Le revenu unitaire des livres

image issue du site : http://privateimmo.com/

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La transparence devant être maximale, après la mise en place d’une page dédiée aux « coûts » de l’écriture, afin de permettre à chacun de se représenter le plus fiablement possible ce « coûte » l’écriture d’un livre, voici qu’aujourd’hui je récidive, mais cette fois avec les revenus unitaires que je perçois sur les ventes de mes ouvrages…

C’est ainsi que cette page indique de façon claire et précise la somme me revenant sur la vente de chaque exemplaire de mes ouvrages. Si il ne s’agit parfois que d’une fourchette de revenu, cela s’explique par le fait que certains de mes titres sont disponibles via différents « points de vente », lesquels pratiquent des frais différents.
Il est également à noter que ces revenus unitaires ne sont en aucun cas des « bénéficies », puisqu’ils ne prennent pas en compte les différentes charges, notamment celles liées à mon statut d’auto-entrepreneur. Les chiffres indiqués ne sont donc que ce qui m’est reversé par les plate-formes proposant mes ouvrages à la vente. Ainsi, Out of Earth, dont une seconde édition est d’ores et déjà disponible au format numérique, me « rapporte la bagatelle de 0,80 € par unité numérique vendue, et entre 0,39 € et 1,57 € par unité physique. Les coûts d’écritures seuls étant estimés à près de 240 €, je suis encore loin, très loin, de devenir millionnaire… Heureusement pour moi, ce n’est pas ce que je recherche.

Il s’agit là d’une information qui n’a rien de bien extra-ordinaire, et qui, je pense, pourrait parfaitement être dévoilée par n’importe quel auteur sans que cela ne porte atteinte à ses intérêts. Il en est de même pour les groupes d’édition, qui refusent généralement d’aborder la moindre question portant sur l’argent.
Pourtant, ceux qui font vivre les auteurs et le monde de l’édition dans sa globalité, les lecteurs, méritent d’avoir connaissance de ceci. Au moins pour pouvoir se faire une véritable idée quant aux « intentions » de chacun des acteurs.

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IMAGINE, disponible sur l’iBookStore

IMAGINE, mon recueil de chapitres introductifs, est désormais disponible sur l’iBookStore, au prix de 1,49€. Au format ePub, il reste bien sur accessible sous les termes de la licence Creative Commons BY-NC-SA. Il peut être lu sur l’ensemble des supports suivants :

  • iPhone
  • iPad
  • iPod Touch

 

Plus d’informations : http://itunes.apple.com/fr/book/imagine/id555368053?mt=11

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Le prix des livres numériques

Les livres numériques peuvent être diffusés sous différents formats. Le plus simple à mettre en place et accessible à tous est le PDF. D’autres, tels que le ePub, permettent une expérience à priori intéressante et plus interactive. Pourtant, bien souvent le prix de ces livres est à la limite de l’exagération.

A titre d’exemple, Le trône du Loup Gris, de Cinda Williams Chima (ed. Bragelonne) est disponible au prix de 17,20€ en version papier, et à celui de 12,99€ en version électronique.
Avant d’aller plus loin dans cet article, je tiens à préciser que si je cite un exemple si précis, en particulier un titre des éditions Bragelonne, c’est parce ce qu’il s’agit malgré tout d’une maison d’édition diffusant ses ouvrages en version numérique sans DRM (verrous électroniques), laissant ainsi une assez grande liberté à ses lecteurs. Choix plutôt rare dans le monde de l’édition et que je souhaitais signaler et encourager à l’occasion.

Néanmoins, pour en revenir au prix des livres numériques, il faut savoir qu’un tel livre ne coûte que très peu de choses à produire. Heureusement, dans la grande majorité des cas, son prix est inférieur à celui de la version papier. C’est le strict minimum…
Mais vendre un fichier informatique aussi bon marché (pour l’éditeur) à un prix si élevé ne se justifie en rien. Bien sur, un travail éditorial complet est effectué avant la mise en vente de la version numérique. Un travail quasiment, pour ne pas dire totalement, identique à celui effectué sur une version papier. De même, le prix de vente d’un livre papier est dépendant de son nombre de pages, c’est évident. Un argument qui ne tient pas du tout pour un livre électronique. Autant dire que le travail éditorial n’est effectué qu’une seule fois pour les deux versions. Il ne peut donc pas expliquer les raisons de ces prix si élevés.
Les coûts de diffusion, eux, sont très minimes aussi. S’agissant d’un élément dématérialisé, il peut peut-être multiplié très rapidement sans aucun frais. De plus, les revendeurs, qui prennent évidement une commission, ne sont pas l’obligation d’avoir de stocks. Ils ne versent les commissions que lors de chaque vente. Celles-ci s’élevant à quelques centimes par titres, elles ne sont pas, elles non plus, en mesure de justifier le prix de vente.

