Aux armes citoyens…

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… Formez vos bataillons. Marchons, marchons ! Qu’un sang impur, Abreuve nos sillons !

La Marseillaise, chant guerrier au possible, chant de la Révolution et chant du peuple de l’époque contre la tyrannie dirigeante. La Marseillaise, hymne de tout un peuple, symbole de l’unité et du ras le bol de toute une partie du pays contre les « classes supérieures ». La Marseillaise, originaire de Strasbourg, reprise partout et adoptée en tant que valeur nationale. La Marseillaise, chant de la Révolution et de la Révolte, écrit en 1792… et toujours d’actualité.

Aujourd’hui rien n’a changé par rapport à 1792. Les « seigneurs » d’aujourd’hui continuent de jouir de privilèges (sociaux, financiers…) et de passes droits innombrables alors que le petit peuple (citoyen de base) doit se dépatouiller lui-même pour tenter de survivre dignement.
Les « seigneurs » contemporains continuent de se plaindre de leurs « faibles » rémunérations de plusieurs milliers d’euros pendant que le « petit peuple » meurt à petit feu sous les taxes et impôts qui lui sont assénés continuellement à lui et à son SMIC ridicule.

Taxe d’habitation, impôts sur le revenu, augmentation de TVA, taxe sur les cours d’eau traversant les terrains (nouveauté 2014), taxe sur les eaux pluviales urbaines (encore une nouveauté 2014), augmentation de la taxe sur les métaux précieux… Le petit peuple, également nommé contribuable, n’a qu’une seule fonction de nos jours… Engraisser toujours plus ces « seigneurs » remplis de mépris et de fausse compassion.

Les libertés glanées au fil des siècles par nos ancêtres disparaissent les une après les autres. La dernière en date, pas plus tard qu’hier, la liberté d’expression, sacrifiée sur l’hôtel de la « bien pensance » par un Ministre Sinistre de l’intérieur en mal de médias, appuyé par un Conseil d’Etat à la solde du pouvoir (les membres du conseil d’Etat sont désignés par les seigneurs eux-mêmes…) n’hésitant pas à remettre en cause, en l’espace d’une heure et demi seulement, plus de 15 années de jurisprudence.
Pendant ce temps là, des questions essentielles pour le petit peuple que nous sommes passent au second plan. Quid de la lutte contre la crise économique ? de la lutte contre le chômage, contre les fraudes fiscales des multinationales ? Quid de la dette faramineuse de la France, de l’Europe et de l’ensemble des pays dits industrialisés ? Quid des recommandations du FMI (Fond Monétaire International) qui recommande aux Etats (aux « seigneurs » donc) de puiser dans l’épargne du petit peuple pour tenter de résoudre ce qu’ils ont eux-même, avec la complicité des principaux groupes bancaire, causé comme dommages à la nation et au monde dans son ensemble ?

Ne rêvez pas, français, françaises… La France n’a plus de « République » que le nom. La France, au même titre que de nombreux autres Etats, est une dictature. Tout est fait pour cacher la situation réelle au petit peuple. Il ne manque plus qu’une police politique et des camps de travail pour que le tableau dictatorial soit complet.
Les médias sont contrôlés de A à Z par les « seigneurs » et leurs amis du monde de la finance. Ne prenez pas pour argent comptant ce qui vous est annoncé sur TF1, France 2, M6 ou n’importe quelle autre chaîne gratuite ou payante. Informez-vous par vous même, regagnez votre liberté de pensée (et de penser). Arrêtez de nourrir ce système pourri jusqu’à la moelle et retrouvez également votre liberté de conscience.

Et surtout, peuple de France et de Navarre, rappelle-toi bien cette citation de Benjamin Franklin : « Celui qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et fini par tout perdre« .
Aujourd’hui nous en sommes là. Nos libertés diminuent à vu d’œil pour des prétextes fallacieux… de sécurité (violences, terrorisme et j’en passe et des meilleurs). Rien n’a changé depuis la dernière vraie Révolte du peuple de France il y a plus de deux siècles. Rien.
Malheureusement, ceci n’est pas de la science-fiction. C’est le monde dans lequel nous vivons actuellement. Un monde qui part en sucette (pour ne pas être grossier) sans que personne ne bouge le petit doigt, aveuglé par des chimères.

Aussi, pour citer une nouvelle fois la Marseillaise : « Aux armes citoyens ! Formez vos bataillons. Marchons, marchons. Qu’un sang impur, abreuve nos sillons ! »

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les véritables coûts d’un livre

Dans mon précédent article, il était question des techniques permettant de réduire le coût de revient de son propre ouvrage en mettant en place certaines techniques simples et efficaces. Cette fois, il sera question de décortiquer le prix d’un livre, et plus précisément, de comprendre où va votre argent.

