité d’écrivain, vous vous remettez en cause et en questions… Mais surtout, ne déprimez pas.

Les manuscrits refusés par les maison d’édition il y en a des milliers chaque année en France. A commencer par ceux qui n’auraient jamais du être proposés tellement ils sont mauvais. Soit par manque de travail flagrant, soit tout simplement, et là les auteurs n’y peuvent absolument rien, par manque de talent.
Il y a aussi ceux qui, comme vous, auraient réellement pu prétendre à publication. Là, d’autres critères rentrent en ligne de compte pour leur sélection. Il faut tout d’abord faire un choix entre les différents textes, sachant que le grandes maisons d’édition ne publient qu’un nombre très limité de titres chaque année. De ce fait, les manuscrits qui seront retenus, puisqu’ils devront apporter un maximum de revenus financiers, sont des manuscrits dont le potentiel marketing et vendeur sera très important. Ce ne seront pas forcément les mieux écrits, mais plutôt ceux qui traiteront d’un thème universel et à la mode. Il sera ainsi beaucoup plus facile de faire passer un bon texte de Vampires ou de Loups-Garou qu’un excellente histoire ayant pour thème les contrées sauvage du grand nord. Aussi, pour maximiser vos chances d’être publié dans une grande maison d’édition, contentez-vous d’écrire un texte formaté à l’excès, quitte à ce que celui comporte quelques petites imperfections.
Mais même là, bien que que vous commencerez lentement à vous rapprocher du but, rien ne sera encore joué. Car ces grands groupe d’édition ne publient, donc, qu’un nombre très restreint d’ouvrage chaque année, mais en plus, ils rechignent fortement à donner leur chance à de nouveaux auteurs n’ayant pas de réelle reconnaissance de la part du grand public. Et oui, car il est toujours plus facile de vendre un ouvrage de Michel Houellebecq en partie plagié de Wikipedia, qu’un ouvrage totalement original d’un auteur, pour ainsi dire, inconnu.

Après, il reste encore la possibilité de proposer ses manuscrits à des maisons d’édition de taille plus modeste, qui bien souvent ont des critères beaucoup plus « justes » pour retenir les manuscrits qu’ils publieront. Malgré tout, là encore, le nombre de soumissions de textes étant très important par rapport au nombre de publications annuelles, les chances de signer un contrat à compte d’éditeur restent particulièrement faibles.
Il est donc nécessaire de prendre son mal en patiente, de persévérer et surtout de ne jamais abandonner. Et pour les auteurs qui veulent absolument être publiés, mais aussi pour ceux qui souhaitent se tourner vers un mode d’édition alternatif, l’auto-édition reste une solution à étudier sérieusement, notamment en prenant connaissance des nombreux articles à ce sujet disponibles sur ce site.

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La rentrée littéraire…

Le mois de septembre est synonyme pour beaucoup de rentrée scolaire, d’impôts à payer, mais aussi… de rentrée littéraire. Car c’est à cette époque que de nombreux nouveaux titres sont publiés et apparaissent dans les rayons des grandes surfaces, librairies et magasins spécialisés. Pourtant, tout comme la fête des mère ou autres « évènements » de ce type, il ne s’agit que d’une banale campagne marketing visant à accroître les ventes de livres.

Bien sur, pourquoi blâmer les maisons d’édition de fonctionner ainsi alors que tout ceci est ancré dans dans l’inconscient collectif ? Les vacances et l’été se terminant, le retour à la vie quotidienne pour une nouvelle année… Rien de tel pour inciter les gens à s’évader, en se plongeant dans les derniers ouvrages de quelques grands auteurs, « valeurs sûres » des maisons d’édition.
Aussi, pourquoi se priver de milliers de ventes, d’éventuels « best sellers » et d’argent en plus, alors que la combinaison mois de septembre, nouveaux titres et grands noms permet de passer une fin d’année plutôt « paisible » au niveau des chiffres ? Le monde de la musique explose l’été, celui de l’édition en septembre.

Pourtant il n’y a de nouveauté que les titres des ouvrages. Très rares sont les nouveaux auteurs publiés par les grands groupes d’édition, pour qui ceux-ci représenteraient de trop grands risques financiers. Comme c’est le cas dans la musique ou encore dans d’autres secteurs, seuls quelque uns, connus, reconnus et adulés peuvent donc réellement profiter de cette période de l’année.
Alors c’est tant mieux pour eux. Ma situation personnelle me convient parfaitement, et je ne les envies pas plus que ça.

