L’écrivain, un être supérieur

gravure dore bible - dieu fait perir leviathan - vision d isaieQue cela plaise ou non, il évident que l’écrivain est un être supérieur. Non pas supérieur en tant qu’Homme, être humain, puisque c’est un Homme comme les autres, mais en tant que « tout puissant ».

Oui, l’écrivain est le « tout puissant ». Le tout puissant de son œuvre. C’est lui qui la créé de bout en bout, usant de son imagination, de sa volonté et de sa vision des choses. L’écrivain a le droit de vie ou de mort sur ses personnages, quand bon lui semble, où bon lui semble, et sans avoir de comptes à rendre.
L’écrivain peut faire intervenir diverses forces plus ou moins connues pour faire évoluer son dessein. Il est à même d’entrevoir des miracles, et surtout d’autoriser leur réalisation.

Les légendes, les mythes…, rien n’est plus fort que l’écrivain. C’est lui qui façonne tout un monde, le sien. Armé de son imagination, de sa plume et de sa volonté de créer, rien ne lui est impossible. Le jour, la nuit, la rotation des planètes, la nature… tout se trouve à sa merci, livré à sa volonté de « tout puissant ».
Il peut faire naître les guerres, puis engendrer la paix. Il peut tout faire, sans aucune limite. Qu’il s’agisse d’amour, d’enquêtes policières, de mondes enchantés, de voyage dans le temps, ni les lois de la physique ni les plus récentes technologies ne peuvent s’opposer à lui.

Mais la plus grande force de l’écrivain, qui est aussi une bonté inouïe, c’est celle du partage. Ce partage qui le pousse à ouvrir son monde  aux personnes qui y sont extérieur. Ce partage du rêve, de l’imagination, de la vie. Libre de tout, l’écrivain parvient à transporter des foules au plus profond de ses textes. C’est là une prouesse sans égal. Une prouesse hors du commun. Si Dieu devait exister, il ne pourrait être qu’écrivain. Probablement d’ailleurs le plus grand de l’Histoire.
Malheureusement, ce dernier n’est que le héros de livres anciens, sans aucun doute rédigés par des auteurs particulièrement doués pour écrire des histoires, et encore plus pour les partager avec passion et dévotion à leurs contemporains ainsi qu’à leurs générations futures.

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La place du héros dans une histoire

C’est un fait, une histoire ne peut se dérouler sans avoir un héros. C’est lui, le personnage principal, sur qui l’intrigue est fondée. Il est le seul protagoniste à pouvoir résoudre les énigmes qui se succèdent à lui. Bien souvent, le héros est accompagné d’un autre personnage, qui ne lâche que très rarement, et de préférence, du sexe opposé. Tout du moins dans les œuvres modernes.

Le héros est le meneur de l’Histoire. Sans lui, rien ne se passerait, rien n’avancerait. C’est en se basant sur  l’image qu’il renvoie ainsi que sur son nom que les lecteurs vivent l’histoire au travers de lui. On pourrait penser que c’est l’Histoire qui fait le héros, sauf que généralement c’est le héros qui fait l’histoire. Sans héros, une histoire ne peut exister. Elle n’aurait une base bien trop friable.
Il est très rare que le héros trouve la mort au cours de l’intrigue. Si jamais c’était le cas, il réapparaîtrait forcément à un moment ou à un autre, suite à une « résurrection », sous une autre forme que celle d’un humain, ou encore par n’importe quel autre stratagème de l’auteur.

Le héros est également le ciment entre tous les personnages secondaires et le récit. Puisque tout tourne autour de sa personne, c’est à lui que revient le devoir « d’unification » de l’histoire. Sa personnalité, sa vision de choses, ses sentiments, sa façon d’agir… définissent ce qu’il est et ce que sera l’histoire.
Un héros plat, sans relief, ne saura probablement pas captiver le lecteur. Il ne parviendra jamais à faire son « travail » tel qu’il devrait l’être. Inversement, un héros complexe, réservant quelques zones d’ombre et bénéficiant d’une dose savamment mesurée d’antipathie sera inévitablement le moteur de son texte. Le lecteur sera aisément attiré par cette personne au visage humain et au regard imparfait.

Il n’existe pas d’histoire sans héros. Sous quelque forme que ce soit, Homme, femme, animal, extra-terrestre… un héros est toujours tapit dans un coin de page.
De ce fait, l’auteur qui parviendrait à écrire une histoire sans héros pourrait lui-même se considérer comme étant lui-même… un héros. Il ne s’agit pas là d’un défi que d’écrire une telle histoire, mais d’une vraie piste de réflexion à méditer dans l’avenir. Ainsi, un auteur parviendra-t-il à écrire un histoire dans laquelle le héros est… personne ?

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La déclaration de Dépôt Légal

Le Dépôt Légal est une étape obligatoire avant la publication de votre ouvrage. Velui-ci s’effectue auprès la Bibliothèque nationale de France (BnF). Il ne doit absolument pas être négligé, d’autant qu’il s’applique à de très nombreuses formes de créations. Qu’il s’agisse d’un livre, d’un vidéogramme, d’un document sonore…

Le défaut de Dépôt Légal, si il est jugé comme étant volontaire, peut conduire à une amende pouvant aller jusqu’à 75 000 euros. Autant dire qu’il est préférable de prendre quelques minutes de sa vie pour effectuer cet acte légal. Car il faut bien le dire, celui-ci est particulièrement simple, rapide et gratuit.
Avant, il y a quelques petites années, l’ensemble de la déclaration de Dépôt Légal s’effectuait par formulaire papier à envoyer en plusieurs exemplaires, accompagné de l’ouvre dont il était question, à la BnF. Aujourd’hui, pour gagner encore un peu plus de temps, l’opération peut s’effectuer en partie via internet. En effet, la BnF a mis en place un service destiné à effectuer les déclaration directement en ligne. Celui-ci permet de générer automatiquement le formulaire à renvoyer par voie postale, auquel sera joint un exemplaire de votre ouvrage. L’inscription y est évidemment libre et gratuite. En tout en pour tout, cela ne prend que cinq minutes, pas plus, pour tout déclarer.

Une fois la déclaration en ligne terminée, il faudra donc l’imprimer puis la joindre à votre ouvrage. Vous envoyez ensuite le tout à la BnF (l’adresse figure sur votre formulaire) en tant que simple courrier.
Ne vous cassez surtout pas la tête à timbrer cet envoi ! En effet, il vous suffit d’inscrire « Franchise Postale, Dépôt Légal, Code du Patrimoine – Article L. 132-1 » en lieu et place du timbre, pour que votre déclaration parte sans encombres et gratuitement à la BnF. Il peut parfois arriver que certains guichetiers n’aient pas connaissance de cette franchise postale et vous demandent de timbrer votre enveloppe. Expliquez-leur la situation, et exigez malgré tout que votre courrier soit posté tel quel, sans timbre. Il arrivera sans aucun soucis à destination.

Une fois tous les documents reçus, votre Dépôt Légal sera traité par la BnF sans que vous n’ayez à faire quoi que ce soit d’autre. A noter tout de même que le Dépôt Légal doit obligatoirement être effectué au plus tard, le jour de la mise à disposition au publique de votre œuvre.

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Partagez vos ouvrages sur internet

Internet est aujourd’hui devenu un outil incontournable, et ce quelque soit le domaine dans lequel vous exercez. C’est en particulier vrai dans le monde de l’écriture. Internet offre aux auteurs et écrivain des opportunités inédites dans l’Histoire, leur permettant de diffuser leurs œuvres au plus grand nombre et sans aucun frais.

Pour beaucoup d’écrivains et d’artistes en général, lorsqu’il est question d’internet pour la diffusion d’une œuvre, le réseau mondial est en premier lieu synonyme de « piratage ». Et si il est vrai que nombre d’œuvres diverses et variées (livres, films, musiques…) sont rendues accessibles en ligne de façon gratuite et illégale, il n’en reste pas moins que les auteurs peuvent eux-même faire ce choix de du partage gratuit.
C’est d’ailleurs une véritable occasion de profiter de canaux de diffusion sans commune mesure avec ce que pourrait espérer au auteur se contentant des circuits traditionnels de l’édition.

Ainsi, diffuser soit-même ses œuvres sur les forums de partage et les sites de peer to peer est un moyen des plus simples pour favoriser la découverte de votre création. Bien sûr, ce sont des diffusions qui ne vous rapporteront rien, de façon directe,  en terme financier. Néanmoins, leur « bénéfice » sera tout autre.
Pour un auteur auto-édité, la première nécessité est de se faire connaître. Il ne faut pas espérer, tout du moins dans les premiers temps, faire un chiffre de ventes mirobolant. Aussi, pour se faire connaître, pourquoi ne pas attirer gratuitement des lecteurs potentiels sur vos œuvres, et de rendre leur accès libre et gratuit ? Car c’est bien ce que permet internet de nos jours.

