Auto-édition et peer to peer

image issue du site : http://buy2letcars.com/

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Souvent, le Peer to Peer (P2P) est assimilé comme un moyen de « piratage » des « œuvres culturelles ». Qu’il s’agisse de livres, de jeux vidéo et encore plus de films, les éditeurs traditionnels ainsi que les studios de cinéma font la chasse à ce mode de diffusion. Pourtant, loin d’être illégal, le P2P peut parfaitement être utilisé comme moyen de diffusion pour des auteurs auto-édités par exemple.

Cela nécessite tout de même une certaine vision des choses. Car il est évident que partager une création via P2P sous entends « gratuitement ». Pour tout auteur dont le but principal serait de gagner de l’argent, ce mode de diffusion n’aurait pas un grand intérêt.
Inversement, si le souhait est de partager son travail afin de le faire connaître au plus grand nombre possible, alors le P2P est une solution à étudier. La façon de faire (afin de créer le fichier .torrent et ensuite de rendre votre texte enfin disponible) est relativement simple).

A titre personnel, j’entame la mise en ligne de mes textes sur l’un des principaux trackers francophone (site de peer 2 peer), à savoir Torrent 411. Y seront disponibles mes textes ayant satisfaits à l’exigence de la relecture/correction, au format PDF.
Le temps de me refaire la main (il y a bien longtemps que je n’avais pas utilisé le peer 2 peer) et de retravailler la mise en page de mes différents textes et/ou ouvrages, et tous y seront « mis en ligne ». Bien sûr, ils restent sous licence Creative Commons by-nc-nd. A l’heure actuelle, seul Out of Earth y est disponible.

[MàJ – 3/07, 19h25] : Ecran de fumée ainsi que la première partie de 1906 sont elles aussi disponibles depuis cette fin d’après midi.

A noter que le peer 2 peer n’est en aucun illégal. Seule l’utilisation qui peut en être faite (à savoir télécharger et partager des fichiers protégés par des droits d’auteur interdisant une telle utilisation) peut s’avérer illégale. Dans le cas de mes, placé sous licence libre (voir paragraphe précédent), leur partage via P2P (ou tout autre moyen) est parfaitement légal du moment que les termes de la licence sont respectés.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

J’écris, tu lis… nous partageons

image issue du site : http://mjc-pontdusonnant.net/

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Ecrire un roman, une nouvelle, un poème… est un acte non neutre. Bien sûr, c’est une façon d’extérioriser certaines choses qui peuvent nous hanter, nous, auteurs. Mais c’est aussi un formidable moyen de partager avec ses lecteurs. Un partage de points de vue, d’expériences, ou encore d’idées.

L’écriture permet de faire des rencontres, de progresser et d’aller de l’avant. Il n’y a rien de pire que de rester cloîtré dans son coin, à l’écart du monde et de ses nouveautés. Il ne faut pas se reposer sur ses acquis et se borner à s’en contenter. Il ne faut pas considérer que ses idées sont les seules à avoir droit de citer. Se renfermer sur l’ensemble de ces travers serait le meilleur moyen de passer à côté de ces magnifiques opportunités qu’offre l’écriture.
Car même si l’écriture peut être vue comme une activité personnelle, il n’en reste pas moins que dans la très grande majorité des cas le but de cette activité est de partager ses textes avec le plus grand nombre de personne. La « gloire » ou le « succès » n’entrent pas en compte dans cette vision des choses. La seule importance… c’est le partage qui en découle.

Se lancer dans l’écriture d’un texte est une aventure fantastique dont on ne peut ressortir que transformé. Et comme toute aventure, il n’y a rien de meilleur au monde que de la partager sans limite et sans restriction… tout en la vivant le plus intensément possible.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Partagez vos ouvrages sur internet

Internet est aujourd’hui devenu un outil incontournable, et ce quelque soit le domaine dans lequel vous exercez. C’est en particulier vrai dans le monde de l’écriture. Internet offre aux auteurs et écrivain des opportunités inédites dans l’Histoire, leur permettant de diffuser leurs œuvres au plus grand nombre et sans aucun frais.

Pour beaucoup d’écrivains et d’artistes en général, lorsqu’il est question d’internet pour la diffusion d’une œuvre, le réseau mondial est en premier lieu synonyme de « piratage ». Et si il est vrai que nombre d’œuvres diverses et variées (livres, films, musiques…) sont rendues accessibles en ligne de façon gratuite et illégale, il n’en reste pas moins que les auteurs peuvent eux-même faire ce choix de du partage gratuit.
C’est d’ailleurs une véritable occasion de profiter de canaux de diffusion sans commune mesure avec ce que pourrait espérer au auteur se contentant des circuits traditionnels de l’édition.

Ainsi, diffuser soit-même ses œuvres sur les forums de partage et les sites de peer to peer est un moyen des plus simples pour favoriser la découverte de votre création. Bien sûr, ce sont des diffusions qui ne vous rapporteront rien, de façon directe,  en terme financier. Néanmoins, leur « bénéfice » sera tout autre.
Pour un auteur auto-édité, la première nécessité est de se faire connaître. Il ne faut pas espérer, tout du moins dans les premiers temps, faire un chiffre de ventes mirobolant. Aussi, pour se faire connaître, pourquoi ne pas attirer gratuitement des lecteurs potentiels sur vos œuvres, et de rendre leur accès libre et gratuit ? Car c’est bien ce que permet internet de nos jours.

De fait, pour rendre les choses le plus clair possible, il est préférable, dans ce cas, d’opter pour une licence Creative Commons BY-NC-ND (ce n’est pas une obligation) sous laquelle sera placée votre texte. Un texte que vous diffuserez, dans l’idéal, au format PDF, afin d’éviter qu’il ne puisse être modifié, si toute fois vous ne souhaitez pas le rendre modifiable.
Ensuite, au niveau de la mise en page, à chacun de voir ce qu’il préfère. Néanmoins, il peut être intéressant d’insérer, avant le début de votre histoire, une page blanche sur laquelle vous rappellerez les principaux termes de la licence sous laquelle vous avez placé votre œuvre, ainsi qu’un ou plusieurs liens dirigeants, par exemple, sur votre site personnel ou sur la version papier (donc payante) de votre ouvrage. Ainsi, vos « lecteurs gratuits » pourront, si ils le souhaitent, découvrir vos autres textes, et même vous commander des exemplaires papier.
Dans un autre ordre d’idée, si vos textes ne sont pas disponibles au format papier, vous pouvez très bien indiquer un lien dirigeant vos lecteurs sur une page de don.

A noter que ce genre de diffusion permet d’attirer assez rapidement plusieurs dizaines, voir centaines, de lecteurs potentiels sur vos œuvres. Malgré tout, cela ne pourra jamais, du moins pas encore, remplacer les librairies physiques, salons du livre… pour se faire connaître. Il peu cependant s’agir d’un moyen simple, gratuit et à la portée de tous de se faire connaître un peu plus en tant qu’écrivain.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

J.K Rowling… Haro sur les lecteurs

J.K Rowling – Image issue du site glennashton.blogspot.fr

Voilà une information trouvée, totalement par hasard, sur internet. Ainsi, la romancière britanique, auteure de la saga Harry Potter, sur le point de publier son tout nouveau roman, craint les fuites de son manuscrit et impose des règles draconiennes aux éditeurs afin de le préserver du « piratage ». Au risque de ralentir grandement la traduction de ce nouveau titre dans de nombreuses langues, dont l’italien et l’espagnol…

Tout d’abord, soyons clairs, il ne s’agit pas là de prendre la défense des maisons d’édition ayant acquis les droits de l’ouvrage de madame Rowling. Il ne s’agit pas non plus de défendre l’auteure en elle même, puisque je l’avoue, je n’ai jamais lu un seul de ses ouvrages, et n’ai jamais vu leurs adaptations cinématographiques… Bye bye Harry…

Non, je souhaite uniquement en venir sur le peu de considération, de mon point de vue, dont cette dernière fait preuve envers ses lecteurs. Des personnes prêtes à acheter son futur livre une bonne vingtaine d’euros minimum (je présume), et qui, dans certains pays dont l’Espagne ou l’Italie, pourraient faire face à un ouvrage traduit de façon vulgaire.
En effet, la peur du « piratage » de son nouveau « bébé » pousse J.K Rowling à refuser de dévoiler son manuscrit aux maisons d’édition étrangères autres que françaises et anglaises. La parution de Une place à prendre (titre original The casual vacancy) seront difficile à tenir dans de nombreuses langues.

Disons le clairement, c’est son droit le plus strict. Il n’y a rien à redire à ce niveau là. Néanmoins, j’estime qu’il s’agit là d’un grand manque de considération. Richissime depuis les Harry Potter, sa fortune est estimée à 650 millions de dollars, un éventuel « piratage » de son oeuvre ne risquerait en rien d’affecter son niveau de vie.
Bien sur, ce n’est pas une raison. Ce n’est pas non plus une apologie du partage libre que je suis en train de faire. Il ne faut pas exagérer. Le droit d’auteur est nécessaire et il doit être défendu. Mais il ne faut pas oublier que ce sont les lecteurs eux-mêmes qui font le succès des dits auteurs. Sans lecteurs, pas d’auteurs. Certains feraient bien de s’en souvenir par moments. « Cracher » sur ces millions de personnes qui sont à l’origine de son succès, c’est pathétique.
Nous sommes désormais au XXI ème siècle et internet, ainsi que le partage, sont devenus la norme. Le nier et faire comme si tout ceci n’existait pas n’est rien d’autre qu’une forme négation. Attention au retour de bâton…

Bien sur, cet article est diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND, qui autorise sa libre diffusion.