Mais tout de même, il faut arrêter de croire que les grandes maisons d’édition publient des auteurs uniquement d’après leurs qualités littéraires. Car un autre facteur, primordial, entre en ligne de compte… Le potentiel marketing ainsi que le potentiel de vente.
L’objectif de ces groupes d’édition ne sera pas de publier le meilleur ouvrage possible. Non. Il sera de capitaliser sur un nom et surtout sur « ce qui se vends le mieux en ce moment ». Que les maisons d’édition gagnent de l’argent, c’est tout à fait normal. Par contre, qu’elles le fasse en dépit de tout bon sens et de la qualité de ce qu’elles produisent, c’est la meilleure façon pour se retrouver, dans quelques années, dans une situation similaire aux mondes de la musique et du cinéma, qui ne cessent de pleurer dans les jupons des élus sous forme de lobbying intensif, se refusant à faire évoluer un modèle économique dépassé et vieux de trente ans. Faire du « populaire » en rognant sur la qualité, ne peux aboutir que d’une seule façon. Dans le mur…

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Les véritables coûts d’un livre

Dans mon précédent article, il était question des techniques permettant de réduire le coût de revient de son propre ouvrage en mettant en place certaines techniques simples et efficaces. Cette fois, il sera question de décortiquer le prix d’un livre, et plus précisément, de comprendre où va votre argent.

Pour commencer et faire simple, fixons les caractéristiques du livre que nous allons prendre comme exemple. Il s’agira d’un livre auto-édité de 610 pages, imprimé en noir et blanc sur papier standard, avec couverture souple en couleur, le tout au format A5. Un bon livre bien classique en quelque sorte. Et pour être encore plus « précis » dans notre analyse, supposons que ce livre soit imprimé via le service lulu.com. Le titre de cet ouvrage sera Test.

Une fois l’ensemble des étapes de téléchargement, de paramétrage des différentes options etc…, le coût d’impression de Test sera pour moi de 14 euros tout pile. Il conviendra ensuite pour moi d’évaluer les divers coûts supplémentaires induits par la création de l’ouvrage (relecture, achat des droits d’image pour la couverture, …), qui, si je table sur une centaine de ventes (ce qui est déjà bien), vont alourdir ce coût d’au moins 3 euros (considérons 0,30€ pour la couverture, et 2,70€ pour la relecture).
Va ensuite venir s’ajouter mes droits d’auteur, que je me verserais sur chaque vente. Mettons qu’ils s’élèvent à 2 euros. Nous en sommes déjà à 19€. Et pour terminer, comme je suis sous le régime l’auto-entreprise, chaque exemplaire vendu se voit « taxé » de 13% de son prix (charges relatives à une activité commerciale.
Ainsi, tous ces coûts additionnés, et c’est sans compter une éventuelle campagne de promotion que je déciderais de mener pour faire connaître Test, le prix de vente fixé sera de 21,85€.

Un prix de vente qui reste extrêmement raisonnable si on le compare au prix de n’importe quel roman tout aussi volumineux vendu en librairie. Néanmoins, cette démonstration est parfaitement valable pour moi, auteur auto-édité qui fait imprimer mes ouvrages à la demande. Mais en est-il toujours de même pour une maison d’édition à comte d’éditeur ayant un minimum de moyens ?
Bien sur que non. Et nous allons cette fois faire le raisonnement inverse. Partons d’un roman identique, mais intitulé Argent et lui aussi vendu au prix de 21,85€. Notez l’originalité du titre…

Commençons cette fois par les taxes. Lorsque vous achetez un livre dans le commerce, celui-ci est taxé à 7%. Peut-être bientôt de nouveau à 5,5%. Affaire à suivre. Reste donc encore 20,33€. Sur ce montant, l’auteur qui aura particulièrement bien négocié ses droits, en touchera 10%, soit 2,03€. Sur ces même 20,33€, l’éditeur devra accepter une remise allant de 30 à 40% pour être distribué en librairies et magasins spécialisés, soit, en coupant la poire en deux à 35%, un montant de 7,12€ de rabais, qui feront la marge du libraire/magasin spécialisé. Il reste dès lors 11,18€ à la maison d’édition.

