Un livre écologique… pourquoi pas ?

Les respect de l’environnement est quelque chose me tenant particulièrement à cœur. Malheureusement pour moi, je ne parviens pas à trouver d’imprimeur à la demande me convenant, lequel imprimerait les livres sur papier recyclé. J’ai donc décidé de prendre les choses en main.

Un peu de réflexion et quelques idées plus tard, m’est venu à l’esprit que les livres, dans leur misse en page, n’évoluent jamais. Les « règles » sont fixées et s’appliquent telles des obligations universelles, sans que personne ne trouve à redire. Heureusement, fort de cette habitude de ne rien faire comme tout le monde et d’innover à mon modeste niveau, j’ai décidé de plancher sur une mise en page plus respectueuse de l’environnement.
Adaptant de nombreux paramètres du livre, les résultats sont assez bluffant. Ainsi, un ouvrage de 129 pages au format A5, marges de 2 cm, police Time New Roman 12 (tout ce qu’il y a de plus classique), peut sans aucun problème voir son nombre de pages réduit de moité. Une telle mise en page, étudiée pour allier esthétisme, confort de lecture et respect de l’environnement, sera désormais utilisée pour l’ensemble de mes ouvrages à venir. Innovante, elle permettra également de réduire de façon substantielle le prix de vente, la quantité de papier nécessaire à l’impression étant fortement réduite.

Mon objectif étant bien entendu que cette nouvelle mise en page, que je qualifierais de « révolutionnaire » si j’aimais me vanter, cassera radicalement les codes existant actuellement dans l’édition et ouvrira une nouvelle porte à la diffusion de la culture littéraire dans son ensemble.
Elle sera source d’ouvrages moins lourds, plus faciles à transporter, plus respectueux de l’environnement (jusqu’à ce qu’il me soit possible de les imprimer facilement, en plus, sur papier recyclé), mais aussi moins chers. Le monde de l’édition n’évoluait plus… mais ça, c’était avant !!

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Auto-édition : Conseils de mise en page

La mise en page de son manuscrit est une étape cruciale devant précéder la publication de votre ouvrage. Elle doit cependant respecter des normes assez strictes afin de ne pas pénaliser votre futur ouvrage lorsqu’il sera enfin imprimé.

La mise en page d’un texte comprend tout ce qui touche aux caractères (police, taille…), ainsi que tout ce qui est en rapport avec l’ergonomie de votre ouvrage (interligne, marges…). Il est primordial de ne surtout pas passer cette étape à la va vite, sous peine de fortement réduire les chances de succès de votre ouvrage.

La police d’écriture : Le premier conseil est de ne surtout pas utiliser une police fantaisiste pour votre texte. En effet, celles-ci peuvent être belles et très attirantes à l’œil, il n’en reste pas moins qu’elles ne sont pas du tout adaptées à l’écriture d’un roman, ni même d’une nouvelle.
Il est plus que recommandé d’utiliser des police bien plus classiques telles que Verdana, ou encore Time New Roman. Il est bien sûr possible d’en utiliser d’autres, à condition qu’elles restent faciles à lire et qu’elles n’agressent pas les yeux. Votre objectif étant de captiver le lecteur tout le long de votre histoire, si vous l’onligez à fournir un effort permanent rien que sur la police elle-même, il n’ira jamais jusqu’au terme de votre livre, aussi bon soit-il.

L’autre point important impliquant la police d’écriture est la taille que vous allez utiliser. Disons le de suite, il ne faut pas qu’elle trop grande ni trop petite. A moins d’être destiné à des personnes mal voyantes ou à de enfants de moins de dix ans, la taille de la police ne devra pas excéder 12.
De même, si vous souhaitez adopter une approche écologique et réduire le nombre de pages de votre ouvrage, vous devrez prendre garde à ce que le texte ne soit pas trop petit. A cet égard, il est préférable de ne pas écrire dans une police inférieure à 10. C’est la limite à partir laquelle la qualité de lecture commencera réellement à diminuer et aura une incidence sur le lecteur.

L’interligne : Cette question peut paraître un peu anecdotique, mais elle a son importance dans l’aération de votre texte, et donc dans l’intérêt qu’aura à vous lire le lecteur. Il ne faut malgré tout pas en abuser. Un interligne simple, voir de 1,5, fera généralement l’affaire.