De fait, pour rendre les choses le plus clair possible, il est préférable, dans ce cas, d’opter pour une licence Creative Commons BY-NC-ND (ce n’est pas une obligation) sous laquelle sera placée votre texte. Un texte que vous diffuserez, dans l’idéal, au format PDF, afin d’éviter qu’il ne puisse être modifié, si toute fois vous ne souhaitez pas le rendre modifiable.
Ensuite, au niveau de la mise en page, à chacun de voir ce qu’il préfère. Néanmoins, il peut être intéressant d’insérer, avant le début de votre histoire, une page blanche sur laquelle vous rappellerez les principaux termes de la licence sous laquelle vous avez placé votre œuvre, ainsi qu’un ou plusieurs liens dirigeants, par exemple, sur votre site personnel ou sur la version papier (donc payante) de votre ouvrage. Ainsi, vos « lecteurs gratuits » pourront, si ils le souhaitent, découvrir vos autres textes, et même vous commander des exemplaires papier.
Dans un autre ordre d’idée, si vos textes ne sont pas disponibles au format papier, vous pouvez très bien indiquer un lien dirigeant vos lecteurs sur une page de don.

A noter que ce genre de diffusion permet d’attirer assez rapidement plusieurs dizaines, voir centaines, de lecteurs potentiels sur vos œuvres. Malgré tout, cela ne pourra jamais, du moins pas encore, remplacer les librairies physiques, salons du livre… pour se faire connaître. Il peu cependant s’agir d’un moyen simple, gratuit et à la portée de tous de se faire connaître un peu plus en tant qu’écrivain.

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Diffuser soi-même ses œuvres sur internet

Je suis auteur auto-édité. Cela signifie que je diffuse et vends moi-même mes œuvres sur internet. Il est donc bien sur évident que jamais je ne les rendrais accessibles gratuitement en ligne. Cela serait totalement inutile, et surtout contre-productif. A moins que…

Vous l’avez vu cent fois à la télé, entendu deux cents fois à la radio, et lu mille fois sur internet, le partage d’œuvres originales sans le consentement de leur auteur tue la culture, les auteurs, leurs familles, leurs descendances, le phoques en antarctique, et est responsable de la pauvreté dans le monde. C’est de notoriété publique. Tout ce qui est gratuit est mauvais, nul, à mettre la poubelle, ou bien, si ce n’est rien de tout ça, c’est que c’est illégal. En tout cas du point de vue d’une minorité qui estime que partage gratuit d’une œuvre = piratage = vol.

Oui, mais non. Diffuser soit-même ses œuvres sur le web peut bien sur se faire gratuitement ou contre rémunération. C’est à chacun de décider ce qu’il préfère, et surtout ce qu’il estime être le mieux pour lui. Personnellement, j’ai décidé d’opter pour les deux solutions à la fois, selon le type d’œuvre, mais aussi selon son mode diffusion.
C’est ainsi que toutes mes nouvelles sont accessibles gratuitement et librement depuis ma bibliothèque en ligne. Une bibliothèque qui permet également d’accéder à mes ouvrages publiés jusqu’à présent, dont des extraits sont accessibles librement, la version eBook complète étant disponible au prix de 1,95 €. Ces mêmes œuvres que j’ai fait le choix de diffuser moi-même, légèrement modifié du fait de l’ajout d’une page de « publicité » (une page de texte précisant l’existence de mes autre ouvrages), gratuitement, sur des forums spécialisés dans le partage de liens d’œuvres « piratées », pour reprendre l’expression des ayants droits.
Bien que très attaché au respect du lecteur et de ses droits, je ne donne pas dans la philanthropie. Je m’adapte seulement à mon époque et aux pratiques courantes. Ainsi, que de voir d’ici quelques semaines ou quelques mois mes œuvres disponibles sur ces réseaux sans que je n’en ai la moindre idée, j’ai estimé préférable de prendre le taureau par les cornes, et d’anticiper par moi-même.
Cela a permit à mes ouvrages en question d’être téléchargés plusieurs centaines de fois. Il est vrai que le gain financier est pour ainsi dire inexistant. Mais en tant qu’auteur auto-édité, cela me permet de me faire connaître au delà des domaines habituels de promotion. D’ailleurs, j’envisage même, dès que ma connexion internet me le permettra, de rendre ces mêmes fichiers incluant une petite page de « publicité », disponibles sur les réseaux peer-to-peer.
En outre, j’ai créé mis en place une page spéciale permettant à mes « lecteurs gratuits » de donner 1,95€, soit le prix de la version eBook « classique », en tant que rémunération. A l’ère du tout numérique, j’estime cette solution comme étant le meilleur compromis possible pour lutter contre le téléchargement illégal d’œuvres en tous genres.

