l’Homme et ses faiblesses

image issue du site : http://balkiara.joueb.com/

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Je viens de tomber, en réponse à une interview réalisée pour Actualitté il y a quelques mois (sur le thème de l’auto-édition), sur un commentaire assez particulier et pourtant de ceux qui pullulent un peu partout dans la vie de tous les jours :

  • « Quand Clément Hourseau dit « je ne prétends pas que mes textes et ouvrages sont parfait » il a raison car il aurait dû dire: « que mes textes et ouvrages soient parfaits ».
    Il n’y a pas de honte à consulter le Bescherelle. »

Il m’est donc reproché (à juste titre) d’avoir commis des erreurs diverses, si ce n’est dans le document entier, au moins dans cette citation.
Peut-être ais-je mal interprété le sens dudit commentaire, mais il relève selon moi, dans sa dernière remarque, d’une attaque en règle du style « moi je sais écrire, toi pas ». Heureusement pour moi, dans cette même citation je précisais alors ne pas être parfait. Ouf… j’ai échappé à l’effroyable et mortelle vindicte de ce commentateur…
Qu’aurais-je pris dans ma face si j’avais fait l’éloge de mon style ou autre ?

Aussi, dans une société où l’apparence et le paraître dominent littéralement le fond intérieur et l’être, l’Homme peut-il, est-il capable, de reconnaître être pourvu de faiblesses en tous genres ?
Comme souvent, j’ai envie d’apporter une réponse plutôt sombre quant à de telles capacités. Quand je vois des personnes qui sont capables de camper une nuit entière devant des magasins/boutiques pour être le premier à posséder telle ou telle nouveauté, j’ai le sentiment que nous sommes très mal barrés…
Quand je vois des remarques telles que « Il n’y a pas de honte à consulter le Bescherelle« , j’ai le sentiment que certains se sentent supérieurs aux autres car ils sont capables de les corriger et de leur renvoyer leurs faiblesses en pleine face. Est-il réellement si difficile de mettre son orgueil de côté et de dire « ah, je crois que là tu te trompe car il me semble que la règle de grammaire dit que… » ?

Bien sûr, ce n’est pas le genre de chose qui va me pourrir mon week-end et encore moins le reste de ma vie. Heureusement d’ailleurs. Pourtant, c’est bien ce qui se retrouve de plus en plus, tant dans la vie réelle que sur internet, derrière son écran d’ordinateur.
Je ne prétends pas là que je SOIS parfait, loin de là. J’ai mes faiblesses et il m’arrive très probablement de me transformer de temps en temps en cet « Homme » que je décrie plus haut dans cet article. Pourtant, je suis fière de savoir affirmer, car il ne s’agit pas de « pouvoir affirmer », mais bien de « savoir affirmer », que (comme tout être humain) j’ai des faiblesses.

A ceux qui prendrons ceci comme une preuve d’orgueil et de vantardise, je souhaite tout simplement une bonne soirée devant les NRJ Music Awards ou toute autre émission fortement (quelle ironie) culturelle. Aux autres, je souhaite une bonne réflexion et un « bon » mal de tête.

Une fois n’est pas coutume, je conclurai par une note positive :

  • « Reconnaître ses propres faiblesses et erreurs est le début du chemin vers plus d’humanité ».
    C’est de moi-même, ça sort de mon esprit, rien que du miens et j’en suis fière (raaaahhh saleté d’orgueil qui surgit n’importe quand… 😉 )

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les meilleures conditions pour écrire

Ecrire une histoire, qu’il s’agisse d’un roman, d’une nouvelle, ou d’un tout autre genre de texte, n’est pas chose aisée. Outre toutes les étapes à suivre avant d’arriver au terme de ce travail au combien compliqué mais tellement enrichissant, il convient de se mettre dans de bonnes conditions avant de se mettre devant son écran (ou ses feuilles de papier) et de commencer à écrire.

Pour commencer, à moins d’avoir de véritables impératifs de temps, il ne faut pas se forcer à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie ni le besoin. Aller à l’encontre de cette règle serait le meilleur moyen de bâcler l’écriture et donc l’histoire elle-même. Peu importe le temps que vous mettrez pour aller jusqu’au bout, l’important est simplement d’y parvenir. Au final, que vous ayez mis des semaines, des mois ou des années importe peu. Seule le résultat définitif compte.

Ensuite, lorsque l’envie d’écrire et l’inspirations vous emportent au fin fond de votre imaginaire et de votre texte, assurez-vous de tout mettre en œuvre pour ne pas en ressortir. Isolez-vous dans une pièce ou dans un coin d’où vous ne serez pas ou peu dérangé. Si nécessaire, n’hésitez pas à mettre un casque et de la musique. Une musique, bien sur, qui vous tiendra plongé dans votre monde personnel, au détriment de tout ce qui peu se passer à proximité.
Il est évident que chacun doit adapter selon ses besoins, mais aussi selon ses capacités. Si vous avez un enfant en bas âge, ne vous coupez pas totalement du monde extérieur. Si vous avez un colocataire fan de Johnny Halliday (ou autre) et écoutant en boucler « Allumer le feu » (par exemple), faites de votre mieux pour vous isoler dans votre monde. Porte verrouillée, boules quies…

De même, certaines personnes peuvent avoir plus de facilités à écrire de jour, ou de nuit. Dans un environnement éclairé ou sombre, au milieu du bruit ou dans le calme le plus total… Il y a autant de « meilleures conditions d’écriture » qu’il y a d’auteur. Aussi, personne ne peut donner LA solution universellement valable.
Personnellement, quant il s’agit d’écrire, j’ai besoin non pas nécessairement de calme, mais juste de pouvoir me plonger dans mon monde. Si je suis seul et bruit, cela se fera naturellement. Sinon, un peu de musique, en particulier des mélodies assez rythmé des genres celte / fantastique, et me voici parti pour un long moment. Dans le même temps, j’aurais beaucoup plus de facilités à écrire de nuit, même à trois heures du matin, plutôt qu’à qu’à midi.

Tout ceci dépends vraiment de chacun, du genre littéraire abordé, et de tout un tas de choses que seul un auteur peu évaluer pour lui-même seulement.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND