ReLire : la Bnf et le Ministère de la Culture… du piratage à grande échelle

logo_relire« ReLIRE vous donne accès à une première liste de 60 000 livres indisponibles du XXe siècle : des livres sous droits d’auteur, publiés en France avant le 1er janvier 2001, et qui ne sont plus commercialisés. Si les titulaires de droits ne s’y opposent pas, ces livres entreront en gestion collective en septembre 2013. Ils pourront alors être remis en vente sous forme numérique.« 

ReLire est le nouveau service la BnF (Bibliothèque nationale de France). Il s’agit, à terme, de rendre disponible un catalogue de plus 500 000 titres, lesquels ont été publiés au plus tard le 1er janvier 2001 et dont la disponibilité n’est aujourd’hui plus assurée.
A relater les choses comme cela, aucun doute qu’il s’agit d’une initiative intéressante et qui ne peut être que louée. Pourtant, il est clairement indiqué que la totalité de ces ouvrages sont « sous droit d’auteur ». Il faut donc comprendre que personne mis à part leurs auteurs ne peut s’arroger le moindre droit à leur sujet.
Néanmoins, c’est ce que font le ministère de la Culture et la BnF… à moins que les auteurs desdits ouvrages ne se manifestent et s’opposent à ce que leur(s) titre(s) apparaissent dans la base de donnée ReLire et soient au final numérisés. Car ce qui attends les textes qui entreront dans ce « moule », c’est d’être gérés par une société de gestion collective. C’est à dire que si un auteur ne fait pas « opposition », l’ensemble des droits de ses textes seront transférés à cette société de gestion… qui pourra en faire ce qu’elle souhaite, en particulier générer des revenus. Tout ceci sous couvert d’une loi votée en mars 2012 afin d’installer un « cadre légal ».

Il s’agit là ni plus ni moins d’une forme d’expropriation des droits d’auteur. De piratage même organisé et « légalisé » même, lorsque l’on sait que la convention de Berne, signée et ratifiée par la France depuis les lustres indique clairement que « La jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité ; cette jouissance et cet exercice sont indépendants de l’existence de la protection dans le pays d’origine de l’œuvre. »
C’est à dire que rien ne doit s’opposer à l’auteur dans la gestion de ses droits d’auteur. Plus grave encore, « la jouissance et l’exercice de ces droits ne sont subordonnés à aucune formalité. » Ainsi, il est clairement illégal d’obliger un auteur à se manifester et de prouver sa paternité pour empêcher que ses œuvres ne lui soient spoliées…
Dans le même temps, la législation française sur le droit d’auteur dispose sans détour que « l‘auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d’un droit de propriété incorporelle exclusif et opposable à tous. » (article L111-1 du Code la Propriété Intellectuelle).

Pour faire une analogie, ce que sont en train de préparer la BnF et le Ministère de la Culture s’apparente parfaitement à la création d’un site proposant des centaines de milliers de films en tous genres, avec obligation pour leurs auteurs de s’opposer à la diffusion pour que celle-ci n’ai pas lieu. Cela fait des années que l’on bassine à faire entrer ceci dans nos têtes, et ces mêmes instituions qui nous le rabâche sans cesse sont les premières à se fourvoyer dès qu’elles ont en l’occasion.
Sauf qu’elles vont encore plus loin dans leurs actions. Car comme indiqué ci-dessus, avec ReLire, ces sont tout bonnement les droits de ces ouvrages qui se trouvent transférés. Cela revient, dans mon exemple de site de diffusion de films, à s’arroger les droits du dernier film Hollywoodien si ses producteurs, réalisateurs… ne se manifestent dans un délai de six mois. Ce qui est parfaitement abjecte.

J’invite donc tout auteur dont les œuvres se trouveraient dans la liste (et dans les futures listes) de ces œuvres « indisponibles du XXème siècle » à se manifester dans les plus brefs délais afin de s’opposer à ce vol des droits d’auteur. Vous avez jusqu’au 21 septembre 2013 pour ce faire.
Si par malheur vous arrivez trop tard, seule une plainte devant les tribunaux pourra vous rétablir dans vos droits, ce qui à n’en pas douter se produira très rapidement. A moins que le Conseil Constitutionnel ou le Conseil d’Etat ne censurent ce texte de loi déplorable au préalable.

(source : actualitté.com)

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L’Homme (de base) n’est qu’un pantin inerte sans amour propre

h-4-2037111-1271524506J’aime, régulièrement, me lancer dans des diatribes assez fortes à l’encontre de l’Homme. Diatribes selon lesquelles il n’est, pour ainsi dire, rien du tout comparé à tout ce qui l’entoure. Des diatribes selon lesquelles sont passage sur Terre n’est qu’illusoire et qu’il n’y laissera pas de grande trace. Cette fois, je vais tout de même faire une légère différence entre deux types d’Hommes, les castes supérieures et les simples pantins…

« Selon que vous serez puissant ou misérable »… comme le disait la chanson. Les puissants tirent les ficelles, les misérables subissent. Les puissants décident, agissent et se lavent les mains des conséquences de leurs actes. Les misérables, eux, obéissent, nettoient les pots cassés et ferment leurs gueules sans trouver mot à redire.
L’exemple le plus flagrant ? Avant-hier, à Chypre. L’Union Européenne se gargarise d’avoir « sauvé l’île de la faillite bancaire ». La solution, comme d’habitude, de ponctionner un peu partout sans se préoccuper des conséquences. Grande nouveauté, spolier les épargnants d’une partie de leur épargne afin de faire entrer plusieurs milliards d’euros dans les caisses de l’Etat… Le pékin moyen, qui a économisé toute sa vie sur son travail, ses vacances, …, pour tenter d’améliorer un peu son existence, se retrouve délesté, comme ça, sur la décision d’une bande de bureaucrates grassement payés et sans scrupules, d’une partie de ses économies d’une vie.

Pourtant, qui sont les réels responsables de la situation de l’Europe et même du monde entier ? Les simples citoyens, ou les élites dirigeantes qui ont laissé faire sans jamais intervenir du moment que l’argent coulait à flots ?
Néanmoins, les « pantins » ont aussi des responsabilités dans tout cela. Ces « pantins » (desquels je fais moi-même partie), qui acquiescent bien gentiment sans trouver mot à redire. Une petite manifestation par-ci par là, deux ou trois revendications à moitié cédées pour donner un peu d’importance à ceux qui n’on ont pourtant aucune… Et si tout cela ne fonctionne pas, il suffit aux puissants de « diviser pour mieux régner » pour que tout rentre dans l’ordre jusqu’à la prochaine fois.

Les faits sont là… Heureusement, au cours de l’Histoire les « pantins » ont su montrer qu’il y avait des limites à l’acceptable. A chaque fois, ils sont parvenus à renverser les puissants, au prix de nombreux sacrifices, consentis cette fois, et de luttes acharnées et non « réglementaires ». C’est ce qui s’appelle la Révolution !
Une Révolution qui peut prendre n’importe quelle forme et pas nécessairement celle des haches et des torches de 1789. Une Révolution qui menace de plus en plus tellement les puissants continuent de tirer sur la corde, toujours un peu plus, sans remords et sans se soucier de quoi que ce soit. Sauf que quand cette corde va céder…
A moins que… lobotomisés par la ces émissions télé sans queue ni tête, apeurés par des actualités toujours plus négatives, divisés par la caste supérieure… les pantins ne continuent d’accepter tout ce qui leur est imposé sans broncher, toujours prêt à « sacrifier un peu de liberté pour un peu de (pseudo) sécurité […] ne finissent par perde les deux ». Et ce vers quoi tend la société actuelle. Peut-être qu’arrivé à ce stade, les mentalité évolueront enfin et pousseront à une certaine forme de rébellion.

Malheureusement, jamais un troupeau de moutons tondus ne s’est retourné contre son « berger »…

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Science fiction : Mémoire centrale…

Ma dernière publication commençait à remonter à pas mal de temps. Heureusement, ça c’était avant. Voici une nouvelle… nouvelle, intitulée Mémoire centrale, plutôt axée science-fiction.

Tout comme l’ensemble de mes autres textes, celle-ci est publiée sous ma marque éditoriale Univers Parallèle.
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Le poids des mots, de la pensée et des bien pensants

Dans la langue française comme dans n’importe quel autre langue du monde, les mots sont utilisés de façon à former des phrases et donc à exprimer des idées. Des mots, des phrases et des idées qui peuvent être interprétés d’un nombre de façon infini. Le problème, c’est qu’aujourd’hui il est mal vu de dire de plus en plus de choses, sous couvert de « bien pensance »…

