Le prix des livres numériques

Les livres numériques peuvent être diffusés sous différents formats. Le plus simple à mettre en place et accessible à tous est le PDF. D’autres, tels que le ePub, permettent une expérience à priori intéressante et plus interactive. Pourtant, bien souvent le prix de ces livres est à la limite de l’exagération.

A titre d’exemple, Le trône du Loup Gris, de Cinda Williams Chima (ed. Bragelonne) est disponible au prix de 17,20€ en version papier, et à celui de 12,99€ en version électronique.
Avant d’aller plus loin dans cet article, je tiens à préciser que si je cite un exemple si précis, en particulier un titre des éditions Bragelonne, c’est parce ce qu’il s’agit malgré tout d’une maison d’édition diffusant ses ouvrages en version numérique sans DRM (verrous électroniques), laissant ainsi une assez grande liberté à ses lecteurs. Choix plutôt rare dans le monde de l’édition et que je souhaitais signaler et encourager à l’occasion.

Néanmoins, pour en revenir au prix des livres numériques, il faut savoir qu’un tel livre ne coûte que très peu de choses à produire. Heureusement, dans la grande majorité des cas, son prix est inférieur à celui de la version papier. C’est le strict minimum…
Mais vendre un fichier informatique aussi bon marché (pour l’éditeur) à un prix si élevé ne se justifie en rien. Bien sur, un travail éditorial complet est effectué avant la mise en vente de la version numérique. Un travail quasiment, pour ne pas dire totalement, identique à celui effectué sur une version papier. De même, le prix de vente d’un livre papier est dépendant de son nombre de pages, c’est évident. Un argument qui ne tient pas du tout pour un livre électronique. Autant dire que le travail éditorial n’est effectué qu’une seule fois pour les deux versions. Il ne peut donc pas expliquer les raisons de ces prix si élevés.
Les coûts de diffusion, eux, sont très minimes aussi. S’agissant d’un élément dématérialisé, il peut peut-être multiplié très rapidement sans aucun frais. De plus, les revendeurs, qui prennent évidement une commission, ne sont pas l’obligation d’avoir de stocks. Ils ne versent les commissions que lors de chaque vente. Celles-ci s’élevant à quelques centimes par titres, elles ne sont pas, elles non plus, en mesure de justifier le prix de vente.

Finalement, rien ne justifie vraiment un prix de vente aussi élevé et exagéré des livres numériques. Mis à part, bien sur, la volonté des éditeurs d’accroître fortement leurs marges, tout en faisant mine de réduire le prix par rapport aux versions papier.

En ce qui me concerne, les versions électroniques de mes ouvrages sont disponibles au prix de 1,95€. Une fois les frais de vente pris par les plates-formes de vente et mes charges d’auto-entrepreneur déduites, il me reste environ 0,85€ sur chaque exemplaire numérique vendu.
Pour un éditeur vendant ses livres numériques six fois plus cher, cela fait plus de 5€ de bénéfice par fichier électronique vendu. Soit une somme très largement supérieure à ce qu’il touche par exemplaire papier écoulé. A ce prix là, le livre numérique a de très beaux jours devant lui… Bien évidement, cet exemple s’applique à l’ensemble des éditeurs, et non pas uniquement à celui cité en début d’article.

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Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule…

Depuis aujourd’hui minuit et une minute (soyons précis), Le guide de l’auto-éditeur est enfin disponible. Et pour fêter cette arrivée, vous avez jusqu’au vendredi 10 août à 23h59 pour profiter d’une remise exceptionnelle de 20% sur le guide ainsi que sur l’ensemble de mes ouvrages au format papier. Ne manquez pas cette occasion…

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20% de remise supplémentaire sur IMAGINE

Alors que j’ai moi-même décidé de réduire mes droits d’auteur sur IMAGINE en réduisant à 6,74 euros seulement, lulu.com, qui se charge de l’impression de mes ouvrages propose à son tour une réduction de 20%, valable jusqu’au 27 juillet à 23h59, grâce au code promotionnel « ARGENT« .

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Auto-édition : Réduire le coût de revient de votre livre

Faire relire un livre par un professionnel, réaliser la couverture, le faire imprimer… Tout cela a bien sur un coût. En particulier pour les auteurs souhaitant s’auto-éditer. Pourtant, il est possible de réduire au minimum l’ensemble de ces postes de dépenses, afin de faire baisser le coût de revient de son ouvrage. Sans pour autant, bien sur, en réduire la qualité. Démonstration.

Commençons par la relecture. Il est évidement conseillé de faire une, voir deux relectures par soi-même avant toute autre chose. Cependant, une vision extérieure est absolument nécessaire afin d’assurer la meilleure correction possible à votre ouvrage.
Dans ce cas, deux options co-existent. Soit vous connaissez une personne, dans votre entourage, pour qui la langue française est une passion et une évidence et qui accepte de vous faire bénéficier de ses connaissances à titre gratuit ou peu cher, soit vous passez par un relecteur professionnel, comme on en trouve de nombreux sur internet. Néanmoins, ce genre de services, surtout pour un roman, demande une importante charge de travail au relecteur, et vous sera facturée à des montant pouvant atteindre plusieurs dizaines, et surement même plusieurs centaines d’euros. Le coût variant évidement selon la taille de votre ouvrage.

