Des nouvelles au roman… il n’y a qu’un pas

La nouvelle est un genre littéraire particulier. Elle se doit de ne mettre en scène qu’un nombre restreint de personnages, avec un déroulement actif de l’histoire, tout en se terminant par une chute le plus inattendue possible. La nouvelle doit donc être un texte court. Mais pourquoi ne pas aller plus loin ?

A contrario, un roman est une histoire longue, multipliant les personnages, les situations, les descriptions, ou encore les rebondissements.
Mais pourquoi ne pas partir sur un autre genre littéraire ? Des nouvelles qui, mises bout à bout, formeraient une histoire longue…  Une série d’histoires courtes développant chacune leurs propres rebondissements et chutes, formant au final une histoire longue qui pourraient être lue telle un roman.

La littérature ne doit pas être quelque chose de figé dans le temps. La littérature n’est pas un élément secondaire de la culture. Malgré l’omniprésence du numérique, internet, télévision… elle se doit de savoir évoluer pour subsister et conserver une véritable influence et importance culturelle.
Ecrire, lire… sont des activités nécessaires au bon développement de chacun. Plutôt que de se morfondre de l’importance sans cesse plus grande du numérique et du virtuel, il faut profiter de ces technologies, accessibles au plus grand nombre, pour redonner ses lettres de noblesse, aux yeux des plus jeunes du moins, à la littérature.

Ainsi, de petites histoires courtes, nouvelles, adaptées de façon à former une seule histoire longue, proche du roman, est une solution à étudier sérieusement pour intéresser le plus grand nombre de personnes possible, tout en faisant vivre la littérature.
C’est pour cette raison que j’ai décidé de tenter de développer ce nouveau style à partir de l’une de mes nouvelles, à savoir Destruction Cérébrale.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

La mode : ennemie de la littérature

La mode est ce qui défini de façon plus ou moins poussée l’attitude des personnes souhaitant afficher leur appartenance à une « communauté » adoptant des manières particulières. Il peut s’agir d’une mode vestimentaire, d’une mode « parlée », d’une mode cinématographique, ou encore d’une mode littéraire. Car rien n’échappe à la mode. Le problème étant qu’il s’agisse, par définition, de quelque chose de formaté allant à l’encontre de l’épanouissement de l’imaginaire personnel.

Faire quelque chose comme tout le monde, c’est accepter de se fondre dans la masse. C’est choisir la voie de la facilité. Bien sur, il est toujours possible d’apporter sa propre touche, mais sans jamais se détacher de l’élément à la mode. Ainsi, il n’y a aujourd’hui plus rien d’extra-ordinaire à écrire une histoire d’amour entre adolescents vampires et humains. Tout comme il n’y a plus d’intérêt d’écrire une histoire de sorcier envoyé dans une école de magie et affrontant des méchants magiciens… Il est vrai qu’en partant sur un pente aussi glissante que celle-ci, il est tout à fait de se dire que depuis deux mille ans, tous les types d’histoires ont été abordés et ré-abordés depuis des lustres.
La seule solution pour ne pas tomber dans ces écueils est d’apporter sa propre touche personnelle, tant au niveau du style d’écriture que de celui de l’histoire en elle-même. L’important est de rester fidèle à ses conviction ainsi qu’à ses valeurs, même si celles-ci vont à l’encontre de de ce que la mode littéraire prêche. Il ne faut surtout pas tomber dans la facilité de l’histoire racontant les aventures d’un gentil méchant qui tombe amoureux de l’héroïne avant, ensuite, de se rebeller contre ses anciens acolytes. Faire confiance à sa propre imagination et à sa propre façon de penser sont les bases d’une histoire bien posée et surtout unique.

Tout auteur ne trouvant aucun inspiration au fond de lui et se sentant obligé de reprendre des codes et idées maintes fois repris ne peut pas se définir comme un écrivain légitime écrivain. Car il y a trois types d’auteurs / écrivains.
Les premiers, plutôt rares et rarement reconnus de leur vivant sont les « précurseurs ». Ce sont ceux qui, dans leurs textes et dans leur façon d’écrire, parviennent à imposer aux yeux de tous leurs styles nouveaux, tels des exemples à suivre (et non pas à copier). Il ne s’agit pas, pour être un précurseur, de vendre des centaines de milliers d’exemplaires ou d’être signé par une grande maison d’édition. Seule la reconnaissance unanime des lecteurs, critiques… permet d’élever un écrivain à ce rang.
Viennent ensuite les « originaux ». Ces écrivains qui osent faire confiance à leur imaginaire, qui ne bradent pas leurs styles, et qui osent « bafouer » les règles établies, dans le but de tenter de faire avancer les choses. Ce sont des écrivains à qui il manque encore le petit quelque chose qui fera peut-être d’eux, un jour, des précurseurs, mais qui écrivent avec leur cœur  et leur imaginaire.
Et pour terminer, il y a les « suiveurs », qui, surfant sur un concept à la mode s’imaginent tout de suite être de véritables stars de la littérature dès lors qu’ils sont parvenus à publier leur ouvrage. Là encore, le classement dans cette catégorie n’a rien à voir avec le volume des ventes, un auteur de best-seller pouvant parfaitement se situer à ce niveau.

Aussi, la mode, qui se veux le plus populaire possible, ne peut rien engendrer de nouveau. Bien qu’à l’origine il s’agisse d’un phénomène nouveau, son hyper-banalisation, à tous les niveaux, ne permet pas d’en faire ressortir de nouveauté. Heureusement, la mode est un concept très aléatoire. Malheureusement, l’Homme ne peut se passer de mode pour vivre normalement. Il se doit d’appartenir à un groupe reconnu, et donc d’en accepter les codes, les tenants et les aboutissants. Sous peine de s’en retrouver exclu si jamais il ose s’en démarquer.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND