L’angoisse de la page blanche

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N’importe quel auteur le sait parfaitement. L’angoisse de la page blanche est toujours une situation très difficile à appréhender. D’autant plus qu’elle peut s’avérer démoralisatrice et compliquée à gérer pour un auteur n’y étant pas vraiment préparé.

L’angoisse de la page blanche, c’est la peur de ne pas savoir quoi écrire. Rester scotché devant sa feuille (ou l’ordinateur), le stylo à la main, des heures durant, sans rien écrire de concret. C’est une situation plutôt désagréable qui donne l’impression de n’avoir aucune idée et qui pousse à se demander pour quelle raison on écrit réellement.
Pourtant, ce n’est rien de bien grave. Et cela ne doit surtout pas remettre en cause l’envie d’écrire, ni même les projets déjà en cours. Tout simplement parce qu’en général cette angoisse n’est que passagère. Elle va, elle vient… Chaque auteur y a déjà été plus ou moins été confronté un jour ou l’autre. Avoir un trou, ne pas savoir quoi écrire, ni comment le tourner… tout ceci est parfaitement normal. Il y a des jours où l’envie d’écrire n’est pas nécessairement au rendez-vous, où les idées ne viennent pas aussi facilement qu’à l’habitude. Ne vous inquiétez surtout pas. Il se peut même que cela persiste quelques jours voir quelques semaines. Mais si vous êtes vraiment fait pour l’écriture, il ne fait aucun doute que les choses finiront par s’arranger d’elles-mêmes, sans que vous ne vous y attendiez.
Aussi, à moins d’avoir un délai maximal pour terminer une œuvre, ne paniquez pas, et n’essayez surtout pas de vous forcer à écrire. Il ne sert en effet à rien de rester cinq heures non stop sur votre texte si rien ne vous vient à l’esprit. Ce ne serait que du temps perdu, avec comme conséquence principale de vous remettre un peu trop en cause.

Si l’écriture est une vraie passion pour vous, un peu de temps suffira à faire disparaître cette angoisse et à vous faire retrouver autant l’envie d’écrire que les idées qui vont avec. Surtout, dites-vous bien qu’une histoire ne s’écrit pas en deux heures. La qualité première d’un auteur doit être la patience. Si vous savez en faire preuve, tout finira par se régler. Même si il vous faut trois ans pour écrire votre roman, ne désespérez pas. Il vaut mieux prendre tout son temps et fournir un travail de qualité plutôt que de se presser et de bâcler les choses. Chaque auteur à son propre rythme et se doit de le respecter. C’est ainsi que disparaîtront angoisses et toutes autres formes de stress.

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Ecrire ou ne pas écrire… telle est la question

William Shakespeare – Image Wikipedia

Etre écrivain cela ne s’improvise pas. Etre écrivain, c’est beaucoup plus qu’écrire en tout et pour tout une seule nouvelle ou récit. Etre écrivain c’est un rêve, une chose formidable et difficile à décrire, qui ouvre toutes les portes du monde. Etre écrivain, c’est s’ouvrir à l’imagination et se laisser guider au fil des mots. Etre écrivain, ce n’est pas donné à tout le monde. Bien que cela soit accessible à tous.

Mais pour commencer, peut-être vous serez vous rendus compte qu’au fil de mes articles je ne parle presque jamais « d’écrivain », mais toujours « d’auteur ». Explication.
Un écrivain est un auteur, mais un auteur n’est pas nécessairement un écrivain. En fait, « auteur » désigne la personne qui créée quelque chose. Il s’agit donc d’un terme générique, puisqu’il s’applique aussi bien à l’écrivain, qu’au musicien, ou au peintre, et à tout autre créateur peu importe son domaine. Aussi, parler principalement d’auteur est une erreur de ma part. Ou plutôt, une approximation. Lorsque j’évoque la littérature, je devrais normalement employer le terme « écrivain ». Si je ne le fais pas, c’est principalement pour des raisons de compréhension. J’estime que « auteur » parle plus, et de façon moins élitiste, au grand public que « écrivain ». Néanmoins, il ne sera question ici que d’écrivain.