Tout comme de très nombreux écrivains, mon but est avant tout de me faire plaisir dans ce que je fais. Sur ce ce point là, je suis parfaitement comblé. Ensuite, il s’agit de trouver ses lecteurs. Chose que j’essaie de faire de façon permanente, à plus large échelle possible. Et seulement à ce moment là, j’envisagerais de peut-être pouvoir vivre en partie de ce travail. Ce qui ne m’empêchera, bien sur, pas de poursuivre la diffusion de mes œuvres par tous les canaux que j’utilise actuellement, avec cette nécessité d’échange et de respect de mes lecteurs.

Aussi, de mon point de vue, la diffusion des œuvres sur internet est nécessaire, voir même obligatoire, afin de toucher un lectorat de plus en plus grand, mais aussi pour, justement, lutter contre le partage non autorisé des œuvres. Il faut vivre avec son temps. Aujourd’hui nous sommes au XXIème siècle, et il semblerait bien que certains aient oublié ce détail…

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L’intérêt culturel d’une œuvre littéraire quelconque

Des dizaines de millions, ci ce n’est des centaines de millions, de personnes à travers le monde écrivent. Je ne parle pas d’écriture dans le sens « savoir écrire », mais bien dans celui de « produire un travail littéraire ». Parmi cette masse considérable, seule une très petite minorité voient leurs œuvres être diffusées dans des proportions représentant au minimum plusieurs centaines d’exemplaires. Dans ce cas, quel est l’intérêt de ces millions et millions de textes qui ne dépasseront jamais les limites du cercle familial ?

En effet, la question se pose, car ces textes qui jamais ne seront lu à grande échelle représentent l’écrasante majorité de tous ceux écrits à travers le monde. Néanmoins, il serait honteux, inqualifiable et malhonnête de s’arrêter au seul critère du nombre d’exemplaires vendus pour évaluer l’intérêt culturel d’un ouvrage.
Il est évident que Harry Potter, Twilight ou autres Narnia sont des phénomènes culturels de masse. C’est indéniable. Pourtant, leur intérêt culturel n’est certainement pas plus grand que celui de tous les autres textes de ce genre. Ils ont eu la chance de d’être repérés et dévoilés au monde entier, tels des phénomènes, mais… c’est tout.
L’intérêt culturel d’une œuvre, qu’il s’agisse de littérature ou de tout autre domaine, c’est ce qu’elle apporte de concret à l’Homme, avec un grand « H ». En plus de plusieurs milliards de dollars pour les ayants droits, ces œuvres ont également apporté de la magie, de l’évasion dans des mondes nouveaux, du rêve, de la littérature. Et c’est à peu de choses près tout ce qu’il y a à dire… Leur intérêt culturel propre réside donc dans leur capacité à développer l’imagination et à projeter le lecteur dans leurs mondes respectifs. C’est bien, mais c’est peu. Très peu.
En effet. Le gros problème de ces œuvres « grand public », c’est qu’elles sont justement crées dans le but de plaire au plus grand nombre, au détriment de l’auteur, qui sera dès lors susceptible de s’auto-censurer pour ne pas froisser ses lecteurs. Ce qui a pour conséquence directe d’en réduire leur intérêt sur le plan culturel. Car, honnêtement, quel serait l’intérêt d’une société ultra formaté ou tout le monde pense et agit de la même façon ? Oui, je sais, notre société tant justement vers tout ceci…

