Adopter le bon style littéraire

image issue du site : http://www.enviedecrire.com/

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Qu’est-ce qu’un bon style littéraire ? C’est la question que peut se poser un jour n’importe quel auteur. Qu’il s’agisse de critiques (positives ou négatives) ou de sa propre perception de la chose, il n’est jamais évident d’atteindre un « style littéraire » parfait. Et pour cause…

Car avoir un « bon » style littéraire, cela ne veut absolument rien dire. il y a autant de styles littéraires qu’il y a d’auteurs. C’est quelque chose de personnel, qui évolue en fonction même de la vision de l’auteur. C’est la raison pour laquelle il n’est pas possible de dire qu’un auteur a un bon ou un mauvais style littéraire.
Un lecteur A peut ne pas adhérer au style d’un auteur donné, tout comme un lecteur B pourra parfaitement être en admiration face à ce même style. L’important dans tout ceci étant bien sûr que l’auteur lui-même le défende et l’assume. Il est évident que’il y aura toujours des lecteurs qui ne parviendront pas à s’identifier à ce style, ce qui ne signifie en aucun cas qu’il faut en changer. Prendre en considération les avis de chacun, oui, mais surtout ne pas se fourvoyer uniquement pour « faire plaisir » à une personne extérieure.

A titre d’exemple, je reconnais volontiers avoir un style assez atypique. Un style qui peut peut-être, pour certains, compliquer quelque peu la lecteur de mes textes. Il n’empêche qu’il s’agit malgré tout de mon style personnel, et que ça le restera. Ce qui ne veut pas dire que je n’écoute pas les critiques qui peuvent m’être formulées (du moment qu’elles ont un côté respectueux et constructif) afin d’évoluer. Pourtant, si mon style peut évoluer au fil du temps, il n’est pas question qu’il change du tout au tout. Le style littéraire étant en quelque sorte la « signature » qu’un auteur appose sur œuvre, il serait totalement illogique de penser un jour en changer pour « faire plaisir ».

Il est également parfois nécessaire de s’attendre à toutes sortes de critiques acerbes et gratuites (j’en ai fait l’expérience il y a peu), selon lesquelles « tu n’as aucun style, arrêtes d’écrire et fais autre chose… ».Fort heureusement ce type de réaction est très limité. Il n’empêche que le concept d’ouverture d’esprit ne doit pas être connu de tous. Heureusement, comme disait Michel Audiard, les cons ça ose tout. C’est même à ça qu’on le reconnait.
Tout ceci pour dire que même si certaines critiques osées et abruptes viennent attaquer votre style littéraire en tant que tel, il ne faut pas se renfermer pour autant. Il est toujours nécessaire de savoir se remettre en questions, mais sans jamais dépasser certaines limites. En particulier en ce qui concerne quelque d’aussi personnel que le style littéraire.

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La mode : ennemie de la littérature

La mode est ce qui défini de façon plus ou moins poussée l’attitude des personnes souhaitant afficher leur appartenance à une « communauté » adoptant des manières particulières. Il peut s’agir d’une mode vestimentaire, d’une mode « parlée », d’une mode cinématographique, ou encore d’une mode littéraire. Car rien n’échappe à la mode. Le problème étant qu’il s’agisse, par définition, de quelque chose de formaté allant à l’encontre de l’épanouissement de l’imaginaire personnel.