Les marges : De façon générale, les marges sont toutes d’environ deux centimètres. Cela permet là encore une aération plus marquée de votre texte.
Néanmoins, si vous souhaitez une nouvelle fois vous placer d’un point de vue écologique, vous pouvez facilement jouer de quelques millimètres sur leur taille. L’impact sur une seule page sera forcément limité, mais pour un ouvrage de deux cents pages, par exemple, une réduction des marges vous permettra de réduire d’environ 15% le nombre de pages et donc la quantité de papier utilisée. Gardez tout de même bien à l’esprit que les marges sont nécessaires, et qu’elles ne doivent pas être réduites au delà de 1,5 / 1,6 centimètre. Tout en sachant que la marge intérieure doit être plus grande que l’extérieure, afin de prendre en compte efficacement la perte due à la reliure.

Quel logiciel utiliser : La mise en page d’ouvrage peut être réalisée à l’aide de logiciels professionnels, bien évidement. Mais les logiciels de traitement de texte grand publique libres et gratuits (Libre Office / Open Office) sauront parfaitement réaliser ce travail de mise en page, sans que le résultat final ne s’en fasse sentir.

Travail professionnel : La mise en page étant l’un des points les plus importants à respecter pour tout ouvrage se voulant de qualité professionnelle, il n’est pas bon de la réaliser à la va vite en se disant que ce n’est pas grave si elle n’est pas parfaite. Aussi, la confier à un professionnel peut s’avérer très utile pour ne pas que votre ouvrage soit finalement mis à l’écart car ne respectant pas les « normes » de l’édition. C’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai moi-même créé mon propre service d’aide à l’auto-édition, Troisième Monde, Proposant entre autres la mise en page des ouvrages : http://troisièmemonde.fr

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Réaliser son livre à moindre coûts

Vous vous en doutez certainement, les différents logiciels utilisés par les maisons d’édition sont de vraies perles, dotées de fonctionnalités spéciales et très attrayantes. Oui, mais tout ceci a un prix. Et pas n’importe lequel… Pourtant, des logiciels gratuits suffisent amplement pour réaliser des livres de qualité professionnelle. Même en auto-édition. Petit tour d’horizon.

Pour l’écriture et la mise en page : Pas besoin d’acheter la dernière version de Microsoft Office à plus de 100€ pour l’écriture, ni le logiciel à la mode dans les grands groupes d’édition à un prix probablement encore plus douloureux pour votre porte-feuille. Pas besoin non plus de se rendre sur un tracker ou site de téléchargement direct pour les obtenir gratuitement mais illégalement.
Non. Le plus simple reste d’utiliser la suite OpenOffice ou LibreOffice. Il s’agit de deux suites bureautiques complètes offrant notamment un logiciel de traitement de texte à même de vous permettre de réaliser votre ouvrage dans les moindres détails. Alors certes, l’ergonomie est peut-être moins travaillée que celle de Microsoft Office, et certaines options de travail sont tout simplement absentes. Mais il n’en reste pas moins que les deux suites Office citées ci-dessus vous conviendront parfaitement.
Y compris pour effectuer la mise en page de votre ouvrage. Vous serez en mesure de travailler les marges de vos pages, afin de les adapter à la reliure finale du livre, vous pourrez également gérer les numéros de page, les différents styles de votre texte (paragraphe, texte, titres…), l’agencement des pages (pages en vis à vis).
Il se pourra que quelques fois des options importantes vous semblent absentes. Mais dans ce cas une petite recherche sur votre moteur de recherche favoris, et vous trouverez la réponse à votre problème.

Pour la réalisation de la couverture : Tout comme moi vous n’êtes pas graphiste, et vous ne souhaitez pas mettre des dizaines, voir des centaines d’euros, dans un logiciel ultra-complet mais tout aussi compliqué à prendre ne mains, telle que la suite Adobe, par exemple.
D’autant plus que dans le même temps, un logiciel gratuit et déjà suffisamment complet et puissant, The GIMP existe. Là encore, il faut bien comprendre que ce logiciel conviendra à la réalisation de la couverture de votre ouvrage. Si vous souhaitez aller plus loin dans la création graphique, il est probable qu’il deviendra rapidement beaucoup trop limité pour vous.
Mais lorsqu’il s’agit de travailler un minimum une image, de la redimensionner, d’y ajouter un peu de texte et quelques effets qui vous satisferont, pourquoi se ruiner à acheter la « Rolls » des logiciels, alors que son équivalent « Peugeot » fera tout ce que vous lui demandez de façon aussi professionnelle ?