Mais alors, qu’en est-il de toutes ces œuvrent qui jamais ne connaîtront la postérité ? Sont-elles classés d’office dans la catégorie « sans intérêt » ? Bien sur que non, au contraire.
Ces œuvres « mineures » sont en réalité le moteur de la culture. Ce sont elles, par leur diversité, leurs sujets, les multiples angles (autant qu’il y a d’auteur) sous lesquels elles sont abordées… Les récits d’un poilu plongé dans l’enfer des tranchées de la première guerre mondiale, même perdus au plus profond d’une vielle malle rouillée. Les mémoires qu’un grand père laisse à ses petits ou arrières petits enfants. Les carnets de voyage d’un explorateur auprès de tribus isolée et inconnues. Le récit policier, de science-fiction, d’aventures ou même d’amour, écrit par le petit écrivain sachant conserver ses valeurs personnelles et les transmettre dans ses textes… Voilà ce qu’est la véritable culture. Cette culture qui saura faire évoluer l’Homme dans le bon sens, celui de la diversité, des valeurs trop souvent perdues. Cette culture qui devrait façonner l’avenir de l’Humanité.

Se pose juste le problème de savoir si tous ces véritables, et uniques, moteurs de la culture seraient en mesure de  conserver tous leurs attraits si à leur tour ils devaient se retrouver propulsés sur le devant de la scène. A mon avis, la réponse serait positive… à condition d’enlever toute valeur marchande à tout ce qui est culturel.
C’est une hypothèse qui nécessiterait un travail de fond pharaonique, mais qui ne pourrait qu’être positif pour l’Homme et l’humanité. Car sans culture, il n’y a pas de civilisation qui tienne. Il suffit, pour s’en rendre compte, regarder de quelles façons est-ce que nous analysons aujourd’hui les civilisations passées et disparues. La réponse est tout simple… En étudiant leurs différentes cultures grâce aux traces, objets et textes qu’elles nous ont laissé.
Comme pour ce qui est des fouilles archéologiques, la seule vraie et  est celle qui est cachée. Cachée au fin fond des greniers, des étales des libraires, et même d’internet. Chaque œuvre, en particulier les plus insignifiantes, a son importance !

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Ecrire ou ne pas écrire… telle est la question

William Shakespeare – Image Wikipedia

Etre écrivain cela ne s’improvise pas. Etre écrivain, c’est beaucoup plus qu’écrire en tout et pour tout une seule nouvelle ou récit. Etre écrivain c’est un rêve, une chose formidable et difficile à décrire, qui ouvre toutes les portes du monde. Etre écrivain, c’est s’ouvrir à l’imagination et se laisser guider au fil des mots. Etre écrivain, ce n’est pas donné à tout le monde. Bien que cela soit accessible à tous.

Mais pour commencer, peut-être vous serez vous rendus compte qu’au fil de mes articles je ne parle presque jamais « d’écrivain », mais toujours « d’auteur ». Explication.
Un écrivain est un auteur, mais un auteur n’est pas nécessairement un écrivain. En fait, « auteur » désigne la personne qui créée quelque chose. Il s’agit donc d’un terme générique, puisqu’il s’applique aussi bien à l’écrivain, qu’au musicien, ou au peintre, et à tout autre créateur peu importe son domaine. Aussi, parler principalement d’auteur est une erreur de ma part. Ou plutôt, une approximation. Lorsque j’évoque la littérature, je devrais normalement employer le terme « écrivain ». Si je ne le fais pas, c’est principalement pour des raisons de compréhension. J’estime que « auteur » parle plus, et de façon moins élitiste, au grand public que « écrivain ». Néanmoins, il ne sera question ici que d’écrivain.

Un écrivain est donc une personne créant des œuvres littéraires. « Œuvres » s’entendant bien sur au sens large du terme, synonyme de « créations ». Des œuvres destinées à être diffusées au public, sous n’importe qu’elle forme.
Des œuvres qui doivent nécessairement avoir été écrites avec le cœur, et desquelles ressort la passion d’écrire qu’y a mis l’écrivain. Une passion qui se ressent tout au long du texte, aussi imparfait soit-il. Une passion signe de l’intérêt et de la persévérance imprégnés par son auteur. Chose que ne peut pas installer quelqu’un qui écrirait pour d’autres raisons. Car écrire une nouvelle, voir un roman, sans aucune envie ni besoin serait parfaitement absurde et sans aucun intérêt.
Au contraire, un véritable écrivain, lui, ressentira l’envie d’écrire, de jouer avec les mots et les phrases. Une envie qui ne lui laissera que peu de répits et qui ira de paire avec le besoin d’écrire. Un jours ce sera une page, le lendemain dix, le surlendemain deux… Des envies et besoins variables dans le temps mais toujours présents, qui permettent aux écrivains d’aller jusqu’au bout de leurs textes, aussi long et difficiles soient-ils.