Finalement, rien ne justifie vraiment un prix de vente aussi élevé et exagéré des livres numériques. Mis à part, bien sur, la volonté des éditeurs d’accroître fortement leurs marges, tout en faisant mine de réduire le prix par rapport aux versions papier.

En ce qui me concerne, les versions électroniques de mes ouvrages sont disponibles au prix de 1,95€. Une fois les frais de vente pris par les plates-formes de vente et mes charges d’auto-entrepreneur déduites, il me reste environ 0,85€ sur chaque exemplaire numérique vendu.
Pour un éditeur vendant ses livres numériques six fois plus cher, cela fait plus de 5€ de bénéfice par fichier électronique vendu. Soit une somme très largement supérieure à ce qu’il touche par exemplaire papier écoulé. A ce prix là, le livre numérique a de très beaux jours devant lui… Bien évidement, cet exemple s’applique à l’ensemble des éditeurs, et non pas uniquement à celui cité en début d’article.

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Une pluie de nouveautés en tous genres…

Nous sommes le 7 août et demain nous serons le 8. Je suis à peu près certain que ces dates ne vous évoquent probablement pas grand chose. Rassurez-vous, il est de même pour moi. Néanmoins, plusieurs nouveautés sont à venir dès… demain…

A commencer par la parution officielle du guide de l’auto-éditeur, qui sera dès lors disponible en version papier à 7,40€, ainsi qu’en version eBook à 1,95€. Ce qui tombe finalement parfaitement bien, car c’est demain que je serais en mesure d’offrir le premier exemplaire à mes parents. Mais passons…
Vous serez en mesure d’en savoir plus sur ce guide, et même vous le procurer, via cette page (qui n’est pas encore accessible au moment de la publication de cet article).

Si vous avez bien fait attention à l’adresse de lien ci-dessous, vous avez sans doute noté qu’il s’agissait d’un domaine bibliotheque.universparallele.fr.
C’est là la seconde nouveauté. Je l’avais d’ailleurs évoquée il y a quelques semaines. Je mets en place ma propre bibliothèque en ligne, qui regroupera l’ensemble de mes textes et ouvrages. Celle-ci me permettra de tout centraliser, à l’heure où tout l’internet mondial est en mode décentralisation, facilitant ainsi la diffusion de toutes mes créations sur l’ensemble de mes sites. Désormais la règle, concernant mes textes, sera « un texte, une page web ». Peu importe le site depuis lequel vous serez amené à lire un de mes textes en particulier, votre destination sera toujours la même.
Une rubrique assez inhabituelle fera également sont apparition au sein de cette bibliothèque. Il s’agira pour moi de vous présenter les coûts estimés de chacun de mes ouvrages. Et entre les heures passées à écrire, à mettre en page, ou encore les coûts des couvertures, vous serez surpris des chiffres que vous verrez.
Et pour plus de facilité, le site lui-même, en plus de tous mes textes, sera placé sous licence creative commons. Donc n’hésitez plus. Dès demain, mercredi 8 août 2012, l’adresse de toutes mes créations littéraires sera http://bibliotheque.universparallele.fr !!

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Où et comment vendre son ouvrage auto-édité ?

J’ai déjà abordé, il y a quelques semaines, les méthodes de faire la promotion de votre ouvrage fraîchement sorti des presses de votre imprimeur. Aujourd’hui, il sera question de plus entrer dans les détails, tout en se concentrant uniquement sur les différentes façons se présentant à vous pour le vendre.