Si j’ai le malheur de dire quelque chose de négatif sur les juifs, je suis anti-sémite. Si je fais de même sur les musulmans, je suis anti-truc, sur les chrétiens je suis anti-machin… Tout ceci à cause de certains groupes, associations et bien pensants d’après lesquels il devrait être interdit de critiquer telle ou telle population pour des raisons aussi diverses que variées.
Parce qu’un « peuple » a connu l’horreur et le pire il y a plusieurs dizaines d’années. Parce qu’un autre « peuple » est un peu trop susceptible sur les bords. Parce qu’un troisième « peuple » n’aime pas ça…

Il serait vraiment tant que toutes ces associations, groupes  et bien pensants se mettent justement à penser. A faire de certaines populations des victimes constantes de la société. Car en agissant ainsi, Il est évident que le résultat obtenu est l’inverse de celui souhaité (tout du moins en façade).
Aussi, nous sommes en France dans un pays laïque. Cela veut dire que si je souhaite critiquer un juif, un musulman, un chrétien, un sith, un hindou, un athée… j’en ai parfaitement le droit. D’autant plus lorsque la critique porte sur la personne en question plus que sur son rite religieux.

La langue française, au même titre que toute autre, est composée de mots. Des mots, quels qu’ils soient, qui n’ont pas à devenir tabous du fait d’une minorité d’esprits fermés et tournés vers eux-même. Si je veux faire une phrase dans laquelle apparaissent les mots « juif » et « banque », ou une autre dans laquelle se trouveront « musulmans » et « guerre », ou encore une dernière avec « chrétien » et « croisades », tel est mon droit le plus stricte.
La principale plaie dont souffre aujourd’hui l’humanité, ce ne sont pas les juifs, les musulmans, les chrétiens ou autres… Ces sont toutes les religions elles-mêmes, surtout lorsque celles-ci sont détournées par des bien pensant qui se croient affublés du pouvoir de contrôler les mots d’autrui.

Nous sommes en France. Il existe une législation, et celle-ci doit être respectée. Pour autant, personne ne m’empêchera jamais d’exprimer mes idées, dans le total respect de la loi, en m’imposant certains mots plutôt que d’autres. Si j’ai envie de dire que les bien pensant sont les premiers vecteurs du racisme, de l’antisémitisme et de la connerie humaine, alors je le dirais dans ces termes. Que cela plaise ou non. Et encore… je pèse mes mots…

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L’Homme est imparfait… c’est ce qui fait de lui un Homme

éditions hachette

L’Homme est ce qu’il est. Il est imparfait au possible, mais sa condition l’incite toujours à recherche la perfection… au risque bien de paraître alors encore plus imparfait qu’il ne l’est réellement. Pourtant, quel intérêt pour lui de se faire passer pour ce qu’il n’est pas ?

La raison d’être de l’Homme ? Se faire remarquer de ses semblables par tous les moyens, en particulier si ceux-ci sont de nature à faire ressortir une quelconque perfection.
De nos jours, la principale attente de la société c’est la perfection. Il faut être au top à tous les niveaux. Sur les CV, dans la rue (physiquement, vestimentairement parlant…), à l’école, etc… La perfection est la signature de la société moderne. Rien ne peut, et surtout rien ne doit aller à son encontre. Un manque de perfection est aujourd’hui perçut comme une faiblesse insurmontable.
Un employé commettant un impair dans son travail peut par exemple être rapidement catalogué, même sans que cette erreur n’ai la moindre gravité. De même pour un demandeur d’emploi postulant pour un nouveau poste. Son CV va être décrypté sous tous les angles, à la recherche du profil parfait. Un profil que seul un robot pourrait proposer.

Pourtant, par définition un Homme ne peut être parfait. L’Homme n’est pas omniscient, il est doué de conscience et de sa propre capacité de juger. Ainsi, chaque Homme possède ses propres définitions de la perfection et apporte ses propres jugements à tout ce qui l’entoure dans la vie. Par conséquent, un Homme ne peut être considéré comme étant parfait.
A titre personnel je préfère largement m’afficher avec mes défauts, être moi-même et bien dans ma peau plutôt que de me faire pour quelqu’un d’autre en essayant d’atteindre une perfection totalement utopique. Bien sûr, il m’arrive de faillir, puisque je ne suis pas parfait mais justement je le reconnais. Je ne suis pas parfait et je suis fière de l’être. Je suis unique, au même titre que chaque Homme. Je suis moi-même… comme devraient l’être un peu plus souvent beaucoup d’Hommes   ayant pour leitmotif une perfection n’ayant comme véritable perfection… que son imperfection.
La perfection est suggestive. A contrario,  l’imperfection est tangible.