Une autre caractéristique essentielle de l’écrivain est son imagination. Et ce quelque soit le genre de textes qu’il écrit. C’est encore plus valable pour les textes de fiction. Ecrire un roman d’aventure ou de science-fiction, par exemple, sans imagination, ce n’est tout bonnement pas concevable.
Mais c’est également valable pour une biographie, ou pour un ouvrage historique. Un écrivain se devant d’être passionné et absorbé par ce qu’il écrit, il est vital pour lui de vivre ce qu’il écrit. La terre pourrait s’écrouler autour de lui qu’il n’y ferait pas attention tellement il est plongé dans son monde. Ainsi, même une biographie doit respirer la plume de l’écrivain, qui se sera investit corps et âme pour la mettre noir sur blanc.
Peu importe le style, le genre ou la taille du texte, un écrivain s’imaginera toujours être en train de vivre ce qu’il écrit. Si ce n’est pas le cas cela ne donnera rien de fameux au final.

Un écrivain se doit aussi de posséder une grande patiente. Ecrire un livre, un roman, demande au minimum des semaines de travail. Parfois même des mois ou des années. Etre écrivain signifie prendre conscience que de l’eau coulera sous les ponts entre le moment où l’idée de son texte aura germé dans son esprit, et le moment ou celui-ci sera enfin terminé et éventuellement publié.
Je dis « éventuellement publié », car la publication d’un texte ou d’un ouvrage n’est jamais certaine tant le monde de l’édition est fermé et difficilement accessible à de nouvelles plumes. A moins de choisir de se publier soi-même, ce qui demande encore plus de volonté, mais qui apporte infiniment plus aussi.

Justement. Ce qui apporte avant tout à l’écrivain, c’est de se faire plaisir dans ce qu’il fait. Sinon il n’y aurait aucun intérêt à le faire. Mais ce n’est pas tout. L’autre grande motivation de l’écrivain, c’est d’être lu. C’est de trouver son public, peu importe son mode de diffusion, et de pouvoir partager avec lui ses textes et créations.
Un écrivain ne cherche pas nécessairement la reconnaissance de tout un pays ou de la planète entière. Il peut très bien se satisfaire de quelques dizaines de lecteurs. Le tout étant qu’il puisse échanger, d’une manière ou d’une autre avec ce public. D’ailleurs, un véritable écrivain fera toujours ce qui est en son possible pour satisfaire et offrir un maximum à ses lecteurs. Il les respectera et ne cherchera pas à en tirer profit et partagera avec eux son amour de l’écriture.

Aussi, n’est pas écrivain qui veut. Il ne suffit pas de décréter l’être pour réellement le devenir. C’est un état d’esprit, associé à une certaine vision des choses et à des qualités propres à chaque être humain. Etre écrivain c’est… vivre avec l’écriture.

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Protégez votre ouvrage

La protection de votre ouvrage est une chose importante à prendre en compte avant de passer à l’étape de la publication. C’est même un devoir moral de le faire, afin de pouvoir faire valoir vos droits sur celui-ci en cas de plagiat, voir d’appropriation pure et simple de la part d’une tierce personne. Et ce quelque soit le type de licence sous lequel vous souhaitez placer votre ouvrage. Dans l’idéal, il est même conseillé de commencer à « protéger » votre ouvrage de façon régulière tout au long de son écriture.

Tout d’abord, il faut savoir que selon le code de la propriété intellectuelle, article L.111-1,  « l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. Ce droit comporte des attributs d’ordre intellectuel et moral ainsi que des attributs d’ordre patrimonial ». C’est à dire que le simple fait d’écrire en ouvrage suffit théoriquement à son auteur pour pouvoir jouir de l’ensemble de ses droits. En théorie seulement…
En effet. Car en cas de conflit de paternité sur votre ouvrage, vous serez dans l’obligation de fournir des preuves attestant que vous en êtes bien l’auteur. Et dans ce cas, votre parole et votre bonne foi feront pâle figure face à votre détracteur.

