Combien de tomes pour une histoire ?

Dans le fond, il y a autant de réponses à cette question qu’il y a d’auteurs. Aucune règle n’existe à sujet dans l’édition, et ce n’est vraiment pas plus pal comme ça. Pourtant, il peut parfois être intéressant de se poser la question.

Ecrire un ouvrage en plusieurs tomes est un choix de l’auteur, et parfois de l’éditeur lorsqu’il y a publication à compte d’éditeur. Mais nous resterons ici dans l’auto-édition, et supposerons donc que seul l’auteur est à même de faire ce choix, puisqu’il est son propre éditeur.

De nos jours, les plus gros romans font généralement entre 600 et 650 pages. Ce « limite » maximale peut varier de quelques dizaines de pages, mais guère plus. Cela tient à plusieurs choses.
Tout d’abord, sur le plan technique, relier des ouvrages dépassant les 650 pages est une opération plutôt complexe. Ce n’est pas impossible, bien sur, mais cela tend à tirer le coût de la reliure vers le haut, ce qui n’est pas l’intérêt de l’auteur. De plus, cela nécessite un équipement adapté au niveau de l’imprimeur, ce n’est pas toujours le cas. En particulier dans l’impression à la demande. De plus, le propre d’un livre est de pouvoir être transporté un peu près n’importe où. Il ne faut donc pas omettre que plus un ouvrage est gros, moins il devient facilement transportable.
Au niveau des coûts d’impression, comme évoqué ci-dessus, imprimer un ouvrage de 650 pages commence déjà à revenir relativement cher. Encore plus dans l’auto-édition, lorsque les tirages sont réalisés en petites quantités. Et par définition, plus l’impression coûte cher, plus le prix de vente public sera élevé. Et au delà de 24/25 euros, il sera très compliqué d’attirer les lecteurs, à moins d’être un auteur mondialement connu. Mais si vous lisez ceci, c’est que ce n’est probablement pas le cas.
Du point de vu des lecteurs cette fois, un roman doit être accessible et lisible en un temps relativement cours. Pour un gros lecteur, que votre ouvrage fasse 650 ou 800 pages ne fera pas une grande différence. Mais pour un autre moins « averti », la différence sera énorme et risque assurément de le rebuter.

L’idéal est donc de ne pas dépasser 650 pages grosso modo. Si ce n’est que, comme dit ci-dessus, à ce stade les coûts d’impression commencent déjà à être salés.
Aussi, en auto-édition, pour garder des coûts d’impression acceptables (et donc un prix de vente qui l’est aussi), l’idéal est de se limiter, si possible, à environ 300 pages par tome. Cela fait déjà une bonne histoire, et ne rebutera pas les lecteurs. Ni du fait du prix, ni de celui de l’épaisseur du roman.
Evidemment, tout ceci reste théorique et devra absolument s’adapter à l’histoire. Et non pas l’inverse. Si vous estimez qu’il n’est pas possible de « couper » celle que vous écrivez car cela n’aurait aucun sens et irait à l’encontre de sa bonne compréhension, publiez-là en un seul tome, même si celui-ci doit faire 750 pages.

Car n’oubliez pas qu’une histoire en plusieurs tomes peut se dérouler de plusieurs façons. Il peut s’agir d’une histoire continue, qui sera alors coupée en un point précis, lequel devra susciter chez le lecteur l’envie, et même le besoin, de connaître la suite, sans pour autant le frustrer de devoir attendre. Ainsi, un lecteur impatient de connaître la suite est un lecteur qui se procurera certainement vos tomes suivants. A contrario, un auteur qui à le sentiment que votre seul but est de l’obliger à acheter le tome suivant pour pouvoir découvrir le dénouement, sera un auteur en moins pour vous. Il s’arrangera alors pour connaître la suite, mais sans nécessairement vous acheter le tome 2. Il faut donc être extrêmement prudent dans la façon de couper une histoire continue.
L’autre forme est l’histoire à « épisodes ». Dans ce cas, chaque tome raconte une histoire complète, et ne se termine qu’au terme de celle-ci. Les tomes suivants reprendront alors une nouvelle intrigue. Celle-ci se situera dans la continuité de la première, mais elle pourra être lue de façon indépendante sans en altérer la compréhension.

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Les prémices de votre ouvrage

Une idée vient de vous traverser l’esprit. Une idée qui pourrait bien faire l’objet de votre prochain ouvrage. Une idée qui vous tient à coeur et qui ne vous laisse pas tranquille. Une idée qui, vous en êtes certain, est la bonne. Vous devez dès lors respecter certaines règles qui vous permettrons d’aller au bout de cette idée, et de la transformer en un livre.

Tout d’abord il faut savoir que chaque auteur est unique et fonctionne selon ses propres méthodes, qui peuvent très bien ne pas s’appliquer à d’autres de ses semblables. Cependant, sans prétendre détenir LA vérité et LA technique qui conviendront à tous, les conseils suivants peuvent grandement aider des auteurs « débutants » ou plus confirmés, mais ne disposant pas de méthodologie d’écriture pré-établie.

Pour commencer, il est important de ne pas se lancer tête baissée dans la rédaction de son histoire aussitôt le sujet imaginé. Bien que la tentation soit grande, c’est le meilleur moyen de se retrouver confronté au « syndrome de la page blanche », et d’être bloqué au bout de seulement quelques pages d’écriture.
L’idéal, pour ne pas connaitre ce problème, est de prendre le temps de mettre vos idées, et rien que vos idées, noir sur blanc. Imaginez le début de votre histoire, son développement, ses rebondissements, ses évolutions, et organisez le tout sous forme de trame. Ne rédigez rien. Ne notez que les idées qui vous viennes à l’esprit. N’hésitez pas non plus à revenir en arrière pour y intégrer quelque chose auquel vous venez de penser. La trame de votre histoire est justement faite pour vous permettre de visualiser entièrement votre récit avant même que vous n’en ayez commencé l’écriture. Elle n’a rien de définitif ni de contraignant. Elle peut évoluer, être modifiée, adaptée, à chaque fois qu’une idée nouvelle vous vient. Mais cette trame sera la véritable base de votre histoire. Celle qui vous rendra le travail plus facile lorsque vous passerez à la rédaction de celle-ci.

Dans l’absolu, si vous ne vous sentez pas la patiente de « tramer » la totalité de votre histoire avant d’en commencer la rédaction, vous pouvez fonctionner par chapitres. C’est à dire que vous vous imaginez, représentez et prévoyez le déroulement de la totalité d’un chapitre, avant de passer à son écriture.
Néanmoins, cette variante peux poser quelques problèmes si jamais, plusieurs chapitres plus tard, vous souhaitez apporter une modification de taille à votre histoire, puisqu’il vous sera alors nécessaire de la modifier directement, ce qui n’aurait pas été le cas avec une trame totale.

Gardez tout de même à l’esprit que l’écriture d’une histoire est un tout qui prend énormément de temps avant d’arriver à son terme. La création de la trame peut à elle seule durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines ou mois, selon votre implication et la complexité de votre idée de départ.
Il est donc important de ne jamais baisser les bras, de persévérer, et de ne pas hésiter à recommencer ou à modifier votre travail si vous estimez que vous n’en êtes pas suffisamment satisfait. Les plus grandes qualités qui doivent vous caractériser en tant qu’auteur sont la patience et la persévérance. Sans cela, vous risquez de connaître d’importantes difficultés à mener votre projet d’écriture à son terme.

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