Faire quelque chose comme tout le monde, c’est accepter de se fondre dans la masse. C’est choisir la voie de la facilité. Bien sur, il est toujours possible d’apporter sa propre touche, mais sans jamais se détacher de l’élément à la mode. Ainsi, il n’y a aujourd’hui plus rien d’extra-ordinaire à écrire une histoire d’amour entre adolescents vampires et humains. Tout comme il n’y a plus d’intérêt d’écrire une histoire de sorcier envoyé dans une école de magie et affrontant des méchants magiciens… Il est vrai qu’en partant sur un pente aussi glissante que celle-ci, il est tout à fait de se dire que depuis deux mille ans, tous les types d’histoires ont été abordés et ré-abordés depuis des lustres.
La seule solution pour ne pas tomber dans ces écueils est d’apporter sa propre touche personnelle, tant au niveau du style d’écriture que de celui de l’histoire en elle-même. L’important est de rester fidèle à ses conviction ainsi qu’à ses valeurs, même si celles-ci vont à l’encontre de de ce que la mode littéraire prêche. Il ne faut surtout pas tomber dans la facilité de l’histoire racontant les aventures d’un gentil méchant qui tombe amoureux de l’héroïne avant, ensuite, de se rebeller contre ses anciens acolytes. Faire confiance à sa propre imagination et à sa propre façon de penser sont les bases d’une histoire bien posée et surtout unique.

Tout auteur ne trouvant aucun inspiration au fond de lui et se sentant obligé de reprendre des codes et idées maintes fois repris ne peut pas se définir comme un écrivain légitime écrivain. Car il y a trois types d’auteurs / écrivains.
Les premiers, plutôt rares et rarement reconnus de leur vivant sont les « précurseurs ». Ce sont ceux qui, dans leurs textes et dans leur façon d’écrire, parviennent à imposer aux yeux de tous leurs styles nouveaux, tels des exemples à suivre (et non pas à copier). Il ne s’agit pas, pour être un précurseur, de vendre des centaines de milliers d’exemplaires ou d’être signé par une grande maison d’édition. Seule la reconnaissance unanime des lecteurs, critiques… permet d’élever un écrivain à ce rang.
Viennent ensuite les « originaux ». Ces écrivains qui osent faire confiance à leur imaginaire, qui ne bradent pas leurs styles, et qui osent « bafouer » les règles établies, dans le but de tenter de faire avancer les choses. Ce sont des écrivains à qui il manque encore le petit quelque chose qui fera peut-être d’eux, un jour, des précurseurs, mais qui écrivent avec leur cœur  et leur imaginaire.
Et pour terminer, il y a les « suiveurs », qui, surfant sur un concept à la mode s’imaginent tout de suite être de véritables stars de la littérature dès lors qu’ils sont parvenus à publier leur ouvrage. Là encore, le classement dans cette catégorie n’a rien à voir avec le volume des ventes, un auteur de best-seller pouvant parfaitement se situer à ce niveau.

Aussi, la mode, qui se veux le plus populaire possible, ne peut rien engendrer de nouveau. Bien qu’à l’origine il s’agisse d’un phénomène nouveau, son hyper-banalisation, à tous les niveaux, ne permet pas d’en faire ressortir de nouveauté. Heureusement, la mode est un concept très aléatoire. Malheureusement, l’Homme ne peut se passer de mode pour vivre normalement. Il se doit d’appartenir à un groupe reconnu, et donc d’en accepter les codes, les tenants et les aboutissants. Sous peine de s’en retrouver exclu si jamais il ose s’en démarquer.

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Le déroulement de l’histoire

Chaque auteur est parfaitement libre de développer son histoire de la façon qu’il le souhaite. C’est ce qui fera d’ailleurs votre style personnel. Néanmoins, il est préférable de bien avoir en tête quelques conseils qui permettront à vos lecteurs de se plonger plus facilement à votre ouvrage.

Tout d’abord, lorsque vous débutez l’écriture de votre histoire, vous devez déjà savoir, dans les grandes lignes, ce qu’il va s’y passer (cf. Les prémices de votre ouvrage). Ensuite, il est important d’alterner régulièrement différents styles de scènes au fil des pages et des chapitres. Une scène plate, sans action, nouveauté ou rebondissement aura vite fait de lasser vos lecteurs. Aussi, il est nécessaire d’introduire de temps à autres de petits rebondissements, qui relanceront l’intérêt de votre lectorat.
Introduire un nouveau personnage, dévoiler un indice quant à votre intrigue, sont des exemples de pistes à explorer tout au long de votre ouvrage. Bien sur, la fréquence de leurs apparitions dépendra avant tout de vote style, de votre personnalité ainsi que de votre histoire elle-même, mais ne les négligez surtout pas.