Ainsi, pour se prémunir de ce genre de désagréments, plusieurs méthodes simple peuvent être utilisées. Pourtant, elles comportent pour la plus part des imperfections plus ou moins susceptibles de remettre en cause votre paternité dans le cas où le conflit irait devant les tribunaux.
Voici une liste non exhaustive de ces méthodes :

– La gravure sur CD/DVD vierge – Bien que très simple et très peu onéreuse à mettre en place, elle consiste à graver les fichiers que vous souhaitez protéger. Vous êtes alors en mesure d’apporter la preuve que vous êtes l’auteur de votre ouvrage, puisque vous justifiez de son évolution au fil du temps.
Conseils : N’utilisez que des CD/DVD vierges non ré-inscriptibles.
Limites :  En cas de conflit de paternité, votre salut résidera dans le fait de pouvoir prouver qu’à une date T, vous étiez bien en possession de votre ouvrage (même si il était seulement en cours d’écriture). Seulement, il est très aisé de modifier la date et l’heure d’un ordinateur et donc d’antidater une gravure, ce qui limite énormément la portée de cette protection.

– L’envoi par lettre recommandée AR – Envoyez-vous votre manuscrit, soit sous forme papier, soit gravé sur un CD/DVD, par courrier recommandé avec accusé de réception. Une fois que vous avez reçut votre propre envoi, conservez-le sans jamais ouvrir l’enveloppe. Vous serez alors en mesure de prouver, le cachet de la poste faisant foi, que vous étiez bien en possession de votre ouvrage à la date T.
Conseils :  Une fois reçu, n’ouvrez jamais l’enveloppe, et conservez-là sans durée limite à l’abri de l’humidité.
Limites : Cette fois, le cachet de la poste vous permet de prouver la date précise à laquelle vous étiez en possession de votre ouvrage. Cependant, avec quelques appareils électroménagers et un peu de patience, il est relativement aisé d’ouvrir une enveloppe de façon propre et indétectable. Ce faisant, en cas de conflit, votre adversaire pourra toujours arguer que vous avez très bien pu modifier le contenu de l’enveloppe après vous l’être envoyée.

Le dépôt auprès d’un huissier de justice –  Il s’agit de la méthode la plus complète et la plus efficace afin de protéger votre ouvrage. Un huissier de justice étant un agent assermenté, une attestation horodatée déclarant qu’à l’heure H et la date T, vous lui avez remis votre manuscrit/ouvrage, sera la plus fiable des preuves de votre paternité.
Conseils : Ne vous limitez pas à déposer votre ouvrage uniquement lorsque son écriture est terminée. Il est toujours bon de pouvoir justifier de preuves de son écriture au fur et à mesure de celle-ci.
Limites : Devant la loi, le dépôt chez un huissier de justice reste le meilleur moyen de se défendre. Malgré tout, faire un dépôt auprès d’un huissier de justice n’est pas à la portée de toutes les bourses.

Utilisant personnellement cette dernière méthode, je passe par un site internet spécialisé travaillant avec un huissier ayant son étude en France, et auquel sont transmis directement et en temps réel les documents que je souhaite protéger. Le tout pour un coût de seulement quelques euros. Après avoir comparé les offres de ce site et de ses concurrents, j’estime qu’il est plus à même de répondre à mes attentes.
Ne souhaitant pas faire de lien direct vers ce site car j’estime que chacun doit pouvoir se faire sa propre opinion, également vis à vis de ses concurrents, je tairai son nom et me contenterai de dire qu’il s’agit du premier résultat obtenu par cette recherche effectuée sur un grand moteur de recherche.

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Quelle licence choisir ?

Si il y a une chose primordiale à laquelle un auteur doit impérativement penser au moment de la publication de son oeuvre, quelle qu’elle soit, c’est bien la licence qui en régira les droits d’utilisation. Réduirez-vous au maximum les droits d’utilisation accordés à vos lecteurs, les autoriserez-vous à faire ce que bon leur semble de votre oeuvre , ou bien opterez-vous pour une solution intermédiaire ?