Pour commencer et faire simple, fixons les caractéristiques du livre que nous allons prendre comme exemple. Il s’agira d’un livre auto-édité de 610 pages, imprimé en noir et blanc sur papier standard, avec couverture souple en couleur, le tout au format A5. Un bon livre bien classique en quelque sorte. Et pour être encore plus « précis » dans notre analyse, supposons que ce livre soit imprimé via le service lulu.com. Le titre de cet ouvrage sera Test.

Une fois l’ensemble des étapes de téléchargement, de paramétrage des différentes options etc…, le coût d’impression de Test sera pour moi de 14 euros tout pile. Il conviendra ensuite pour moi d’évaluer les divers coûts supplémentaires induits par la création de l’ouvrage (relecture, achat des droits d’image pour la couverture, …), qui, si je table sur une centaine de ventes (ce qui est déjà bien), vont alourdir ce coût d’au moins 3 euros (considérons 0,30€ pour la couverture, et 2,70€ pour la relecture).
Va ensuite venir s’ajouter mes droits d’auteur, que je me verserais sur chaque vente. Mettons qu’ils s’élèvent à 2 euros. Nous en sommes déjà à 19€. Et pour terminer, comme je suis sous le régime l’auto-entreprise, chaque exemplaire vendu se voit « taxé » de 13% de son prix (charges relatives à une activité commerciale.
Ainsi, tous ces coûts additionnés, et c’est sans compter une éventuelle campagne de promotion que je déciderais de mener pour faire connaître Test, le prix de vente fixé sera de 21,85€.

Un prix de vente qui reste extrêmement raisonnable si on le compare au prix de n’importe quel roman tout aussi volumineux vendu en librairie. Néanmoins, cette démonstration est parfaitement valable pour moi, auteur auto-édité qui fait imprimer mes ouvrages à la demande. Mais en est-il toujours de même pour une maison d’édition à comte d’éditeur ayant un minimum de moyens ?
Bien sur que non. Et nous allons cette fois faire le raisonnement inverse. Partons d’un roman identique, mais intitulé Argent et lui aussi vendu au prix de 21,85€. Notez l’originalité du titre…

Commençons cette fois par les taxes. Lorsque vous achetez un livre dans le commerce, celui-ci est taxé à 7%. Peut-être bientôt de nouveau à 5,5%. Affaire à suivre. Reste donc encore 20,33€. Sur ce montant, l’auteur qui aura particulièrement bien négocié ses droits, en touchera 10%, soit 2,03€. Sur ces même 20,33€, l’éditeur devra accepter une remise allant de 30 à 40% pour être distribué en librairies et magasins spécialisés, soit, en coupant la poire en deux à 35%, un montant de 7,12€ de rabais, qui feront la marge du libraire/magasin spécialisé. Il reste dès lors 11,18€ à la maison d’édition.

Comme vous avez parfaitement suivi jusqu’à présent, vous vous dites « mon Dieu, un exemplaire coûte 14€ à produire, et il ne reste plus que 11,18€ à l’éditeur… ». Oui… mais non. Car les 14€ de coût d’impression sont pour moi, auteur auto-édité sans le sous qui imprime à la demande et en très petites quantités. La maison d’édition, qui elle imprime en une seule fois de très grandes quantités d’un seul et même ouvrage, obtient inévitablement des réductions par rapport aux prix à l’unité. Qui plus est, avec un bon pouvoir de négociation, elle est encore en mesure de faire baisser le prix final.
Lorsque je gérais encore ma propre maison d’édition, j’avais fait le choix d’imprimer par moi-même les ouvrages que je publiais. Le coût d’impression pour un livre d’environ 160 pages se trouvait aux alentours des deux euros. Aussi, pour une puissante maison d’édition, il est évident que les coûts sont très largement réduits.
Dès lors, il n’est pas trompeur d’imaginer que l’impression de Argent reviendra, grand maximum, à quelque chose comme 2,50 ou 3,00€ par exemplaire. Si nous prenons la fourchette haute, cela revient à dire qu’il reste encore la somme de 8,18€ à notre éditeur.

Un éditeur qui doit bien sur faire face à des charges de personnel ainsi qu’à des charges de fonctionnement.  Soyons « généreux », et estimons celles-ci à 15% du prix hors taxes de Argent, soit 3.05€.
Ainsi, une fois tous ses frais divers déduits du prix de vente de l’ouvrage, l’éditeur dispose encore de 5,13€. Imaginons maintenant qu’il soit imprimé et qu’il se vende 40 000 exemplaires de Argent et que l’équivalent de 1,20€ par exemplaire ai été prévu pour la campagne de promotion, cela signifie que sur chaque unité vendue, la maison d’édition a effectué un bénéfice de 3,93€ sur chaque vente. Un montant qui représente deux fois plus que ce qui revient à l’auteur…

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