Passons ensuite à la couverture. Si vous désirez effectuer un véritable travail d’orfèvre, n’hésitez pas à travailler avec un graphiste professionnel. Sauf qu’à moins d’en avoir un dans votre entourage, le prix qu’il risque de vous demander risque probablement de vous donner un ulcère à l’estomac.
Dans ce cas, vous pouvez vous contenter d’une couverture ultra-simple, toute blanche, sur laquelle apparaîtront uniquement vos nom et prénom ainsi que le titre de votre ouvrage. Cependant, dans pareil cas, votre travail risque de dégager une forte impression d’amateurisme. Ce qui, sachant que la couverture est le premier élément marketing d’un livre, celui qui doit absolument attirer et surtout retenir l’oeil de vos lecteurs, sera rédhibitoire pour vous.
Ne vous inquiétez pas. Il existe une méthode beaucoup plus abordable et qui devrait pouvoir convenir à la très grande majorité des auteurs auto-édités. Les banques d’images en ligne. Il s’agit de sites spécialisés qui regroupent des centaines de milliers d’images dont vous pouvez acheter les droits afin de les utiliser de différentes manières, y compris pour créer vos couvertures. Personnellement, c’est la méthode que j’utilise, avec fotolia.com. Ainsi, après avoir sélectionné l’image qui me convient, j’acquiers la licence d’utilisation correspondante me permettant d’utiliser l’image comme illustration de couverture, et pour une trentaine d’euros, le tour est joué. Il ne me reste plus ensuite qu’à y insérer mon nom/prénom, ainsi que le titre de l’ouvrage.

Au niveau de l’ouvrage en lui-même, son coût dépendra particulièrement de son format, mais aussi du nombre de pages dont il est composé. Ainsi, en utilisant les services d’impression en ligne de lulu.com, un exemplaire de Imagine (70 pages au format A5) me revient à environ 3,90 euros.
Néanmoins, pour réduire le coût d’impression, il suffit de réduire le nombre de pages de votre ouvrage. Ne vous affolez pas, il n’est pas nécessaire pour cela de modifier votre histoire. Non, réduisez tout simplement la police d’écriture utilisée et surtout sa taille. Ecrire en taille 11 au lieu de la taille 12 pourra vous faire gagner un grand nombre de pages.
De même, vous pouvez également réduire quelque peu les marges de vos pages. Aussi bien celles du haut et du bas que celles de gauche et de droite. Mais ne le supprimez pas complètement ! Elles sont nécessaire pour assurer une bonne impression. Aussi bien dans le sens « imprimer », que dans celui « impression du lecteur ».

Ainsi, en utilisant l’ensemble de ces méthodes, vous serez en mesure de réduire très sensiblement les coûts de reviens de votre ouvrage. Ce qui vous permettra soit de le proposer à la vente à un prix plus réduit, ou bien d’augmenter votre marge, selon vos préférences. Et pourquoi pas d’allier les deux ?

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Fixez le prix de votre ouvrage

En tant qu’auteur auto-édité, c’est à vous et à vous seul de fixer le prix de vente de votre ouvrage. C’est un choix important, qui impactera assurément sur les ventes de celui-ci. Alors, comment devez-vous fixer votre prix de vente ?

Le prix de vente que vous décidez pour votre ouvrage est libre. Si vous souhaitez le rendre disponible à cinquante euros, vous en avez parfaitement le droit. Néanmoins, à moins d’être exceptionnel par son nombre de pages et sa qualité hors du commun, vous pouvez être certain qu’à un tel niveau de prix, vous ne vendrez absolument aucun exemplaire.

Pour fixer un prix « juste », vous devez le faire selon le coût d’impression unitaire. A celui-ci vous rajoutez la somme que vous souhaitez gagner personnellement, et vous obtenez le prix de vente final de votre ouvrage. A titre d’exemple, un ouvrage de 70 pages au format A5 (15×21 cm) auto-édité par le service Troisième Monde revient à environ quatre euros l’unité. Aussi, si vous souhaitez gagner trois euros par exemplaire vendu afin de compenser tout votre travail d’écriture, vous pouvez fixer votre prix de vente à sept euros.

Sachez tout de même que le prix d’un ouvrage doit être communiqué à la Bibliothèque nationale de France (BnF) lors de son dépôt légal. Il s’agit là d’une formalité obligatoire pour chaque livre publié sur le territoire français (formalité comprise dans le service d’aide à l’auto-édition TroisiemeMonde.fr). De même, le prix de vente d’un ouvrage doit figurer de façon claire et précise sur le livre lui-même. Aussi, une fois le prix fixé, il n’est plus possible de le modifier officiellement.
Vous pourrez toujours effectuer des remises, mais par contre, il vous sera impossible de l’augmenter. Réfléchissez donc bien avant de décider de son prix de vente.

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