Le gros avantage de ces logiciels libres et gratuits est qu’ils peuvent également fonctionner sous des systèmes d’exploitation autres que Windows. En particulier Linux.
A titre personnel et à titre d’exemple, mon ordinateur fonctionne sous Debian (système d’exploitation Linux libre et gratuit), et mes prochains ouvrages sont réalisés à partir d’OpenOffice et The GIMP (logiciels eux aussi libres et gratuits). Ainsi, les centaines (voir milliers) d’euros économisés en n’achetant pas les « mastodontes » cités précédemment auront pu l’être à d’autres effets, en particulier la publication de mes ouvrages futurs.

Image d’illustration issue du site http://www.webzerone.com
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Auto-édition : Réduire le coût de revient de votre livre

Faire relire un livre par un professionnel, réaliser la couverture, le faire imprimer… Tout cela a bien sur un coût. En particulier pour les auteurs souhaitant s’auto-éditer. Pourtant, il est possible de réduire au minimum l’ensemble de ces postes de dépenses, afin de faire baisser le coût de revient de son ouvrage. Sans pour autant, bien sur, en réduire la qualité. Démonstration.

Commençons par la relecture. Il est évidement conseillé de faire une, voir deux relectures par soi-même avant toute autre chose. Cependant, une vision extérieure est absolument nécessaire afin d’assurer la meilleure correction possible à votre ouvrage.
Dans ce cas, deux options co-existent. Soit vous connaissez une personne, dans votre entourage, pour qui la langue française est une passion et une évidence et qui accepte de vous faire bénéficier de ses connaissances à titre gratuit ou peu cher, soit vous passez par un relecteur professionnel, comme on en trouve de nombreux sur internet. Néanmoins, ce genre de services, surtout pour un roman, demande une importante charge de travail au relecteur, et vous sera facturée à des montant pouvant atteindre plusieurs dizaines, et surement même plusieurs centaines d’euros. Le coût variant évidement selon la taille de votre ouvrage.

Passons ensuite à la couverture. Si vous désirez effectuer un véritable travail d’orfèvre, n’hésitez pas à travailler avec un graphiste professionnel. Sauf qu’à moins d’en avoir un dans votre entourage, le prix qu’il risque de vous demander risque probablement de vous donner un ulcère à l’estomac.
Dans ce cas, vous pouvez vous contenter d’une couverture ultra-simple, toute blanche, sur laquelle apparaîtront uniquement vos nom et prénom ainsi que le titre de votre ouvrage. Cependant, dans pareil cas, votre travail risque de dégager une forte impression d’amateurisme. Ce qui, sachant que la couverture est le premier élément marketing d’un livre, celui qui doit absolument attirer et surtout retenir l’oeil de vos lecteurs, sera rédhibitoire pour vous.
Ne vous inquiétez pas. Il existe une méthode beaucoup plus abordable et qui devrait pouvoir convenir à la très grande majorité des auteurs auto-édités. Les banques d’images en ligne. Il s’agit de sites spécialisés qui regroupent des centaines de milliers d’images dont vous pouvez acheter les droits afin de les utiliser de différentes manières, y compris pour créer vos couvertures. Personnellement, c’est la méthode que j’utilise, avec fotolia.com. Ainsi, après avoir sélectionné l’image qui me convient, j’acquiers la licence d’utilisation correspondante me permettant d’utiliser l’image comme illustration de couverture, et pour une trentaine d’euros, le tour est joué. Il ne me reste plus ensuite qu’à y insérer mon nom/prénom, ainsi que le titre de l’ouvrage.

Au niveau de l’ouvrage en lui-même, son coût dépendra particulièrement de son format, mais aussi du nombre de pages dont il est composé. Ainsi, en utilisant les services d’impression en ligne de lulu.com, un exemplaire de Imagine (70 pages au format A5) me revient à environ 3,90 euros.
Néanmoins, pour réduire le coût d’impression, il suffit de réduire le nombre de pages de votre ouvrage. Ne vous affolez pas, il n’est pas nécessaire pour cela de modifier votre histoire. Non, réduisez tout simplement la police d’écriture utilisée et surtout sa taille. Ecrire en taille 11 au lieu de la taille 12 pourra vous faire gagner un grand nombre de pages.
De même, vous pouvez également réduire quelque peu les marges de vos pages. Aussi bien celles du haut et du bas que celles de gauche et de droite. Mais ne le supprimez pas complètement ! Elles sont nécessaire pour assurer une bonne impression. Aussi bien dans le sens « imprimer », que dans celui « impression du lecteur ».

Ainsi, en utilisant l’ensemble de ces méthodes, vous serez en mesure de réduire très sensiblement les coûts de reviens de votre ouvrage. Ce qui vous permettra soit de le proposer à la vente à un prix plus réduit, ou bien d’augmenter votre marge, selon vos préférences. Et pourquoi pas d’allier les deux ?

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