De même, lorsque vous arrivez au terme d’un chapitre, vous devez vous mettre dans la peau de vos lecteurs, et penser cette fin « intermédiaire » de façon à leur donner envie de découvrir la suite de votre ouvrage le plus rapidement possible.
Ainsi, si vous concluez un chapitre par la résolution d’une intrigue sans en lancer de nouvelle, la curiosité de vos lecteurs pourrait s’en ressentir amoindrie, les poussant inconsciemment à ne pas chercher à connaître la suite de votre livre. Aussi, il est préférable de conclure un chapitre sur quelques indices, révélations, ou encore, questionnements. L’envie de vos lecteurs n’en sera que décuplée et leur curiosité fera le reste.

N’hésitez pas non plus à alterner les styles dans la façon de développer votre histoire. Dès lors que les transitions sont bien faites, il est tout à fait possible d’alterner narration et dialogue par exemple. Pensez également à décrire, au moins un minimum chaque scène. Les personnages en présence, les lieux et décors, les enjeux de la scène en question.

Tout ceci pour vous faire comprendre qu’il est impératif d’alterner de façon harmonieuse les différents styles existants. Vous pouvez bien évidement en privilégier un ou deux, mais sans pour autant mettre totalement de côté les autres. Il en va de l’intérêt des lecteurs pour votre ouvrage.

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Les personnages

Le choix de vos personnages est un élément important de votre histoire et de votre futur ouvrage. C’est lui qui dessinera les contours de nombreux passages de vos écrits. Alors, vaut-il mieux avoir un héros masculin, ou bien choisir une héroïne ? Ou peut-être faut-il mêler les deux ?

Et bien sachez que cela dépend uniquement de vous en tant qu’auteur. Bien sur, une telle réponse peut paraître évidente et rendre l’écriture d’un article sur ce sujet… sans le moindre intérêt. Oui, mais…
Vos personnages doivent être choisis en fonction de vos goûts, de vos attentes, de la tournure que vous souhaitez donner à votre histoire. Très souvent, aussi bien dans les livres que les films, les deux sexes sont mêlés, et finissent par plus ou moins se rapprocher à un moment ou à un autre. Sauf qu’il ne s’agit là que d’une conception purement « sociologique », et surtout pas d’une règle définie et inaltérable.

Dès lors, vous pouvez très bien décider de casser les codes, en créant des personnages antinomiques. Rien ne vous interdit de d’aller à l’encontre de ce qui se fait habituellement. En aucun cas vous n’êtes obligés de développer une quelconque histoire d’amour entre deux personnages de sexes opposés, tout comme vous pouvez sans problème en créer une entre deux autres d’un même sexe.
Rien ne vous pousse non plus à ce que votre héros soit un homme, et qu’il soit épaulé par une femme. Vous êtes parfaitement libres de faire le choix inverse, d’aller à contre courant. D’ailleurs, là je parle de héros et d’héroïnes… si vous le décidez ainsi, vous tout aussi bien ne pas en avoir et vous débrouiller avec toute une cohorte de personnages d’importance égale pour votre ouvrage.

Tout ceci pour vous dire que le choix des personnages, mais également de tout ce qui incombe à votre histoire vous revient à vous, et uniquement à vous. Il n’y a aucune règle définie à ce sujet, et vous avez une totale liberté de faire les choses comme bon vous semble.
J’irais même jusqu’à dire que dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, le plus difficile n’est pas de suivre ce qui se fait « en général », mais bien de le prendre le contre-pied et de se forger son véritable style personnel. Celui avec vous serez véritablement à l’aise. Ensuite, peu importe les critiques positives ou négatives. Du moment que votre histoire est parfaitement structurée et bien écrite, que votre style est bien affirmé, personne ne pourra jamais vous l’enlever.

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