Tout d’abord, sachez que selon la législation française le simple fait de créer votre oeuvre (un texte, poème, dessin…) suffit à la protéger. Légalement vous n’avez donc aucune démarche à faire afin de faire valoir vos droits d’auteur. Ils vous sont attribués automatiquement du simple fait de la création de votre oeuvre. Cependant, en cas de conflit avec un tiers au sujet de la paternité de votre oeuvre, les juges apprécieront fortement que vous puissiez fournir des preuves attestant que vous en êtes bien l’auteur. Plusieurs types de preuves peuvent être fournies, certaines ayant plus ou moins de valeur.
Vous pouvez par exemple vous envoyer à vous-même, par courrier recommandé avec accusé de réception, votre oeuvre. N’ouvrez jamais l’enveloppe et conservez tous les documents attestant de la date l’envoi et de la réception. Néanmoins, en cas de conflit, l’avocat de la partie adverse pourrait relativement facilement rendre cette preuve comme nulle, puisqu’il est assez aisé d’accéder au contenu de l’enveloppe, même si celle-ci semble n’avoir jamais été ouverte.
L’idéal serait donc de faire un dépôt auprès d’un huissier de justice. Là, toujours en cas de conflit, la partie adverse aura toutes les difficultés du monde à combattre cette preuve. Vous allez me dire que déposer un manuscrit (ou autre), à différentes étapes de sa création, auprès d’un huissier n’est pas à la portée de toutes les bourses, et vous aurez tout à fait raison. C’est pourquoi il existe des services de ce type sur internet. Des sites proposant de déposer à votre compte vos création auprès d’huissiers de justice partenaires et vous assurant la délivrance de documents officiels émis par cet huissier en cas de conflit judiciaire. A titre personnel, j’utilise ce site. Je n’ai jamais eu à utiliser les services proposés en cas d’action en justice, mais ses tarifs attractifs et ses services proposés en cas de besoin me satisfont.

Pour en revenir aux différents types de licences existants, vous devez dans un premier temps vous demander quelles sont les libertés que vous souhaitez offrir à vos lecteurs. Si vous souhaitez uniquement leur permettre de lire votre oeuvre et d’en faire des copies à titre privé et personnel, vous opterez pour le droit d’auteur tout ce qu’il y a de plus classique.
Inversement, si vous souhaitez leur permettre de faire absolument tout ce qu’ils veulent de votre oeuvre, vous pouvez la placer dans le domaine public. Vous n’aurez alors plus aucun droit sur celle-ci. Vous pourrez bien sur l’utiliser comme bon vous semblera, mais tout le monde pourra en faire autant selon ses propres envies. Néanmoins, bien que quiconque pourra adapter, modifier, transformer votre oeuvre sans vous en demander l’autorisation, vous en conserverez malgré tout la paternité. Rien de plus.
Si aucune de ces deux solutions ne vous convient, parce que vous ne souhaitez pas « brider » vos lecteurs, tout en conservant un minimum de contrôle sur l’utilisation qui peut-être faite de votre oeuvre, vous avez la possibilité la placer sous l’une des six licences Creative Commons existantes. Vous pourrez alors, selon la licence choisie, d’autoriser ou non la libre diffusion de votre oeuvre, d’autoriser ou non son exploitation à des fins commerciales, ou encore, entres autres, d’autoriser ou non que des modifications y soient apportées…

Tout comme le droit d’auteur « classique », l’ensemble des licences Creative Commons ont une valeur légale. C’est à dire qu’elles sont reconnues par la législation. Les droits que vous réservez sont donc aussi bien protégés.
Au final, quelque soit la licence que vous adopterez -hors domaine public-, vous resterez totalement libre d’accorder des droits étendus à qui bon vous semblera. Vous pourrez également modifier la licence sous laquelle votre oeuvre est diffusée. Passer d’un « droit d’auteur classique » à une licence Creative Commons, par exemple, ne pose en soit aucun problème. L’inverse est un peu moins vrai puisqu’il s’agirait d’appliquer des restrictions nouvelles sur l’utilisation de votre oeuvre.
Prenez donc un petit de réflexion lors de la publication de vos oeuvres, pour  décider la licence sous laquelle vous allez les diffuser.

Personnellement, la totalité de mes textes publiés sur internet ainsi que les articles de ce site le sont sous licence Creative Commons. Il peut m’arriver, selon les cas, d’utiliser l’une ou l’autre de ces licences Creative Commons, mais en règle générale j’opte soit pour la BY-NC-SA soit pour la BY-NC-ND, selon le type de texte (fiction ou article) que je publie.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND