La rédaction de votre ouvrage

Vous venez de terminer l’écriture de la trame de votre ouvrage, et vous êtes sur le point de le débuter par lui-même. Vous pensez avoir fait le plus difficile, mais détrompez-vous. L’écriture de la trame est un exercice long, compliqué et fastueux. Celle de votre ouvrage l’est encore plus. Mais rassurez-vous, car c’est également l’étape la plus passionnante et la plus marquante de votre vie d’auteur.

Vous l’avez devant vos yeux. Votre histoire entière est retranscrite noir sur blanc. Elle n’est pas encore développée, mais toutes les idées, rebondissements, chutes et autres points importants sont là. Vous les avez imaginés, visualisés dans votre esprit. Ils ne sont pas obligatoirement définitifs et seront probablement amenés à évoluer quelque peu pour certains d’entre eux, mais peu importe. Vous êtes désormais en mesure de passer à l’étape suivante. La rédaction de l’histoire elle-même.
Si vous êtes « vieille école », munissez-vous de votre plume, prête à débiter son encre sur vos feuilles de papier. Si vous êtes « moderne », vérifiez le branchement de votre clavier sur votre ordinateur… et c’est parti !!

Pour bien commencer, un petit conseil que beaucoup trouveront évident et parfaitement logique, mais qu’il peut tout de même être bon de rappeler. Débutez l’écriture de votre histoire en suivant son déroulement pré-établit dans  votre trame. Il est normal que l’écriture de certains passages à rebondissements, ou d’action, soit plus intéressante que d’autres moins « actifs », mais travailler de cette façon serait le meilleur moyen de vous embrouiller vous-même et de complètement vous perdre dans votre propre histoire. Ainsi, commencez par rédiger le début, et terminez bien par la fin.

Ensuite, une fois ce conseil bien assimilé, vous pouvez débuter l’écriture à proprement parlé. Munissez-vous de votre trame, relisez là bien, chapitre par chapitre, afin de vous la remémorer dans ses grandes lignes, et débutez la rédaction de votre histoire. Reprenez vos idées les unes après les autres, et développez-les selon votre style personnel.
Certains auteurs auront tendance à donner un maximum de détails à chaque scène, à chaque passage, pour que ses lecteurs s’en imprègnent totalement. Au contraire, d’autres auteurs, tels que moi, préféreront rester beaucoup plus légers au niveau des détails, permettant ainsi à chaque lecteur de s’imaginer sa propre vision de la scène, et de le laisser « libre de sa pensée ».
Bien sur, chaque auteur possède son propre style, et aucun de ces styles n’est meilleur que les autres. Ils sont tous plus ou moins différents, et apportent tous une certaine richesse littéraire. Il serait dommage, et surtout idiot, de sacrifier son style personnel juste dans l’optique de copier celui d’un autre.

Sur  le plan de l’écriture, lorsque vous aurez trouvé votre style, après quelques paragraphes ou quelques pages, prenez garde de ne pas vous lasser d’écrire.
Comprenez par là qu’il ne faut pas que vous vous forciez à écrire si vous n’en ressentez pas l’envie. A moins d’avoir signé un contrat d’édition avec un grand groupe, qui vous impose une date butoir pour la remise de votre manuscrit (ce qui n’arrive qu’aux « grands » auteurs connus et reconnus), prenez tout votre temps pour développer votre histoire. Même si vous n’en écrivez qu’une page par jour, par semaine, ou par mois, l’écriture doit rester un véritable plaisir et ne surtout pas devenir une contrainte. Et si vous devez rester plusieurs semaines sans vous plonger dans votre histoire, cela n’est pas grave. L’important n’est pas la vitesse à laquelle vous allez terminer son écriture, mais le plaisir et le bonheur que vous aurez pris à aller jusqu’au bout de votre histoire. Même si pour cela vous devez plusieurs années.
Comme je l’ai précisé dans mon article précédent sur la création de la trame (Les prémices de votre ouvrage), les principales vertus d’un écrivain doivent être la patiente et la persévérance.
A titre d’exemple, mon premier ouvrage, …la suite du secret, a été écrit en l’espace de sept mois. La trame m’a pris quinze jours, et l’histoire elle-même six mois et demi. Mon second ouvrage, IMAGINE, m’a pris trois mois (mais il est vrai qu’il est assez particulier, et qu’il s’agit de chapitres introductifs, et non pas d’une histoire). Et actuellement, mon troisième ouvrage, Galaxia, est débuté depuis l’été 2011. Au jour d’aujourd’hui, la trame des dix premiers chapitres est écrite, ainsi que les trente sept premières pages.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND

Les prémices de votre ouvrage

Une idée vient de vous traverser l’esprit. Une idée qui pourrait bien faire l’objet de votre prochain ouvrage. Une idée qui vous tient à coeur et qui ne vous laisse pas tranquille. Une idée qui, vous en êtes certain, est la bonne. Vous devez dès lors respecter certaines règles qui vous permettrons d’aller au bout de cette idée, et de la transformer en un livre.

Tout d’abord il faut savoir que chaque auteur est unique et fonctionne selon ses propres méthodes, qui peuvent très bien ne pas s’appliquer à d’autres de ses semblables. Cependant, sans prétendre détenir LA vérité et LA technique qui conviendront à tous, les conseils suivants peuvent grandement aider des auteurs « débutants » ou plus confirmés, mais ne disposant pas de méthodologie d’écriture pré-établie.

Pour commencer, il est important de ne pas se lancer tête baissée dans la rédaction de son histoire aussitôt le sujet imaginé. Bien que la tentation soit grande, c’est le meilleur moyen de se retrouver confronté au « syndrome de la page blanche », et d’être bloqué au bout de seulement quelques pages d’écriture.
L’idéal, pour ne pas connaitre ce problème, est de prendre le temps de mettre vos idées, et rien que vos idées, noir sur blanc. Imaginez le début de votre histoire, son développement, ses rebondissements, ses évolutions, et organisez le tout sous forme de trame. Ne rédigez rien. Ne notez que les idées qui vous viennes à l’esprit. N’hésitez pas non plus à revenir en arrière pour y intégrer quelque chose auquel vous venez de penser. La trame de votre histoire est justement faite pour vous permettre de visualiser entièrement votre récit avant même que vous n’en ayez commencé l’écriture. Elle n’a rien de définitif ni de contraignant. Elle peut évoluer, être modifiée, adaptée, à chaque fois qu’une idée nouvelle vous vient. Mais cette trame sera la véritable base de votre histoire. Celle qui vous rendra le travail plus facile lorsque vous passerez à la rédaction de celle-ci.

Dans l’absolu, si vous ne vous sentez pas la patiente de « tramer » la totalité de votre histoire avant d’en commencer la rédaction, vous pouvez fonctionner par chapitres. C’est à dire que vous vous imaginez, représentez et prévoyez le déroulement de la totalité d’un chapitre, avant de passer à son écriture.
Néanmoins, cette variante peux poser quelques problèmes si jamais, plusieurs chapitres plus tard, vous souhaitez apporter une modification de taille à votre histoire, puisqu’il vous sera alors nécessaire de la modifier directement, ce qui n’aurait pas été le cas avec une trame totale.

Gardez tout de même à l’esprit que l’écriture d’une histoire est un tout qui prend énormément de temps avant d’arriver à son terme. La création de la trame peut à elle seule durer plusieurs jours, voir plusieurs semaines ou mois, selon votre implication et la complexité de votre idée de départ.
Il est donc important de ne jamais baisser les bras, de persévérer, et de ne pas hésiter à recommencer ou à modifier votre travail si vous estimez que vous n’en êtes pas suffisamment satisfait. Les plus grandes qualités qui doivent vous caractériser en tant qu’auteur sont la patience et la persévérance. Sans cela, vous risquez de connaître d’importantes difficultés à mener votre projet d’écriture à son terme.

Article diffusé sous licence Creative Commons BY-NC-ND