Votre ouvrage est maintenant imprimé. Bien sur, il réponds aux exigences légales (code barres, numéro ISBN, dépôt légal, affichage du prix…). Vous pouvez donc fixer sa date de parution officielle. Date qu’il ne tient qu’à vous de fixer, tout en sachant que le dépôt légal, dernière obligation légale à effectuer avant la publication à proprement parler, doit intervenir au plus tard le jour même de la mise à disposition. Après, c’est à vous de jouer.

Tout d’abord, le plus simple est que vous possédiez votre propre site internet ou blog. Dans ce cas, n’hésitez surtout pas à mettre en vente votre livre via ce support. Pour cela écrivez un article (ou créez une nouvelle page), et faites un lien vers le site de votre service d’impression si celui-ci se charge de vendre et d’imprimer à la demande selon les commandes. C’est le cas, par exemple, des services tels que lulu.com et thebookedition.com. Dans le contraire, si votre service d’impression ne permet pas la vente directe au lecteur, faites-vous imprimer quelques dizaines d’exemplaires, que vous garderez chez vous, et que vous mettrez en vente via votre site ou blog, à l’aide de moyens de paiements simples et efficaces, tels que paypal.

Il ne faudra pas non plus hésiter à le mettre en vente sur d’autre plates-formes plus ou moins spécialisées. Entre eBay et PriceMinister, vous serez déjà en mesure de pouvoir toucher plusieurs centaines de milliers de lecteurs potentiels.
Mais il existe également des sites déjà plus spécialisés. Fnac.com par exemple. Pour que votre ouvrage y soit référencé et vendu, il est nécessaire de se rendre le magasin de la marque le plus proche de votre domicile, et de présenter votre livre à un vendeur du rayon concerné. A lui ensuite de procéder à son référencement sur la bas de données.
Un autre grand site de vente de livres, encore plus spécialisé celui là, Chapitre.com. Sans doute connaissez-vous les librairies « Chapitre », existant un peu partout en France ? Et bien il s’agit là de la librairie en ligne de cette enseigne. Le référencement s’y fait là encore relativement facilement. Il convient de contacter le site par téléphone ainsi que d’envoyer par mail l’ensemble des informations concernant votre ouvrage.

La vente en librairie est un autre moyen de toucher de nouveaux lecteurs. Pour cela, il vous faudra prendre votre courage à deux mains et aller vous-même démarcher les librairies proches plus ou moins proches de votre domicile. Tout sachant tout de même qu’en tant qu’auteur auto-édité, votre ouvrage devra être d’excellente qualité si vous souhaitez avoir une chance de pouvoir le placer en magasin. De plus, les libraires prennent une marge de 30 à 40% sur le prix de vente hors taxe d’un livre. Attendez vous donc à devoir négocier votre prix lorsqu’un libraire acceptera de prendre quelques exemplaires.
Inscrivez-vous également au FEL (Fichier Exhaustif du Livre). Cette inscription est gratuite et permet de référencer votre ouvrage sur la base de données utilisée par les libraires. Il est toutefois impératif de tenir vos informations à jour régulièrement, afin que les données du fichiers restent d’actualité.

La participation à diverses manifestations, tels que des salons du livre par exemple, sera également un bon moyen de vous faire connaitre, tout en vendant quelques exemplaires de votre ouvrage. Des centaines de ces actions sont organisées chaque année en France. Il vous suffit de vous renseigner sur celles se déroulant près de chez vous et de vous y inscrire. Généralement, à moins de viser directement le salon du livre de Paris, les coûts d’inscriptions sont relativement faibles et abordables pour n’importe quel auteur auto-édité.

Un autre moyen de vendre votre ouvrage, le plus simple de tous, est de vous tourner vers vos proches. Famille, amis, connaissances. Informez-les de la parution de votre dernier né, et proposez leur de vous en acheter un exemplaire.
Bien sur, il n’est jamais évident de vendre quelque chose à des personnes que l’on connait et dont nous sommes proches. Vous pouvez tout à fait donner gratuitement quelques exemplaires de votre ouvrage, c’est vous seuls qui décidez. Mais gardez bien en tête que malgré tout, tout aussi minimes soient-ils, l’impression de votre ouvrage vous coûte de l’argent. Ce simple argument plein de bon sens, devrait si besoin se suffire à lui-même afin que vos proches comprennent parfaitement le sens de votre démarche.

Pour conclure, pour maximiser vos chances de bien vendre votre ouvrage, il vous faudra ne négliger aucun de ces canaux de distribution cités ci-dessus. Il vous faudra donc vous armer de patiente, tout en n’hésitant pas à « mouiller le maillot » afin de mener à bien toutes les démarches qui seront nécessaire à l’avènement de votre ouvrage.

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Les véritables coûts d’un livre

Dans mon précédent article, il était question des techniques permettant de réduire le coût de revient de son propre ouvrage en mettant en place certaines techniques simples et efficaces. Cette fois, il sera question de décortiquer le prix d’un livre, et plus précisément, de comprendre où va votre argent.

Pour commencer et faire simple, fixons les caractéristiques du livre que nous allons prendre comme exemple. Il s’agira d’un livre auto-édité de 610 pages, imprimé en noir et blanc sur papier standard, avec couverture souple en couleur, le tout au format A5. Un bon livre bien classique en quelque sorte. Et pour être encore plus « précis » dans notre analyse, supposons que ce livre soit imprimé via le service lulu.com. Le titre de cet ouvrage sera Test.

Une fois l’ensemble des étapes de téléchargement, de paramétrage des différentes options etc…, le coût d’impression de Test sera pour moi de 14 euros tout pile. Il conviendra ensuite pour moi d’évaluer les divers coûts supplémentaires induits par la création de l’ouvrage (relecture, achat des droits d’image pour la couverture, …), qui, si je table sur une centaine de ventes (ce qui est déjà bien), vont alourdir ce coût d’au moins 3 euros (considérons 0,30€ pour la couverture, et 2,70€ pour la relecture).
Va ensuite venir s’ajouter mes droits d’auteur, que je me verserais sur chaque vente. Mettons qu’ils s’élèvent à 2 euros. Nous en sommes déjà à 19€. Et pour terminer, comme je suis sous le régime l’auto-entreprise, chaque exemplaire vendu se voit « taxé » de 13% de son prix (charges relatives à une activité commerciale.
Ainsi, tous ces coûts additionnés, et c’est sans compter une éventuelle campagne de promotion que je déciderais de mener pour faire connaître Test, le prix de vente fixé sera de 21,85€.

Un prix de vente qui reste extrêmement raisonnable si on le compare au prix de n’importe quel roman tout aussi volumineux vendu en librairie. Néanmoins, cette démonstration est parfaitement valable pour moi, auteur auto-édité qui fait imprimer mes ouvrages à la demande. Mais en est-il toujours de même pour une maison d’édition à comte d’éditeur ayant un minimum de moyens ?
Bien sur que non. Et nous allons cette fois faire le raisonnement inverse. Partons d’un roman identique, mais intitulé Argent et lui aussi vendu au prix de 21,85€. Notez l’originalité du titre…

Commençons cette fois par les taxes. Lorsque vous achetez un livre dans le commerce, celui-ci est taxé à 7%. Peut-être bientôt de nouveau à 5,5%. Affaire à suivre. Reste donc encore 20,33€. Sur ce montant, l’auteur qui aura particulièrement bien négocié ses droits, en touchera 10%, soit 2,03€. Sur ces même 20,33€, l’éditeur devra accepter une remise allant de 30 à 40% pour être distribué en librairies et magasins spécialisés, soit, en coupant la poire en deux à 35%, un montant de 7,12€ de rabais, qui feront la marge du libraire/magasin spécialisé. Il reste dès lors 11,18€ à la maison d’édition.

Comme vous avez parfaitement suivi jusqu’à présent, vous vous dites « mon Dieu, un exemplaire coûte 14€ à produire, et il ne reste plus que 11,18€ à l’éditeur… ». Oui… mais non. Car les 14€ de coût d’impression sont pour moi, auteur auto-édité sans le sous qui imprime à la demande et en très petites quantités. La maison d’édition, qui elle imprime en une seule fois de très grandes quantités d’un seul et même ouvrage, obtient inévitablement des réductions par rapport aux prix à l’unité. Qui plus est, avec un bon pouvoir de négociation, elle est encore en mesure de faire baisser le prix final.
Lorsque je gérais encore ma propre maison d’édition, j’avais fait le choix d’imprimer par moi-même les ouvrages que je publiais. Le coût d’impression pour un livre d’environ 160 pages se trouvait aux alentours des deux euros. Aussi, pour une puissante maison d’édition, il est évident que les coûts sont très largement réduits.
Dès lors, il n’est pas trompeur d’imaginer que l’impression de Argent reviendra, grand maximum, à quelque chose comme 2,50 ou 3,00€ par exemplaire. Si nous prenons la fourchette haute, cela revient à dire qu’il reste encore la somme de 8,18€ à notre éditeur.

Un éditeur qui doit bien sur faire face à des charges de personnel ainsi qu’à des charges de fonctionnement.  Soyons « généreux », et estimons celles-ci à 15% du prix hors taxes de Argent, soit 3.05€.
Ainsi, une fois tous ses frais divers déduits du prix de vente de l’ouvrage, l’éditeur dispose encore de 5,13€. Imaginons maintenant qu’il soit imprimé et qu’il se vende 40 000 exemplaires de Argent et que l’équivalent de 1,20€ par exemplaire ai été prévu pour la campagne de promotion, cela signifie que sur chaque unité vendue, la maison d’édition a effectué un bénéfice de 3,93€ sur chaque vente. Un montant qui représente deux fois plus que ce qui revient à l’auteur…

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Auto-édition : Réduire le coût de revient de votre livre

Faire relire un livre par un professionnel, réaliser la couverture, le faire imprimer… Tout cela a bien sur un coût. En particulier pour les auteurs souhaitant s’auto-éditer. Pourtant, il est possible de réduire au minimum l’ensemble de ces postes de dépenses, afin de faire baisser le coût de revient de son ouvrage. Sans pour autant, bien sur, en réduire la qualité. Démonstration.

Commençons par la relecture. Il est évidement conseillé de faire une, voir deux relectures par soi-même avant toute autre chose. Cependant, une vision extérieure est absolument nécessaire afin d’assurer la meilleure correction possible à votre ouvrage.
Dans ce cas, deux options co-existent. Soit vous connaissez une personne, dans votre entourage, pour qui la langue française est une passion et une évidence et qui accepte de vous faire bénéficier de ses connaissances à titre gratuit ou peu cher, soit vous passez par un relecteur professionnel, comme on en trouve de nombreux sur internet. Néanmoins, ce genre de services, surtout pour un roman, demande une importante charge de travail au relecteur, et vous sera facturée à des montant pouvant atteindre plusieurs dizaines, et surement même plusieurs centaines d’euros. Le coût variant évidement selon la taille de votre ouvrage.

Passons ensuite à la couverture. Si vous désirez effectuer un véritable travail d’orfèvre, n’hésitez pas à travailler avec un graphiste professionnel. Sauf qu’à moins d’en avoir un dans votre entourage, le prix qu’il risque de vous demander risque probablement de vous donner un ulcère à l’estomac.
Dans ce cas, vous pouvez vous contenter d’une couverture ultra-simple, toute blanche, sur laquelle apparaîtront uniquement vos nom et prénom ainsi que le titre de votre ouvrage. Cependant, dans pareil cas, votre travail risque de dégager une forte impression d’amateurisme. Ce qui, sachant que la couverture est le premier élément marketing d’un livre, celui qui doit absolument attirer et surtout retenir l’oeil de vos lecteurs, sera rédhibitoire pour vous.
Ne vous inquiétez pas. Il existe une méthode beaucoup plus abordable et qui devrait pouvoir convenir à la très grande majorité des auteurs auto-édités. Les banques d’images en ligne. Il s’agit de sites spécialisés qui regroupent des centaines de milliers d’images dont vous pouvez acheter les droits afin de les utiliser de différentes manières, y compris pour créer vos couvertures. Personnellement, c’est la méthode que j’utilise, avec fotolia.com. Ainsi, après avoir sélectionné l’image qui me convient, j’acquiers la licence d’utilisation correspondante me permettant d’utiliser l’image comme illustration de couverture, et pour une trentaine d’euros, le tour est joué. Il ne me reste plus ensuite qu’à y insérer mon nom/prénom, ainsi que le titre de l’ouvrage.

Au niveau de l’ouvrage en lui-même, son coût dépendra particulièrement de son format, mais aussi du nombre de pages dont il est composé. Ainsi, en utilisant les services d’impression en ligne de lulu.com, un exemplaire de Imagine (70 pages au format A5) me revient à environ 3,90 euros.
Néanmoins, pour réduire le coût d’impression, il suffit de réduire le nombre de pages de votre ouvrage. Ne vous affolez pas, il n’est pas nécessaire pour cela de modifier votre histoire. Non, réduisez tout simplement la police d’écriture utilisée et surtout sa taille. Ecrire en taille 11 au lieu de la taille 12 pourra vous faire gagner un grand nombre de pages.
De même, vous pouvez également réduire quelque peu les marges de vos pages. Aussi bien celles du haut et du bas que celles de gauche et de droite. Mais ne le supprimez pas complètement ! Elles sont nécessaire pour assurer une bonne impression. Aussi bien dans le sens « imprimer », que dans celui « impression du lecteur ».

Ainsi, en utilisant l’ensemble de ces méthodes, vous serez en mesure de réduire très sensiblement les coûts de reviens de votre ouvrage. Ce qui vous permettra soit de le proposer à la vente à un prix plus réduit, ou bien d’augmenter votre marge, selon vos préférences. Et pourquoi pas d’allier les deux ?

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Nouveau canal de distribution pour IMAGINE

IMAGINE est désormais disponible à l’achat sur Price Minister. Là aussi le prix de vente de l’ouvrage est de 6,74€. La licence qui lui est applicable reste là encore la même, à savoir, la licence Creative Commons BY-NC-SA.

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Fixez le prix de votre ouvrage

En tant qu’auteur auto-édité, c’est à vous et à vous seul de fixer le prix de vente de votre ouvrage. C’est un choix important, qui impactera assurément sur les ventes de celui-ci. Alors, comment devez-vous fixer votre prix de vente ?

Le prix de vente que vous décidez pour votre ouvrage est libre. Si vous souhaitez le rendre disponible à cinquante euros, vous en avez parfaitement le droit. Néanmoins, à moins d’être exceptionnel par son nombre de pages et sa qualité hors du commun, vous pouvez être certain qu’à un tel niveau de prix, vous ne vendrez absolument aucun exemplaire.

Pour fixer un prix « juste », vous devez le faire selon le coût d’impression unitaire. A celui-ci vous rajoutez la somme que vous souhaitez gagner personnellement, et vous obtenez le prix de vente final de votre ouvrage. A titre d’exemple, un ouvrage de 70 pages au format A5 (15×21 cm) auto-édité par le service Troisième Monde revient à environ quatre euros l’unité. Aussi, si vous souhaitez gagner trois euros par exemplaire vendu afin de compenser tout votre travail d’écriture, vous pouvez fixer votre prix de vente à sept euros.

Sachez tout de même que le prix d’un ouvrage doit être communiqué à la Bibliothèque nationale de France (BnF) lors de son dépôt légal. Il s’agit là d’une formalité obligatoire pour chaque livre publié sur le territoire français (formalité comprise dans le service d’aide à l’auto-édition TroisiemeMonde.fr). De même, le prix de vente d’un ouvrage doit figurer de façon claire et précise sur le livre lui-même. Aussi, une fois le prix fixé, il n’est plus possible de le modifier officiellement.
Vous pourrez toujours effectuer des remises, mais par contre, il vous sera impossible de l’augmenter. Réfléchissez donc bien avant de décider de son prix de vente.

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Faites la promotion de votre ouvrage

En vous auto-éditant, vous faites le choix de faire vivre votre ouvrage de A à Z. Vous l’avez imaginé, écrit, fait naître sous forme de livre papier… maintenant est venu le temps d’en faire la promotion. Il s’agit d’une étape assez particulière et bien différente de toutes celles que vous avez connues jusqu’à présent. Et pourtant, il s’agit d’une étape incontournable à laquelle vous ne pourrez pas échapper.

Puisque vous avez décidé de faire de l’auto-édition votre nouveau mode d’édition, il est important pour vous de savoir comment obtenir de la publicité à moindre coût. Tout d’abord, assurez-vous de la qualité de votre ouvrage. C’est la toute première chose à faire, afin d’obtenir les meilleurs articles et commentaires possible.

Ensuite, dans un premier temps, puisque la meilleure chose à faire est de commencer à se faire connaitre dans votre région, prenez contact avec les quotidiens locaux et régionaux distribués là où vous habitez. S’agissant de « presse locale », si votre ouvrage est suffisamment travaillé et structuré, il vous sera relativement aisé d’obtenir un article, au moins dans votre édition locale.
Pour ce faire, vous avez deux solutions. Soit vous faites parvenir un email à votre rédaction locale dans lequel vous expliquez votre situation et décrivez votre ouvrage, soit vous faites parvenir un courrier auquel vous joindrez un exemplaire de votre ouvrage. En général, lorsque les journalistes de la rédaction estimeront que vous pouvez prétendre à un article dans leur quotidien, vous serez contacté dans les jours qui suivent.
Vous pouvez également contacter les chaines de télévision locales, pour leur proposer de parler de vous et de votre ouvrage. Les chances de réponse positive sont plus réduites, mais peuvent exister.

Une autre piste à ne surtout pas éluder est celle d’internet. Le web, réseau mondial accessible de tous et de partout, regorge forcément de sites traitant du même genre littéraire que votre ouvrage. Quelques recherches sur votre moteur de recherche favori vous permettra d’en découvrir un maximum. Visitez-les et contactez leurs administrateurs, en leur expliquant votre situation. Certains d’entre eux accepteront peut-être de vous faire un article, ou encore un lien.
N’hésitez pas non plus à en faire de même avec les sites spécialisés dans la littérature en général, qui peuvent également vous faire un peu de publicité.

Ensuite, allez faire un peu de démarchage près de chez vous. Rendez-vous dans toutes les librairies que vous connaissaient, et proposez-leur votre ouvrage. Vos chances de placer quelques exemplaires sont assez réduites, mais en vous présentant sous votre meilleur jour, sur de vous et la qualité et de la valeur de votre ouvrage, vos chances existent malgré tout.
Et même si dans un premier temps votre libraire ne prends que deux ou trois exemplaires, qui lui serviront, en quelque sorte, à sonder sa clientèle, voyez cela comme une chance supplémentaire de vous faire connaitre. Car si les clients sont intéressés, le libraire vous en commandera probablement d’autres, et vous bénéficierez également d’un petit effet « bouche à oreille ».

Vous pouvez également envisager la participation à des salons du livre. Pour débuter, ne misez pas trop haut. Inutile de viser celui de Paris. Les petits salons, organisés chaque année à proximité de chez vous sont un excellent moyen de rencontrer vos lecteurs ainsi que de vous faire connaitre. Il n’y a rien de mieux que de les rencontrer directement et personnellement, d’échanger quelques paroles ou anecdotes avec ceux-ci.
Ils auront d’autant plus tendance à vous suivre dans le temps, en particulier vos actualités futures, que vous leurs paraîtrez ouvert et sympathiques.

Les réseaux sociaux, à la mode aujourd’hui, peuvent eux aussi être un moyen pour vous de vous faire connaitre et de donner envie de vous lire. N’hésitez pas à parler de vous sur/via vos différents profils, ni même à en créer d’autres qui seront spécialement dédiés à vos activités en tant qu’auteur.
Il s’agit là de publicité gratuite, extrêmement facile à réaliser et à adapter à vos activités du moment et surtout à vos actualités.

De même, ne négligez surtout pas la promotion « passive ». Depuis votre salon ou votre bureau, créer un petit site internet ou un blog, entièrement dédié à votre ouvrage. Insérez-y des actualités, des images, quelques informations sur l’histoire ainsi que sur vous, en tant qu’auteur. Si vous possédez déjà votre propre site, créez une nouvelle catégorie ou une nouvelle page, dédiée uniquement  à votre dernier né.

Bien sur, toutes ces astuces ne forment pas une liste exhaustive. Tout moyen de le faire connaître ne pourra qu’être positif. Cependant, ne perdez pas de vu que les chances que vous deveniez un auteur célèbre, vendant des dizaines de milliers d’exemplaires de vos ouvrages, seront, quoi qu’il arrive, très faibles. La seule vraie solution pour y parvenir serait d’être publié par une grande maison d’édition. Ce qui est, en soi, quasiment… impossible pour un auteur sans renommée, et ce peu importe que son histoire soit de grande qualité.

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