Comme vous avez parfaitement suivi jusqu’à présent, vous vous dites « mon Dieu, un exemplaire coûte 14€ à produire, et il ne reste plus que 11,18€ à l’éditeur… ». Oui… mais non. Car les 14€ de coût d’impression sont pour moi, auteur auto-édité sans le sous qui imprime à la demande et en très petites quantités. La maison d’édition, qui elle imprime en une seule fois de très grandes quantités d’un seul et même ouvrage, obtient inévitablement des réductions par rapport aux prix à l’unité. Qui plus est, avec un bon pouvoir de négociation, elle est encore en mesure de faire baisser le prix final.
Lorsque je gérais encore ma propre maison d’édition, j’avais fait le choix d’imprimer par moi-même les ouvrages que je publiais. Le coût d’impression pour un livre d’environ 160 pages se trouvait aux alentours des deux euros. Aussi, pour une puissante maison d’édition, il est évident que les coûts sont très largement réduits.
Dès lors, il n’est pas trompeur d’imaginer que l’impression de Argent reviendra, grand maximum, à quelque chose comme 2,50 ou 3,00€ par exemplaire. Si nous prenons la fourchette haute, cela revient à dire qu’il reste encore la somme de 8,18€ à notre éditeur.

Un éditeur qui doit bien sur faire face à des charges de personnel ainsi qu’à des charges de fonctionnement.  Soyons « généreux », et estimons celles-ci à 15% du prix hors taxes de Argent, soit 3.05€.
Ainsi, une fois tous ses frais divers déduits du prix de vente de l’ouvrage, l’éditeur dispose encore de 5,13€. Imaginons maintenant qu’il soit imprimé et qu’il se vende 40 000 exemplaires de Argent et que l’équivalent de 1,20€ par exemplaire ai été prévu pour la campagne de promotion, cela signifie que sur chaque unité vendue, la maison d’édition a effectué un bénéfice de 3,93€ sur chaque vente. Un montant qui représente deux fois plus que ce qui revient à l’auteur…

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Le guide de l’auto-éditeur

Le guide de l’auto-éditeur… Voici le titre du prochain ouvrage que je m’apprête à publier, dans quelques jours seulement, la date précise n’est pas encore fixée, donc bien avant mon prochain roman Galaxia.

Il s’agira donc d’un guide destiné à tous ceux souhaitant s’auto-éditer afin de s’affranchir des canaux d’édition que je qualifierais de « plus classiques ».

Ce guide reprendra une bonne quinzaine d’articles (peut-être un peu plus) publiés sur ce site. Ils seront pour l’occasion regroupés en quatre parties distinctes, « Trouvez votre style littéraire« , « Ecrivez votre histoire« , « Devenez auto-éditeur« , et « Diffusez votre ouvrage« . Une annexe sera également présente, pour les auteurs qui feraient finalement le choix de l’édition « classique ». Celle-ci reproduisant un modèle contrat d’édition à compte d’éditeur tels que chaque auteur édité par une maison d’édition devrait en signer.
Pour l’occasion quelques petites modifications ont pu être apportées à certains de ces articles, mais rien qui n’en change le sens.
La réalisation de ce guide aura finalement été assez rapide si l’on excepte le temps, au cours des  derniers mois, nécessaire à la rédaction de chacun des articles publiés sur ce site et qui le compose. La création de la couverture (ci-dessus) remonte à quelques dizaines de minutes seulement.

Pour ce qui est de la licence qui sera attribuée à ce guide, il s’agira bien évidement de la Creative Commons BY-NC-ND, déjà utilisée pour mes autres ouvrages.
Concernant le prix de vente de ce guide, bien qu’il ne soit pas encore arrêté, il ne dépassera probablement pas les 8 euros, pour un total de page compris entre 70 et 80 pages.

En outre, j’envisage l’écriture d’un article, dans les jours à venir, sur le coût réel d’un livre. Un bon moyen de se faire une idée des marges non négligeables que réalisent, si ce n’est tous les éditeurs, au moins les grandes maisons d’édition. A l’occasion de ce prochain article, je compte d’ailleurs rendre publique les coûts de publication (impression…) de chacun de mes ouvrages, publiés sous la marque éditoriale Univers Parallèle.

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