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Les préjugés de l’auto-édition

Image provenant du site : blue-moon.fr

Je suis un auteur auto-édité. C’est à dire que je conçois moi-même mes ouvrages de A à Z. De l’idée de départ germant dans ma tête jusqu’à la mise en vente, en passant par la mise en page, les obligations légales et le choix de l’imprimeur, je m’occupe de tout.

Fort d’une certaine expérience que peu de personne possède (auteur, ancien créateur et gérant de maison d’édition…), je connais plutôt bien le monde de l’édition. Je sais en particulier que c’est un domaine dans lequel les préjugés vont bon train. Aussi, pour une très grande majorité de la population, un auteur ne sera considéré comme « valant la peine d’être lu » que lorsqu’il aura été publié au moins une fois dans sa vie par une grande maison d’édition, laquelle pourra faire figurer son ouvrage en tête de la gondole à la FNAC, chez Chapitre et dans toutes les grandes librairies existant.
Pourtant, il existe grand nombre d’auteurs talentueux qui sont publiés par des maisons d’édition de plus petite taille et donc avec des moyens marketing plus réduits. Ceux-ci peuvent se trouver dans des librairies plus « traditionnelles », ainsi que dans le fond de certaines étales des grands distributeurs cités ci-dessus. La considération du public pour ces auteur n’est pas mauvais, mais n’atteint pas non plus des sommets. Forcément… pour madame Michu et son fils Kevin, si ces auteurs étaient si bon que cela, ils seraient publiés chez de grands éditeurs… Oui, enfin bon…

Vient ensuite le cas des auteurs auto-édités, tel que moi par exemple. Ces auteurs qui, du point de vue de cette même madame Michu et de son fils Kevin, sont de vrais ratés puisqu’aucune maison d’édition, y compris la moins connue d’entre toutes, ne veut d’eux. Dès lors, il est évident que ces auteurs sont des analphabètes incapables d’aligner une phrase sans commettre la moindre faute d’orthographe et de grammaire, et dont l’imagination doit probablement être aussi développée que celle d’une éponge (l’animal marin, pas l’éponge à récurer…). Des personnes du même niveau que madame Michu et son fils Kevin en quelques sorte.
En effet, quel intérêt de lire des auteurs qui n’apporteront aucune fantaisie, aucune nouveauté, aucune fraîcheur à leurs ouvrages ? Non, franchement, il vaut bien mieux lire le dernier Harry Potter ou Twilight, formaté de bout en bout pour des raisons purement marketing et financières. De plus, quel serait l’intérêt pour madame Michu et Kevin de discuter d’un sombre inconnu ignare et sans le moindre intérêt ? Honnêtement… la vraie culture est celle que tout le monde connait. Le reste n’est que fioriture.

Pourtant, même dans l’auto-édition il existe de très bons auteurs. Des auteurs qui écrivent par passion et pour l’amour de la littérature. Des auteurs qui manient aussi bien, et peut-être même mieux, les mots et subtilités de la langue française que les « grands » auteurs vendus par les majors de l’édition. Des auteurs qui d’ailleurs se doivent d’avoir une importante connaissance du monde de l’édition si ils veulent s’en sortir.
Ces auteurs ne sont pas des graphistes, ce sont des écrivains. Il se peut donc que les couvertures de leurs ouvrages ne soient pas aussi « parfaites » que celles de leurs homologues publiés chez Gallimard ou Flammarion. Mais est-il juste de juger une œuvre de plusieurs dizaines ou centaines de pages juste en voyant sa couverture ? Est-il juste de juger un auteur uniquement par le fait qu’il ne soit pas publié par un éditeur connu ? La réponse est « non » bien sur. Mais madame Michu et Kevin, formatés par la société d’aujourd’hui, qu’on leur vend à toute berzingue à longueur de journée, eux ne le savent pas. Leur raisonnement se limite au simple « si c’est pas de la marque, c’est de la me*** ». Le pire c’est qu’ils n’en sont mêmes pas responsables… La seule chose qui pourrait leur être reproché, c’est une trop grande naïveté, rien de plus. Sauf qu’à l’instar des failles informatiques, la naïveté est l’une des plus grandes « faille » de l’Homme. Faille par laquelle s’engouffrent toutes sortes de « maux ». Malheureusement, l’équivalent humain de l’antivirus informatique n’existe pas…

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