Un écrivain est donc une personne créant des œuvres littéraires. « Œuvres » s’entendant bien sur au sens large du terme, synonyme de « créations ». Des œuvres destinées à être diffusées au public, sous n’importe qu’elle forme.
Des œuvres qui doivent nécessairement avoir été écrites avec le cœur, et desquelles ressort la passion d’écrire qu’y a mis l’écrivain. Une passion qui se ressent tout au long du texte, aussi imparfait soit-il. Une passion signe de l’intérêt et de la persévérance imprégnés par son auteur. Chose que ne peut pas installer quelqu’un qui écrirait pour d’autres raisons. Car écrire une nouvelle, voir un roman, sans aucune envie ni besoin serait parfaitement absurde et sans aucun intérêt.
Au contraire, un véritable écrivain, lui, ressentira l’envie d’écrire, de jouer avec les mots et les phrases. Une envie qui ne lui laissera que peu de répits et qui ira de paire avec le besoin d’écrire. Un jours ce sera une page, le lendemain dix, le surlendemain deux… Des envies et besoins variables dans le temps mais toujours présents, qui permettent aux écrivains d’aller jusqu’au bout de leurs textes, aussi long et difficiles soient-ils.

Une autre caractéristique essentielle de l’écrivain est son imagination. Et ce quelque soit le genre de textes qu’il écrit. C’est encore plus valable pour les textes de fiction. Ecrire un roman d’aventure ou de science-fiction, par exemple, sans imagination, ce n’est tout bonnement pas concevable.
Mais c’est également valable pour une biographie, ou pour un ouvrage historique. Un écrivain se devant d’être passionné et absorbé par ce qu’il écrit, il est vital pour lui de vivre ce qu’il écrit. La terre pourrait s’écrouler autour de lui qu’il n’y ferait pas attention tellement il est plongé dans son monde. Ainsi, même une biographie doit respirer la plume de l’écrivain, qui se sera investit corps et âme pour la mettre noir sur blanc.
Peu importe le style, le genre ou la taille du texte, un écrivain s’imaginera toujours être en train de vivre ce qu’il écrit. Si ce n’est pas le cas cela ne donnera rien de fameux au final.

Un écrivain se doit aussi de posséder une grande patiente. Ecrire un livre, un roman, demande au minimum des semaines de travail. Parfois même des mois ou des années. Etre écrivain signifie prendre conscience que de l’eau coulera sous les ponts entre le moment où l’idée de son texte aura germé dans son esprit, et le moment ou celui-ci sera enfin terminé et éventuellement publié.
Je dis « éventuellement publié », car la publication d’un texte ou d’un ouvrage n’est jamais certaine tant le monde de l’édition est fermé et difficilement accessible à de nouvelles plumes. A moins de choisir de se publier soi-même, ce qui demande encore plus de volonté, mais qui apporte infiniment plus aussi.

Justement. Ce qui apporte avant tout à l’écrivain, c’est de se faire plaisir dans ce qu’il fait. Sinon il n’y aurait aucun intérêt à le faire. Mais ce n’est pas tout. L’autre grande motivation de l’écrivain, c’est d’être lu. C’est de trouver son public, peu importe son mode de diffusion, et de pouvoir partager avec lui ses textes et créations.
Un écrivain ne cherche pas nécessairement la reconnaissance de tout un pays ou de la planète entière. Il peut très bien se satisfaire de quelques dizaines de lecteurs. Le tout étant qu’il puisse échanger, d’une manière ou d’une autre avec ce public. D’ailleurs, un véritable écrivain fera toujours ce qui est en son possible pour satisfaire et offrir un maximum à ses lecteurs. Il les respectera et ne cherchera pas à en tirer profit et partagera avec eux son amour de l’écriture.

Aussi, n’est pas écrivain qui veut. Il ne suffit pas de décréter l’être pour réellement le devenir. C’est un état d’esprit, associé à une certaine vision des choses et à des qualités propres à chaque être humain. Etre écrivain c’est… vivre avec l’écriture.

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